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Une salmonelle aurait décimé les Aztèques au XVIe siècle
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Une salmonelle aurait décimé les Aztèques au XVIe siècle

Les symptômes précédant la mort étaient terribles : des victimes couvertes de taches rouges, dont le sang sortait par les oreilles et le nez. Quelques documents de l’époque décrivent une épidémie du nom de « cocoliztli » qui a décimé entre 45 et 60 % des Aztèques, au Mexique, dans les années 1545-1550. L'identité du microbe responsable reste débattue depuis une centaine d’années. Le séquençage massif à haut débit d’ADN retrouvé dans les dents de squelettes enterrés dans la zone de l’épidémie, conduit par l’équipe de Johannes Krause, de l’institut Max-Planck des sciences de l’histoire humaine à Iéna, en Allemagne, a permis de retrouver la trace d'un coupable potentiel : une salmonelle de sérotype Paratyphi C.

24 squelettes provenant d’un cimetière datant de l’épidémie ont été découverts dans les ruines de l'ancienne cité de Teposcolula-Yucundaa, ainsi que 5 autres datant d’une époque plus ancienne, qui ont été utilisés comme contrôle. « La force de cette étude repose sur sa méthodologie paléogénétique. Auparavant, les chercheurs devaient se fonder sur des changements morphologiques des os pour étudier les épidémies anciennes. Or toutes les pathologies ne laissent pas de telles traces. Plus récemment, des études génétiques ont permis de rechercher un pathogène donné en cas de suspicion », explique François-Xavier Weill, de l’Institut Pasteur, qui n’a pas participé à cette étude mais a récemment trouvé des traces de la même bactérie sur un squelette norvégien du XIIIe siècle. Mais au Mexique, les chercheurs sont partis sans a priori : ils ont procédé à un séquençage total des fragments d’ADN retrouvés et ont alignés ceux-ci sur toutes les séquences de bactéries disponibles dans les bases de données, grâce à des analyses bio-informatiques complexes.

La preuve est formelle : la souche de salmonelle Paratyphi C était bien présente dans la circulation sanguine qui irriguait les dents des victimes, et pas chez les individus de contrôles antérieurs à l'épidémie. « C’est une description intéressante d’un point de vue phylogénétique. En n’utilisant que des souches de ce pathogène isolées chez des patients contemporains, nous aurions peut-être conclu que Paratyphi C n’était pas assez ancien pour être la cause d’une épidémie survenue il y a plusieurs siècles. Notre travail en Norvège et cette étude montrent que cette bactérie existait depuis plus longtemps, même si elle a peu évolué dans le temps », estime François-Xavier Weill.

Johannes Krause et ses collègues ont également mis en évidence sur cette souche des facteurs de virulence, comme une protéine facilitant l’agrégation bactérienne, qui pourrait expliquer la mortalité élevée de l’épidémie. Selon eux, des colons européens porteurs sains auraient pu importer la bactérie et contaminer une population plus fragile, dans des conditions d’hygiène défavorables. François-Xavier Weill nuance cette conclusion, « Cette interprétation va trop loin. Aujourd’hui, les fièvres typhoïdes et paratyphoïdes touchent 27 millions de personnes chaque année dans les pays en développement, mais c’est surtout la souche Typhi qui est en cause et la mortalité n’est que de 10% sans antibiotique. Le débat est ouvert sur les implications de la présence de Paratyphi C dans le sang des victimes. De plus la technique utilisée ne permet pas de détecter les virus à ARN, comme Ebola, qui seraient également de bons candidats ». Autre point restant en suspens : l’étude ne permet pas réellement d’infirmer une présence plus ancienne de la souche de salmonelle Paratyphi C sur le continent américain, du fait d’un échantillonnage assez modeste.


Source : Pour la Science
Crédit : f9photo - Fotolia

Une salmonelle aurait décimé les Aztèques au XVIe siècle Actualités

Une salmonelle aurait décimé les Aztèques au XVIe siècle

Les symptômes précédant la mort étaient terribles : des victimes couvertes de taches rouges, dont le sang sortait par les oreilles et le nez. Quelques documents de l’époque décrivent une épidémie du nom de « cocoliztli » qui a décimé entre 45 et 60 % des Aztèques, au Mexique, dans les années 1545-1550. L'identité du microbe responsable reste débattue depuis une centaine d’années. Le séquençage massif à haut débit d’ADN retrouvé dans les dents de squelettes enterrés dans la zone de l’épidémie, conduit par l’équipe de Johannes Krause, de l’institut Max-Planck des sciences de l’histoire humaine à Iéna, en Allemagne, a permis de retrouver la trace d'un coupable potentiel : une salmonelle de sérotype Paratyphi C.

24 squelettes provenant d’un cimetière datant de l’épidémie ont été découverts dans les ruines de l'ancienne cité de Teposcolula-Yucundaa, ainsi que 5 autres datant d’une époque plus ancienne, qui ont été utilisés comme contrôle. « La force de cette étude repose sur sa méthodologie paléogénétique. Auparavant, les chercheurs devaient se fonder sur des changements morphologiques des os pour étudier les épidémies anciennes. Or toutes les pathologies ne laissent pas de telles traces. Plus récemment, des études génétiques ont permis de rechercher un pathogène donné en cas de suspicion », explique François-Xavier Weill, de l’Institut Pasteur, qui n’a pas participé à cette étude mais a récemment trouvé des traces de la même bactérie sur un squelette norvégien du XIIIe siècle. Mais au Mexique, les chercheurs sont partis sans a priori : ils ont procédé à un séquençage total des fragments d’ADN retrouvés et ont alignés ceux-ci sur toutes les séquences de bactéries disponibles dans les bases de données, grâce à des analyses bio-informatiques complexes.

La preuve est formelle : la souche de salmonelle Paratyphi C était bien présente dans la circulation sanguine qui irriguait les dents des victimes, et pas chez les individus de contrôles antérieurs à l'épidémie. « C’est une description intéressante d’un point de vue phylogénétique. En n’utilisant que des souches de ce pathogène isolées chez des patients contemporains, nous aurions peut-être conclu que Paratyphi C n’était pas assez ancien pour être la cause d’une épidémie survenue il y a plusieurs siècles. Notre travail en Norvège et cette étude montrent que cette bactérie existait depuis plus longtemps, même si elle a peu évolué dans le temps », estime François-Xavier Weill.

Johannes Krause et ses collègues ont également mis en évidence sur cette souche des facteurs de virulence, comme une protéine facilitant l’agrégation bactérienne, qui pourrait expliquer la mortalité élevée de l’épidémie. Selon eux, des colons européens porteurs sains auraient pu importer la bactérie et contaminer une population plus fragile, dans des conditions d’hygiène défavorables. François-Xavier Weill nuance cette conclusion, « Cette interprétation va trop loin. Aujourd’hui, les fièvres typhoïdes et paratyphoïdes touchent 27 millions de personnes chaque année dans les pays en développement, mais c’est surtout la souche Typhi qui est en cause et la mortalité n’est que de 10% sans antibiotique. Le débat est ouvert sur les implications de la présence de Paratyphi C dans le sang des victimes. De plus la technique utilisée ne permet pas de détecter les virus à ARN, comme Ebola, qui seraient également de bons candidats ». Autre point restant en suspens : l’étude ne permet pas réellement d’infirmer une présence plus ancienne de la souche de salmonelle Paratyphi C sur le continent américain, du fait d’un échantillonnage assez modeste.


Source : Pour la Science
Crédit : f9photo - Fotolia

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

04 - Alpes de Haute-Provence

Du 3 au 7 août
CORSO DE LA LAVANDE

Au pays des champs de lavande, très joli Corso de fleurs avec des parades de jour et de nuit, animations musicales, marché artisanale, feu d’artifice.

Comité des fêtes
1 boulevard Martin Bret
04000 Digne-les-Bains
06 34 41 86 29
www.cdf-dignelesbains.fr


05 - Hautes Alpes

Du 30 juin au 6 juillet
CHAMPIONNAT DE PARAPENTE OZONE

Compétition amicale de parapente entre les différents pilotes mondiaux et expérimentés, avec des vols dans une zone magnifique au départ de la montagne de Chabre dans la Vallée de la Méouge !

Montagne de Chabre
Châteauneuf de Chabre
05300 Val Buëch-Méouge
04 92 65 09 38


14 - Calvados

24 juin
Visite guidée "ODYSSÉE JURASSIQUE"

Partez à la découverte du monde jurassique à travers les fossiles trouvés à Villers-sur-Mer avec l’un des médiateurs scientifiques du musée. Une visite ludique et pleine de découvertes pour petits et grands. Durée : 1h00.

Paléospace
Avenue Jean Moulin
14640 Villers-sur-Mer
02 31 81 77 60
www.paleospace-villers.fr


Jusqu’au 29 février 2020
Exposition
LES REQUINS ! 430 MILLIONS D’ANNÉES D’ÉVOLUTION

Découvrez la grande diversité des requins, allant d’espèces de petites tailles, jusqu’aux poissons géants dont les dents sont plus grandes qu’une main humaine.
Cette exposition évoque également le grand danger auquel ils sont confrontés : l’Homme. Venez découvrir de nouvelles espèces et apprendre en vous amusant grâce à une fresque digitale.

Paléospace
Avenue Jean Moulin
14640 Villers-sur-Mer
02 31 81 77 60
www.paleospace-villers.fr


21 - Côte d'Or

27 mai
FÊTE DE LA NATURE ET DE LA BIODIVERSITÉ

Dans le cadre de l'opération nationale "Fête de la nature", le Jardin des Sciences organise pour la 5ème année consécutive, un après-midi festif dans le parc de l'Arquebuse. Cette manifestation est l'occasion de faire connaître et valoriser les actions de chacun en faveur de la biodiversité et de privilégier un « contact direct avec la nature.

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


Jusqu’au 6 janvier 2019
Exposition " GRAINES"

Elles sont partout… Du petit-déjeuner au coucher, dans nos vêtements, dans notre alimentation, dans nos parcs et jardins… sans même y penser elles font partie de notre quotidien et sont un pilier de la biodiversité végétale.
Cette nouvelle exposition, très ludique, propose à tous les visiteurs de découvrir une grande variété de graines d’ici et d’ailleurs et de s’interroger sur leurs enjeux dans un contexte de changement climatique et sociétal.

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


Du 27 mai au 3 septembre
Exposition de plein-air
"AMIS POLLINISATEURS, BIENVENUE EN VILLE !"

En ville vivent des centaines d'espèces d'insectes, dont beaucoup jouent un rôle très utile pour les humains : en butinant de fleurs en fleurs à la recherche de nourriture, ils transportent le pollen, assurant ainsi la reproduction d'un grand nombre de plantes. Ce sont des pollinisateurs !

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


30 - Gard

Du 5 mai au 30 septembre
"O3" Rétrospective de 25 ans de l'art du cube

Nicolas GAL, peintre plasticien présentera une Dériode de création en cube, des oeuvres de jeunesse où est figurée avec les mythes méditerranéens, jusqu'à des oeuvres plus récentes dénonçant l'exil moderne lié à l'eau.

La Maison de l'eau
30122 Les Plantiers
04 66 30 36 55 / 04 66 25 83 41
www.caussesaigoualcevennes.fr


42 - LOIRE

Du 10 janvier au 31 mai
Exposition "FIBRES"

L'exposition présente l'origine, les caractéritstiques et l'utilisation de fibres végétales, animales et synthétiques que l'on retrouve dans l'industrie textile et au quotidien.
Une section consacrée à l'utilisation de fibres diverses dans la création artistiques présente des oeuvres d'Anne Mangeot et Ghislaine Berlier Garcia.

La Maison du Passementier
20 rue Victor Hugo
42650 Saint-Jean-Bonnefonds
04 77 95 09 82
www.ville-st-jean-bonnefonds.fr/-maisondupassementier-


50 - MANCHE

Du 5 février au 31 août
Exposition "SCIENCES EXTRAORDINAIRES"

"Des récits de Jules Verne aux mondes de demain". Une exposition entièrement consacrée à l’auteur et sa vision de l’univers futuriste.

Planétarium Ludiver
1700 rue de la Libération
Tonneville - 50460 La Hague
02 33 78 13 80
www.ludiver.com


18 et 19 juillet
FESTIVAL DE FUSÉES À EAU

Venez fabriquez la plus belle fusée et surtout la plus rapide !
•Ateliers de construction de fusées à eau en continu pour toute la famille
•Décollages de vos fusées dans le parc paysager

Planétarium Ludiver
1700 rue de la Libération
Tonneville - 50460 La Hague
02 33 78 13 80
www.ludiver.com


3 août
NUIT DES ÉTOILES

A l’occasion de cette soirée exceptionnelle, les visiteurs découvriront gratuitement les mystères de la voûte céleste dès 20h et tout au long de la soirée. De nombreuses animations adaptées à chaque public, ponctueront cette soirée. Des ateliers spécialement adaptés au jeune public et aux familles seront proposés.

Planétarium Ludiver
1700 rue de la Libération
Tonneville - 50460 La Hague
02 33 78 13 80
www.ludiver.com


70 - Haute-Saône

► Du 3 avril au 30 septembre
EXPOSITION « MARTIN LUTHER KING »

Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme
25 Grande Rue
70290 Champagney
03 84 23 25 45
http://www.maisondelanegritude.fr

Lieux:

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