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Les points chauds ne sont pas toujours immobiles
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Les points chauds ne sont pas toujours immobiles

L’ensemble des îles de Hawaii, d’Oahu, de Maui, et d’autres, constituent un archipel de 137 îles dans un alignement presque parfait. Elles résultent d'un volcanisme très actif qui prend sa source dans un point chaud, une remontée de roche chaude depuis les profondeurs du manteau. Le panache transperce la plaque tectonique et la lave rejoint la surface. Alors que la plaque se déplace au-dessus du point chaud, celui-ci la perfore en différents endroits et dessine un alignement de volcans, de montagnes sous-marines et d’îles.

Les géologues ont longtemps pensé que la source profonde d'un point chaud était statique et que seul le mouvement de la plaque conduisait à la formation d'un archipel d'îles tel celui de Hawaii. Cependant, la trace dessinée en surface par ce point chaud présente des anomalies qui laissaient penser qu’il n’a pas toujours été statique. Kevin Konrad, de l’université d’État de l’Oregon, aux États-Unis, et ses collègues ont confirmé cette hypothèse en comparant sa trace à celle de deux autres points chauds.

En partant de l’hypothèse que les sources des points chauds sont statiques, les géophysiciens utilisaient la datation des volcans formés par un point chaud pour déterminer la direction et la vitesse de déplacement de la plaque tectonique associée. Cette technique était complétée par les données paléomagnétiques (l’enregistrement des variations passées du champ magnétique dans les roches). Cependant, la trace du point chaud de Hawaii en surface est surprenante lorsqu’on la compare à celle du point chaud de Louisville, située sur la même plaque Pacifique, mais plus au sud, à la limite de la plaque Antarctique. Le point chaud de Louisville est à l’origine de la chaîne de montagnes sous-marines de Louisville, longue de 4 300 kilomètres et découverte en 1972.

Si les sources des points chauds sont statiques, les traces laissées en surface par ceux de Louisville et Hawaii, sur la même plaque tectonique, devraient être quasiment identiques. Mais, entre 60 et 48 millions d’années, la trace du point chaud de Hawaii s’est déplacée vers le sud, ce qu’on n’observe pas pour le point chaud de Louisville. La source du point chaud de Hawaii avait-elle à cette époque un mouvement propre ?

Pour vérifier cette hypothèse, Kevin Konrad et ses collègues ont comparé le mouvement du point chaud de Hawaii à celui de Louisville et à un troisième plus récemment identifié : le point chaud de Rurutu, qui passe près de l’île de Rurutu en Polynésie Française. Il est aussi nommé point chaud d’Arago, car il est responsable de la formation de la chaîne de montagnes sous-marines d’Arago, découverte en 1993.

Avec une méthode de datation isotopique utilisant les isotopes 39 et 40 de l’argon, les chercheurs ont marqué dans le temps la progression du point chaud de Rurutu et la formation de la chaîne de montagnes sous-marines associée. Ils ont ensuite comparé la distance relative des points chauds de Hawaii, Rurutu et Louisville au cours du temps. L’équipe de géophysiciens a ainsi montré que les points chauds de Louisville et Rurutu se sont déplacés en tandem, sans variation marquée de leur distance relative. En revanche, le point chaud d'Hawaii a connu un déplacement d’environ 640 kilomètres par rapport à chacun des deux autres points chauds il y a entre 60 et 48 millions d’années, soit une vitesse de déplacement de près de 53 kilomètres par million d’années. Le point chaud de Hawaï aurait donc bien eu un mouvement propre.

Kevin Konrad et ses collègues ont ensuite utilisé des simulations fondées sur des modèles géodynamiques pour reproduire cet effet. Ils ont montré qu’il est possible d’expliquer les observations si on suppose que les points chauds prennent leur source dans la région du manteau proche du noyau à une profondeur de 2 800 kilomètres. De façon générale, plusieurs hypothèsesont été proposées sur la profondeur à laquelle les points chauds trouvent leur source : juste au-dessus du noyau ou à 670 kilomètres de profondeur, à la frontière entre le manteau inférieur et supérieur. La première piste est privilégiée par de nombreux résultats et trouve avec l’étude du point chaud de Hawaii un nouvel argument en sa faveur.


Source : Pour la Science
Crédit : Google Earth

L'archipel de Hawaii, aux îles quasi alignées, est né de l’activité d’un point chaud.

Les points chauds ne sont pas toujours immobiles Actualités

Les points chauds ne sont pas toujours immobiles

L’ensemble des îles de Hawaii, d’Oahu, de Maui, et d’autres, constituent un archipel de 137 îles dans un alignement presque parfait. Elles résultent d'un volcanisme très actif qui prend sa source dans un point chaud, une remontée de roche chaude depuis les profondeurs du manteau. Le panache transperce la plaque tectonique et la lave rejoint la surface. Alors que la plaque se déplace au-dessus du point chaud, celui-ci la perfore en différents endroits et dessine un alignement de volcans, de montagnes sous-marines et d’îles.

Les géologues ont longtemps pensé que la source profonde d'un point chaud était statique et que seul le mouvement de la plaque conduisait à la formation d'un archipel d'îles tel celui de Hawaii. Cependant, la trace dessinée en surface par ce point chaud présente des anomalies qui laissaient penser qu’il n’a pas toujours été statique. Kevin Konrad, de l’université d’État de l’Oregon, aux États-Unis, et ses collègues ont confirmé cette hypothèse en comparant sa trace à celle de deux autres points chauds.

En partant de l’hypothèse que les sources des points chauds sont statiques, les géophysiciens utilisaient la datation des volcans formés par un point chaud pour déterminer la direction et la vitesse de déplacement de la plaque tectonique associée. Cette technique était complétée par les données paléomagnétiques (l’enregistrement des variations passées du champ magnétique dans les roches). Cependant, la trace du point chaud de Hawaii en surface est surprenante lorsqu’on la compare à celle du point chaud de Louisville, située sur la même plaque Pacifique, mais plus au sud, à la limite de la plaque Antarctique. Le point chaud de Louisville est à l’origine de la chaîne de montagnes sous-marines de Louisville, longue de 4 300 kilomètres et découverte en 1972.

Si les sources des points chauds sont statiques, les traces laissées en surface par ceux de Louisville et Hawaii, sur la même plaque tectonique, devraient être quasiment identiques. Mais, entre 60 et 48 millions d’années, la trace du point chaud de Hawaii s’est déplacée vers le sud, ce qu’on n’observe pas pour le point chaud de Louisville. La source du point chaud de Hawaii avait-elle à cette époque un mouvement propre ?

Pour vérifier cette hypothèse, Kevin Konrad et ses collègues ont comparé le mouvement du point chaud de Hawaii à celui de Louisville et à un troisième plus récemment identifié : le point chaud de Rurutu, qui passe près de l’île de Rurutu en Polynésie Française. Il est aussi nommé point chaud d’Arago, car il est responsable de la formation de la chaîne de montagnes sous-marines d’Arago, découverte en 1993.

Avec une méthode de datation isotopique utilisant les isotopes 39 et 40 de l’argon, les chercheurs ont marqué dans le temps la progression du point chaud de Rurutu et la formation de la chaîne de montagnes sous-marines associée. Ils ont ensuite comparé la distance relative des points chauds de Hawaii, Rurutu et Louisville au cours du temps. L’équipe de géophysiciens a ainsi montré que les points chauds de Louisville et Rurutu se sont déplacés en tandem, sans variation marquée de leur distance relative. En revanche, le point chaud d'Hawaii a connu un déplacement d’environ 640 kilomètres par rapport à chacun des deux autres points chauds il y a entre 60 et 48 millions d’années, soit une vitesse de déplacement de près de 53 kilomètres par million d’années. Le point chaud de Hawaï aurait donc bien eu un mouvement propre.

Kevin Konrad et ses collègues ont ensuite utilisé des simulations fondées sur des modèles géodynamiques pour reproduire cet effet. Ils ont montré qu’il est possible d’expliquer les observations si on suppose que les points chauds prennent leur source dans la région du manteau proche du noyau à une profondeur de 2 800 kilomètres. De façon générale, plusieurs hypothèsesont été proposées sur la profondeur à laquelle les points chauds trouvent leur source : juste au-dessus du noyau ou à 670 kilomètres de profondeur, à la frontière entre le manteau inférieur et supérieur. La première piste est privilégiée par de nombreux résultats et trouve avec l’étude du point chaud de Hawaii un nouvel argument en sa faveur.


Source : Pour la Science
Crédit : Google Earth

L'archipel de Hawaii, aux îles quasi alignées, est né de l’activité d’un point chaud.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

14 - Calvados

Jusqu’au 29 février 2020

EXPOSITION
"LES REQUINS ! 430 MILLIONS D’ANNÉES D’ÉVOLUTION"

Découvrez la grande diversité des requins, allant d’espèces de petites tailles, jusqu’aux poissons géants dont les dents sont plus grandes qu’une main humaine.
Cette exposition évoque également le grand danger auquel ils sont confrontés : l’Homme. Venez découvrir de nouvelles espèces et apprendre en vous amusant grâce à une fresque digitale.

Paléospace
Avenue Jean Moulin
14640 Villers-sur-Mer
02 31 81 77 60
www.paleospace-villers.fr


21 - Côte d'Or

Jusqu’au 6 janvier 2019

EXPOSITION
"GRAINES"

Elles sont partout… Du petit-déjeuner au coucher, dans nos vêtements, dans notre alimentation, dans nos parcs et jardins… sans même y penser elles font partie de notre quotidien et sont un pilier de la biodiversité végétale.
Cette nouvelle exposition, très ludique, propose à tous les visiteurs de découvrir une grande variété de graines d’ici et d’ailleurs et de s’interroger sur leurs enjeux dans un contexte de changement climatique et sociétal.

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


Jusqu’au 31 mars 2019

EXPOSITION PLEIN-AIR
"IMPACTS ! HOMME-NATURE"

Venez découvrir les relations homme-nature au plus près du vivant !
De l’évolution du comportement animal à celui du climat et des milieux naturels, les chercheurs de Bourgogne et de Franche-Comté tentent de comprendre le rôle de l’Homme dans ces changements. Traversez ville, campagne et forêt et voyagez jusqu’aux pôles pour observer ces recherches in vivo !

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


25 - Doubs

Jusqu'au 22 avril 2019

EXPOSITION "FROID"

Véritable plongée dans l’univers du froid, l’exposition met en scène les multiples facettes du froid et plonge le visiteur dans des univers différents :
vie quotidienne, milieux extrêmes, biologie, physique, chimie, recherche, technologie, science-fiction... et l’invite à expérimenter.

Saline royale
Grande rue
25610 Arc-et-Senans
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


41 - Loir et Cher

Jusqu'au 31 décembre

LES JARDINS DE CHAMBORD

Le château a retrouvé en 2017 ses jardins à la française du XVIIIe siècle avec six hectares et demi au pied de la façade nord du château : plus de 600 arbres, 800 arbustes, 200 rosiers, 15 250 plantes...

Office de Tourisme de Blois-Chambord
23 place du château
41000 Blois
02 54 90 41 41
www.bloischambord.com


44 - Loire Atlantique

 

Du 8 au 19 mai 2019

EXPOSITION
"LES FLORALIES INTERNATIONALES DE NANTES"

Lors de cette prestigieuse manifestation florale, les visiteurs seront invités à découvrir dans le cadre exceptionnel du Parc de la Beaujoire des scènes ornementales élaborées par des professionnels et des amateurs passionnés.
Une représentation florale de haut niveau qui contribuera à les étonner, les dépayser, les faire rêver...

Floralies Internationales
Parc des Expositions de la Beaujoire
Route de Saint-Joseph de Porterie
44300 Nantes
http://comite-des-floralies.com/fre/


61 - Orne

Jusqu'au 23 décembre

EXPOSITION "LES HAIES"

Ecomusée du Perche
Prieuré de Sainte-Gauburge
61130 Saint-Cyr-la-Rosiere
02 33 73 48 06
www.ecomuseeduperche.fr


76 - Seine Maritime

Jusqu'au 15 décembre

EXPOSITION
"L’ABBÉ PIERRE PHOTOGRAPHE, UN REGARD SUR LE MONDE"

L'exposition présente soixante-dix photographies inédites prises par l’abbé Pierre lui-même dans de nombreux pays. Elles témoignent de la vitalité des personnes pauvres dans le monde et dévoilent le regard lucide et plein d’amour.

Centre abbé Pierre - Emmaüs
Route d'Emmaüs
76690 Esteville
02 35 23 87 76
www.centre-abbe-pierre-emmaus.org

Lieux:

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