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Le tigre de Tasmanie, officiellement disparu depuis 1936, est-il de retour ?
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Le tigre de Tasmanie, officiellement disparu depuis 1936, est-il de retour ?

Des animaux aperçus à l’extrême nord de l’Australie, dans l’Etat de Queensland, pourraient être des tigres de Tasmanie, nous apprend le Guardian. Des témoignages ont en tout cas poussé les scientifiques à se lancer à la recherche de cette espèce, censée avoir disparu il y a quatre-vingts ans.

Le dernier tigre de Tasmanie connu, ou thylacine, est mort dans un zoo de l’île de Tasmanie – au sud de l’Australie –, le Hobart Zoo, en 1936. L’espèce, largement répandue il y a plusieurs milliers d’années, était considérée comme éteinte depuis plus de 2 000 ans sur le continent australien. Elle survivait sur l’île de Tasmanie. Le dernier thylacine sauvage aurait été abattu en 1930 par un fermier. L’une des raisons de la disparition complète du tigre de Tasmanie est l’instauration de « primes d’abattage » à la fin du XIXe siècle, car l’animal menaçait les troupeaux de moutons.

Les scientifiques de l’université James Cook ont donc lancé des recherches, sur la base de ces témoignages, pour tenter de retrouver des spécimens de cette espèce considérée comme éteinte. Le professeur Bill Laurance dit avoir recueilli au moins deux témoignages concordants provenant de la péninsule du cap York, tout au nord du continent australien. Les témoins sont un employé d’un parc naturel et un campeur habitué des lieux. Ils auraient tous deux donné des descriptions détaillées et plausibles, laissant imaginer la présence de thylacines dans la région.

D’après les descriptions recueillies, les animaux observés la nuit, à la lampe de poche (dont un groupe de quatre approchés de près) n’ont pas les mêmes caractéristiques physiques que d’autres espèces proches, comme les chiens sauvages et les dingos. La localisation exacte des animaux, aperçus dans deux endroits différents du cap York, ne sera pas révélée.

Le tigre de Tasmanie n’est pas « une créature mythique »

Une chercheuse de l’université James Cook, Sandra Abell, qui supervisera les recherches, a précisé que d’autres témoins s’étaient spontanément fait connaître après que la recherche a été rendue publique. Elle prévoit notamment l’installation d’une cinquantaine de caméras dans la région du cap York, pour tenter de repérer les précieux animaux. S’ils s’avéraient ne pas être des tigres de Tasmanie, cette observation ne serait pas du temps perdu pour autant : ne correspondant à aucune description connue, les animaux semblent de toute façon appartenir à une espèce rare et potentiellement en danger.

« Il y a peu de chances que nous trouvions des thylacines, précise-t-elle au Guardian. Mais nous collecterons certainement des données sur les prédateurs de la région, et cela reste bénéfique pour nos recherches en général. »

La découverte de tigres de Tasmanie, si elle est peu probable, n’est cependant pas « impossible », précise-t-elle. L’animal n’est pas « une créature mythique » et les témoignages concordent. Parvenir à fixer l’animal sur la caméra relèverait néanmoins du « coup de chance », selon cette spécialiste.

Les témoins ont peur de passer pour des fous

Selon le professeur Laurance, les deux témoins se sont par ailleurs montrés « très nerveux » en révélant leurs découvertes, « de peur de passer pour des fous ou pour des marginaux », a expliqué le scientifique. La communauté scientifique reste souvent sceptique face aux signalements de tigres de Tasmanie. Une communauté en ligne de 3 000 membres, The Thycaline Awareness Group (« groupe de vigilance pour le tigre de Tasmanie »), a d’ailleurs été créée pour recueillir des témoignages.

Interrogé en octobre 2016 par le Guardian, son fondateur rapportait que les témoins ayant aperçu l’animal avaient surtout besoin de « partager ce qu’ils ont vu sans que tout le monde se mette à rire ». Il regrettait alors d’être le sujet préféré de plaisanteries des scientifiques et prévenait : « Le jour où on en trouvera un, ils voudront tous devenir mes meilleurs amis. » La communauté des chercheurs amateurs d’espèces disparues est encouragée par la redécouverte d’une espèce de perroquet, présumée éteinte dans la région du Queensland il y a quatre ans, et observée tout récemment dans l’ouest de l’Australie.

Le tigre de Tasmanie fait l’objet de nombreux fantasmes et « fausses alertes » quant à des apparitions possibles. Le fondateur du Thylacine Awareness Group avance le chiffre de 5 000 signalements ces quatre-vingts dernières années (soit depuis que le dernier d’entre eux s’est éteint au Hobart Zoo). Déjà en 2013 une équipe de zoologistes avait affirmé qu’il n’y avait « aucun doute » sur la subsistance de l’espèce. Des recherches ont également été menées pour réaliser des clones de tigres de Tasmanie et, même si la technologie n’est pas au point pour l’instant, une séquence génétique a pu être isolée et insérée dans un embryon de souris, en 2008.


Source : Le Monde
Crédit : PR IMAGE

Le tigre de Tasmanie, officiellement disparu depuis 1936, est-il de retour ? Actualités

Le tigre de Tasmanie, officiellement disparu depuis 1936, est-il de retour ?

Des animaux aperçus à l’extrême nord de l’Australie, dans l’Etat de Queensland, pourraient être des tigres de Tasmanie, nous apprend le Guardian. Des témoignages ont en tout cas poussé les scientifiques à se lancer à la recherche de cette espèce, censée avoir disparu il y a quatre-vingts ans.

Le dernier tigre de Tasmanie connu, ou thylacine, est mort dans un zoo de l’île de Tasmanie – au sud de l’Australie –, le Hobart Zoo, en 1936. L’espèce, largement répandue il y a plusieurs milliers d’années, était considérée comme éteinte depuis plus de 2 000 ans sur le continent australien. Elle survivait sur l’île de Tasmanie. Le dernier thylacine sauvage aurait été abattu en 1930 par un fermier. L’une des raisons de la disparition complète du tigre de Tasmanie est l’instauration de « primes d’abattage » à la fin du XIXe siècle, car l’animal menaçait les troupeaux de moutons.

Les scientifiques de l’université James Cook ont donc lancé des recherches, sur la base de ces témoignages, pour tenter de retrouver des spécimens de cette espèce considérée comme éteinte. Le professeur Bill Laurance dit avoir recueilli au moins deux témoignages concordants provenant de la péninsule du cap York, tout au nord du continent australien. Les témoins sont un employé d’un parc naturel et un campeur habitué des lieux. Ils auraient tous deux donné des descriptions détaillées et plausibles, laissant imaginer la présence de thylacines dans la région.

D’après les descriptions recueillies, les animaux observés la nuit, à la lampe de poche (dont un groupe de quatre approchés de près) n’ont pas les mêmes caractéristiques physiques que d’autres espèces proches, comme les chiens sauvages et les dingos. La localisation exacte des animaux, aperçus dans deux endroits différents du cap York, ne sera pas révélée.

Le tigre de Tasmanie n’est pas « une créature mythique »

Une chercheuse de l’université James Cook, Sandra Abell, qui supervisera les recherches, a précisé que d’autres témoins s’étaient spontanément fait connaître après que la recherche a été rendue publique. Elle prévoit notamment l’installation d’une cinquantaine de caméras dans la région du cap York, pour tenter de repérer les précieux animaux. S’ils s’avéraient ne pas être des tigres de Tasmanie, cette observation ne serait pas du temps perdu pour autant : ne correspondant à aucune description connue, les animaux semblent de toute façon appartenir à une espèce rare et potentiellement en danger.

« Il y a peu de chances que nous trouvions des thylacines, précise-t-elle au Guardian. Mais nous collecterons certainement des données sur les prédateurs de la région, et cela reste bénéfique pour nos recherches en général. »

La découverte de tigres de Tasmanie, si elle est peu probable, n’est cependant pas « impossible », précise-t-elle. L’animal n’est pas « une créature mythique » et les témoignages concordent. Parvenir à fixer l’animal sur la caméra relèverait néanmoins du « coup de chance », selon cette spécialiste.

Les témoins ont peur de passer pour des fous

Selon le professeur Laurance, les deux témoins se sont par ailleurs montrés « très nerveux » en révélant leurs découvertes, « de peur de passer pour des fous ou pour des marginaux », a expliqué le scientifique. La communauté scientifique reste souvent sceptique face aux signalements de tigres de Tasmanie. Une communauté en ligne de 3 000 membres, The Thycaline Awareness Group (« groupe de vigilance pour le tigre de Tasmanie »), a d’ailleurs été créée pour recueillir des témoignages.

Interrogé en octobre 2016 par le Guardian, son fondateur rapportait que les témoins ayant aperçu l’animal avaient surtout besoin de « partager ce qu’ils ont vu sans que tout le monde se mette à rire ». Il regrettait alors d’être le sujet préféré de plaisanteries des scientifiques et prévenait : « Le jour où on en trouvera un, ils voudront tous devenir mes meilleurs amis. » La communauté des chercheurs amateurs d’espèces disparues est encouragée par la redécouverte d’une espèce de perroquet, présumée éteinte dans la région du Queensland il y a quatre ans, et observée tout récemment dans l’ouest de l’Australie.

Le tigre de Tasmanie fait l’objet de nombreux fantasmes et « fausses alertes » quant à des apparitions possibles. Le fondateur du Thylacine Awareness Group avance le chiffre de 5 000 signalements ces quatre-vingts dernières années (soit depuis que le dernier d’entre eux s’est éteint au Hobart Zoo). Déjà en 2013 une équipe de zoologistes avait affirmé qu’il n’y avait « aucun doute » sur la subsistance de l’espèce. Des recherches ont également été menées pour réaliser des clones de tigres de Tasmanie et, même si la technologie n’est pas au point pour l’instant, une séquence génétique a pu être isolée et insérée dans un embryon de souris, en 2008.


Source : Le Monde
Crédit : PR IMAGE

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

34 - Hérault

Jusqu'au 1er mars

EXPOSITION
"IMMERSION URBAINE"

Exposition collective et évolutive réunissant plus de 18 artistes. Autour du thème de la récupération, du recyclage et de l’upcycling, chaque artiste construit à partir de cloisons de récupération et d’éléments de cinéma, pour créer un univers singulier. Présente à l’intérieur et aux extérieurs du musée, l'exposition offre aux visiteurs une expérience artistique renouvelée à chaque visite.

Musée Parcelle473
425 avenue frères Buhler
34080 Montpellier
06 66 02 69 29
www.parcelle473.com


38 - Isère

Jusqu'au 30 mars  

EXPOSITION
"PEINDRE LA LUMIÈRE, DE LA MAQUETTE AU VITRAIL"

Arcabas (1926-2018) s’est intéressé toute sa vie au vitrail qu’il abordait en tant que peintre avant tout. De l'expérience fondatrice de l'église Saint-Hugues aux dernières réalisations du Sacré-Cœur de Grenoble et de Saint-Christophe-sur-Guiers, l’exposition met l’accent sur les maquettes créées par Arcabas et la façon dont elles ont été traduites par les maitres verriers.

Musée arcabas en Chartreuse
Eglise de Saint-Hugues
38380 Saint-Pierre-de-Chartreuse
04 76 88 65 01
https://musees.isere.fr


52 - Haute-Marne

Jusqu'au 19 avril 

EXPOSITION 
"175 ANS DE CRÉATION BRASSICOLEÀ SAINT-DIZIER"

La brasserie du fort carré a été un des fleurons économiques de Saint-Dizier. En activité de 1796 à 1955, elle marqué le paysage urbain de la ville, et est à l’origine de la construction de la Tour Miko. Des techniques de productions de la bière, au nombreux objets publicitaires, l’exposition retracera l’histoire d’une brasserie restée dans les mémoires.

Musée de Saint-Dizier
17 rue de la Victoire 
52100 Saint-Dizier
03 25 07 31 50
www.saint-dizier.fr


63 - Puy de Dôme

Jusqu''au 1er mars 

EXPOSITION 
"LE MOBILIER BIJOU" DE GUILLAUME PIÉCHAUD"

Découvrez l’importante rétrospective consacrée à cet artiste unique qui regroupe un ensemble inédit d’œuvres et d’objets personnels retraçant son riche parcours, des ateliers de bijouteries à la confection de mobilier monumental. De nombreuses animations pour les enfants en lien avec l'univers du designer Guillaume Piéchaud sont disponibles durant les vacances d'automne !

Musée Mandet
14 rue de l’Hôtel de Ville
63200 Riom
04 73 38 18 53
www.rlv.eu/decouvrir/musees/musee-mandet-1


65 - Hautes-Pyrénées

Les 3,17 & 31 janvier

VISITES APPROFONDIES
GROTTES DE GARGAS

Les guides des grottes organisent des visites au format plus long que les visites classiques : 1h30 au lieu de 50 mn, au travers des deux sanctuaires de Gargas. Un temps dédié à la discussion avec les guides ainsi qu'à des dessins paléolithiques ınédıts. Gargas n'aura presque plus de secrets pour vous...

Grottes de Gargas
81 route de Gargas
65660 Aventignan
05 62 98 81 50
www.grottesdegargas.fr


68 - Haut-Rhin

Jusqu'au 1er mars 

EXPOSITION
"STRUCTURES EN DÉRIVE"

La Fondation Fernet-Branca présente Structures en dérive, une exposition réunissant neuf artistes aux pratiques photographiques et transdisciplinaires.
L’exposition explore la photographie comme terrain d’expérimentation, entre approche documentaire et poétique.

Fondation Fernet-Branca
2 rue du Ballon
68300 Saint-Louis 
03 89 69 10 77
www.fondationfernet-branca.org


Jusqu'au 10 janvier 2027

ZEUS, LE CHEVAL MÉTALLIQUE AU MUAM

Le musée accueille sur son parvis le cheval métallique Zeus, œuvre monumentale qui a marqué les esprits lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
Jusqu'au 29 mars 2026, dans le chœur de l’église Saint-Martin-des-Champs du MuAM, une exposition exceptionnelle intitulée "Zeus, chef-d’œuvre d’artisans" retrace la genèse et la fabrication de cette œuvre.

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 28 février 

EXPOSITION
"CLEMENCEAU ET LA GRÈCE"

Cette exposition met en lumière la relation profonde et inspirante que Georges Clemenceau a entretenue avec l’Hellade tout au long de sa vie. Cette passion, née de son éducation, a marqué sa carrière politique et sa vision du monde ainsi que son engagement pour la démocratie et la culture.

Musée Clemenceau
8 rue Benjamin Franklin
75116 Paris
01 45 20 53 41
https://musee-clemenceau.fr


Jusqu'au 8 mars 

EXPOSITION
"DENISE BELLON. UN REGARD VAGABOND"

Le mahJ présente la première rétrospective à Paris, rassemblant près de 300 photographies, objets, lettres et publications, consacrée à Denise Bellon (1902-1999). Photographe humaniste, pionnière du photojournalisme et compagne de route des surréalistes, son œuvre singulière et méconnue court des années 1930 aux années 1970.

 Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
71 rue du Temple
75001 Paris
01 53 01 86 53
www.mahj.org


Jusqu'au 17 mai 

EXPOSITION "FLOPS" 

Échec, bide, raté, fiasco… on estime que neuf innovations sur dix échouent et les raisons de la galère ne sont pas toujours évidentes ! En explorant les "bides" comme les trajectoires de réussites inattendues, l’exposition Flops-?! propose une lecture bienveillante de l’échec et ouvre la voie à une découverte singulière des collections du MuAM – Musée des Arts et Métiers.  

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 31 juillet 

EXPOSITION
"L’ÉTOFFE DES RÊVES"

Le vent de l’Art Brut et du surréalisme soufflera sur les 300 œuvres des 36 artistes réunis dans tout l’espace de la Halle Saint Pierre. "L’Étoffe des rêves" est le fruit d’une collaboration entre la Halle Saint Pierre et le Centre international du surréalisme et de la Citoyenneté mondiale à Saint-Cirq-Lapopie.

Halle Saint Pierre
2 rue Ronsard
72018 Paris
01 42 58 72 89
www.hallesaintpierre.org


84 - Vaucluse

Jusqu'en mars 

EXPOSITION
"Les VOYAGES"

L'exposition Centenaire Robert Laurent-Vibert : Les Voyages donne un aperçu de l'héritage de Laurent-Vibert à travers sa collection privée sur le thème du voyage. 

Château de Lourmarin
2 avenue Laurent Vibert
84160 Lourmarin
04 90 68 15 23
www.chateaudelourmarin.com

Lieux:

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