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Faut-il craindre les séismes en Bretagne ?
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Faut-il craindre les séismes en Bretagne ?

Il n'a sans doute pas empêché les Bretons de dormir. Un séisme de magnitude 3 sur l'échelle de Richter a été mesuré à 00 h 21 dans la nuit de mardi à ce mercredi à une vingtaine de km de Brest (Finistère), selon les relevés. D'après les données du RéNaSS, le Réseau national de surveillance sismique, l'épicentre était situé à 13 km de profondeur dans la zone de la presqu'île de Crozon, au sud de Brest.

Un peu avant 11 heures ce mercredi, à 10 h 56, un nouveau séisme s'est produit dans l'ouest du pays, cette fois dans le secteur de Bordeaux (Gironde). Il a été autrement ressenti par les habitants, le RéNaSS ayant mesuré une magnitude de 4,9, selon Sud-Ouest. Bien que plus légère, la secousse constatée cette nuit en Bretagne témoigne, elle, de la sismicité habituelle de la région, que ses habitants connaissent bien. "La Bretagne est la troisième région sismique en France métropolitaine", explique à L'Express Olivier Dauteuil, directeur de recherche au CNRS et tectonicien, derrière les Alpes et les Pyrénées. Une sismicité réelle, mais des risques limités.

5,4 sur l'échelle de Richter à Hennebont

Une cinquantaine de séismes sont mesurés en moyenne chaque année en Bretagne, explique le spécialiste. La magnitude mesurée oscille en général entre 2,5 et 3,5 sur l'échelle de Richter, avec de plus rares secousses "autour de 4,5", poursuit Olivier Dauteuil. Selon les données du RéNaSS consultées par Ouest-France en septembre 2018, plus de 700 séismes d'une magnitude supérieure à 2 ont été mesurés dans l'ouest de la France depuis l'an 2000. Toute la Bretagne est concernée, bien qu'une plus forte sismicité soit constatée le long du cisaillement sud-armoricain, "une grande structure géologique que l'on peut situer de Douarnenez à Nantes", détaille le directeur de recherche. "Ce sont des structures géologiques vieilles d'environ 300 millions d'années qui sont réactivées", poursuit-il, tout en précisant que l'origine de ces séismes n'est pas arrêtée à ce jour et que plusieurs modèles cohabitent.

La secousse la plus forte mesurée en Bretagne ces dernières années remonte à l'année 2002. Le 30 septembre, un séisme d'une magnitude de 5,4 a fait frémir les habitants de Hennebont (Morbihan). D'autres phénomènes dépassant le niveau 4 ont été mesurés ces dernières années, selon l'inventaire du Télégramme, comme le 21 novembre 2013 près de Vannes (4,6) et le 11 octobre 1995 près de Quimperlé (4,4). En juillet 2014, une secousse mesurée à l'époque à 4,9 sur l'échelle de Richter avait été ressentie au large de l'île anglo-normande de Jersey.

L'hypothèse d'un plus gros séisme

"Au-delà d'une magnitude de 4, le séisme commence à être ressenti", note Olivier Dauteuil. "Il peut y avoir des objets qui tombent." À partir de 5, les dégâts peuvent être importants. Mais pas de raison de s'inquiéter d'un séisme comme ceux mesurés la plupart du temps en Bretagne. "En dessous de 4, il n'y a pas de danger et la plupart ne sont pas ressentis", assure le tectonicien. Même en cas de secousses plus importantes, ajoute le spécialiste, s'il faut être prudent dans les zones où peuvent se produire des chutes de pierre, "ces séismes ne peuvent pas fracturer une structure naturelle si elle n'est pas déjà fragilisée".  

Pour autant, "l'hypothèse d'un plus gros séisme ne peut pas être écartée, prévient encore Olivier Dauteuil. Depuis 1900, selon Ouest-France, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières a compté six séismes d'une intensité épicentrale de 5,5 ou supérieure, un système de mesure différent de l'échelle de Richter qui monte jusqu'au nombre 12. Deux tremblements de terre de niveau 7 ont ainsi été mesurés en 1930 et 1959. Cette dernière secousse, raconte le journal régional, aurait été ressentie jusqu'à Paris.


Source : L'Express
Crédit : afp.com/OLIVIER MORIN

L'origine des séismes en Bretagne fait l'objet de plusieurs théories dont aucun ne s'impose (capture d'écran).

Faut-il craindre les séismes en Bretagne ? Actualités

Faut-il craindre les séismes en Bretagne ?

Il n'a sans doute pas empêché les Bretons de dormir. Un séisme de magnitude 3 sur l'échelle de Richter a été mesuré à 00 h 21 dans la nuit de mardi à ce mercredi à une vingtaine de km de Brest (Finistère), selon les relevés. D'après les données du RéNaSS, le Réseau national de surveillance sismique, l'épicentre était situé à 13 km de profondeur dans la zone de la presqu'île de Crozon, au sud de Brest.

Un peu avant 11 heures ce mercredi, à 10 h 56, un nouveau séisme s'est produit dans l'ouest du pays, cette fois dans le secteur de Bordeaux (Gironde). Il a été autrement ressenti par les habitants, le RéNaSS ayant mesuré une magnitude de 4,9, selon Sud-Ouest. Bien que plus légère, la secousse constatée cette nuit en Bretagne témoigne, elle, de la sismicité habituelle de la région, que ses habitants connaissent bien. "La Bretagne est la troisième région sismique en France métropolitaine", explique à L'Express Olivier Dauteuil, directeur de recherche au CNRS et tectonicien, derrière les Alpes et les Pyrénées. Une sismicité réelle, mais des risques limités.

5,4 sur l'échelle de Richter à Hennebont

Une cinquantaine de séismes sont mesurés en moyenne chaque année en Bretagne, explique le spécialiste. La magnitude mesurée oscille en général entre 2,5 et 3,5 sur l'échelle de Richter, avec de plus rares secousses "autour de 4,5", poursuit Olivier Dauteuil. Selon les données du RéNaSS consultées par Ouest-France en septembre 2018, plus de 700 séismes d'une magnitude supérieure à 2 ont été mesurés dans l'ouest de la France depuis l'an 2000. Toute la Bretagne est concernée, bien qu'une plus forte sismicité soit constatée le long du cisaillement sud-armoricain, "une grande structure géologique que l'on peut situer de Douarnenez à Nantes", détaille le directeur de recherche. "Ce sont des structures géologiques vieilles d'environ 300 millions d'années qui sont réactivées", poursuit-il, tout en précisant que l'origine de ces séismes n'est pas arrêtée à ce jour et que plusieurs modèles cohabitent.

La secousse la plus forte mesurée en Bretagne ces dernières années remonte à l'année 2002. Le 30 septembre, un séisme d'une magnitude de 5,4 a fait frémir les habitants de Hennebont (Morbihan). D'autres phénomènes dépassant le niveau 4 ont été mesurés ces dernières années, selon l'inventaire du Télégramme, comme le 21 novembre 2013 près de Vannes (4,6) et le 11 octobre 1995 près de Quimperlé (4,4). En juillet 2014, une secousse mesurée à l'époque à 4,9 sur l'échelle de Richter avait été ressentie au large de l'île anglo-normande de Jersey.

L'hypothèse d'un plus gros séisme

"Au-delà d'une magnitude de 4, le séisme commence à être ressenti", note Olivier Dauteuil. "Il peut y avoir des objets qui tombent." À partir de 5, les dégâts peuvent être importants. Mais pas de raison de s'inquiéter d'un séisme comme ceux mesurés la plupart du temps en Bretagne. "En dessous de 4, il n'y a pas de danger et la plupart ne sont pas ressentis", assure le tectonicien. Même en cas de secousses plus importantes, ajoute le spécialiste, s'il faut être prudent dans les zones où peuvent se produire des chutes de pierre, "ces séismes ne peuvent pas fracturer une structure naturelle si elle n'est pas déjà fragilisée".  

Pour autant, "l'hypothèse d'un plus gros séisme ne peut pas être écartée, prévient encore Olivier Dauteuil. Depuis 1900, selon Ouest-France, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières a compté six séismes d'une intensité épicentrale de 5,5 ou supérieure, un système de mesure différent de l'échelle de Richter qui monte jusqu'au nombre 12. Deux tremblements de terre de niveau 7 ont ainsi été mesurés en 1930 et 1959. Cette dernière secousse, raconte le journal régional, aurait été ressentie jusqu'à Paris.


Source : L'Express
Crédit : afp.com/OLIVIER MORIN

L'origine des séismes en Bretagne fait l'objet de plusieurs théories dont aucun ne s'impose (capture d'écran).

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

22 - Côtes d'Armor

Le 22 décembre

SEANCES AU PLANETARIUM DE BRETAGNE

A l'occasion du solstice, le Planétarium de Bretagne vous invite pour deux séances au tarif spécial de 4 €.  A 15h00 : "Les astres et les Marées". A 16h00 : "Le phénomène des saisons".

Planétarium de Bretagne
Parc du Radôme
22560 Pleumeur-Bodou
02 96 15 80 30
www.planetarium-bretagne.fr


25 - Doubs

Jusqu'au 5 janvier 2020

EXPOSITION
« LE MONDE DE JULES VERNE »

L’exposition présente le créateur et poète, évoque ses voyages extraordinaires d’un nouveau genre littéraire puis explore sa quête de l’ailleurs.
Gravures, affiches de cinéma, maquettes, dessins de reconstitutions des machines de Jules Verne, carte géante représentant les itinéraires des personnages…rythment le parcours de l’exposition.

Saline royale
Grande Rue
25610 Arc et Senans
www.salineroyale.com


Du 15 février au 3 mai 2020

EXPOSITION
« GEORGES FESSY ET LA PHOTOGRAPHIE »

Exposition en coproduction avec le Familistère de Guise. Georges Fessy et la photographie est une rétrospective présentée à travers plus d’une centaine de photographies qui traduit la diversité d’une vie de photographe : paysages, portraits, natures mortes, objets d’art, vues d’architectures.

Saline royale
Grande Rue
25610 Arc et Senans
www.salineroyale.com


30 - Gard

Jusqu'au 8 mars 2020

EXPOSITION
« FEU », l’expo brûlante de la rentrée au Pont du Gard

FEU conçue par Universcience qui propose d’explorer la thématique de la maîtrise du feu par l’humain. Accessible dès 9 ans, cette exposition rassemble des installations audiovisuelles, des dispositifs multimédia et des expériences interactives ainsi que de nombreux objets visant à enrichir la connaissance des visiteurs et à déconstruire les idées reçues.

Site du Pont du Gard
La Bégude
400 route du Pont du Gard
30210 Vers-Pont-du-Gard
04 66 37 50 99
www.pontdugard.fr


34 - Hérault

Jusqu'au 23 février 2020

EXPOSITION
Ensor, Magritte, Alechinsky...

L'exposition invite à un cheminement sensible sur les sentiers de l'art Belge à travers une sélection de chefsd’oeuvre des collections du Musée d'Ixelles (Bruxelles).

Musée de Lodève
square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


50 - Manche

Jusqu'au 5 janvier 2020

EXPOSITION
"DÉTOURS EN COTENTIN"

Il y a sept ans, la famille du photographe Gustave Bazire (1893-1941) découvre 1 400 plaques de verre. Aujourd'hui, le Cotentin expose les vues de l'artiste.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


63 - Puy-de-Dôme

Janvier et février

"CLASSE NEIGE A PETITS PRIX"

Au Centre des Volcans propose un passeport Évasion Glacée à petits prix pour les derniers créneaux disponibles en janvier et février 2020.Venez découvrir les volcans sous la neige...

Au Centre des Volcans
Rue du Frère Genestier
63230 Pontgibaud
04 73 68 18 18 / 06 21 30 79 36
www.au-centre-des-volcans.fr


88 - Vosges

Du 22 au 24 novembre

SALON DE LA CREATION TEXTILE ET MODE
"COUSU DE FIL ROUGE"

Le Salon « Cousu de fil rouge » invite les amoureux des belles choses, à la Rotonde de Thaon-les-Vosges, dans une ambiance Art-Déco aux allures de grands magasins parisiens.
Plus de 50 artisans d’art du Grand Est viennent présenter leurs trésors sur un salon rythmé par les animations spectaculaires, où la beauté rivalise avec l’ingéniosité.

Office de Tourisme d'Epinal
6 place Saint-Goëry
88000 Epinal
Tél. 03 29 82 53 32
www.tourisme-epinal.com


Du 30 novembre au 1er décembre

SALON MINÉRAUX, FOSSILES, BIJOUX, LITHOTHÉRAPIE

Pour cette 2ème édition, à Epinal, une trentaine d'exposants professionnels viennent de la France entière pour exposer et vendre des minéraux et fossiles du monde entier.
Des créateurs de bijoux en pierres naturelles seront présents et vous pourrez également trouver des pierres de santé pour la lithothérapie.

Office de Tourisme d'Epinal
6 place Saint-Goëry
88000 Epinal
Tél. 03 29 82 53 32
www.tourisme-epinal.com

Lieux:

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