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-111 °C : un froid record observé au sommet d’un cumulonimbus
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-111 °C : un froid record observé au sommet d’un cumulonimbus

Selon de récents travaux, le record du sommet nuageux le plus froid jamais observé sur Terre remonte à décembre 2018. Les auteurs de l’étude rapportent en outre que le nombre de sommets orageux extrêmement froids a notablement augmenté au cours des 20 dernières années. Les résultats sont publiés dans la revue Geophysical Research Letters ce 22 mars.

En novembre 2019, nous évoquions l’observation d’une température minimale de -109,4 °C au sommet de nuages d’orage accompagnant le typhon Kammuri aux Philippines. La température mesurée par le radiomètre du satellite à orbite polaire NOAA-20 se présentait alors comme la plus froide jamais reportée pour un sommet nuageux.

Toutefois, une analyse rétrospective publiée ce 22 mars a mis au jour l’existence de valeurs encore plus basses. En effet, le 29 décembre 2018, ce même satellite relevait un minimum de -111, 2 °C au sommet d’un système convectif situé à l’ouest du Pacifique tropical. Une température environ 30 °C inférieure à la moyenne d’un sommet typique. Incidemment, l’instrument n’a pas survolé les cumulonimbus au moment du pic d’activité, ce qui laisse penser que le minimum réel était encore plus bas.
Un froid record, signature d’un développement très profond de la convection orageuse

Ces températures exceptionnellement basses témoignent de mouvements verticaux particulièrement intenses : les vigoureuses ascendances propulsent les parcelles d’air si haut qu’elles pénètrent localement la stratosphère. Aussi, l’importante baisse de pression qui en résulte les amène en conditions de froid extrême. Un phénomène qui s’accompagne d’une excroissance cumuliforme surplombant le reste de la couche nuageuse sommitale (l’enclume). On parle à ce titre de sommet protubérant ou pénétrant.

Lors de l’évènement de décembre 2018, ce dernier était si profond qu’il a porté l’altitude maximale du cumulonimbus à 20,5 kilomètres. Si l’on part du principe qu’en stratosphère les parcelles d’air se refroidissent d’environ 7 °C par kilomètre, on peut estimer que le sommet protubérant dépassait de l’enclume d’à peu près 2 kilomètres. Une vigueur que les chercheurs relient à des eaux anormalement chaudes et à un régime météo très favorable à grande échelle. En particulier, à une importante phase humide de l’Oscillation de Madden-Julian. « Cet orage a atteint une température sans précédent qui repousse les limites de ce que les capteurs satellites actuels sont capables de mesurer » relate Simon R. Proud, auteur principal du papier.

Un autre point soulevé par les scientifiques est que ces évènements de sommets orageux extrêmement froids paraissent se multiplier. « Au cours des 20 dernières années, il semble que les orages très froids deviennent un peu plus courants – avec le même nombre de températures extrêmement basses au cours des 3 dernières années qu’au cours des 13 années précédentes » avance le chercheur. Un signal important puisque des cumulonimbus très froids tendent à donner lieu à des orages plus violents. Toutefois, il conviendra de vérifier s’il s’agit d’une réelle tendance climatique ou bien d’un effet lié à notre meilleure observation des détails fins des sommets nuageux.


Source : Geophysical Research Letters
Crédit : Pascal Roussel

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-111 °C : un froid record observé au sommet d’un cumulonimbus

Selon de récents travaux, le record du sommet nuageux le plus froid jamais observé sur Terre remonte à décembre 2018. Les auteurs de l’étude rapportent en outre que le nombre de sommets orageux extrêmement froids a notablement augmenté au cours des 20 dernières années. Les résultats sont publiés dans la revue Geophysical Research Letters ce 22 mars.

En novembre 2019, nous évoquions l’observation d’une température minimale de -109,4 °C au sommet de nuages d’orage accompagnant le typhon Kammuri aux Philippines. La température mesurée par le radiomètre du satellite à orbite polaire NOAA-20 se présentait alors comme la plus froide jamais reportée pour un sommet nuageux.

Toutefois, une analyse rétrospective publiée ce 22 mars a mis au jour l’existence de valeurs encore plus basses. En effet, le 29 décembre 2018, ce même satellite relevait un minimum de -111, 2 °C au sommet d’un système convectif situé à l’ouest du Pacifique tropical. Une température environ 30 °C inférieure à la moyenne d’un sommet typique. Incidemment, l’instrument n’a pas survolé les cumulonimbus au moment du pic d’activité, ce qui laisse penser que le minimum réel était encore plus bas.
Un froid record, signature d’un développement très profond de la convection orageuse

Ces températures exceptionnellement basses témoignent de mouvements verticaux particulièrement intenses : les vigoureuses ascendances propulsent les parcelles d’air si haut qu’elles pénètrent localement la stratosphère. Aussi, l’importante baisse de pression qui en résulte les amène en conditions de froid extrême. Un phénomène qui s’accompagne d’une excroissance cumuliforme surplombant le reste de la couche nuageuse sommitale (l’enclume). On parle à ce titre de sommet protubérant ou pénétrant.

Lors de l’évènement de décembre 2018, ce dernier était si profond qu’il a porté l’altitude maximale du cumulonimbus à 20,5 kilomètres. Si l’on part du principe qu’en stratosphère les parcelles d’air se refroidissent d’environ 7 °C par kilomètre, on peut estimer que le sommet protubérant dépassait de l’enclume d’à peu près 2 kilomètres. Une vigueur que les chercheurs relient à des eaux anormalement chaudes et à un régime météo très favorable à grande échelle. En particulier, à une importante phase humide de l’Oscillation de Madden-Julian. « Cet orage a atteint une température sans précédent qui repousse les limites de ce que les capteurs satellites actuels sont capables de mesurer » relate Simon R. Proud, auteur principal du papier.

Un autre point soulevé par les scientifiques est que ces évènements de sommets orageux extrêmement froids paraissent se multiplier. « Au cours des 20 dernières années, il semble que les orages très froids deviennent un peu plus courants – avec le même nombre de températures extrêmement basses au cours des 3 dernières années qu’au cours des 13 années précédentes » avance le chercheur. Un signal important puisque des cumulonimbus très froids tendent à donner lieu à des orages plus violents. Toutefois, il conviendra de vérifier s’il s’agit d’une réelle tendance climatique ou bien d’un effet lié à notre meilleure observation des détails fins des sommets nuageux.


Source : Geophysical Research Letters
Crédit : Pascal Roussel

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

25 - Doubs

Jusqu'au 9 janvier 2022

EXPOSITION
"DESTINS DE CIRQUE"

Cette exposition présente les destins des femmes et hommes du cirque entre ombres et lumières. Costumes, affiches, instruments de musique, gravures originales, films … évoquent l’art du cirque du XVIIIe siècle à nos jours.
Les fabuleux dessins aquarellés des sœurs Vesque, les planches uniques du grand costumier Gérard Vicaire éclairent ces destins de cirque.

Saline royale
Grande rue
25610 ARC-ET-SENANS
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


34 - Hérault

A partir du 28 février

EXPOSITION - VISITE VIRTUELLE GRATUITE
"DERNIERS IMPRESSIONNISTES, LE TEMPS DE L'INTIMITÉ"

En raison de l'épidémie et de la fermeture nationale des musées, l'exposition n'aura malheureusement été ouverte au public que pendant cinq semaines.
La visite virtuelle est accessible gratuitement, depuis le site internet du Musée de Lodève et sans limite de temps. Les salles de l'exposition en 360°, les commentaires audio des œuvres... visitez l'exposition comme si vous y étiez sur votre ordinateur ou votre smartphone.
Visiter l'exposition

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


46 - Lot

Jusqu'en juin

JEU DE PISTE - MUSEE CHAMPOLLION
LE MUSÉE SORT DE SES MURS !

On vous invite à un jeu de piste autour de la maison natale de Jean-François Champollion pour tester vos connaissances sur le célèbre déchiffreur des hiéroglyphes, sur l’Égypte antique et sur les écritures du monde.
Installés derrière les vitrines, situées de la place Champollion à la rue Séguier en passant par la place des Écritures, 7 panneaux illustrés vous permettront de redécouvrir en famille le musée Champollion - Les Écritures du Monde et ses collections. Accès libre, tous les jours.

Musée Champollion
Place Champollion
46100 Figeac
05 65 50 31 08
www.musee-champollion.fr

Lieux:

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