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Une fleur qui change de couleur pour ne pas être cueillie
Actualités

Une fleur qui change de couleur pour ne pas être cueillie

La Fritillaria delavayi est une plante chinoise qui pousse dans les provinces du Sichuan, du Xunan et du Yunnan en altitude, entre 3.800 et 4.700 mètres, dans des paysages alpins. Plutôt rare, elle donne une fleur unique à partir de sa cinquième année. Feuilles et fleurs ont une couleur qui varie entre le vert et le brun ou gris mais qui était initialement verte. C'est une espèce utilisée de longue date dont la pharmacopée traditionnelle chinoise, l'extrait de son bulbe étant prétendument doté de vertus médicinales, notamment pour le traitement de la toux. Son prix de plus en plus élevé conduit à une hausse des récoltes mais pour éviter de se faire prélever elle a adopté une parade : le camouflage.

Presque invisible dans les montagnes

Des botanistes de l'Université d'Exeter, en Angleterre, et de l'Institut de Botanique Kunming, en Chine, ont étudié la répartition des Fritillaria dans les montagnes de Hengduan et noté la couleur des fleurs en fonction des lieux où elles poussaient. Parallèlement, ils ont étudié leur visibilité et mené des enquêtes auprès des communautés locales pour connaître les zones de récoltes préférées des villageois. D'après leurs conclusions qui sont publiées dans la revue Current Biology, le niveau de camouflage des plantes est corrélé à leur niveau de récolte. En d'autres termes, dans les zones où les cueillettes de cette plante sont répétées, ces dernières ont adopté des teintes qui les rendent difficilement discernables de leur environnement comme en témoigne l'image ci-dessous où il faut s'y reprendre plusieurs fois avant de bien distinguer notre Fritillaria.

Pression humaine

Au départ, les scientifiques, du fait des variations de couleurs de la Fritillaria delavayi, supposaient que c'étaient sous la pression sélective d'herbivores que les fleurs et les feuilles avaient évolué pour se confondre avec leur environnement. "Mais nous n'avons pas trouvé de tels animaux", explique dans un communiqué Yang Niu de l'Institut de Botanique Kunming. Ne restait alors plus qu'une seule explication : l'évolution de cette espèce vers de nouvelles couleurs a été engendrée par l'humain, parce que les plantes mieux camouflées étaient moins souvent récoltées.

Pour en être certains, les chercheurs ont aussi construit des modélisations informatiques qui confirment bien (on s'en doutait) que les plantes qui se confondaient le plus avec leur environnement mettaient plus de temps à être détectée par les cueilleurs. "Il est remarquable de voir comment les humains peuvent avoir un impact aussi direct et dramatique sur la coloration des organismes sauvages, non seulement sur leur survie, mais sur leur évolution elle-même", relève Martin Stevens de l'Université d'Exeter. Pour les auteurs de l'étude, il est possible que les humains aient entrainé l'évolution de stratégies défensives chez de nombreuses autres espèces végétales mais c'est un domaine qui n'a pas encore été particulièrement étudié. Ils comptent bien trouver d'autres exemples pour illustrer leur propos.


Source : Joël Ignasse / Sciences et Avenir
Crédit : Yang Niu

Fritillaria delavayi dans une population avec une pression de récolte faible (à gauche) et élevée (à droite).

Une fleur qui change de couleur pour ne pas être cueillie Actualités

Une fleur qui change de couleur pour ne pas être cueillie

La Fritillaria delavayi est une plante chinoise qui pousse dans les provinces du Sichuan, du Xunan et du Yunnan en altitude, entre 3.800 et 4.700 mètres, dans des paysages alpins. Plutôt rare, elle donne une fleur unique à partir de sa cinquième année. Feuilles et fleurs ont une couleur qui varie entre le vert et le brun ou gris mais qui était initialement verte. C'est une espèce utilisée de longue date dont la pharmacopée traditionnelle chinoise, l'extrait de son bulbe étant prétendument doté de vertus médicinales, notamment pour le traitement de la toux. Son prix de plus en plus élevé conduit à une hausse des récoltes mais pour éviter de se faire prélever elle a adopté une parade : le camouflage.

Presque invisible dans les montagnes

Des botanistes de l'Université d'Exeter, en Angleterre, et de l'Institut de Botanique Kunming, en Chine, ont étudié la répartition des Fritillaria dans les montagnes de Hengduan et noté la couleur des fleurs en fonction des lieux où elles poussaient. Parallèlement, ils ont étudié leur visibilité et mené des enquêtes auprès des communautés locales pour connaître les zones de récoltes préférées des villageois. D'après leurs conclusions qui sont publiées dans la revue Current Biology, le niveau de camouflage des plantes est corrélé à leur niveau de récolte. En d'autres termes, dans les zones où les cueillettes de cette plante sont répétées, ces dernières ont adopté des teintes qui les rendent difficilement discernables de leur environnement comme en témoigne l'image ci-dessous où il faut s'y reprendre plusieurs fois avant de bien distinguer notre Fritillaria.

Pression humaine

Au départ, les scientifiques, du fait des variations de couleurs de la Fritillaria delavayi, supposaient que c'étaient sous la pression sélective d'herbivores que les fleurs et les feuilles avaient évolué pour se confondre avec leur environnement. "Mais nous n'avons pas trouvé de tels animaux", explique dans un communiqué Yang Niu de l'Institut de Botanique Kunming. Ne restait alors plus qu'une seule explication : l'évolution de cette espèce vers de nouvelles couleurs a été engendrée par l'humain, parce que les plantes mieux camouflées étaient moins souvent récoltées.

Pour en être certains, les chercheurs ont aussi construit des modélisations informatiques qui confirment bien (on s'en doutait) que les plantes qui se confondaient le plus avec leur environnement mettaient plus de temps à être détectée par les cueilleurs. "Il est remarquable de voir comment les humains peuvent avoir un impact aussi direct et dramatique sur la coloration des organismes sauvages, non seulement sur leur survie, mais sur leur évolution elle-même", relève Martin Stevens de l'Université d'Exeter. Pour les auteurs de l'étude, il est possible que les humains aient entrainé l'évolution de stratégies défensives chez de nombreuses autres espèces végétales mais c'est un domaine qui n'a pas encore été particulièrement étudié. Ils comptent bien trouver d'autres exemples pour illustrer leur propos.


Source : Joël Ignasse / Sciences et Avenir
Crédit : Yang Niu

Fritillaria delavayi dans une population avec une pression de récolte faible (à gauche) et élevée (à droite).

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .


22 - Côtes d'Armor

Du 22 janvier au 12 mars

ATELIERS PEINTURE

"Aquarelle" avec Fanny Dreveau - Samedis 22 Janvier et 19 février de 10h à 16h30h
"Peinture à l'huile et clair-obscur" avec Jos Van de Ven - Vendredis 28 Janvier et 4 Mars de 10h à 16h30
"Calligraphie chinoise et abstraction" avec Sophie Deliss - Samedis 5 Février et 12 Mars de 10h à 16h30
"ARTIS" Arts Plastiques avec Claire Amossé - Samedis 12 Février et 5 Mars de 10h à 16H30

Pôle de l'Étang-Neuf
Musée de la Résistance en Argoat
22480 Saint-Connan
02 96 47 17 66
www.etangneufbretagne.com


34 - Hérault

Jusqu'au 27 mars 2022

EXPOSITION
"JEAN-FRANCIS AUBURTIN, UN ÂGE D'OR"

Jean-Francis Auburtin (1866-1930) s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet...
En une centaine d'œuvres, le Musée de Lodève propose une rétrospective de ce peintre à redécouvrir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


39 - Jura

Jusqu'au 15 mars

EXPOSITION
"FRONTIÈRES DE SEL"

Reproductions d’objets, contenus numériques, vidéos et extraits sonores, archives inédites vous dévoileront tous les secrets du commerce du sel.
Une part belle sera également faite aux métiers de la restauration et du patrimoine avec la présentation en timelapse du travail de l’atelier Lythos, qui a réalisé un fac-similé de la borne destiné à être replacé sur le lieu de découverte à Montigny-les-Arsures.

La Grande Saline
3 place des salines
39110 Salins-les-Bains
03 84 73 10 92
www.salinesdesalins.com


71 - Saône et Loire

Le 16 février

ATELIERS
"BRICO RECUP"

Réutiliser, récupérer, créer, s’amuser… Voilà le programme de notre atelier récup’ où nous transformerons rouleaux de papier toilette, boîtes à œufs et bouteilles plastique en petits animaux et autres petits bricolages rigolos à emporter à la maison. A partir de 6 ans. De 14 h à 16 h .

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


Le 23 février

ATELIERS
"NICHOIRS ET CIE"

Présentation de nichoirs, conseil sur leur fabrication et leur installation. Assemblage d’un modèle en salle (choix à faire parmi 3 références). Tout public, enfants à partir de 9 ans. Dd 14 h à 16 h 30.

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


88 - Vosges

Du 5 février au 18 septembre  

EXPOSITION
"POSADA, GENIE DE LA GRAVURE"

Cette exposition, première rétrospective en France de l’œuvre de José Guadalupe Posada (1852-1913) nous permet d’admirer l’inventivité et la dextérité d’un des grands maîtres de la gravure internationale qui a délaissé une carrière toute tracée pour mettre son talent au service de la presse populaire : illustrations de faits divers, contes, chansons... et les fameuses Calaveras.

Musée de l'Image
42 quai de Dogneville
88000 Épinal
03 29 81 48 30
https://museedelimage.fr

Lieux:

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