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Un rythme sans précédent : 16 000 nouvelles espèces sont découvertes chaque année
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Un rythme sans précédent : 16 000 nouvelles espèces sont découvertes chaque année

En 1758, le naturaliste suédois Carl von Linné pose les jalons de la taxonomie moderne. Il entreprend d’identifier, de nommer et de classifier tous les organismes vivants sur Terre. Pour cela, il formalise le système de nomenclature binomiale, la combinaison de deux noms permettant de désigner une espèce. Il décrit ainsi plus de 10.000 espèces de plantes et d’animaux.

Près de 300 ans plus tard, plus de 2 millions d’espèces ont été dénombrées. Des générations de biologistes ont poursuivi les travaux de leur prédécesseur et répertorié toutes les nouvelles espèces découvertes, dans le but de dépeindre au mieux la biodiversité terrestre.

"Le rythme de description a atteint un niveau record"

Loin d’un plafonnement, une étude menée par l’Université d’Arizona et publiée dans la revue Science Advances a montré que le nombre de nouvelles espèces identifiées connaissait une progression sans précédent. "Nos résultats suggèrent qu'au cours des 20 dernières années, le rythme global de description des espèces a atteint un niveau record, contrairement à l'idée reçue selon laquelle la plupart des espèces auraient déjà été décrites et, par conséquent, le rythme de description serait en baisse", écrivent les auteurs dans leur publication.

L'équipe de chercheurs chinois et américains a analysé l'histoire taxonomique d'environ 2 millions d'espèces, couvrant tous les groupes d'organismes vivants. Entre 2015 et 2020, plus de 16.000 nouvelles espèces ont été recensées chaque année. Parmi celles-ci, plus de 10.000 animaux - principalement des arthropodes et des insectes, 2.500 plantes et 2.000 champignons. "Ces milliers d'espèces nouvellement découvertes chaque année ne sont pas seulement des organismes microscopiques, mais aussi des insectes, des plantes, des champignons et même des centaines de nouveaux vertébrés", s’est enthousiasmé John Wiens, professeur au département d'écologie et de biologie évolutive de l'Université d'Arizona et co-auteur de la publication.

La biodiversité terrestre n’a jamais été aussi bien décrite

"Notre bonne nouvelle est que ce rythme de découverte dépasse largement le rythme d'extinction des espèces", poursuit John Wiens. En effet, le taux d’extinction est communément estimé entre 0,01 % et 0,1 % des espèces par an - soit entre 200 et 2000 espèces disparues, en considérant les 2 millions d’espèces connues. De fait, la biodiversité est mieux connue aujourd’hui que jamais auparavant.

Toutefois, cette accélération des découvertes ne signifie pas que de nouvelles espèces apparaissent plus rapidement : le phénomène de spéciation demeure un processus beaucoup plus lent.

Mais quelles les nouvelles techniques ont permis d’atteindre ce taux de découvertes record ? D’une part, les technologies d’exploration ont été significativement améliorées. GPS, drones, satellites, capteurs acoustiques et pièges photographiques ont permis la prospection de lieux inaccessibles - canopées, grottes, fonds marins – et la détection d’animaux discrets. En parallèle, le développement de méthodes d’analyse ADN a permis de préciser les distinctions interspécifiques. Il est désormais possible d’identifier des espèces à partir de fragments biologiques et de distinguer des organismes visuellement semblables mais génétiquement différents.

"Actuellement, la plupart des nouvelles espèces sont identifiées par leurs caractéristiques visibles, mais à mesure que les outils moléculaires s'améliorent, nous découvrirons des espèces encore plus cryptiques – des organismes identifiables uniquement au niveau génétique. C'est particulièrement prometteur pour la découverte de bactéries et de champignons uniques", explique John Wiens.

Recenser de nouvelles espèces pour protéger, mais aussi pour s’inspirer

Les auteurs de ces travaux soulignent l’importance de recenser de nouvelles espèces et de décrire leurs habitats et leur mode de vie. "Les espèces ne peuvent être protégées tant qu'elles n'ont pas été décrites scientifiquement. La documentation est la première étape vers la conservation : on ne peut pas protéger une espèce de l'extinction si on ignore son existence", analyse le chercheur.

En outre, ces découvertes améliorent les connaissances en biologie des organismes, contribuant à l'élaboration de nouveaux produits ou technologies. Parmi ces inventions inspirées du vivant, on peut citer l’aspirine, dérivée une substance provenant du saule, le captopril, un antihypertenseur provenant du venin d’un serpent (Bothrops jararaca) ou encore des systèmes de ventilation inspirés des nids de termites. Autant de bonnes raisons d’en apprendre plus sur la biodiversité qui nous entoure.

"Il reste tant à découvrir, et chaque nouvelle découverte nous rapproche un peu plus de la compréhension et de la protection de l'incroyable biodiversité de notre planète", conclut John Wiens.


Source : Thaïs de Bastard / Sciences et Avenir
Crédit : John J. Wiens

Parmi les quelque 16.000 nouvelles espèces décrites chaque année, environ 6 000 sont des insectes.

Un rythme sans précédent : 16 000 nouvelles espèces sont découvertes chaque année Actualités

Un rythme sans précédent : 16 000 nouvelles espèces sont découvertes chaque année

En 1758, le naturaliste suédois Carl von Linné pose les jalons de la taxonomie moderne. Il entreprend d’identifier, de nommer et de classifier tous les organismes vivants sur Terre. Pour cela, il formalise le système de nomenclature binomiale, la combinaison de deux noms permettant de désigner une espèce. Il décrit ainsi plus de 10.000 espèces de plantes et d’animaux.

Près de 300 ans plus tard, plus de 2 millions d’espèces ont été dénombrées. Des générations de biologistes ont poursuivi les travaux de leur prédécesseur et répertorié toutes les nouvelles espèces découvertes, dans le but de dépeindre au mieux la biodiversité terrestre.

"Le rythme de description a atteint un niveau record"

Loin d’un plafonnement, une étude menée par l’Université d’Arizona et publiée dans la revue Science Advances a montré que le nombre de nouvelles espèces identifiées connaissait une progression sans précédent. "Nos résultats suggèrent qu'au cours des 20 dernières années, le rythme global de description des espèces a atteint un niveau record, contrairement à l'idée reçue selon laquelle la plupart des espèces auraient déjà été décrites et, par conséquent, le rythme de description serait en baisse", écrivent les auteurs dans leur publication.

L'équipe de chercheurs chinois et américains a analysé l'histoire taxonomique d'environ 2 millions d'espèces, couvrant tous les groupes d'organismes vivants. Entre 2015 et 2020, plus de 16.000 nouvelles espèces ont été recensées chaque année. Parmi celles-ci, plus de 10.000 animaux - principalement des arthropodes et des insectes, 2.500 plantes et 2.000 champignons. "Ces milliers d'espèces nouvellement découvertes chaque année ne sont pas seulement des organismes microscopiques, mais aussi des insectes, des plantes, des champignons et même des centaines de nouveaux vertébrés", s’est enthousiasmé John Wiens, professeur au département d'écologie et de biologie évolutive de l'Université d'Arizona et co-auteur de la publication.

La biodiversité terrestre n’a jamais été aussi bien décrite

"Notre bonne nouvelle est que ce rythme de découverte dépasse largement le rythme d'extinction des espèces", poursuit John Wiens. En effet, le taux d’extinction est communément estimé entre 0,01 % et 0,1 % des espèces par an - soit entre 200 et 2000 espèces disparues, en considérant les 2 millions d’espèces connues. De fait, la biodiversité est mieux connue aujourd’hui que jamais auparavant.

Toutefois, cette accélération des découvertes ne signifie pas que de nouvelles espèces apparaissent plus rapidement : le phénomène de spéciation demeure un processus beaucoup plus lent.

Mais quelles les nouvelles techniques ont permis d’atteindre ce taux de découvertes record ? D’une part, les technologies d’exploration ont été significativement améliorées. GPS, drones, satellites, capteurs acoustiques et pièges photographiques ont permis la prospection de lieux inaccessibles - canopées, grottes, fonds marins – et la détection d’animaux discrets. En parallèle, le développement de méthodes d’analyse ADN a permis de préciser les distinctions interspécifiques. Il est désormais possible d’identifier des espèces à partir de fragments biologiques et de distinguer des organismes visuellement semblables mais génétiquement différents.

"Actuellement, la plupart des nouvelles espèces sont identifiées par leurs caractéristiques visibles, mais à mesure que les outils moléculaires s'améliorent, nous découvrirons des espèces encore plus cryptiques – des organismes identifiables uniquement au niveau génétique. C'est particulièrement prometteur pour la découverte de bactéries et de champignons uniques", explique John Wiens.

Recenser de nouvelles espèces pour protéger, mais aussi pour s’inspirer

Les auteurs de ces travaux soulignent l’importance de recenser de nouvelles espèces et de décrire leurs habitats et leur mode de vie. "Les espèces ne peuvent être protégées tant qu'elles n'ont pas été décrites scientifiquement. La documentation est la première étape vers la conservation : on ne peut pas protéger une espèce de l'extinction si on ignore son existence", analyse le chercheur.

En outre, ces découvertes améliorent les connaissances en biologie des organismes, contribuant à l'élaboration de nouveaux produits ou technologies. Parmi ces inventions inspirées du vivant, on peut citer l’aspirine, dérivée une substance provenant du saule, le captopril, un antihypertenseur provenant du venin d’un serpent (Bothrops jararaca) ou encore des systèmes de ventilation inspirés des nids de termites. Autant de bonnes raisons d’en apprendre plus sur la biodiversité qui nous entoure.

"Il reste tant à découvrir, et chaque nouvelle découverte nous rapproche un peu plus de la compréhension et de la protection de l'incroyable biodiversité de notre planète", conclut John Wiens.


Source : Thaïs de Bastard / Sciences et Avenir
Crédit : John J. Wiens

Parmi les quelque 16.000 nouvelles espèces décrites chaque année, environ 6 000 sont des insectes.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

34 - Hérault

Jusqu'au 1er mars

EXPOSITION
"IMMERSION URBAINE"

Exposition collective et évolutive réunissant plus de 18 artistes. Autour du thème de la récupération, du recyclage et de l’upcycling, chaque artiste construit à partir de cloisons de récupération et d’éléments de cinéma, pour créer un univers singulier. Présente à l’intérieur et aux extérieurs du musée, l'exposition offre aux visiteurs une expérience artistique renouvelée à chaque visite.

Musée Parcelle473
425 avenue frères Buhler
34080 Montpellier
06 66 02 69 29
www.parcelle473.com


38 - Isère

Jusqu'au 30 mars  

EXPOSITION
"PEINDRE LA LUMIÈRE, DE LA MAQUETTE AU VITRAIL"

Arcabas (1926-2018) s’est intéressé toute sa vie au vitrail qu’il abordait en tant que peintre avant tout. De l'expérience fondatrice de l'église Saint-Hugues aux dernières réalisations du Sacré-Cœur de Grenoble et de Saint-Christophe-sur-Guiers, l’exposition met l’accent sur les maquettes créées par Arcabas et la façon dont elles ont été traduites par les maitres verriers.

Musée arcabas en Chartreuse
Eglise de Saint-Hugues
38380 Saint-Pierre-de-Chartreuse
04 76 88 65 01
https://musees.isere.fr


52 - Haute-Marne

Jusqu'au 19 avril 

EXPOSITION 
"175 ANS DE CRÉATION BRASSICOLEÀ SAINT-DIZIER"

La brasserie du fort carré a été un des fleurons économiques de Saint-Dizier. En activité de 1796 à 1955, elle marqué le paysage urbain de la ville, et est à l’origine de la construction de la Tour Miko. Des techniques de productions de la bière, au nombreux objets publicitaires, l’exposition retracera l’histoire d’une brasserie restée dans les mémoires.

Musée de Saint-Dizier
17 rue de la Victoire 
52100 Saint-Dizier
03 25 07 31 50
www.saint-dizier.fr


63 - Puy de Dôme

Jusqu''au 1er mars 

EXPOSITION 
"LE MOBILIER BIJOU" DE GUILLAUME PIÉCHAUD"

Découvrez l’importante rétrospective consacrée à cet artiste unique qui regroupe un ensemble inédit d’œuvres et d’objets personnels retraçant son riche parcours, des ateliers de bijouteries à la confection de mobilier monumental. De nombreuses animations pour les enfants en lien avec l'univers du designer Guillaume Piéchaud sont disponibles durant les vacances d'automne !

Musée Mandet
14 rue de l’Hôtel de Ville
63200 Riom
04 73 38 18 53
www.rlv.eu/decouvrir/musees/musee-mandet-1


65 - Hautes-Pyrénées

Les 3,17 & 31 janvier

VISITES APPROFONDIES
GROTTES DE GARGAS

Les guides des grottes organisent des visites au format plus long que les visites classiques : 1h30 au lieu de 50 mn, au travers des deux sanctuaires de Gargas. Un temps dédié à la discussion avec les guides ainsi qu'à des dessins paléolithiques ınédıts. Gargas n'aura presque plus de secrets pour vous...

Grottes de Gargas
81 route de Gargas
65660 Aventignan
05 62 98 81 50
www.grottesdegargas.fr


68 - Haut-Rhin

Jusqu'au 1er mars 

EXPOSITION
"STRUCTURES EN DÉRIVE"

La Fondation Fernet-Branca présente Structures en dérive, une exposition réunissant neuf artistes aux pratiques photographiques et transdisciplinaires.
L’exposition explore la photographie comme terrain d’expérimentation, entre approche documentaire et poétique.

Fondation Fernet-Branca
2 rue du Ballon
68300 Saint-Louis 
03 89 69 10 77
www.fondationfernet-branca.org


Jusqu'au 10 janvier 2027

ZEUS, LE CHEVAL MÉTALLIQUE AU MUAM

Le musée accueille sur son parvis le cheval métallique Zeus, œuvre monumentale qui a marqué les esprits lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
Jusqu'au 29 mars 2026, dans le chœur de l’église Saint-Martin-des-Champs du MuAM, une exposition exceptionnelle intitulée "Zeus, chef-d’œuvre d’artisans" retrace la genèse et la fabrication de cette œuvre.

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 28 février 

EXPOSITION
"CLEMENCEAU ET LA GRÈCE"

Cette exposition met en lumière la relation profonde et inspirante que Georges Clemenceau a entretenue avec l’Hellade tout au long de sa vie. Cette passion, née de son éducation, a marqué sa carrière politique et sa vision du monde ainsi que son engagement pour la démocratie et la culture.

Musée Clemenceau
8 rue Benjamin Franklin
75116 Paris
01 45 20 53 41
https://musee-clemenceau.fr


Jusqu'au 8 mars 

EXPOSITION
"DENISE BELLON. UN REGARD VAGABOND"

Le mahJ présente la première rétrospective à Paris, rassemblant près de 300 photographies, objets, lettres et publications, consacrée à Denise Bellon (1902-1999). Photographe humaniste, pionnière du photojournalisme et compagne de route des surréalistes, son œuvre singulière et méconnue court des années 1930 aux années 1970.

 Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
71 rue du Temple
75001 Paris
01 53 01 86 53
www.mahj.org


Jusqu'au 17 mai 

EXPOSITION "FLOPS" 

Échec, bide, raté, fiasco… on estime que neuf innovations sur dix échouent et les raisons de la galère ne sont pas toujours évidentes ! En explorant les "bides" comme les trajectoires de réussites inattendues, l’exposition Flops-?! propose une lecture bienveillante de l’échec et ouvre la voie à une découverte singulière des collections du MuAM – Musée des Arts et Métiers.  

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 31 juillet 

EXPOSITION
"L’ÉTOFFE DES RÊVES"

Le vent de l’Art Brut et du surréalisme soufflera sur les 300 œuvres des 36 artistes réunis dans tout l’espace de la Halle Saint Pierre. "L’Étoffe des rêves" est le fruit d’une collaboration entre la Halle Saint Pierre et le Centre international du surréalisme et de la Citoyenneté mondiale à Saint-Cirq-Lapopie.

Halle Saint Pierre
2 rue Ronsard
72018 Paris
01 42 58 72 89
www.hallesaintpierre.org


84 - Vaucluse

Jusqu'en mars 

EXPOSITION
"Les VOYAGES"

L'exposition Centenaire Robert Laurent-Vibert : Les Voyages donne un aperçu de l'héritage de Laurent-Vibert à travers sa collection privée sur le thème du voyage. 

Château de Lourmarin
2 avenue Laurent Vibert
84160 Lourmarin
04 90 68 15 23
www.chateaudelourmarin.com


88 - Vosges

Le 23 janvier 

CONFÉRENCE AVEC ALAIN DORESSOUNDIRAM  
PLANÉTARIUM D’ÉPINAL 

Le planétarium d’Épinal aura le plaisir d’accueillir Alain Doressoundiram, astrophysicien et spécialiste des petits corps du Système solaire. Alain Doressoudiram viendra partager au cours d'une conférence les coulisses de ses recherches sur la planète Mercure, ceux de la mission japonaise MMX qui explora les lunes de Mars, mais aussi celles des régions lointaines au-delà de Neptune. Une rencontre passionnante, gratuite, ouverte à toutes et à tous, sur réservation, de 20h00 à 22h00.

Planétarium Epinal
Rue Dom Pothier
88000 Epinal
03 29 35 08 02
www.planetarium-epinal.com

Lieux:

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