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Un champignon hors norme : 2 500 ans, 400 tonnes, 37 hectares de forêt
Actualités

Un champignon hors norme : 2 500 ans, 400 tonnes, 37 hectares de forêt

Le champignon Armillaria gallica couvre 37 hectares, une surface plus vaste que le jardin des Tuileries, à Paris. Des chercheurs l'ont découvert à la fin des années 1980 dans la péninsule supérieure du Michigan. En se basant sur la vitesse de croissance du champignon, ils ont estimé sa masse à 100 tonnes et son âge à plus de 1.500 ans. Près de 30 ans plus tard, des chercheurs américains et canadiens sont retournés étudier ce champignon géant : il était toujours bien vivant ; mais d'après leurs nouvelles estimations, ce mastodonte serait finalement bien plus vieux et bien plus lourd !

Armillaria est un champignon basidiomycète qui possède des chapeaux de couleur jaune-brun. Ses filaments, les hyphes, se développent sous terre en dégradant du bois mort. Ce champignon est aussi un parasite qui peut tuer les tissus de la plante hôte grâce à des enzymes, ce qui lui permet de se développer sur de nombreux arbres.

L'espèce Armillaria gallica est présente en Amérique du nord. Pour connaître l'étendue du réseau formé par le champignon géant découvert dans les années 1980, les chercheurs ont prélevé 245 échantillons et analysé leurs gènes. Leurs résultats sont présentés en ligne sur le site de bioRχiv, une pré-publication qui n'est pas évaluée par un comité de lecture.

Un champignon qui évolue très lentement

Les chercheurs se sont aperçus que le champignon avait bien plus que 1.500 ans, au moins 2.500 ans : il serait né dans la même période antique que la démocratie grecque ! Les auteurs estiment désormais son poids à 400 tonnes, soit quatre fois plus que l'estimation initiale.

Les chercheurs ont aussi séquencé 15 échantillons du champignon pour évaluer la vitesse à laquelle le génome évoluait. Globalement les cellules étaient identiques, mais avec quelques petites différences. Des mutations sont apparues dans des cellules somatiques, mais, étrangement, le champignon mutait très lentement : pendant ces siècles d'évolution, il n'y avait eu que 163 modifications génétiques dans ce génome qui compte 100 millions de bases.

Pour les auteurs, il est possible que la vie souterraine, à l'abri d'agents mutagènes de l'environnement, comme les UV du soleil, préserve le champignon de mutations. Peut-être aussi possède-t-il des systèmes de réparation de l'ADN particulièrement efficaces. Armillaria pourrait donc constituer un modèle d'étude intéressant pour comprendre comment éviter qu'une cellule mute trop vite, comme c'est le cas dans le cancer.

Le champignon géant trouvé dans le Michigan n'est plus le plus grand organisme connu sur Terre, il a été détrôné par d'autres champignons. En 1998, un autre Armillaria encore plus grand a été trouvé dans l'Oregon, dans la forêt de Malheur. Ce champignon couvre 8,9 km2 (890 hectares), soit plus que la surface du bois de Boulogne...
 

Source : Futura science

Un champignon hors norme : 2 500 ans, 400 tonnes, 37 hectares de forêt Actualités

Un champignon hors norme : 2 500 ans, 400 tonnes, 37 hectares de forêt

Le champignon Armillaria gallica couvre 37 hectares, une surface plus vaste que le jardin des Tuileries, à Paris. Des chercheurs l'ont découvert à la fin des années 1980 dans la péninsule supérieure du Michigan. En se basant sur la vitesse de croissance du champignon, ils ont estimé sa masse à 100 tonnes et son âge à plus de 1.500 ans. Près de 30 ans plus tard, des chercheurs américains et canadiens sont retournés étudier ce champignon géant : il était toujours bien vivant ; mais d'après leurs nouvelles estimations, ce mastodonte serait finalement bien plus vieux et bien plus lourd !

Armillaria est un champignon basidiomycète qui possède des chapeaux de couleur jaune-brun. Ses filaments, les hyphes, se développent sous terre en dégradant du bois mort. Ce champignon est aussi un parasite qui peut tuer les tissus de la plante hôte grâce à des enzymes, ce qui lui permet de se développer sur de nombreux arbres.

L'espèce Armillaria gallica est présente en Amérique du nord. Pour connaître l'étendue du réseau formé par le champignon géant découvert dans les années 1980, les chercheurs ont prélevé 245 échantillons et analysé leurs gènes. Leurs résultats sont présentés en ligne sur le site de bioRχiv, une pré-publication qui n'est pas évaluée par un comité de lecture.

Un champignon qui évolue très lentement

Les chercheurs se sont aperçus que le champignon avait bien plus que 1.500 ans, au moins 2.500 ans : il serait né dans la même période antique que la démocratie grecque ! Les auteurs estiment désormais son poids à 400 tonnes, soit quatre fois plus que l'estimation initiale.

Les chercheurs ont aussi séquencé 15 échantillons du champignon pour évaluer la vitesse à laquelle le génome évoluait. Globalement les cellules étaient identiques, mais avec quelques petites différences. Des mutations sont apparues dans des cellules somatiques, mais, étrangement, le champignon mutait très lentement : pendant ces siècles d'évolution, il n'y avait eu que 163 modifications génétiques dans ce génome qui compte 100 millions de bases.

Pour les auteurs, il est possible que la vie souterraine, à l'abri d'agents mutagènes de l'environnement, comme les UV du soleil, préserve le champignon de mutations. Peut-être aussi possède-t-il des systèmes de réparation de l'ADN particulièrement efficaces. Armillaria pourrait donc constituer un modèle d'étude intéressant pour comprendre comment éviter qu'une cellule mute trop vite, comme c'est le cas dans le cancer.

Le champignon géant trouvé dans le Michigan n'est plus le plus grand organisme connu sur Terre, il a été détrôné par d'autres champignons. En 1998, un autre Armillaria encore plus grand a été trouvé dans l'Oregon, dans la forêt de Malheur. Ce champignon couvre 8,9 km2 (890 hectares), soit plus que la surface du bois de Boulogne...
 

Source : Futura science

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

07 - Adèche

Du 1er mai au 15 novembre
Exposition "ENTRE TERRE ET EAU"

Crises sociales et environnementales dans le Delta du Danube en Roumanie, à la fin du Néolithique. A près de 2 000 km de l'Ardèche, comment se passe la fin de la Préhistoire au bord du fleuve et de la Mer Noire ? Une exposition franco-roumaine inédite, interactive et immersive, à découvrir à la Cité de la Préhistoire !

Grand Site de l’Aven d’Orgnac
Place Robert de Joly
07150 Orgnac–L’Aven
04 75 38 65 10
www.orgnac.com


14 - Calvados

Jusqu’au 29 février 2020
Exposition
"LES REQUINS ! 430 MILLIONS D’ANNÉES D’ÉVOLUTION"

Découvrez la grande diversité des requins, allant d’espèces de petites tailles, jusqu’aux poissons géants dont les dents sont plus grandes qu’une main humaine.
Cette exposition évoque également le grand danger auquel ils sont confrontés : l’Homme. Venez découvrir de nouvelles espèces et apprendre en vous amusant grâce à une fresque digitale.

Paléospace
Avenue Jean Moulin
14640 Villers-sur-Mer
02 31 81 77 60
www.paleospace-villers.fr


21 - Côte d'Or

Jusqu’au 6 janvier 2019
Exposition "GRAINES"

Elles sont partout… Du petit-déjeuner au coucher, dans nos vêtements, dans notre alimentation, dans nos parcs et jardins… sans même y penser elles font partie de notre quotidien et sont un pilier de la biodiversité végétale.
Cette nouvelle exposition, très ludique, propose à tous les visiteurs de découvrir une grande variété de graines d’ici et d’ailleurs et de s’interroger sur leurs enjeux dans un contexte de changement climatique et sociétal.

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


Jusqu’au 31 mars 2019

Exposition de plein air
"IMPACTS ! HOMME-NATURE"

Venez découvrir les relations homme-nature au plus près du vivant !
De l’évolution du comportement animal à celui du climat et des milieux naturels, les chercheurs de Bourgogne et de Franche-Comté tentent de comprendre le rôle de l’Homme dans ces changements. Traversez ville, campagne et forêt et voyagez jusqu’aux pôles pour observer ces recherches in vivo !

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


25 - Doubs

Du 23 novembre 2018 au 22 avril 2019
Exposition « FROID »

Véritable plongée dans l’univers du froid, l’exposition met en scène les multiples facettes du froid et plonge le visiteur dans des univers différents :
vie quotidienne, milieux extrêmes, biologie, physique, chimie, recherche, technologie, science-fiction... et l’invite à expérimenter.

Saline royale
Grande rue
25610 Arc-et-Senans
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


41 - Loir et Cher

Jusqu'au 31 décembre
LES JARDINS DE CHAMBORD

Le château a retrouvé en 2017 ses jardins à la française du XVIIIe siècle avec six hectares et demi au pied de la façade nord du château : plus de 600 arbres, 800 arbustes, 200 rosiers, 15 250 plantes...

Office de Tourisme de Blois-Chambord
23 place du château
41000 Blois
02 54 90 41 41
www.bloischambord.com


61 - Orne

Du 13 octobre au 23 décembre
Exposition : "LES HAIES", Joël Auxenfans

Ecomusée du Perche
Prieuré de Sainte-Gauburge
61130 Saint-Cyr-la-Rosiere
02 33 73 48 06
www.ecomuseeduperche.fr


76 - Seine Maritime

Du 15 septembre au 15 décembre
Exposition "L’abbé Pierre photographe, un regard sur le monde"

L'exposition présente soixante-dix photographies inédites prises par l’abbé Pierre lui-même dans de nombreux pays. Elles témoignent de la vitalité des personnes pauvres dans le monde et dévoilent le regard lucide et plein d’amour.

Centre abbé Pierre - Emmaüs
Route d'Emmaüs
76690 Esteville
02 35 23 87 76
www.centre-abbe-pierre-emmaus.org

Lieux:

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