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Pourquoi les tapirs pourraient être la clé pour reboiser l’Amazonie
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Pourquoi les tapirs pourraient être la clé pour reboiser l’Amazonie

La forêt amazonienne est en proie à une importante déforestation depuis plusieurs décennies. L’une des réponses les plus évidentes à ce fléau vise à planter plus d’arbres. Mais le processus est plus compliqué, long et coûteux qu’il n’en a l’air. Un moyen économique et capable de nous garantir une dispersion des graines suffisante (mais aussi le bon mélange) consiste à s’appuyer directement sur la faune locale. Et dans le contexte sud-américain, selon une étude publiée dans Biotropica, les tapirs semblent être de vrais alliés pour cette mission.

« Les excréments des tapirs du Brésil (Tapirus terrestris) peuvent être essentiels dans la régénération des forêts touchées par l’exploitation forestière intensive et l’agriculture sur brûlis », assure Lucas Paolucci, de l’Amazon Environmental Research Institute et principal auteur de ces travaux.

Ces animaux, les plus gros mammifères sud-américains, se régalent en effet des fruits de plus de 300 espèces végétales. Mais surtout, ils couvrent d’importantes distances avec le ventre rempli de graines, notamment celles de grands arbres qui ne peuvent traverser le système digestif de plus petits animaux. Arbres qui, on le sait, sont capables de stocker énormément de carbone.

En déféquant sur leur chemin, aidés par les bousiers qui enterrent une partie de leurs excréments, les tapirs sont ainsi capables de disperser de nombreux graines d’espèces variées à travers le paysage forestier.

Les tapirs privilégient les zones dégradées

Luca Paolucci a commencé à s’intéresser aux fientes de tapirs en 2016, intégrant alors une équipe qui visait à évaluer le rôle de ces mammifères magnanimes dans la restauration des forêts perturbées.

L’équipe a mené une expérience dans l’est du Mato Grosso (Brésil), où deux parcelles forestières avaient été brûlées à des degrés divers de 2004 à 2010. Une parcelle était brûlée chaque année, tandis que l’autre était brûlée tous les trois ans. Un troisième parcelle “vierge” a également été considérée en tant que groupe témoin.

Dans le cadre de ces travaux, les chercheurs ont enregistré les emplacements de 163 tas de fumier. Ils ont ensuite tamisé ces matières fécales, pour finalement réussir à isoler un total de 129 204 graines de 24 espèces végétales. Il est alors ressorti que les tapirs avaient distribué trois fois plus de graines dans les parcelles brûlées que dans les forêts vierges.

Ces résultats concordent par ailleurs avec les relevés de pièges photographiques, nous révélant que les mammifères passent visiblement beaucoup plus de temps sur les terres dégradées pour se délecter des jeunes pousses, mais aussi probablement pour profiter des rayons du soleil, moins filtrés par la canopée.

En outre, il est ressorti de ces travaux que plus de 99% des 130 000 graines isolées dans les excréments des tapirs avaient réussi à s’en sortir “indemnes”. Ce qui signifie qu’elles avaient au moins le potentiel de germer.

Bien évidemment, les tapirs ne peuvent pas reboiser toute l’Amazonie à eux seuls, mais cette étude suggère qu’ils pourraient être de précieux alliés. Il est également utile de rappeler que cette espèce est en léger déclin, désormais considérée comme vulnérable sur la liste rouge de l’UICN, victime de la perte d’habitat et de la chasse.


Source : Biotropica
Crédit : brian.gratwicke, Flickr

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Pourquoi les tapirs pourraient être la clé pour reboiser l’Amazonie

La forêt amazonienne est en proie à une importante déforestation depuis plusieurs décennies. L’une des réponses les plus évidentes à ce fléau vise à planter plus d’arbres. Mais le processus est plus compliqué, long et coûteux qu’il n’en a l’air. Un moyen économique et capable de nous garantir une dispersion des graines suffisante (mais aussi le bon mélange) consiste à s’appuyer directement sur la faune locale. Et dans le contexte sud-américain, selon une étude publiée dans Biotropica, les tapirs semblent être de vrais alliés pour cette mission.

« Les excréments des tapirs du Brésil (Tapirus terrestris) peuvent être essentiels dans la régénération des forêts touchées par l’exploitation forestière intensive et l’agriculture sur brûlis », assure Lucas Paolucci, de l’Amazon Environmental Research Institute et principal auteur de ces travaux.

Ces animaux, les plus gros mammifères sud-américains, se régalent en effet des fruits de plus de 300 espèces végétales. Mais surtout, ils couvrent d’importantes distances avec le ventre rempli de graines, notamment celles de grands arbres qui ne peuvent traverser le système digestif de plus petits animaux. Arbres qui, on le sait, sont capables de stocker énormément de carbone.

En déféquant sur leur chemin, aidés par les bousiers qui enterrent une partie de leurs excréments, les tapirs sont ainsi capables de disperser de nombreux graines d’espèces variées à travers le paysage forestier.

Les tapirs privilégient les zones dégradées

Luca Paolucci a commencé à s’intéresser aux fientes de tapirs en 2016, intégrant alors une équipe qui visait à évaluer le rôle de ces mammifères magnanimes dans la restauration des forêts perturbées.

L’équipe a mené une expérience dans l’est du Mato Grosso (Brésil), où deux parcelles forestières avaient été brûlées à des degrés divers de 2004 à 2010. Une parcelle était brûlée chaque année, tandis que l’autre était brûlée tous les trois ans. Un troisième parcelle “vierge” a également été considérée en tant que groupe témoin.

Dans le cadre de ces travaux, les chercheurs ont enregistré les emplacements de 163 tas de fumier. Ils ont ensuite tamisé ces matières fécales, pour finalement réussir à isoler un total de 129 204 graines de 24 espèces végétales. Il est alors ressorti que les tapirs avaient distribué trois fois plus de graines dans les parcelles brûlées que dans les forêts vierges.

Ces résultats concordent par ailleurs avec les relevés de pièges photographiques, nous révélant que les mammifères passent visiblement beaucoup plus de temps sur les terres dégradées pour se délecter des jeunes pousses, mais aussi probablement pour profiter des rayons du soleil, moins filtrés par la canopée.

En outre, il est ressorti de ces travaux que plus de 99% des 130 000 graines isolées dans les excréments des tapirs avaient réussi à s’en sortir “indemnes”. Ce qui signifie qu’elles avaient au moins le potentiel de germer.

Bien évidemment, les tapirs ne peuvent pas reboiser toute l’Amazonie à eux seuls, mais cette étude suggère qu’ils pourraient être de précieux alliés. Il est également utile de rappeler que cette espèce est en léger déclin, désormais considérée comme vulnérable sur la liste rouge de l’UICN, victime de la perte d’habitat et de la chasse.


Source : Biotropica
Crédit : brian.gratwicke, Flickr

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

01 - Ain

Du 30  août au 13 septembre

CONCERTS
"LES MUSICALES DU PARC DES OISEAUX"

Des artistes engagés en faveur de la protection de l’environnement et des musiciens de légende viendront fêter les 50 ans du Parc des Oiseaux.
Paul Personne - Zazie - Paolo Comte - Daniel Guichard - Vitaa & Slimane - The Dire Straits Expérience - Ibrahim Maalouf - Maxime Le Forestier - Yannick Noah - Louis Bertignac - Gauvin Sers - La Rue Ketanou.

Parc des Oiseaux
01330 Villars Les Dombes
04 74 98 05 54
www.parcdesoiseaux.com


13 - Bouches du Rhône

Du 11 au 19 juin

BALADES EN MER
CONGRÈS MONDIAL DE LA NATURE DE L’UICN

Lors de ce rendez vous, des balades en mer à bord de l'Hélios, la seule vedette à passagers hybride de la compagnie Marseillaise ICARD MARITME, seront organisées par : Le parc National de la Côte Bleue : 10 juin - Le conservatoire du littoral : 11 & 16 juin - Le parc National des Calanques : 15 & 20 juin.

1 quai Marcel Pagnol
13007 Marseille
04 91 330 329
www.iucncongress2020


25 - Doubs

Du 15 février au 3 mai 2020

EXPOSITION
"GEORGES FESSY ET LA PHOTOGRAPHIE"

Exposition en coproduction avec le Familistère de Guise. Georges Fessy et la photographie est une rétrospective présentée à travers plus d’une centaine de photographies qui traduit la diversité d’une vie de photographe : paysages, portraits, natures mortes, objets d’art, vues d’architectures.

Saline royale
Grande Rue
25610 Arc et Senans
www.salineroyale.com


34 - Hérault

Du 4 avril au 23 août

EXPOSITION
"ÉRIC BOURRET. TERRES"

Les photographies d’Eric Bourret font un écho troublant aux collections géologiques et archéologiques du Musée de Lodève : elles rappellent à la fois les strates successives laissées par le temps et l’éphémère temporalité de l’homme.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


50 - Manche

Du 8 février au 24 mai

EXPOSITION DE PHOTOGRAPHIES
"LA HAGUE : A L’EPREUVE DU TEMPS"

De vallées encaissées en roches mystérieuses, du littoral déchiqueté aux champs quadrillés de murets, le regard d’Antoine Soubigou s’est posé sur une Hague intemporelle et tourmentée.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


Du 4 avril au 1er novembre

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE
"VIE SAUVAGE EN COTENTIN"

Une exposition pour les curieux de nature mais aussi pour les amateurs de belles images... L’association "Regards" basée à Cormelles-le-Royal dans le Calvados rassemble des photographes naturalistes, passionnés d’image et de nature.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


59 - Nord

Jusqu’au 26 avril

EXPOSITION
"VIRAL, DU MICROBE AU FOU RIRE, TOUT S’ATTRAPE !"

Quel est le point commun entre une bactérie, une émotion, une rumeur, une vidéo et un bâillement ? La contagion bien sûr ! Plus qu’une exposition, Viral est une expérience pédagogique, amusante et contagieuse !
Pour tout public à partir de 7 ans.

Forum départemental des Sciences
1 place de l’Hôtel de ville
59650 Villeneuve d’Ascq
03 59 73 96 00
www.forumdepartementaldessciences.fr


62 - Pas-de-Calais

Avril

ATELIERS
J DUBOIS HORTICULTEUR

♦Atelier "le compost" : réalisez votre compost simplement. Le 20 avril de 18h à 20h.
♦Atelier "réaliser un abri à insectes" : on lève le voile sur les insectes qui peuplent nos jardins. Le 22 avril de 14h30 à 16h45.
♦Printemps des possibles - Festival nature, environnement et ESS : nature, local, partage, coopératif. Les 25 et 26 avril.

J Dubois Horticulteur
244 rue de l’Université
62400 Béthune
03 21 57 59 01
www.j-dubois.fr


Du 12 au 24 avril

ANIMATION
"VIENS FABRIQUER TA COURONNE DE ROI OU REINE"

Dans le cadre de la visite, les enfants pourront fabriquer leur propre couronne avant de se costumer et de se mettre dans la peau d’un Roi ou d’une Reine de 1520 !

La Tour de l’Horloge
Rue du Château
62340 Guînes
03 21 19 59 00
www.tour-horloge-guines.com


71 - Saône et Loire

► Du 4 avril au 1er novembre

EXPOSITION
"BÊTISE ET BALIVERNES, IDÉES REÇUES SUR LA NATURE"

« les chauves-souris s'accrochent dans les cheveux » ; « les grenouilles sont vertes et les crapauds marron » ; « les moustiques préfèrent les peaux sucrées… », autant d’idées reçues et de fausses informations qui ont souvent la vie dure ! Une scénographie originale et les illustrations humoristiques de Roland Garrigue raviront aussi bien les petits que les grands !

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


76 - Seine maritime

Les 25 et 26 avril

SALON INTERNATIONAL DE LA LAINE

Accueillant plus de 40 exposants internationaux, ce salon est une première en Normandie. Fils, patrons, kits, échanges, de quoi mettre en valeur le travail artisanal, explorer les savoir-faire.

Château de Miromesnil
76550 Tourville-sur-Arques
02 35 85 02 80
www.chateaumiromesnil.com

Lieux:

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