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Les animaux nocturnes utilisent-ils les étoiles pour se repérer ?
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Les animaux nocturnes utilisent-ils les étoiles pour se repérer ?

Il est vraisemblable que les amphibiens – qui sont nocturnes pour 80 % d’entre eux – se dirigent "aux étoiles". Mais l’influence des astres sur les animaux est difficile à mesurer, d’autant que les expériences menées sont plutôt rares. Les résultats obtenus sur certaines espèces laissent toutefois penser que le monde animal profite de la voûte céleste pour se déplacer et se nourrir.

Ainsi de Scarabaeus satyrus, ou scarabée bousier, qui, en 2013, a suscité l’admiration du monde scientifique pour sa faculté à s’orienter de nuit. Des chercheurs de l’université de Lund (Suède) ont installé ce coléoptère sud-africain au centre d’une caisse remplie de sable. Par une nuit étoilée, le scarabée a sans hésitation poussé sa bouse en ligne droite vers le bord de l’arène. Soit le chemin le plus court. Deux fois plus court que les circonvolutions de ses congénères testés par temps nuageux ou équipés d’une visière opaque. Ces observations ont été confirmées et précisées par une seconde série d’expériences, réalisées cette fois sous la voûte changeante d’un planétarium. Grâce à elles, les chercheurs ont pu identifier la boussole du noctambule : rien moins que la Voie lactée !

Un passereau sous les étoiles

Ce n’est pas la première fois que des scientifiques intègrent un planétarium à leur dispositif expérimental. Dans une étude publiée dans Science en... 1970, et portant sur la migration du bruant indigo, une équipe de l’université Cornell (New York) a montré que ce petit passereau nord-américain se servait des étoiles – et pas uniquement du champ magnétique terrestre – pour retrouver sa zone d’hivernage. Observés à l’époque de leur première migration automnale, ces oiseaux ont été incapables de trouver la bonne direction sous une voûte sans astres, alors qu’ils se sont spontanément orientés vers le sud sous la reconstitution d’un ciel d’automne. Les chercheurs se sont amusés à changer l’orientation de ce ciel : les bruants ont alors mis le cap sur le "sud" indiqué par la nouvelle disposition des étoiles.

Dans le même registre, en 1986, des éthologues de l’université de Francfort ont élevé "en planétarium" deux groupes de fauvettes (Sylvia borin), le premier sous une voûte où les étoiles se déplaçaient suivant la rotation de la Terre, le second sous un ciel fixe. Seuls les membres du premier groupe ont su trouver la direction de la migration.

Et même dans l'eau...

Et les espèces marines ? Le phoque commun (Phoca vitulina), par exemple, un mammifère qui ne craint pas de voyager ni de chasser la nuit... Comment parvient-il à ne pas se perdre dans l’immensité océane, où n’existe nul repère ? C’est le mystère qu’a résolu en 2008 une équipe de l’université du Sud-Danemark. Il lui a suffi d’observer les déplacements de deux individus dans une piscine installée à l’intérieur d’un planétarium. En modifiant l’orientation du ciel étoilé, les chercheurs ont déterminé que les deux phoques se repéraient grâce à l’étoile Polaire. Les animaux évaluent en effet en permanence l’angle existant entre ce point fixe et la constellation qu’ils suivent, laquelle se déplace avec la rotation de la Terre. Une méthode similaire à celle utilisée par les premiers navigateurs polynésiens !
 

Source : Sciences et Avenir
Crédit : Shane Michael Black

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Les animaux nocturnes utilisent-ils les étoiles pour se repérer ?

Il est vraisemblable que les amphibiens – qui sont nocturnes pour 80 % d’entre eux – se dirigent "aux étoiles". Mais l’influence des astres sur les animaux est difficile à mesurer, d’autant que les expériences menées sont plutôt rares. Les résultats obtenus sur certaines espèces laissent toutefois penser que le monde animal profite de la voûte céleste pour se déplacer et se nourrir.

Ainsi de Scarabaeus satyrus, ou scarabée bousier, qui, en 2013, a suscité l’admiration du monde scientifique pour sa faculté à s’orienter de nuit. Des chercheurs de l’université de Lund (Suède) ont installé ce coléoptère sud-africain au centre d’une caisse remplie de sable. Par une nuit étoilée, le scarabée a sans hésitation poussé sa bouse en ligne droite vers le bord de l’arène. Soit le chemin le plus court. Deux fois plus court que les circonvolutions de ses congénères testés par temps nuageux ou équipés d’une visière opaque. Ces observations ont été confirmées et précisées par une seconde série d’expériences, réalisées cette fois sous la voûte changeante d’un planétarium. Grâce à elles, les chercheurs ont pu identifier la boussole du noctambule : rien moins que la Voie lactée !

Un passereau sous les étoiles

Ce n’est pas la première fois que des scientifiques intègrent un planétarium à leur dispositif expérimental. Dans une étude publiée dans Science en... 1970, et portant sur la migration du bruant indigo, une équipe de l’université Cornell (New York) a montré que ce petit passereau nord-américain se servait des étoiles – et pas uniquement du champ magnétique terrestre – pour retrouver sa zone d’hivernage. Observés à l’époque de leur première migration automnale, ces oiseaux ont été incapables de trouver la bonne direction sous une voûte sans astres, alors qu’ils se sont spontanément orientés vers le sud sous la reconstitution d’un ciel d’automne. Les chercheurs se sont amusés à changer l’orientation de ce ciel : les bruants ont alors mis le cap sur le "sud" indiqué par la nouvelle disposition des étoiles.

Dans le même registre, en 1986, des éthologues de l’université de Francfort ont élevé "en planétarium" deux groupes de fauvettes (Sylvia borin), le premier sous une voûte où les étoiles se déplaçaient suivant la rotation de la Terre, le second sous un ciel fixe. Seuls les membres du premier groupe ont su trouver la direction de la migration.

Et même dans l'eau...

Et les espèces marines ? Le phoque commun (Phoca vitulina), par exemple, un mammifère qui ne craint pas de voyager ni de chasser la nuit... Comment parvient-il à ne pas se perdre dans l’immensité océane, où n’existe nul repère ? C’est le mystère qu’a résolu en 2008 une équipe de l’université du Sud-Danemark. Il lui a suffi d’observer les déplacements de deux individus dans une piscine installée à l’intérieur d’un planétarium. En modifiant l’orientation du ciel étoilé, les chercheurs ont déterminé que les deux phoques se repéraient grâce à l’étoile Polaire. Les animaux évaluent en effet en permanence l’angle existant entre ce point fixe et la constellation qu’ils suivent, laquelle se déplace avec la rotation de la Terre. Une méthode similaire à celle utilisée par les premiers navigateurs polynésiens !
 

Source : Sciences et Avenir
Crédit : Shane Michael Black

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

21 - COTES-D'OR

Du 8 avril 2017 au 7 janvier 2018
"SAUVAGES"

Lynx boréal, Ours brun, Loup gris, Renard roux et Loutre d'Europe.
Cette nouvelle exposition propose une mise en scène originale adaptée à un public familial. De nombreuses illustrations, schémas, spécimens naturalisés, pièces archéologiques et ostéologiques, témoignages d’experts… apportent des éléments objectifs, de façon claire et synthétique sur ces cinq Mammifères Carnivores. Le visiteur pourra ainsi, en toute connaissance de cause, avoir un avis éclairé sur la place qu’il serait prêt à leur laisser.

Jardin des sciences
Avenue Albert 1er & 14 rue Jehan de Marville (Parc de l’Arquebuse)
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


30 - GARD

14 avril au 1er mai
"VENEZ VOLER DANS LA GROTTE DE LA SALAMANDRE"

Vivez une expérience extraordinaire : voler en ballon dans une énorme caverne… Embarquer dans l’’Aéroplume, un ballon plus léger que l’’air, mu par la force humaine.

Grotte de la Salamandre
30430 Méjannes le Clap
04 66 600 600
www.grottedelasalamandre.com


40 - LANDES

Du 15 avril au 26 novembre

"L'ART DES CHASSEURS PRÉHISTORIQUES"

A travers cette exposition, la Maison de la Dame propose de découvrir toutes les facettes de l'art des chasseurs préhistoriques.

La Maison de la Dame de Brassempouy
404 rue du Musée
40330 Brassempouy
05 58 89 21 73
www.prehistoire-brassempouy.fr


70 - HAUTE-SAONE

Du 29 septembre au 22 décembre
"LA SÉGRÉGATION ET LA GLOIRE, LES SOLDATS NOIRS-AMÉRICAINS AU CŒUR DE LA GRANDE GUERRE"

Cette exposition traite de l’engagement des noirs-américains dans la 1ère guerre mondiale. Ces derniers bien que libérés de l’esclavage en 1865 subissaient alors des discriminations économiques et sociales auxquelles s’ajoutaient dans les états du Sud des Etats-Unis, la ségrégation raciale.

Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme
24 Grande Rue
70290 Champagney
03 84 23 25 45
www.maisondelanegritude.fr


74 - HAUTE-SAVOIE

Jusqu'au 31 décembre 2018
EXPOSITION TEMPORAIRE
"Sibérie centrale et orientale"

Muséum des Papillons
et Insectes du Château de Faverges

293 chemin de la Vie Plaine
74210 Faverges
07 78 41 33 51
www.museum-faverges.com


81 - TARN

Du 1er décembre au 31 janvier 2018
FESTIVAL DES LANTERNES
Féérie des lumières d'Asie

Chaque soir à la tombée de la nuit, la féérie des lanternes chinoises illumine le site classé du parc Foucaud.
Autour du château, sous les arbres millénaires ornés de lumière, dans les bassins et pièces d'eau, vingt tableaux se succèdent entre pagodes, temples asiatiques, animaux fantastiques, nénuphars et autres pandas.

Parc de Foucaud
Avenue Dom Vaysette
81600 Gaillac
https://festivaldeslanternes-gaillac.fr

Lieux:

Découvrir toutes les activités