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La moitié des plantes terrestres n'ont encore jamais été photographiées à l'état sauvage
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La moitié des plantes terrestres n'ont encore jamais été photographiées à l'état sauvage

Il est possible de trouver un nombre impressionnant d’images de différentes espèces de plantes. Selon une récente étude, celles-ci ne représenteraient toutefois qu’une petite partie des espèces existantes sur notre planète. De plus, ces mêmes images sont dispatchées entre de nombreuses plateformes, ce qui ajoute une difficulté en ce qui concerne les travaux scientifiques.

Des espèces de plantes absentes

À l’heure du tout numérique et de l’omniprésence au quotidien des smartphones et des réseaux sociaux, il apparaît assez paradoxal que près de la moitié des espèces végétales de la Terre n’ait jamais été photographiée. Ceci est le constat que des chercheurs internationaux ont fait dans une étude parue dans la revue Nature Plants le 29 juillet 2021.

Les meneurs de l’étude expliquent que les photographies de plusieurs dizaines de milliers de plantes peuvent actuellement faire l’objet d’une consultation sur le Net. En revanche, sensiblement la même quantité d’autres plantes sont – bien que décrites – malheureusement démunies en termes d’images. Selon Pierre Bonnet du Cirad (France), co-auteur de l’étude, il s’agit d’espèces moins connues et souvent, davantage menacées de disparition. Ces fameuses espèces seraient seulement identifiables via des descriptions écrites et des spécimens d’herbiers sous format numérique. Autrement dit, cette situation limiterait de manière non négligeable les efforts des scientifiques œuvrant pour leur conservation.

Il faut savoir que l’étude en question concerne l’ensemble du continent américain uniquement. Les chercheurs ont passé en revue pas moins de 25 plateformes d’images en ligne telles que Flickr, Tropicos, iNaturalist, Phytoimages ou encore, celle de l’United States National Herbarium, forte d’une collection de cinq millions de spécimens végétaux. Le fait est que toutes ces plateformes concentrent 65 786 espèces végétales, soit 52,8 % du total des espèces du continent.

La plupart des espèces manquantes sont tropicales

Outre l’absence de près de la moitié des espèces existantes, les meneurs de l’étude déplorent le manque d’un système global d’information sur la biodiversité. Aujourd’hui, les internautes auraient moins de 50 % de chances de trouver la photo d’une espèce américaine donnée. Même Google Images ne semble pas être d’une grande aide. Mais qu’en est-il des réseaux sociaux ? Pas moins de 98,1 % des espèces photographiées appartiennent à la famille des Liliacées, c’est-à-dire celle des tulipes, lis, jacinthes, etc. Les autres familles les plus populaires sont les Saxifragacées (armera, heuchère) et les Fagacées (chêne vert, hêtre commun).

Du côté des plantes absentes, la plupart se trouveraient dans des zones tropicales. Rien qu’au Brésil, pas moins de 15 000 espèces ne bénéficient d’aucune représentation sur les plateformes d’images ou sur les réseaux. Quant aux espèces nouvellement décrites, la littérature scientifique représente un frein à la diffusion des images. Effectivement, l’accès en est très souvent payant.

Un autre co-auteur de l’étude, Nigel Pitman du Muséum d’histoire naturelle de Chicago (États-Unis), rappelle l’importance de la photographie botanique. L’intéressé explique que nous sommes au milieu d’une crise d’extinction mondiale. Dans ce contexte, la difficulté de protéger les espèces est accrue s’il est impossible de savoir à quoi ces mêmes espèces ressemblent. Le chercheur milite donc pour la mise en place d’une plateforme mondiale dans laquelle il serait facile de trouver des photos de toutes les plantes existantes.


Source : Céline Deluzarche / Futura
Crédit : John Rusk, Flickr

Malgré ses 38 648 espèces de plantes photographiées sur sa plateforme, Flickr ne comprend que 31% de toutes les espèces existantes en Amérique.

La moitié des plantes terrestres n'ont encore jamais été photographiées à l'état sauvage Actualités

La moitié des plantes terrestres n'ont encore jamais été photographiées à l'état sauvage

Il est possible de trouver un nombre impressionnant d’images de différentes espèces de plantes. Selon une récente étude, celles-ci ne représenteraient toutefois qu’une petite partie des espèces existantes sur notre planète. De plus, ces mêmes images sont dispatchées entre de nombreuses plateformes, ce qui ajoute une difficulté en ce qui concerne les travaux scientifiques.

Des espèces de plantes absentes

À l’heure du tout numérique et de l’omniprésence au quotidien des smartphones et des réseaux sociaux, il apparaît assez paradoxal que près de la moitié des espèces végétales de la Terre n’ait jamais été photographiée. Ceci est le constat que des chercheurs internationaux ont fait dans une étude parue dans la revue Nature Plants le 29 juillet 2021.

Les meneurs de l’étude expliquent que les photographies de plusieurs dizaines de milliers de plantes peuvent actuellement faire l’objet d’une consultation sur le Net. En revanche, sensiblement la même quantité d’autres plantes sont – bien que décrites – malheureusement démunies en termes d’images. Selon Pierre Bonnet du Cirad (France), co-auteur de l’étude, il s’agit d’espèces moins connues et souvent, davantage menacées de disparition. Ces fameuses espèces seraient seulement identifiables via des descriptions écrites et des spécimens d’herbiers sous format numérique. Autrement dit, cette situation limiterait de manière non négligeable les efforts des scientifiques œuvrant pour leur conservation.

Il faut savoir que l’étude en question concerne l’ensemble du continent américain uniquement. Les chercheurs ont passé en revue pas moins de 25 plateformes d’images en ligne telles que Flickr, Tropicos, iNaturalist, Phytoimages ou encore, celle de l’United States National Herbarium, forte d’une collection de cinq millions de spécimens végétaux. Le fait est que toutes ces plateformes concentrent 65 786 espèces végétales, soit 52,8 % du total des espèces du continent.

La plupart des espèces manquantes sont tropicales

Outre l’absence de près de la moitié des espèces existantes, les meneurs de l’étude déplorent le manque d’un système global d’information sur la biodiversité. Aujourd’hui, les internautes auraient moins de 50 % de chances de trouver la photo d’une espèce américaine donnée. Même Google Images ne semble pas être d’une grande aide. Mais qu’en est-il des réseaux sociaux ? Pas moins de 98,1 % des espèces photographiées appartiennent à la famille des Liliacées, c’est-à-dire celle des tulipes, lis, jacinthes, etc. Les autres familles les plus populaires sont les Saxifragacées (armera, heuchère) et les Fagacées (chêne vert, hêtre commun).

Du côté des plantes absentes, la plupart se trouveraient dans des zones tropicales. Rien qu’au Brésil, pas moins de 15 000 espèces ne bénéficient d’aucune représentation sur les plateformes d’images ou sur les réseaux. Quant aux espèces nouvellement décrites, la littérature scientifique représente un frein à la diffusion des images. Effectivement, l’accès en est très souvent payant.

Un autre co-auteur de l’étude, Nigel Pitman du Muséum d’histoire naturelle de Chicago (États-Unis), rappelle l’importance de la photographie botanique. L’intéressé explique que nous sommes au milieu d’une crise d’extinction mondiale. Dans ce contexte, la difficulté de protéger les espèces est accrue s’il est impossible de savoir à quoi ces mêmes espèces ressemblent. Le chercheur milite donc pour la mise en place d’une plateforme mondiale dans laquelle il serait facile de trouver des photos de toutes les plantes existantes.


Source : Céline Deluzarche / Futura
Crédit : John Rusk, Flickr

Malgré ses 38 648 espèces de plantes photographiées sur sa plateforme, Flickr ne comprend que 31% de toutes les espèces existantes en Amérique.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

34 - Hérault

Jusqu'au 1er mars

EXPOSITION
"IMMERSION URBAINE"

Exposition collective et évolutive réunissant plus de 18 artistes. Autour du thème de la récupération, du recyclage et de l’upcycling, chaque artiste construit à partir de cloisons de récupération et d’éléments de cinéma, pour créer un univers singulier. Présente à l’intérieur et aux extérieurs du musée, l'exposition offre aux visiteurs une expérience artistique renouvelée à chaque visite.

Musée Parcelle473
425 avenue frères Buhler
34080 Montpellier
06 66 02 69 29
www.parcelle473.com


38 - Isère

Jusqu'au 30 mars  

EXPOSITION
"PEINDRE LA LUMIÈRE, DE LA MAQUETTE AU VITRAIL"

Arcabas (1926-2018) s’est intéressé toute sa vie au vitrail qu’il abordait en tant que peintre avant tout. De l'expérience fondatrice de l'église Saint-Hugues aux dernières réalisations du Sacré-Cœur de Grenoble et de Saint-Christophe-sur-Guiers, l’exposition met l’accent sur les maquettes créées par Arcabas et la façon dont elles ont été traduites par les maitres verriers.

Musée arcabas en Chartreuse
Eglise de Saint-Hugues
38380 Saint-Pierre-de-Chartreuse
04 76 88 65 01
https://musees.isere.fr


52 - Haute-Marne

Jusqu'au 19 avril 

EXPOSITION 
"175 ANS DE CRÉATION BRASSICOLEÀ SAINT-DIZIER"

La brasserie du fort carré a été un des fleurons économiques de Saint-Dizier. En activité de 1796 à 1955, elle marqué le paysage urbain de la ville, et est à l’origine de la construction de la Tour Miko. Des techniques de productions de la bière, au nombreux objets publicitaires, l’exposition retracera l’histoire d’une brasserie restée dans les mémoires.

Musée de Saint-Dizier
17 rue de la Victoire 
52100 Saint-Dizier
03 25 07 31 50
www.saint-dizier.fr


63 - Puy de Dôme

Jusqu''au 1er mars 

EXPOSITION 
"LE MOBILIER BIJOU" DE GUILLAUME PIÉCHAUD"

Découvrez l’importante rétrospective consacrée à cet artiste unique qui regroupe un ensemble inédit d’œuvres et d’objets personnels retraçant son riche parcours, des ateliers de bijouteries à la confection de mobilier monumental. De nombreuses animations pour les enfants en lien avec l'univers du designer Guillaume Piéchaud sont disponibles durant les vacances d'automne !

Musée Mandet
14 rue de l’Hôtel de Ville
63200 Riom
04 73 38 18 53
www.rlv.eu/decouvrir/musees/musee-mandet-1


65 - Hautes-Pyrénées

Les 3,17 & 31 janvier

VISITES APPROFONDIES
GROTTES DE GARGAS

Les guides des grottes organisent des visites au format plus long que les visites classiques : 1h30 au lieu de 50 mn, au travers des deux sanctuaires de Gargas. Un temps dédié à la discussion avec les guides ainsi qu'à des dessins paléolithiques ınédıts. Gargas n'aura presque plus de secrets pour vous...

Grottes de Gargas
81 route de Gargas
65660 Aventignan
05 62 98 81 50
www.grottesdegargas.fr


68 - Haut-Rhin

Jusqu'au 1er mars 

EXPOSITION
"STRUCTURES EN DÉRIVE"

La Fondation Fernet-Branca présente Structures en dérive, une exposition réunissant neuf artistes aux pratiques photographiques et transdisciplinaires.
L’exposition explore la photographie comme terrain d’expérimentation, entre approche documentaire et poétique.

Fondation Fernet-Branca
2 rue du Ballon
68300 Saint-Louis 
03 89 69 10 77
www.fondationfernet-branca.org


Jusqu'au 10 janvier 2027

ZEUS, LE CHEVAL MÉTALLIQUE AU MUAM

Le musée accueille sur son parvis le cheval métallique Zeus, œuvre monumentale qui a marqué les esprits lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
Jusqu'au 29 mars 2026, dans le chœur de l’église Saint-Martin-des-Champs du MuAM, une exposition exceptionnelle intitulée "Zeus, chef-d’œuvre d’artisans" retrace la genèse et la fabrication de cette œuvre.

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 28 février 

EXPOSITION
"CLEMENCEAU ET LA GRÈCE"

Cette exposition met en lumière la relation profonde et inspirante que Georges Clemenceau a entretenue avec l’Hellade tout au long de sa vie. Cette passion, née de son éducation, a marqué sa carrière politique et sa vision du monde ainsi que son engagement pour la démocratie et la culture.

Musée Clemenceau
8 rue Benjamin Franklin
75116 Paris
01 45 20 53 41
https://musee-clemenceau.fr


Jusqu'au 8 mars 

EXPOSITION
"DENISE BELLON. UN REGARD VAGABOND"

Le mahJ présente la première rétrospective à Paris, rassemblant près de 300 photographies, objets, lettres et publications, consacrée à Denise Bellon (1902-1999). Photographe humaniste, pionnière du photojournalisme et compagne de route des surréalistes, son œuvre singulière et méconnue court des années 1930 aux années 1970.

 Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
71 rue du Temple
75001 Paris
01 53 01 86 53
www.mahj.org


Jusqu'au 17 mai 

EXPOSITION "FLOPS" 

Échec, bide, raté, fiasco… on estime que neuf innovations sur dix échouent et les raisons de la galère ne sont pas toujours évidentes ! En explorant les "bides" comme les trajectoires de réussites inattendues, l’exposition Flops-?! propose une lecture bienveillante de l’échec et ouvre la voie à une découverte singulière des collections du MuAM – Musée des Arts et Métiers.  

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 31 juillet 

EXPOSITION
"L’ÉTOFFE DES RÊVES"

Le vent de l’Art Brut et du surréalisme soufflera sur les 300 œuvres des 36 artistes réunis dans tout l’espace de la Halle Saint Pierre. "L’Étoffe des rêves" est le fruit d’une collaboration entre la Halle Saint Pierre et le Centre international du surréalisme et de la Citoyenneté mondiale à Saint-Cirq-Lapopie.

Halle Saint Pierre
2 rue Ronsard
72018 Paris
01 42 58 72 89
www.hallesaintpierre.org


84 - Vaucluse

Jusqu'en mars 

EXPOSITION
"Les VOYAGES"

L'exposition Centenaire Robert Laurent-Vibert : Les Voyages donne un aperçu de l'héritage de Laurent-Vibert à travers sa collection privée sur le thème du voyage. 

Château de Lourmarin
2 avenue Laurent Vibert
84160 Lourmarin
04 90 68 15 23
www.chateaudelourmarin.com


88 - Vosges

Le 23 janvier 

CONFÉRENCE AVEC ALAIN DORESSOUNDIRAM  
PLANÉTARIUM D’ÉPINAL 

Le planétarium d’Épinal aura le plaisir d’accueillir Alain Doressoundiram, astrophysicien et spécialiste des petits corps du Système solaire. Alain Doressoudiram viendra partager au cours d'une conférence les coulisses de ses recherches sur la planète Mercure, ceux de la mission japonaise MMX qui explora les lunes de Mars, mais aussi celles des régions lointaines au-delà de Neptune. Une rencontre passionnante, gratuite, ouverte à toutes et à tous, sur réservation, de 20h00 à 22h00.

Planétarium Epinal
Rue Dom Pothier
88000 Epinal
03 29 35 08 02
www.planetarium-epinal.com

Lieux:

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