Bienvenue dans un nouveau monde... le notre

L'évolution fait pousser le bec des mésanges britanniques
Actualités

L'évolution fait pousser le bec des mésanges britanniques

Publiée jeudi 19 octobre 2017 dans la revue américaine Science, une étude internationale identifie pour la première fois des différences génétiques entre les mésanges (Parus major) au Royaume-Uni et leurs congénères aux Pays-Bas, où les habitants nourrissent nettement moins les oiseaux. S'appuyant sur des données génétiques et historiques, les chercheurs à l'origine de cette étude ont également constaté que la différence dans la longueur du bec est issue d'une sélection naturelle et qu'elle s'est produite dans un laps de temps relativement bref.

Cela les a conduit à penser qu'il pourrait y avoir un lien entre la pratique relativement récente et très répandue au Royaume-Uni d'installer des mangeoires pour les oiseaux et l'allongement du bec des mésanges qui peuvent ainsi mieux se nourrir. Cette découverte a été faite dans le cadre d'une étude à long terme effectuée sur des populations de mésanges charbonnières à Wytham Woods, près de l'Université d'Oxford, et à Oosterhout et Veluwe aux Pays-Bas. Les chercheurs ont analysé l'ADN de plus de 3.000 de ces oiseaux pour détecter des différences génétiques entre les populations du Royaume-Uni et celles des Pays-Bas. Les variations observées indiquent que la sélection naturelle est à l'oeuvre, selon eux.

Période vraiment courte

Les gènes spécifiques qui ont évolué chez les mésanges britanniques sont très similaires à ceux des humains connus pour jouer un rôle déterminant dans la forme du visage. L'étude montre également de grandes similarités avec les traits génétiques identifiés dans la forme du bec des pinsons par les travaux réalisés par Charles Darwin, le biologiste britannique du XIX siècle, père de la théorie de l'évolution des espèces, fondement de la biologie moderne.

Les travaux de Darwin sont l'un des meilleurs exemples montrant comment les traits physiques se sont adaptés aux différents environnements dans la nature. "Depuis les années 1970 et jusqu'à l'époque actuelle, la longueur du bec de ces oiseaux en Grande-Bretagne a augmenté, soit une période vraiment courte pour voir émerger une telle différence", explique le professeur Jon Slate, du département des sciences animales et végétales de l'Université de Sheffield en Grande Bretagne, un des principaux auteurs de l'étude. "Nous savons désormais que cet allongement du bec et la différence de longueur entre le bec des mésanges britanniques et celui de celles vivant en Europe continentale résulte de gènes qui ont évolué avec la sélection naturelle", précise-t-il.

Reproduction plus efficace

Les chercheurs ont également constaté que les oiseaux porteurs des variantes génétiques responsables de becs plus longs viennent plus fréquemment se nourrir dans les mangeoires que les oiseaux sans ces variations. "Au Royaume-Uni, nous dépensons deux fois plus d'argent pour acheter des graines d'oiseaux et des mangeoires que dans le reste de l'Europe, et ce depuis les années 1970", pointe Lewis Spurgin, un scientifique de la faculté des sciences biologique de l'Université d'East Anglia, lui aussi l'un des auteurs de l'étude.

"Bien que nous de puissions pas dire avec une totale certitude que les mangeoires pour les oiseaux en Grande-Bretagne sont la cause de ce phénomène, on peut raisonnablement suggérer que la longueur des becs parmi les mésanges charbonnières britanniques pourrait avoir évolué en réponse à cette nourriture supplémentaire", estime-t-il. Ces scientifiques ont également déterminé que les oiseaux ayant les variantes génétiques liées à un bec plus long se reproduisaient mieux que ceux des Pays-Bas, confortant l'idée que la sélection naturelle est bien à l'oeuvre dans la population de mésanges du Royaume-Uni. "Il est certainement vrai que les oiseaux qui se sont adaptés à un meilleur accès à de la nourriture vont être en meilleure santé en général et de ce fait mieux à même de se reproduire et de surpasser les autres qui ne bénéficient pas de cette adaptation", note le professeur Spurgin.


Source : AFP
Crédit : Dennis van de Water, dvdwphotography.com

Une mésange charbonnière sur une mangeoire.

L'évolution fait pousser le bec des mésanges britanniques Actualités

L'évolution fait pousser le bec des mésanges britanniques

Publiée jeudi 19 octobre 2017 dans la revue américaine Science, une étude internationale identifie pour la première fois des différences génétiques entre les mésanges (Parus major) au Royaume-Uni et leurs congénères aux Pays-Bas, où les habitants nourrissent nettement moins les oiseaux. S'appuyant sur des données génétiques et historiques, les chercheurs à l'origine de cette étude ont également constaté que la différence dans la longueur du bec est issue d'une sélection naturelle et qu'elle s'est produite dans un laps de temps relativement bref.

Cela les a conduit à penser qu'il pourrait y avoir un lien entre la pratique relativement récente et très répandue au Royaume-Uni d'installer des mangeoires pour les oiseaux et l'allongement du bec des mésanges qui peuvent ainsi mieux se nourrir. Cette découverte a été faite dans le cadre d'une étude à long terme effectuée sur des populations de mésanges charbonnières à Wytham Woods, près de l'Université d'Oxford, et à Oosterhout et Veluwe aux Pays-Bas. Les chercheurs ont analysé l'ADN de plus de 3.000 de ces oiseaux pour détecter des différences génétiques entre les populations du Royaume-Uni et celles des Pays-Bas. Les variations observées indiquent que la sélection naturelle est à l'oeuvre, selon eux.

Période vraiment courte

Les gènes spécifiques qui ont évolué chez les mésanges britanniques sont très similaires à ceux des humains connus pour jouer un rôle déterminant dans la forme du visage. L'étude montre également de grandes similarités avec les traits génétiques identifiés dans la forme du bec des pinsons par les travaux réalisés par Charles Darwin, le biologiste britannique du XIX siècle, père de la théorie de l'évolution des espèces, fondement de la biologie moderne.

Les travaux de Darwin sont l'un des meilleurs exemples montrant comment les traits physiques se sont adaptés aux différents environnements dans la nature. "Depuis les années 1970 et jusqu'à l'époque actuelle, la longueur du bec de ces oiseaux en Grande-Bretagne a augmenté, soit une période vraiment courte pour voir émerger une telle différence", explique le professeur Jon Slate, du département des sciences animales et végétales de l'Université de Sheffield en Grande Bretagne, un des principaux auteurs de l'étude. "Nous savons désormais que cet allongement du bec et la différence de longueur entre le bec des mésanges britanniques et celui de celles vivant en Europe continentale résulte de gènes qui ont évolué avec la sélection naturelle", précise-t-il.

Reproduction plus efficace

Les chercheurs ont également constaté que les oiseaux porteurs des variantes génétiques responsables de becs plus longs viennent plus fréquemment se nourrir dans les mangeoires que les oiseaux sans ces variations. "Au Royaume-Uni, nous dépensons deux fois plus d'argent pour acheter des graines d'oiseaux et des mangeoires que dans le reste de l'Europe, et ce depuis les années 1970", pointe Lewis Spurgin, un scientifique de la faculté des sciences biologique de l'Université d'East Anglia, lui aussi l'un des auteurs de l'étude.

"Bien que nous de puissions pas dire avec une totale certitude que les mangeoires pour les oiseaux en Grande-Bretagne sont la cause de ce phénomène, on peut raisonnablement suggérer que la longueur des becs parmi les mésanges charbonnières britanniques pourrait avoir évolué en réponse à cette nourriture supplémentaire", estime-t-il. Ces scientifiques ont également déterminé que les oiseaux ayant les variantes génétiques liées à un bec plus long se reproduisaient mieux que ceux des Pays-Bas, confortant l'idée que la sélection naturelle est bien à l'oeuvre dans la population de mésanges du Royaume-Uni. "Il est certainement vrai que les oiseaux qui se sont adaptés à un meilleur accès à de la nourriture vont être en meilleure santé en général et de ce fait mieux à même de se reproduire et de surpasser les autres qui ne bénéficient pas de cette adaptation", note le professeur Spurgin.


Source : AFP
Crédit : Dennis van de Water, dvdwphotography.com

Une mésange charbonnière sur une mangeoire.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

21 - COTES-D'OR

Du 8 avril 2017 au 7 janvier 2018
"SAUVAGES"

Lynx boréal, Ours brun, Loup gris, Renard roux et Loutre d'Europe.
Cette nouvelle exposition propose une mise en scène originale adaptée à un public familial. De nombreuses illustrations, schémas, spécimens naturalisés, pièces archéologiques et ostéologiques, témoignages d’experts… apportent des éléments objectifs, de façon claire et synthétique sur ces cinq Mammifères Carnivores. Le visiteur pourra ainsi, en toute connaissance de cause, avoir un avis éclairé sur la place qu’il serait prêt à leur laisser.

Jardin des sciences
Avenue Albert 1er & 14 rue Jehan de Marville (Parc de l’Arquebuse)
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


30 - GARD

14 avril au 1er mai
"VENEZ VOLER DANS LA GROTTE DE LA SALAMANDRE"

Vivez une expérience extraordinaire : voler en ballon dans une énorme caverne… Embarquer dans l’’Aéroplume, un ballon plus léger que l’’air, mu par la force humaine.

Grotte de la Salamandre
30430 Méjannes le Clap
04 66 600 600
www.grottedelasalamandre.com


40 - LANDES

Du 15 avril au 26 novembre

"L'ART DES CHASSEURS PRÉHISTORIQUES"

A travers cette exposition, la Maison de la Dame propose de découvrir toutes les facettes de l'art des chasseurs préhistoriques.

La Maison de la Dame de Brassempouy
404 rue du Musée
40330 Brassempouy
05 58 89 21 73
www.prehistoire-brassempouy.fr


70 - HAUTE-SAONE

Du 29 septembre au 22 décembre
"LA SÉGRÉGATION ET LA GLOIRE, LES SOLDATS NOIRS-AMÉRICAINS AU CŒUR DE LA GRANDE GUERRE"

Cette exposition traite de l’engagement des noirs-américains dans la 1ère guerre mondiale. Ces derniers bien que libérés de l’esclavage en 1865 subissaient alors des discriminations économiques et sociales auxquelles s’ajoutaient dans les états du Sud des Etats-Unis, la ségrégation raciale.

Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme
24 Grande Rue
70290 Champagney
03 84 23 25 45
www.maisondelanegritude.fr


74 - HAUTE-SAVOIE

Jusqu'au 31 décembre 2018
EXPOSITION TEMPORAIRE
"Sibérie centrale et orientale"

Muséum des Papillons
et Insectes du Château de Faverges

293 chemin de la Vie Plaine
74210 Faverges
07 78 41 33 51
www.museum-faverges.com


81 - TARN

Du 1er décembre au 31 janvier 2018
FESTIVAL DES LANTERNES
Féérie des lumières d'Asie

Chaque soir à la tombée de la nuit, la féérie des lanternes chinoises illumine le site classé du parc Foucaud.
Autour du château, sous les arbres millénaires ornés de lumière, dans les bassins et pièces d'eau, vingt tableaux se succèdent entre pagodes, temples asiatiques, animaux fantastiques, nénuphars et autres pandas.

Parc de Foucaud
Avenue Dom Vaysette
81600 Gaillac
https://festivaldeslanternes-gaillac.fr

Lieux:

Découvrir toutes les activités