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Des vers reviennent à la vie après 42 000 ans passés dans la glace
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Des vers reviennent à la vie après 42 000 ans passés dans la glace

Au début de leur vie, ils cohabitaient avec les mammouths, tandis que les derniers Néandertaliens côtoyaient les premiers hommes de Cro-Magnon dans une Europe du Nord couverte de glace. Aujourd'hui, les mammouths et les hommes de Néandertal ont disparu et les calottes glaciaires fondent à vue d'œil. Quarante mille ans plus tard, le réveil a de quoi être brutal. En effet, une équipe de scientifiques russo-américaine vient de publier une étude expliquant comment ils avaient ramené à la vie des nématodes gelés.

Les vers étaient enfouis et congelés dans le sol du nord-est de la Sibérie, le pergélisol (ou permafrost). Ce type de sol se retrouve dans les hautes latitudes et est gelé en permanence. De ce fait, il est imperméable et agit comme un congélateur géant qui renferme des tonnes d'organismes cryogénisés. "Nous avons analysé plus de 300 échantillons de pergélisol, d'âges et d'origines différents. Deux de ces prélèvements contenaient des nématodes viables" déclarent les auteurs dans leur étude.

41 700 ans : les plus vieux animaux de la planète

Une partie des "vers ronds" provient d'un terrier d'écureuils fossilisé trouvé à 30 mètres de profondeur en 2002. D'après la datation au carbone de la couche du sol, ceux-ci auraient environ 32.000 ans. Ils font partie du genre Panagrolaimus. L'autre partie, trouvée à 3,5 mètres de profondeur dans les environs de la rivière Alazeya en 2015, appartient au genre Plectus. Leur âge est estimé à... 41.700 ans (à 1.400 ans près), ce qui ferait d'eux les plus vieux animaux de la planète !

Aussitôt les microscopiques vers arrivés au laboratoire, les chercheurs les ont placés dans des boîtes de pétri à 20° C avec du milieu nutritif durant plusieurs semaines. Petit à petit, les nématodes ont recommencé à se mouvoir puis à manger... comme après une longue sieste. Reste une question : comment être sûr que les petits vers ne se soient pas faufilés dans cette couche du sol bien plus tard ? "Certains facteurs empêchent les nématodes de pénétrer dans les couches de pergélisol à plusieurs mètres de profondeur dans la toundra moderne, expliquent les chercheurs avant de poursuivre : La profondeur du dégel saisonnier dans les régions étudiées atteint 80 cm et ne dépasse jamais 1,5 m, même 9.000 ans auparavant pendant le maximum thermique de l'Holocène." Ainsi, les couches profondes sont "cimentées par la glace" et la migration des nématodes est impossible. "L'âge des organismes vivants dans ces strates correspond à l'âge des roches sédimentaires" rajoutent les auteurs.

Les nématodes et les tardigrades, des durs à cuire

Les nématodes sont des vers aux extrémités pointues qui ont colonisé tous les milieux : la terre, l'eau, le bois, les tubes intestinaux... Ils sont détritivores, prédateurs ou parasites et peuvent se compter en dizaines de milliers dans un mètre cube de sol sec. Ce n'est pas la première fois que des nématodes sont "ramenés à la vie" après avoir été exposés durant des années à des conditions défavorables, notamment des températures négatives. En 1946, des scientifiques étaient parvenus à "ressusciter des nématodes après 39 ans de dormance dans un herbier" peut-on lire dans leur article. C'était déjà pas mal, mais cela reste bien peu en comparaison des 42.000 ans de nos nouveaux doyens ! Une autre équipe de chercheurs avaient maintenu en vie le nématode antarctique Plectus murrayi (du même genre que celui de 41.700 ans) pendant 25,5 ans dans des échantillons de mousse végétale stockés à -20° C.

Parmi les organismes les plus résistants, on peut aussi citer les tardigrades. Ces petits animaux d'un millimètre en moyenne, parfois appelés "oursons d'eau", sont proches des arthropodes. Ils sont extrémophiles et peuvent survivre dans des environnements très hostiles (températures de −272 à +150 °C, hautes pressions, vide spatial...). Tout comme les nématodes, les tardigrades sont même capables de se réveiller et de se reproduire après avoir passé 30 ans dans un congélateur.

Améliorer la cryoconservation d'organes

Lorsque les nématodes ou les tardigrades sont gelés, ils sont en cryptobiose. Cet état de vie (très) ralenti leur permet de tolérer des conditions qui ne leur autoriseraient aucune possibilité de survie dans leur état actif. Ils sont comme morts en attendant des jours meilleurs. La plupart des êtres vivants ne résistent pas aux températures négatives prolongées car celles-ci provoquent le gel de l'eau dans les tissus, ce qui entraîne leur destruction. Les nématodes, eux, ont trouvé l'astuce. Les scientifiques espèrent pouvoir s'inspirer de cette capacité extraordinaire pour améliorer la cryoconservation des organes, des tissus ou... des corps entiers.


Source : Sciences et avenir
Crédit : Agricultural Research Service

Des chercheurs ont réveillé des nématodes endormis dans la glace sibérienne... depuis 40 000 ans.

Des vers reviennent à la vie après 42 000 ans passés dans la glace Actualités

Des vers reviennent à la vie après 42 000 ans passés dans la glace

Au début de leur vie, ils cohabitaient avec les mammouths, tandis que les derniers Néandertaliens côtoyaient les premiers hommes de Cro-Magnon dans une Europe du Nord couverte de glace. Aujourd'hui, les mammouths et les hommes de Néandertal ont disparu et les calottes glaciaires fondent à vue d'œil. Quarante mille ans plus tard, le réveil a de quoi être brutal. En effet, une équipe de scientifiques russo-américaine vient de publier une étude expliquant comment ils avaient ramené à la vie des nématodes gelés.

Les vers étaient enfouis et congelés dans le sol du nord-est de la Sibérie, le pergélisol (ou permafrost). Ce type de sol se retrouve dans les hautes latitudes et est gelé en permanence. De ce fait, il est imperméable et agit comme un congélateur géant qui renferme des tonnes d'organismes cryogénisés. "Nous avons analysé plus de 300 échantillons de pergélisol, d'âges et d'origines différents. Deux de ces prélèvements contenaient des nématodes viables" déclarent les auteurs dans leur étude.

41 700 ans : les plus vieux animaux de la planète

Une partie des "vers ronds" provient d'un terrier d'écureuils fossilisé trouvé à 30 mètres de profondeur en 2002. D'après la datation au carbone de la couche du sol, ceux-ci auraient environ 32.000 ans. Ils font partie du genre Panagrolaimus. L'autre partie, trouvée à 3,5 mètres de profondeur dans les environs de la rivière Alazeya en 2015, appartient au genre Plectus. Leur âge est estimé à... 41.700 ans (à 1.400 ans près), ce qui ferait d'eux les plus vieux animaux de la planète !

Aussitôt les microscopiques vers arrivés au laboratoire, les chercheurs les ont placés dans des boîtes de pétri à 20° C avec du milieu nutritif durant plusieurs semaines. Petit à petit, les nématodes ont recommencé à se mouvoir puis à manger... comme après une longue sieste. Reste une question : comment être sûr que les petits vers ne se soient pas faufilés dans cette couche du sol bien plus tard ? "Certains facteurs empêchent les nématodes de pénétrer dans les couches de pergélisol à plusieurs mètres de profondeur dans la toundra moderne, expliquent les chercheurs avant de poursuivre : La profondeur du dégel saisonnier dans les régions étudiées atteint 80 cm et ne dépasse jamais 1,5 m, même 9.000 ans auparavant pendant le maximum thermique de l'Holocène." Ainsi, les couches profondes sont "cimentées par la glace" et la migration des nématodes est impossible. "L'âge des organismes vivants dans ces strates correspond à l'âge des roches sédimentaires" rajoutent les auteurs.

Les nématodes et les tardigrades, des durs à cuire

Les nématodes sont des vers aux extrémités pointues qui ont colonisé tous les milieux : la terre, l'eau, le bois, les tubes intestinaux... Ils sont détritivores, prédateurs ou parasites et peuvent se compter en dizaines de milliers dans un mètre cube de sol sec. Ce n'est pas la première fois que des nématodes sont "ramenés à la vie" après avoir été exposés durant des années à des conditions défavorables, notamment des températures négatives. En 1946, des scientifiques étaient parvenus à "ressusciter des nématodes après 39 ans de dormance dans un herbier" peut-on lire dans leur article. C'était déjà pas mal, mais cela reste bien peu en comparaison des 42.000 ans de nos nouveaux doyens ! Une autre équipe de chercheurs avaient maintenu en vie le nématode antarctique Plectus murrayi (du même genre que celui de 41.700 ans) pendant 25,5 ans dans des échantillons de mousse végétale stockés à -20° C.

Parmi les organismes les plus résistants, on peut aussi citer les tardigrades. Ces petits animaux d'un millimètre en moyenne, parfois appelés "oursons d'eau", sont proches des arthropodes. Ils sont extrémophiles et peuvent survivre dans des environnements très hostiles (températures de −272 à +150 °C, hautes pressions, vide spatial...). Tout comme les nématodes, les tardigrades sont même capables de se réveiller et de se reproduire après avoir passé 30 ans dans un congélateur.

Améliorer la cryoconservation d'organes

Lorsque les nématodes ou les tardigrades sont gelés, ils sont en cryptobiose. Cet état de vie (très) ralenti leur permet de tolérer des conditions qui ne leur autoriseraient aucune possibilité de survie dans leur état actif. Ils sont comme morts en attendant des jours meilleurs. La plupart des êtres vivants ne résistent pas aux températures négatives prolongées car celles-ci provoquent le gel de l'eau dans les tissus, ce qui entraîne leur destruction. Les nématodes, eux, ont trouvé l'astuce. Les scientifiques espèrent pouvoir s'inspirer de cette capacité extraordinaire pour améliorer la cryoconservation des organes, des tissus ou... des corps entiers.


Source : Sciences et avenir
Crédit : Agricultural Research Service

Des chercheurs ont réveillé des nématodes endormis dans la glace sibérienne... depuis 40 000 ans.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

14 - Calvados

Jusqu’au 29 février 2020

EXPOSITION
"LES REQUINS ! 430 MILLIONS D’ANNÉES D’ÉVOLUTION"

Découvrez la grande diversité des requins, allant d’espèces de petites tailles, jusqu’aux poissons géants dont les dents sont plus grandes qu’une main humaine.
Cette exposition évoque également le grand danger auquel ils sont confrontés : l’Homme. Venez découvrir de nouvelles espèces et apprendre en vous amusant grâce à une fresque digitale.

Paléospace
Avenue Jean Moulin
14640 Villers-sur-Mer
02 31 81 77 60
www.paleospace-villers.fr


21 - Côte d'Or

Jusqu’au 6 janvier 2019

EXPOSITION
"GRAINES"

Elles sont partout… Du petit-déjeuner au coucher, dans nos vêtements, dans notre alimentation, dans nos parcs et jardins… sans même y penser elles font partie de notre quotidien et sont un pilier de la biodiversité végétale.
Cette nouvelle exposition, très ludique, propose à tous les visiteurs de découvrir une grande variété de graines d’ici et d’ailleurs et de s’interroger sur leurs enjeux dans un contexte de changement climatique et sociétal.

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


Jusqu’au 31 mars 2019

EXPOSITION PLEIN-AIR
"IMPACTS ! HOMME-NATURE"

Venez découvrir les relations homme-nature au plus près du vivant !
De l’évolution du comportement animal à celui du climat et des milieux naturels, les chercheurs de Bourgogne et de Franche-Comté tentent de comprendre le rôle de l’Homme dans ces changements. Traversez ville, campagne et forêt et voyagez jusqu’aux pôles pour observer ces recherches in vivo !

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


25 - Doubs

Jusqu'au 22 avril 2019

EXPOSITION "FROID"

Véritable plongée dans l’univers du froid, l’exposition met en scène les multiples facettes du froid et plonge le visiteur dans des univers différents :
vie quotidienne, milieux extrêmes, biologie, physique, chimie, recherche, technologie, science-fiction... et l’invite à expérimenter.

Saline royale
Grande rue
25610 Arc-et-Senans
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


41 - Loir et Cher

Jusqu'au 31 décembre

LES JARDINS DE CHAMBORD

Le château a retrouvé en 2017 ses jardins à la française du XVIIIe siècle avec six hectares et demi au pied de la façade nord du château : plus de 600 arbres, 800 arbustes, 200 rosiers, 15 250 plantes...

Office de Tourisme de Blois-Chambord
23 place du château
41000 Blois
02 54 90 41 41
www.bloischambord.com


42 - Loire

Jusqu'au 12 décembre

EXPOSITION
"FILIÈRES TEXTILES ET CUIR"

Une sélection de savoir-faire et techniques des métiers de l’artisanat d’art dans le domaine textile et du cuir, de la plumasserie à la maille, en passant par le travail du bottier, du relieur ou encore du maroquinier.

La maison du passementier
20 rue Victor Hugo
42650 Saint-Jean-Bonnefonds
04 77 95 09 82
www.ville-st-jean-bonnefonds.fr/-maisondupassementier-


44 - Loire Atlantique

Du 8 au 19 mai 2019

EXPOSITION
"LES FLORALIES INTERNATIONALES DE NANTES"

Lors de cette prestigieuse manifestation florale, les visiteurs seront invités à découvrir dans le cadre exceptionnel du Parc de la Beaujoire des scènes ornementales élaborées par des professionnels et des amateurs passionnés.
Une représentation florale de haut niveau qui contribuera à les étonner, les dépayser, les faire rêver...

Floralies Internationales
Parc des Expositions de la Beaujoire
Route de Saint-Joseph de Porterie
44300 Nantes
http://comite-des-floralies.com/fre/


61 - Orne

Jusqu'au 23 décembre

EXPOSITION "LES HAIES"

Ecomusée du Perche
Prieuré de Sainte-Gauburge
61130 Saint-Cyr-la-Rosiere
02 33 73 48 06
www.ecomuseeduperche.fr


76 - Seine Maritime

Jusqu'au 15 décembre

EXPOSITION
"L’ABBÉ PIERRE PHOTOGRAPHE, UN REGARD SUR LE MONDE"

L'exposition présente soixante-dix photographies inédites prises par l’abbé Pierre lui-même dans de nombreux pays. Elles témoignent de la vitalité des personnes pauvres dans le monde et dévoilent le regard lucide et plein d’amour.

Centre abbé Pierre - Emmaüs
Route d'Emmaüs
76690 Esteville
02 35 23 87 76
www.centre-abbe-pierre-emmaus.org

Lieux:

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