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Comment cette plante peut-elle vivre plus de 1000 ans en milieu aride ?
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Comment cette plante peut-elle vivre plus de 1000 ans en milieu aride ?

Welwitschia mirabilis est la seule espèce du genre Welwitschia et de la famille des Welwitschiacées. Nommée en l’honneur du botaniste Friedrich Welwitsch qui l’a découverte en 1860, vous retrouverez cette incroyable plante dans le désert du Namib, au sud-ouest de la Namibie, considéré comme le plus vieux désert du monde.

En afrikaans, une langue germanique issue du néerlandais parlée dans la région, la plante est baptisée “tweeblaarkanniedood”, ce qui signifie “deux feuilles qui ne peuvent pas mourir“. Et pour cause, Welwitschia n’a que deux feuilles qui poussent en continu s’enroulant avec le temps (même si la plupart n’en développent qu’une) au cours d’une vie qui peut durer plus de 2000 ans.

Welwitschia captive les biologistes depuis sa découverte. Comment expliquer sa forme unique, son extrême longévité et sa résilience profonde ? Dans le cadre d’une étude récente publiée dans Nature Communications, des chercheurs soulignent certains des secrets génétiques de cette incroyable plante.

Un génome “efficace”

D’après Tao Wan, botaniste au Fairy Lake Botanical Garden à Shenzhen, en Chine, il y a environ 86 millions d’années, après une erreur survenue au cours du processus de division cellulaire, l’ensemble du génome de Welwitschia a doublé pendant une période de sécheresse prolongée dans la région. Selon le chercheur, un “stress extrême” est en effet souvent associé à une duplication du génome. Les gènes dupliqués peuvent alors proposer de nouvelles fonctionnalités.

Cependant, le fait de développer un “gros génome” est très énergivore. Pour ne rien arranger, une grande partie du génome de Welwitschia est constituée de séquences d’ADN auto-réplicables “indésirables” appelées rétrotransposons.

Les chercheurs ont détecté une “explosion” de l’activité des rétrotransposons il y a un à deux millions d’années, probablement en raison d’un stress thermique accru. Pour contrer cela, le génome de la plante aurait subi des changements épigénétiques généralisés permettant de supprimer ces séquences d’ADN indésirables grâce à un processus appelé méthylation de l’ADN.

Ce processus aurait alors considérablement réduit le volume et donc le coût de maintenance énergétique de la bibliothèque d’ADN dupliquée de Welwitschia. Ces modifications génétiques ont permis à Welwitschia de développer caractéristiques plus efficaces. Par exemple, une feuille de plante pousse généralement à partir des extrémités de la plante ou du sommet de ses tiges et de ses branches. Chez Welwitschia en revanche, les nouvelles feuilles émergent du méristème basal, une zone normalement vulnérable qui fournit des cellules fraîches à la plante en croissance.

Pour les chercheurs, les leçons génétiques tirées de Welwitschia pourraient nous aider à produire des cultures plus résistantes à la sécheresse.


Source : Brise Louvet / Sciencepost
Crédit : Geoff Renner

Comment cette plante peut-elle vivre plus de 1000 ans en milieu aride ? Actualités

Comment cette plante peut-elle vivre plus de 1000 ans en milieu aride ?

Welwitschia mirabilis est la seule espèce du genre Welwitschia et de la famille des Welwitschiacées. Nommée en l’honneur du botaniste Friedrich Welwitsch qui l’a découverte en 1860, vous retrouverez cette incroyable plante dans le désert du Namib, au sud-ouest de la Namibie, considéré comme le plus vieux désert du monde.

En afrikaans, une langue germanique issue du néerlandais parlée dans la région, la plante est baptisée “tweeblaarkanniedood”, ce qui signifie “deux feuilles qui ne peuvent pas mourir“. Et pour cause, Welwitschia n’a que deux feuilles qui poussent en continu s’enroulant avec le temps (même si la plupart n’en développent qu’une) au cours d’une vie qui peut durer plus de 2000 ans.

Welwitschia captive les biologistes depuis sa découverte. Comment expliquer sa forme unique, son extrême longévité et sa résilience profonde ? Dans le cadre d’une étude récente publiée dans Nature Communications, des chercheurs soulignent certains des secrets génétiques de cette incroyable plante.

Un génome “efficace”

D’après Tao Wan, botaniste au Fairy Lake Botanical Garden à Shenzhen, en Chine, il y a environ 86 millions d’années, après une erreur survenue au cours du processus de division cellulaire, l’ensemble du génome de Welwitschia a doublé pendant une période de sécheresse prolongée dans la région. Selon le chercheur, un “stress extrême” est en effet souvent associé à une duplication du génome. Les gènes dupliqués peuvent alors proposer de nouvelles fonctionnalités.

Cependant, le fait de développer un “gros génome” est très énergivore. Pour ne rien arranger, une grande partie du génome de Welwitschia est constituée de séquences d’ADN auto-réplicables “indésirables” appelées rétrotransposons.

Les chercheurs ont détecté une “explosion” de l’activité des rétrotransposons il y a un à deux millions d’années, probablement en raison d’un stress thermique accru. Pour contrer cela, le génome de la plante aurait subi des changements épigénétiques généralisés permettant de supprimer ces séquences d’ADN indésirables grâce à un processus appelé méthylation de l’ADN.

Ce processus aurait alors considérablement réduit le volume et donc le coût de maintenance énergétique de la bibliothèque d’ADN dupliquée de Welwitschia. Ces modifications génétiques ont permis à Welwitschia de développer caractéristiques plus efficaces. Par exemple, une feuille de plante pousse généralement à partir des extrémités de la plante ou du sommet de ses tiges et de ses branches. Chez Welwitschia en revanche, les nouvelles feuilles émergent du méristème basal, une zone normalement vulnérable qui fournit des cellules fraîches à la plante en croissance.

Pour les chercheurs, les leçons génétiques tirées de Welwitschia pourraient nous aider à produire des cultures plus résistantes à la sécheresse.


Source : Brise Louvet / Sciencepost
Crédit : Geoff Renner

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .


34 - Hérault

Jusqu'au 27 mars 2022

EXPOSITION
"JEAN-FRANCIS AUBURTIN, UN ÂGE D'OR"

Jean-Francis Auburtin (1866-1930) s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet...
En une centaine d'œuvres, le Musée de Lodève propose une rétrospective de ce peintre à redécouvrir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


39 - Jura

Jusqu'au 15 mars

EXPOSITION
"FRONTIÈRES DE SEL"

Reproductions d’objets, contenus numériques, vidéos et extraits sonores, archives inédites vous dévoileront tous les secrets du commerce du sel.
Une part belle sera également faite aux métiers de la restauration et du patrimoine avec la présentation en timelapse du travail de l’atelier Lythos, qui a réalisé un fac-similé de la borne destiné à être replacé sur le lieu de découverte à Montigny-les-Arsures.

La Grande Saline
3 place des salines
39110 Salins-les-Bains
03 84 73 10 92
www.salinesdesalins.com


71 - Saône et Loire

Le 16 février

ATELIERS
"BRICO RECUP"

Réutiliser, récupérer, créer, s’amuser… Voilà le programme de notre atelier récup’ où nous transformerons rouleaux de papier toilette, boîtes à œufs et bouteilles plastique en petits animaux et autres petits bricolages rigolos à emporter à la maison. A partir de 6 ans. De 14 h à 16 h .

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


Le 23 février

ATELIERS
"NICHOIRS ET CIE"

Présentation de nichoirs, conseil sur leur fabrication et leur installation. Assemblage d’un modèle en salle (choix à faire parmi 3 références). Tout public, enfants à partir de 9 ans. Dd 14 h à 16 h 30.

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


88 - Vosges

Du 5 février au 18 septembre  

EXPOSITION
"POSADA, GENIE DE LA GRAVURE"

Cette exposition, première rétrospective en France de l’œuvre de José Guadalupe Posada (1852-1913) nous permet d’admirer l’inventivité et la dextérité d’un des grands maîtres de la gravure internationale qui a délaissé une carrière toute tracée pour mettre son talent au service de la presse populaire : illustrations de faits divers, contes, chansons... et les fameuses Calaveras.

Musée de l'Image
42 quai de Dogneville
88000 Épinal
03 29 81 48 30
https://museedelimage.fr

Lieux:

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