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Coincée dans un bunker soviétique, une colonie de fourmis devient cannibale pour survivre
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Coincée dans un bunker soviétique, une colonie de fourmis devient cannibale pour survivre

Une vie dans le noir, sans nourriture ni ressources, enterré plusieurs mètres sous l'humus de la forêt avoisinante avec des températures n'excédant jamais les 10°C. Tel a été le calvaire vécu durant de nombreuses années par une colonie de fourmis Formica polyctena en Pologne. Découverte en 2013 par hasard dans un ancien bunker soviétique abandonné situé dans une forêt proche de la frontière avec l'Allemagne, ces insectes eusociaux (dotés d'une organisation sociale) étaient étudiés depuis par des scientifiques attirés par la composition inhabituelle de cette fourmilière maudite : elle ne comprend que des ouvrières et aucune reine.

Comment une telle colonie a-t-elle pu se développer et survivre dans un environnement si hostile, sans lumière ni végétation ? Dans une étude publiée lundi 4 novembre dans le Journal of Hymenoptera Research, une équipe de chercheurs polonais du musée et de l'Institut de zoologie de l'Académie polonaise des sciences, à Varsovie, donne des éléments de réponse pour le moins troublants. Les scientifiques ont découvert qu'une autre colonie vivait au-dessus de l'abri militaire. Elle est organisée autour d'une reine qui a choisit comme emplacement pour ses «serviteurs» un tuyau de ventilation de l'abri, protégé des vents l'hiver et de la chaleur l'été. Les ouvrières s'aventuraient régulièrement à l'air libre pour chercher de la nourriture et la ramener dans la fourmilière. Mais là était le piège.

Régulièrement, des fourmis tombaient ainsi dans la colonne de ventilation du bunker. Incapables de retrouver leur chemin, elles étaient condamnées, prisonnières de ce sombre abri bétonné. Peu à peu, ces voyageurs égarés ont formé une colonie composée de plus de deux millions d'individus, mais privé de descendance. Si leur espérance de vie étaient alors très faible dans le bunker, elle était compensée par les chutes quotidiennes de nouvelles fourmis.

«Une source inépuisable de nourriture»

Plusieurs années après sa découverte, la fourmilière continuait de prospérer. Les scientifiques ont donc cherché à savoir comment cela était possible. Lors d'une première publication en 2016, ils s'interrogeaient sur la source de nourriture qui maintenait cette colonie parallèle en vie. Afin de vérifier la thèse du cannibalisme, les scientifiques ont ramassé quelque 150 cadavres sur les plus de 2 millions qui jonchent le sol du bunker. À l'aide d'une simple loupe, ils ont constaté à leur grande surprise des traces de morsure et des trous dans le corps. Le doute n'était plus permis : les fourmis se nourrissaient des cadavres de leurs congénères tombés dans le bunker pour survivre.

«Seuls les corps avec un abdomen ou des abdomens détachés ont été comptés afin d'éviter d'enregistrer deux fois les mêmes cadavres. Si un cadavre était fortement détruit ou brisé en très petits morceaux, il n'était pas pris en compte», précisent les biologistes Wojciech Czechowski et István Maák. Selon leurs résultats, 93% des corps collectés comprenaient des traces de morsure ainsi que des déchirures de l'abdomen. «Les cadavres constituaient une source inépuisable de nourriture, ce qui permettait la survie des fourmis piégées dans des conditions par ailleurs extrêmement défavorables», écrivent les scientifiques.

Dans la nature, un tel comportement s'observe fréquemment au printemps, lorsque les protéines sont plus rares. Lors des «guerres de fourmis», quand des colonies voisines livrent bataille pour le contrôle d'un territoire, les fourmis consomment souvent leurs adversaires tombés au combat. Chez les fourmis Formica polyctena il n'est pas rare non plus que les soldats consomment leurs compagnons de nid, et pas seulement en période de pénuerie, notent encore les chercheurs.

En 2016, les scientifiques ont voulu mettre fin au cauchemar vécu par les fourmis du bunker. Ils ont alors sorti un groupe d'une centaine d'individus de l'abri atomique pour le libérer à proximité de la colonie d'origine située à l'extérieur. Ils ont constaté que ces individus étaient acceptés par leurs congénères comme provenant d'une seule et même fourmilière. Plus récemment, une poutre de bois de trois mètres a été installé pour créer un pont entre le sol du bunker et le conduit de ventilation.

En février 2017, le bunker était quasiment vide, mais la grande colonie existe toujours au-dessus de la ventilation.


Source : Le Figaro
Crédit : WOJCIECH STEPHAN

La colonie de fourmis F. polyctena trouvée dans le bunker comprenant environ un million de spécimens.

Coincée dans un bunker soviétique, une colonie de fourmis devient cannibale pour survivre Actualités

Coincée dans un bunker soviétique, une colonie de fourmis devient cannibale pour survivre

Une vie dans le noir, sans nourriture ni ressources, enterré plusieurs mètres sous l'humus de la forêt avoisinante avec des températures n'excédant jamais les 10°C. Tel a été le calvaire vécu durant de nombreuses années par une colonie de fourmis Formica polyctena en Pologne. Découverte en 2013 par hasard dans un ancien bunker soviétique abandonné situé dans une forêt proche de la frontière avec l'Allemagne, ces insectes eusociaux (dotés d'une organisation sociale) étaient étudiés depuis par des scientifiques attirés par la composition inhabituelle de cette fourmilière maudite : elle ne comprend que des ouvrières et aucune reine.

Comment une telle colonie a-t-elle pu se développer et survivre dans un environnement si hostile, sans lumière ni végétation ? Dans une étude publiée lundi 4 novembre dans le Journal of Hymenoptera Research, une équipe de chercheurs polonais du musée et de l'Institut de zoologie de l'Académie polonaise des sciences, à Varsovie, donne des éléments de réponse pour le moins troublants. Les scientifiques ont découvert qu'une autre colonie vivait au-dessus de l'abri militaire. Elle est organisée autour d'une reine qui a choisit comme emplacement pour ses «serviteurs» un tuyau de ventilation de l'abri, protégé des vents l'hiver et de la chaleur l'été. Les ouvrières s'aventuraient régulièrement à l'air libre pour chercher de la nourriture et la ramener dans la fourmilière. Mais là était le piège.

Régulièrement, des fourmis tombaient ainsi dans la colonne de ventilation du bunker. Incapables de retrouver leur chemin, elles étaient condamnées, prisonnières de ce sombre abri bétonné. Peu à peu, ces voyageurs égarés ont formé une colonie composée de plus de deux millions d'individus, mais privé de descendance. Si leur espérance de vie étaient alors très faible dans le bunker, elle était compensée par les chutes quotidiennes de nouvelles fourmis.

«Une source inépuisable de nourriture»

Plusieurs années après sa découverte, la fourmilière continuait de prospérer. Les scientifiques ont donc cherché à savoir comment cela était possible. Lors d'une première publication en 2016, ils s'interrogeaient sur la source de nourriture qui maintenait cette colonie parallèle en vie. Afin de vérifier la thèse du cannibalisme, les scientifiques ont ramassé quelque 150 cadavres sur les plus de 2 millions qui jonchent le sol du bunker. À l'aide d'une simple loupe, ils ont constaté à leur grande surprise des traces de morsure et des trous dans le corps. Le doute n'était plus permis : les fourmis se nourrissaient des cadavres de leurs congénères tombés dans le bunker pour survivre.

«Seuls les corps avec un abdomen ou des abdomens détachés ont été comptés afin d'éviter d'enregistrer deux fois les mêmes cadavres. Si un cadavre était fortement détruit ou brisé en très petits morceaux, il n'était pas pris en compte», précisent les biologistes Wojciech Czechowski et István Maák. Selon leurs résultats, 93% des corps collectés comprenaient des traces de morsure ainsi que des déchirures de l'abdomen. «Les cadavres constituaient une source inépuisable de nourriture, ce qui permettait la survie des fourmis piégées dans des conditions par ailleurs extrêmement défavorables», écrivent les scientifiques.

Dans la nature, un tel comportement s'observe fréquemment au printemps, lorsque les protéines sont plus rares. Lors des «guerres de fourmis», quand des colonies voisines livrent bataille pour le contrôle d'un territoire, les fourmis consomment souvent leurs adversaires tombés au combat. Chez les fourmis Formica polyctena il n'est pas rare non plus que les soldats consomment leurs compagnons de nid, et pas seulement en période de pénuerie, notent encore les chercheurs.

En 2016, les scientifiques ont voulu mettre fin au cauchemar vécu par les fourmis du bunker. Ils ont alors sorti un groupe d'une centaine d'individus de l'abri atomique pour le libérer à proximité de la colonie d'origine située à l'extérieur. Ils ont constaté que ces individus étaient acceptés par leurs congénères comme provenant d'une seule et même fourmilière. Plus récemment, une poutre de bois de trois mètres a été installé pour créer un pont entre le sol du bunker et le conduit de ventilation.

En février 2017, le bunker était quasiment vide, mais la grande colonie existe toujours au-dessus de la ventilation.


Source : Le Figaro
Crédit : WOJCIECH STEPHAN

La colonie de fourmis F. polyctena trouvée dans le bunker comprenant environ un million de spécimens.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

22 - Côtes d'Armor

Le 22 décembre

SEANCES AU PLANETARIUM DE BRETAGNE

A l'occasion du solstice, le Planétarium de Bretagne vous invite pour deux séances au tarif spécial de 4 €.  A 15h00 : "Les astres et les Marées". A 16h00 : "Le phénomène des saisons".

Planétarium de Bretagne
Parc du Radôme
22560 Pleumeur-Bodou
02 96 15 80 30
www.planetarium-bretagne.fr


25 - Doubs

Jusqu'au 5 janvier 2020

EXPOSITION
« LE MONDE DE JULES VERNE »

L’exposition présente le créateur et poète, évoque ses voyages extraordinaires d’un nouveau genre littéraire puis explore sa quête de l’ailleurs.
Gravures, affiches de cinéma, maquettes, dessins de reconstitutions des machines de Jules Verne, carte géante représentant les itinéraires des personnages…rythment le parcours de l’exposition.

Saline royale
Grande Rue
25610 Arc et Senans
www.salineroyale.com


Du 15 février au 3 mai 2020

EXPOSITION
« GEORGES FESSY ET LA PHOTOGRAPHIE »

Exposition en coproduction avec le Familistère de Guise. Georges Fessy et la photographie est une rétrospective présentée à travers plus d’une centaine de photographies qui traduit la diversité d’une vie de photographe : paysages, portraits, natures mortes, objets d’art, vues d’architectures.

Saline royale
Grande Rue
25610 Arc et Senans
www.salineroyale.com


30 - Gard

Jusqu'au 8 mars 2020

EXPOSITION
« FEU », l’expo brûlante de la rentrée au Pont du Gard

FEU conçue par Universcience qui propose d’explorer la thématique de la maîtrise du feu par l’humain. Accessible dès 9 ans, cette exposition rassemble des installations audiovisuelles, des dispositifs multimédia et des expériences interactives ainsi que de nombreux objets visant à enrichir la connaissance des visiteurs et à déconstruire les idées reçues.

Site du Pont du Gard
La Bégude
400 route du Pont du Gard
30210 Vers-Pont-du-Gard
04 66 37 50 99
www.pontdugard.fr


34 - Hérault

Jusqu'au 23 février 2020

EXPOSITION
Ensor, Magritte, Alechinsky...

L'exposition invite à un cheminement sensible sur les sentiers de l'art Belge à travers une sélection de chefsd’oeuvre des collections du Musée d'Ixelles (Bruxelles).

Musée de Lodève
square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


50 - Manche

Jusqu'au 5 janvier 2020

EXPOSITION
"DÉTOURS EN COTENTIN"

Il y a sept ans, la famille du photographe Gustave Bazire (1893-1941) découvre 1 400 plaques de verre. Aujourd'hui, le Cotentin expose les vues de l'artiste.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


63 - Puy-de-Dôme

Janvier et février

"CLASSE NEIGE A PETITS PRIX"

Au Centre des Volcans propose un passeport Évasion Glacée à petits prix pour les derniers créneaux disponibles en janvier et février 2020.Venez découvrir les volcans sous la neige...

Au Centre des Volcans
Rue du Frère Genestier
63230 Pontgibaud
04 73 68 18 18 / 06 21 30 79 36
www.au-centre-des-volcans.fr


88 - Vosges

Du 22 au 24 novembre

SALON DE LA CREATION TEXTILE ET MODE
"COUSU DE FIL ROUGE"

Le Salon « Cousu de fil rouge » invite les amoureux des belles choses, à la Rotonde de Thaon-les-Vosges, dans une ambiance Art-Déco aux allures de grands magasins parisiens.
Plus de 50 artisans d’art du Grand Est viennent présenter leurs trésors sur un salon rythmé par les animations spectaculaires, où la beauté rivalise avec l’ingéniosité.

Office de Tourisme d'Epinal
6 place Saint-Goëry
88000 Epinal
Tél. 03 29 82 53 32
www.tourisme-epinal.com


Du 30 novembre au 1er décembre

SALON MINÉRAUX, FOSSILES, BIJOUX, LITHOTHÉRAPIE

Pour cette 2ème édition, à Epinal, une trentaine d'exposants professionnels viennent de la France entière pour exposer et vendre des minéraux et fossiles du monde entier.
Des créateurs de bijoux en pierres naturelles seront présents et vous pourrez également trouver des pierres de santé pour la lithothérapie.

Office de Tourisme d'Epinal
6 place Saint-Goëry
88000 Epinal
Tél. 03 29 82 53 32
www.tourisme-epinal.com

Lieux:

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