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"Champignons magiques" : pourquoi sont-ils devenus hallucinogènes
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"Champignons magiques" : pourquoi sont-ils devenus hallucinogènes

En étudiant différentes sortes de "champignons magiques", des chercheurs pensent avoir compris pourquoi ces organismes se sont mis à produire une substance hallucinogène. Elle servirait en réalité pour les champignons de véritable mécanisme de survie.

Présents sur Terre depuis des millions d'années, les champignons sont des organismes fascinants dont la biologie n'a pas encore révélé tous ses secrets. A l'heure actuelle, plus de 100.000 espèces sont répertoriées mais on estime que leur nombre dépasserait le million et certaines se distinguent par des caractéristiques pour le moins insolites. C'est le cas des fameux "champignons magiques".

Ces spécimens ont la particularité de produire des substances hallucinogènes entrainant divers troubles sensoriels ainsi que des symptômes plus généraux. L'une des substances les plus connues et répandues est la psilocybine. Mais pourquoi les champignons ont-ils développé un tel pouvoir ? Le mystère intrigue depuis longtemps. D'autant plus que les scientifiques ont constaté que la psilocybine est produite par de nombreux champignons qui appartiennent pourtant à des espèces non apparentées.

Grâce à une nouvelle étude publiée dans la revue Evolution Letters, des biologistes pensent avoir résolu l'énigme. Comme on peut s'en douter, les champignons ne sont pas devenus hallucinogènes pour que les humains se mettent à les consommer. Au contraire même, ce pouvoir jouerait en réalité le rôle de mécanisme de survie pour les champignons.

Un transfert horizontal de gènes

Pour en arriver à cette conclusion, les biologistes de l'Université d'Etat de l'Ohio et de l'Université du Tennessee ont étudié un groupe de champignons fabriquant tous de la psilocybine mais qui n'étaient pas apparentés. Ils ont ainsi constaté que l'ensemble des gènes responsables de la production de la substance était très similaire de l'un à l'autre. Ces gènes étaient même plus similaires que d'autres trouvés pourtant dans des espèces de champignons étroitement apparentées.

Cette observation suggère que ces particularités génétiques n'auraient pas été héritées d'un ancêtre commun mais plutôt qu'elles se seraient transférées directement entre des espèces éloignées. Un phénomène connu sous le nom de "transfert horizontal de gènes" (ou HGT). Il peut avoir lieu grâce à divers processus comme par exemple des virus qui prélèvent des gènes d'une espèce pour la transférer chez une autre.

Cependant, une question demeure : "Quel est le rôle de la psilocybine dans la nature ?", relève Jason Slot qui a dirigé les recherches. L'origine du transfert horizontal de gènes associé à la substance demeure inconnue, mais les spécialistes estiment que ce type de phénomène se produit généralement dans la nature en réponse à des facteurs de stress ou des opportunités apparaissant dans l'environnement.

Une substance qui coupe l'appétit des insectes

C'est en partant de cette hypothèse que Jason Slot et ses collègues ont découvert un indice : les gènes responsables de la fabrication de psilocybine ont semblé s'être transférés dans un environnement comportant de nombreux insectes mangeurs de champignons. Une observation qui a pris un sens nouveau en s'intéressant aux effets de la substance.

Une fois dans l'organisme, la psilocybine interfère avec un neurotransmetteur particulier et perturbe son fonctionnement. Or, si ce mode d'action provoque des hallucinations chez l'humain notamment, chez les insectes, il a un autre effet plus pervers : il diminue leur appétit. "Nous pensons que les champignons ont évolué pour devenir hallucinogènes parce que cela réduit les chances d'être mangé par des insectes", explique Jason Slot.

"La psilocybine ne fait probablement pas qu'avoir un mauvais goût ou empoisonner les prédateurs. Ces champignons altèrent "l'esprit" des insectes - s'ils en ont un - afin de répondre à leurs propres besoins", poursuit-il dans un communiqué. La substance leur servirait donc de mécanisme de survie, du moins face aux insectes. Car face aux humains, à l'inverse, elle a conduit à un intérêt tout particulier pour ces champignons !


Source : Gentside Découverte
Crédit : KOEN SUYK / ANP

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"Champignons magiques" : pourquoi sont-ils devenus hallucinogènes

En étudiant différentes sortes de "champignons magiques", des chercheurs pensent avoir compris pourquoi ces organismes se sont mis à produire une substance hallucinogène. Elle servirait en réalité pour les champignons de véritable mécanisme de survie.

Présents sur Terre depuis des millions d'années, les champignons sont des organismes fascinants dont la biologie n'a pas encore révélé tous ses secrets. A l'heure actuelle, plus de 100.000 espèces sont répertoriées mais on estime que leur nombre dépasserait le million et certaines se distinguent par des caractéristiques pour le moins insolites. C'est le cas des fameux "champignons magiques".

Ces spécimens ont la particularité de produire des substances hallucinogènes entrainant divers troubles sensoriels ainsi que des symptômes plus généraux. L'une des substances les plus connues et répandues est la psilocybine. Mais pourquoi les champignons ont-ils développé un tel pouvoir ? Le mystère intrigue depuis longtemps. D'autant plus que les scientifiques ont constaté que la psilocybine est produite par de nombreux champignons qui appartiennent pourtant à des espèces non apparentées.

Grâce à une nouvelle étude publiée dans la revue Evolution Letters, des biologistes pensent avoir résolu l'énigme. Comme on peut s'en douter, les champignons ne sont pas devenus hallucinogènes pour que les humains se mettent à les consommer. Au contraire même, ce pouvoir jouerait en réalité le rôle de mécanisme de survie pour les champignons.

Un transfert horizontal de gènes

Pour en arriver à cette conclusion, les biologistes de l'Université d'Etat de l'Ohio et de l'Université du Tennessee ont étudié un groupe de champignons fabriquant tous de la psilocybine mais qui n'étaient pas apparentés. Ils ont ainsi constaté que l'ensemble des gènes responsables de la production de la substance était très similaire de l'un à l'autre. Ces gènes étaient même plus similaires que d'autres trouvés pourtant dans des espèces de champignons étroitement apparentées.

Cette observation suggère que ces particularités génétiques n'auraient pas été héritées d'un ancêtre commun mais plutôt qu'elles se seraient transférées directement entre des espèces éloignées. Un phénomène connu sous le nom de "transfert horizontal de gènes" (ou HGT). Il peut avoir lieu grâce à divers processus comme par exemple des virus qui prélèvent des gènes d'une espèce pour la transférer chez une autre.

Cependant, une question demeure : "Quel est le rôle de la psilocybine dans la nature ?", relève Jason Slot qui a dirigé les recherches. L'origine du transfert horizontal de gènes associé à la substance demeure inconnue, mais les spécialistes estiment que ce type de phénomène se produit généralement dans la nature en réponse à des facteurs de stress ou des opportunités apparaissant dans l'environnement.

Une substance qui coupe l'appétit des insectes

C'est en partant de cette hypothèse que Jason Slot et ses collègues ont découvert un indice : les gènes responsables de la fabrication de psilocybine ont semblé s'être transférés dans un environnement comportant de nombreux insectes mangeurs de champignons. Une observation qui a pris un sens nouveau en s'intéressant aux effets de la substance.

Une fois dans l'organisme, la psilocybine interfère avec un neurotransmetteur particulier et perturbe son fonctionnement. Or, si ce mode d'action provoque des hallucinations chez l'humain notamment, chez les insectes, il a un autre effet plus pervers : il diminue leur appétit. "Nous pensons que les champignons ont évolué pour devenir hallucinogènes parce que cela réduit les chances d'être mangé par des insectes", explique Jason Slot.

"La psilocybine ne fait probablement pas qu'avoir un mauvais goût ou empoisonner les prédateurs. Ces champignons altèrent "l'esprit" des insectes - s'ils en ont un - afin de répondre à leurs propres besoins", poursuit-il dans un communiqué. La substance leur servirait donc de mécanisme de survie, du moins face aux insectes. Car face aux humains, à l'inverse, elle a conduit à un intérêt tout particulier pour ces champignons !


Source : Gentside Découverte
Crédit : KOEN SUYK / ANP

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .


22 - Côtes d'Armor

Du 22 janvier au 12 mars

ATELIERS PEINTURE

"Aquarelle" avec Fanny Dreveau - Samedis 22 Janvier et 19 février de 10h à 16h30h
"Peinture à l'huile et clair-obscur" avec Jos Van de Ven - Vendredis 28 Janvier et 4 Mars de 10h à 16h30
"Calligraphie chinoise et abstraction" avec Sophie Deliss - Samedis 5 Février et 12 Mars de 10h à 16h30
"ARTIS" Arts Plastiques avec Claire Amossé - Samedis 12 Février et 5 Mars de 10h à 16H30

Pôle de l'Étang-Neuf
Musée de la Résistance en Argoat
22480 Saint-Connan
02 96 47 17 66
www.etangneufbretagne.com


34 - Hérault

Jusqu'au 27 mars 2022

EXPOSITION
"JEAN-FRANCIS AUBURTIN, UN ÂGE D'OR"

Jean-Francis Auburtin (1866-1930) s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet...
En une centaine d'œuvres, le Musée de Lodève propose une rétrospective de ce peintre à redécouvrir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


39 - Jura

Jusqu'au 15 mars

EXPOSITION
"FRONTIÈRES DE SEL"

Reproductions d’objets, contenus numériques, vidéos et extraits sonores, archives inédites vous dévoileront tous les secrets du commerce du sel.
Une part belle sera également faite aux métiers de la restauration et du patrimoine avec la présentation en timelapse du travail de l’atelier Lythos, qui a réalisé un fac-similé de la borne destiné à être replacé sur le lieu de découverte à Montigny-les-Arsures.

La Grande Saline
3 place des salines
39110 Salins-les-Bains
03 84 73 10 92
www.salinesdesalins.com


71 - Saône et Loire

Le 16 février

ATELIERS
"BRICO RECUP"

Réutiliser, récupérer, créer, s’amuser… Voilà le programme de notre atelier récup’ où nous transformerons rouleaux de papier toilette, boîtes à œufs et bouteilles plastique en petits animaux et autres petits bricolages rigolos à emporter à la maison. A partir de 6 ans. De 14 h à 16 h .

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


Le 23 février

ATELIERS
"NICHOIRS ET CIE"

Présentation de nichoirs, conseil sur leur fabrication et leur installation. Assemblage d’un modèle en salle (choix à faire parmi 3 références). Tout public, enfants à partir de 9 ans. Dd 14 h à 16 h 30.

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


88 - Vosges

Du 5 février au 18 septembre  

EXPOSITION
"POSADA, GENIE DE LA GRAVURE"

Cette exposition, première rétrospective en France de l’œuvre de José Guadalupe Posada (1852-1913) nous permet d’admirer l’inventivité et la dextérité d’un des grands maîtres de la gravure internationale qui a délaissé une carrière toute tracée pour mettre son talent au service de la presse populaire : illustrations de faits divers, contes, chansons... et les fameuses Calaveras.

Musée de l'Image
42 quai de Dogneville
88000 Épinal
03 29 81 48 30
https://museedelimage.fr

Lieux:

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