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70% des microbes terrestres se cachent dans les sous-sols
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70% des microbes terrestres se cachent dans les sous-sols

Des centaines de chercheurs internationaux membres du Deep Carbon Observatory (observatoire du carbone en profondeur) ont publié lundi 10 décembre 2018 à l'occasion du sommet américain de géophysique à Washington, la somme de leurs travaux estimant que la vie profonde représentait une masse de 15 à 23 milliards de tonnes de carbone, soit 245 à 385 plus que celle des sept milliards d'humains. Cela n'avait jamais été quantifié. Auparavant, la communauté scientifique ne disposait que d'observations ponctuelles.

Des microbes dont certains sont "zombies"

Les chercheurs de cette collaboration internationale de dix ans ont réalisé des centaines de forages, sous les continents et les océans. Un bateau japonais a foré 2,5 km sous le plancher océanique, lui-même à 1,2 km sous la surface, capturant dans ses carottes des microbes jamais observés auparavant et vivants dans une couche de sédiments vieille de 20 millions d'années. "Les microbes vivent partout dans les sédiments", dit à l'AFP Fumio Inagaki, de l'agence japonaise pour les sciences marines et de la terre. "Ils sont là et attendent... On ne comprend pas encore le mécanisme pour la survie à long terme".

Ces organismes vivent des kilomètres sous la surface, dans la croûte terrestre, et ont apparemment évolué séparément de la vie en surface. "Ce sont de nouvelles branches dans l'arbre de la vie qui existent sur Terre depuis des milliards d'années, sans qu'on ne les ait jamais remarqués", dit à l'AFP Karen Lloyd, de l'université du Tennessee. "C'est comme si vous veniez de découvrir soudain un collègue de bureau en vous retournant".

Ces microbes sont principalement des bactéries et des archées, des micro-organismes unicellulaires. Certains sont "zombies" : ils utilisent toute leur énergie à survivre, sans aucune activité, dans des poches isolées de la surface depuis des temps immémoriaux, des dizaines de millions d'années ou plus. Soumis à une pression extraordinaire et privés de nutriments, ils ne se reproduisent pas et n'ont aucune activité métabolique pour se réparer, par exemple.

D'autres bactéries ont une activité et fascinent les biologistes car elles fonctionnent dans un système qui n'a rien à voir avec la surface où toute la chaîne alimentaire dépend de la photosynthèse, qui fait pousser les plantes et permet à un ensemble d'organismes de se nourrir. "Leur source d'énergie n'est pas le Soleil et la photosynthèse", dit à l'AFP Bénédicte Menez, responsable de l'équipe géomicrobiologie à l'Institut de Physique du Globe de Paris. "Ici ce qui fait démarrer les communautés, c'est la chimiosynthèse, ils tirent leur énergie des roches, quand des roches s'altèrent".

Des pistes pour trouver la vie ailleurs

Le record observé appartient à un organisme unicellulaire baptisé Geogemma barossii, trouvé dans des sources hydrothermales sur les fonds des océans. Il vit, croît et se réplique à 121°C. La vie profonde reste un formidable mystère scientifique. Comment les microbes se répandent en sous-sol? Sont-ils descendus de la surface, ou venus de l'intérieur de la Terre? Jusqu'à quelle profondeur trouve-t-on du vivant ? Quelles sont leurs sources d'énergie principales, le méthane, l'hydrogène, les radiations naturelles...?

Ces questions nous concernent, insistent les chercheurs. "Par exemple, les scientifiques ne savent pas encore la manière dont la vie souterraine affecte la vie en surface, et vice versa", dit Rick Colwell, de l'université d'État de l'Oregon. Les humains accumulent les projets d'exploitation du sous-sol profond, par exemple pour stocker du CO2 ou enfouir des déchets nucléaires. Jusqu'à présent, ces projets considéraient que les profondeurs étaient "globalement stériles", dit Bénédicte Menez. Mais les interactions sont sans doute sous-estimées. "Il y a une vraie prise de conscience de cet impact du vivant très profond dans la Terre", dit-elle. La découverte change aussi notre regard sur les autres planètes.

Par exemple sur Mars, où l'on sait depuis cette année qu'il y a de l'eau liquide mais où l'on cherche toujours une trace de vie. Savoir que des microbes peuvent vivre à des niveaux de pression et de température extrêmes "peut nous aider à mieux chercher sur d'autres planètes", dit Rick Colwell, qui enseigne la discipline d'astrobiologie.
 

Source : AFP
Crédit : NASA/AFP/Archives - Alexander GERST

70% des microbes terrestres se cachent dans les sous-sols Actualités

70% des microbes terrestres se cachent dans les sous-sols

Des centaines de chercheurs internationaux membres du Deep Carbon Observatory (observatoire du carbone en profondeur) ont publié lundi 10 décembre 2018 à l'occasion du sommet américain de géophysique à Washington, la somme de leurs travaux estimant que la vie profonde représentait une masse de 15 à 23 milliards de tonnes de carbone, soit 245 à 385 plus que celle des sept milliards d'humains. Cela n'avait jamais été quantifié. Auparavant, la communauté scientifique ne disposait que d'observations ponctuelles.

Des microbes dont certains sont "zombies"

Les chercheurs de cette collaboration internationale de dix ans ont réalisé des centaines de forages, sous les continents et les océans. Un bateau japonais a foré 2,5 km sous le plancher océanique, lui-même à 1,2 km sous la surface, capturant dans ses carottes des microbes jamais observés auparavant et vivants dans une couche de sédiments vieille de 20 millions d'années. "Les microbes vivent partout dans les sédiments", dit à l'AFP Fumio Inagaki, de l'agence japonaise pour les sciences marines et de la terre. "Ils sont là et attendent... On ne comprend pas encore le mécanisme pour la survie à long terme".

Ces organismes vivent des kilomètres sous la surface, dans la croûte terrestre, et ont apparemment évolué séparément de la vie en surface. "Ce sont de nouvelles branches dans l'arbre de la vie qui existent sur Terre depuis des milliards d'années, sans qu'on ne les ait jamais remarqués", dit à l'AFP Karen Lloyd, de l'université du Tennessee. "C'est comme si vous veniez de découvrir soudain un collègue de bureau en vous retournant".

Ces microbes sont principalement des bactéries et des archées, des micro-organismes unicellulaires. Certains sont "zombies" : ils utilisent toute leur énergie à survivre, sans aucune activité, dans des poches isolées de la surface depuis des temps immémoriaux, des dizaines de millions d'années ou plus. Soumis à une pression extraordinaire et privés de nutriments, ils ne se reproduisent pas et n'ont aucune activité métabolique pour se réparer, par exemple.

D'autres bactéries ont une activité et fascinent les biologistes car elles fonctionnent dans un système qui n'a rien à voir avec la surface où toute la chaîne alimentaire dépend de la photosynthèse, qui fait pousser les plantes et permet à un ensemble d'organismes de se nourrir. "Leur source d'énergie n'est pas le Soleil et la photosynthèse", dit à l'AFP Bénédicte Menez, responsable de l'équipe géomicrobiologie à l'Institut de Physique du Globe de Paris. "Ici ce qui fait démarrer les communautés, c'est la chimiosynthèse, ils tirent leur énergie des roches, quand des roches s'altèrent".

Des pistes pour trouver la vie ailleurs

Le record observé appartient à un organisme unicellulaire baptisé Geogemma barossii, trouvé dans des sources hydrothermales sur les fonds des océans. Il vit, croît et se réplique à 121°C. La vie profonde reste un formidable mystère scientifique. Comment les microbes se répandent en sous-sol? Sont-ils descendus de la surface, ou venus de l'intérieur de la Terre? Jusqu'à quelle profondeur trouve-t-on du vivant ? Quelles sont leurs sources d'énergie principales, le méthane, l'hydrogène, les radiations naturelles...?

Ces questions nous concernent, insistent les chercheurs. "Par exemple, les scientifiques ne savent pas encore la manière dont la vie souterraine affecte la vie en surface, et vice versa", dit Rick Colwell, de l'université d'État de l'Oregon. Les humains accumulent les projets d'exploitation du sous-sol profond, par exemple pour stocker du CO2 ou enfouir des déchets nucléaires. Jusqu'à présent, ces projets considéraient que les profondeurs étaient "globalement stériles", dit Bénédicte Menez. Mais les interactions sont sans doute sous-estimées. "Il y a une vraie prise de conscience de cet impact du vivant très profond dans la Terre", dit-elle. La découverte change aussi notre regard sur les autres planètes.

Par exemple sur Mars, où l'on sait depuis cette année qu'il y a de l'eau liquide mais où l'on cherche toujours une trace de vie. Savoir que des microbes peuvent vivre à des niveaux de pression et de température extrêmes "peut nous aider à mieux chercher sur d'autres planètes", dit Rick Colwell, qui enseigne la discipline d'astrobiologie.
 

Source : AFP
Crédit : NASA/AFP/Archives - Alexander GERST

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .


22 - Côtes d'Armor

Du 22 janvier au 12 mars

ATELIERS PEINTURE

"Aquarelle" avec Fanny Dreveau - Samedis 22 Janvier et 19 février de 10h à 16h30h
"Peinture à l'huile et clair-obscur" avec Jos Van de Ven - Vendredis 28 Janvier et 4 Mars de 10h à 16h30
"Calligraphie chinoise et abstraction" avec Sophie Deliss - Samedis 5 Février et 12 Mars de 10h à 16h30
"ARTIS" Arts Plastiques avec Claire Amossé - Samedis 12 Février et 5 Mars de 10h à 16H30

Pôle de l'Étang-Neuf
Musée de la Résistance en Argoat
22480 Saint-Connan
02 96 47 17 66
www.etangneufbretagne.com


34 - Hérault

Jusqu'au 27 mars 2022

EXPOSITION
"JEAN-FRANCIS AUBURTIN, UN ÂGE D'OR"

Jean-Francis Auburtin (1866-1930) s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet...
En une centaine d'œuvres, le Musée de Lodève propose une rétrospective de ce peintre à redécouvrir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


39 - Jura

Jusqu'au 15 mars

EXPOSITION
"FRONTIÈRES DE SEL"

Reproductions d’objets, contenus numériques, vidéos et extraits sonores, archives inédites vous dévoileront tous les secrets du commerce du sel.
Une part belle sera également faite aux métiers de la restauration et du patrimoine avec la présentation en timelapse du travail de l’atelier Lythos, qui a réalisé un fac-similé de la borne destiné à être replacé sur le lieu de découverte à Montigny-les-Arsures.

La Grande Saline
3 place des salines
39110 Salins-les-Bains
03 84 73 10 92
www.salinesdesalins.com


71 - Saône et Loire

Le 16 février

ATELIERS
"BRICO RECUP"

Réutiliser, récupérer, créer, s’amuser… Voilà le programme de notre atelier récup’ où nous transformerons rouleaux de papier toilette, boîtes à œufs et bouteilles plastique en petits animaux et autres petits bricolages rigolos à emporter à la maison. A partir de 6 ans. De 14 h à 16 h .

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


Le 23 février

ATELIERS
"NICHOIRS ET CIE"

Présentation de nichoirs, conseil sur leur fabrication et leur installation. Assemblage d’un modèle en salle (choix à faire parmi 3 références). Tout public, enfants à partir de 9 ans. Dd 14 h à 16 h 30.

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


88 - Vosges

Du 5 février au 18 septembre  

EXPOSITION
"POSADA, GENIE DE LA GRAVURE"

Cette exposition, première rétrospective en France de l’œuvre de José Guadalupe Posada (1852-1913) nous permet d’admirer l’inventivité et la dextérité d’un des grands maîtres de la gravure internationale qui a délaissé une carrière toute tracée pour mettre son talent au service de la presse populaire : illustrations de faits divers, contes, chansons... et les fameuses Calaveras.

Musée de l'Image
42 quai de Dogneville
88000 Épinal
03 29 81 48 30
https://museedelimage.fr

Lieux:

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