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Les truffes font la loi sous les chênes
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Les truffes font la loi sous les chênes

Qu’elles soient du Périgord de ou de Bourgogne, les truffes noires prospèrent sous la terre aux pieds des chênes et des noisetiers… Ces champignons aux parfums intenses qui appartiennent à la grande famille des ascomycètes, vivent en symbiose avec les arbres. En effet, leurs filaments souterrains (les hyphes) pénètrent entre les cellules de la racine de l’arbre. Là, se noue un échange fructueux : les cellules du champignon apportent du phosphore et de l’azote aux cellules de l’arbre tandis que celles-ci fournissent du glucose. Ce sucre synthétisé par l’arbre permet au champignon de produire son appareil fructifère,  l’organe charnu et parfumé prisé par les gourmets. Mais cette symbiose baptisée « ectomycorhize » n’est pas la seule fréquentation de l’ascomycète. Son réseau de filaments, le mycélium, colonise aussi les racines des autres plantes qui germent à l’ombre de « son » chêne. Mais dans ce cas, les interactions se produisent au détriment de ces dernières.

« Depuis longtemps, on a remarqué que la présence de truffes dans le sol induit une diminution de la croissance de la végétation sous l’arbre et autour, ce qui forme une zone dite « brûlé », rappelle Marc-André Selosse, biologiste au Muséum national d’histoire naturelle, mais les raisons de cette diminution étaient mal connues » (voir l’image en tête d’article). Pour en savoir plus, deux études ont été réalisées avec le concours de plusieurs équipes françaises (MNHN ; Sorbonne université ; CNRS ;  INRA ; Universités de Montpellier, de Nancy, de Bourgogne). La première montre que les hyphes de la truffe noire (Tuber melanosporum) et de truffe de Bourgogne (Tuber aestivum) envahissent les racines des plantes du brûlé. « Grâce à une détection de l’ADN et une coloration par hybridation fluorescente in situ, on peut voir en microscopie que les cellules du champignon sont dans la racine de la plante en contact avec les cellules, décrit Marc-André Selosse co-signataire de ces travaux. Surtout, on constate que la colonisation est diffuse, sans hyphes en surface de la racine, à l’inverse de ce qu’on peut observer lorsqu’il y a une ectomycorhize. Il n’y a pas de dégradation des tissus racinaires de la plante. »

De surcroît, les analyses génétiques ont montré que le champignon qui colonise la plante est bien celui qui est en symbiose avec l’arbre. « En outre, nous avons constaté que les cellules des hyphes expriment leurs gènes ; ce qui signifie que elles sont bien vivantes au sein des racines des plantes du brûlé » confirme le biologiste.

Dans la seconde étude, des biologistes ont mis en culture des chênes verts dans de grands pots. Plusieurs configurations ont été analysées : des chênes associés à T. melanosporum avec une plante du brûlé telle que du thym ou de l’églantier ; des chênes associés à T. melanosporum sans plante ; et des chênes non associés à T. melanosporum avec ou sans plante. Résultats : le mycélium de truffe noire est deux fois plus important dans le sol lorsqu’une plante du brûlé est présente. La présence de ces hyphes est associé à une réduction du développement de la plante d’environ 40 %. « Le réseau de filaments du champignon, le mycélium, détourne les ressources des plantes du brûlé, l’azote et le phosphate, pour lui-même. Ce détournement profite également au chêne puisque nous avons constaté une plus grande activité de photosynthèse » analyse Marc-André Selosse.

Ainsi, si la truffe est bien un organisme qui vit en symbiose avec certains arbres, elle n’en est pas moins capable de parasiter d’autres végétaux. « Ces résultats soulignent que dans une plantation truffière, il ne faut plus considérer la truffe uniquement à partir de son lien avec l’arbre, mais gérer l’ensemble de l’écosystème, souligne le biologiste. Et d’une manière générale, il ne faut pas considérer l’écologie des champignons que sous un angle, par exemple la mycorhize pour la truffe. En effet, il peut y avoir d’autres types d’association avec d’autres végétaux. » conclut le biologiste.

Source : Mathias Germain / La Recherche

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Les truffes font la loi sous les chênes

Qu’elles soient du Périgord de ou de Bourgogne, les truffes noires prospèrent sous la terre aux pieds des chênes et des noisetiers… Ces champignons aux parfums intenses qui appartiennent à la grande famille des ascomycètes, vivent en symbiose avec les arbres. En effet, leurs filaments souterrains (les hyphes) pénètrent entre les cellules de la racine de l’arbre. Là, se noue un échange fructueux : les cellules du champignon apportent du phosphore et de l’azote aux cellules de l’arbre tandis que celles-ci fournissent du glucose. Ce sucre synthétisé par l’arbre permet au champignon de produire son appareil fructifère,  l’organe charnu et parfumé prisé par les gourmets. Mais cette symbiose baptisée « ectomycorhize » n’est pas la seule fréquentation de l’ascomycète. Son réseau de filaments, le mycélium, colonise aussi les racines des autres plantes qui germent à l’ombre de « son » chêne. Mais dans ce cas, les interactions se produisent au détriment de ces dernières.

« Depuis longtemps, on a remarqué que la présence de truffes dans le sol induit une diminution de la croissance de la végétation sous l’arbre et autour, ce qui forme une zone dite « brûlé », rappelle Marc-André Selosse, biologiste au Muséum national d’histoire naturelle, mais les raisons de cette diminution étaient mal connues » (voir l’image en tête d’article). Pour en savoir plus, deux études ont été réalisées avec le concours de plusieurs équipes françaises (MNHN ; Sorbonne université ; CNRS ;  INRA ; Universités de Montpellier, de Nancy, de Bourgogne). La première montre que les hyphes de la truffe noire (Tuber melanosporum) et de truffe de Bourgogne (Tuber aestivum) envahissent les racines des plantes du brûlé. « Grâce à une détection de l’ADN et une coloration par hybridation fluorescente in situ, on peut voir en microscopie que les cellules du champignon sont dans la racine de la plante en contact avec les cellules, décrit Marc-André Selosse co-signataire de ces travaux. Surtout, on constate que la colonisation est diffuse, sans hyphes en surface de la racine, à l’inverse de ce qu’on peut observer lorsqu’il y a une ectomycorhize. Il n’y a pas de dégradation des tissus racinaires de la plante. »

De surcroît, les analyses génétiques ont montré que le champignon qui colonise la plante est bien celui qui est en symbiose avec l’arbre. « En outre, nous avons constaté que les cellules des hyphes expriment leurs gènes ; ce qui signifie que elles sont bien vivantes au sein des racines des plantes du brûlé » confirme le biologiste.

Dans la seconde étude, des biologistes ont mis en culture des chênes verts dans de grands pots. Plusieurs configurations ont été analysées : des chênes associés à T. melanosporum avec une plante du brûlé telle que du thym ou de l’églantier ; des chênes associés à T. melanosporum sans plante ; et des chênes non associés à T. melanosporum avec ou sans plante. Résultats : le mycélium de truffe noire est deux fois plus important dans le sol lorsqu’une plante du brûlé est présente. La présence de ces hyphes est associé à une réduction du développement de la plante d’environ 40 %. « Le réseau de filaments du champignon, le mycélium, détourne les ressources des plantes du brûlé, l’azote et le phosphate, pour lui-même. Ce détournement profite également au chêne puisque nous avons constaté une plus grande activité de photosynthèse » analyse Marc-André Selosse.

Ainsi, si la truffe est bien un organisme qui vit en symbiose avec certains arbres, elle n’en est pas moins capable de parasiter d’autres végétaux. « Ces résultats soulignent que dans une plantation truffière, il ne faut plus considérer la truffe uniquement à partir de son lien avec l’arbre, mais gérer l’ensemble de l’écosystème, souligne le biologiste. Et d’une manière générale, il ne faut pas considérer l’écologie des champignons que sous un angle, par exemple la mycorhize pour la truffe. En effet, il peut y avoir d’autres types d’association avec d’autres végétaux. » conclut le biologiste.

Source : Mathias Germain / La Recherche

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

01 - Ain

Du 30  août au 13 septembre

CONCERTS
"LES MUSICALES DU PARC DES OISEAUX"

Des artistes engagés en faveur de la protection de l’environnement et des musiciens de légende viendront fêter les 50 ans du Parc des Oiseaux.
Paul Personne - Zazie - Paolo Comte - Daniel Guichard - Vitaa & Slimane - The Dire Straits Expérience - Ibrahim Maalouf - Maxime Le Forestier - Yannick Noah - Louis Bertignac - Gauvin Sers - La Rue Ketanou.

Parc des Oiseaux
01330 Villars Les Dombes
04 74 98 05 54
www.parcdesoiseaux.com


13 - Bouches du Rhône

Du 11 au 19 juin

BALADES EN MER
CONGRÈS MONDIAL DE LA NATURE DE L’UICN

Lors de ce rendez vous, des balades en mer à bord de l'Hélios, la seule vedette à passagers hybride de la compagnie Marseillaise ICARD MARITME, seront organisées par : Le parc National de la Côte Bleue : 10 juin - Le conservatoire du littoral : 11 & 16 juin - Le parc National des Calanques : 15 & 20 juin.

1 quai Marcel Pagnol
13007 Marseille
04 91 330 329
www.iucncongress2020


25 - Doubs

Du 15 février au 3 mai 2020

EXPOSITION
"GEORGES FESSY ET LA PHOTOGRAPHIE"

Exposition en coproduction avec le Familistère de Guise. Georges Fessy et la photographie est une rétrospective présentée à travers plus d’une centaine de photographies qui traduit la diversité d’une vie de photographe : paysages, portraits, natures mortes, objets d’art, vues d’architectures.

Saline royale
Grande Rue
25610 Arc et Senans
www.salineroyale.com


34 - Hérault

Du 4 avril au 23 août

EXPOSITION
"ÉRIC BOURRET. TERRES"

Les photographies d’Eric Bourret font un écho troublant aux collections géologiques et archéologiques du Musée de Lodève : elles rappellent à la fois les strates successives laissées par le temps et l’éphémère temporalité de l’homme.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


50 - Manche

Du 8 février au 24 mai

EXPOSITION DE PHOTOGRAPHIES
"LA HAGUE : A L’EPREUVE DU TEMPS"

De vallées encaissées en roches mystérieuses, du littoral déchiqueté aux champs quadrillés de murets, le regard d’Antoine Soubigou s’est posé sur une Hague intemporelle et tourmentée.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


Du 4 avril au 1er novembre

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE
"VIE SAUVAGE EN COTENTIN"

Une exposition pour les curieux de nature mais aussi pour les amateurs de belles images... L’association "Regards" basée à Cormelles-le-Royal dans le Calvados rassemble des photographes naturalistes, passionnés d’image et de nature.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


59 - Nord

Jusqu’au 26 avril

EXPOSITION
"VIRAL, DU MICROBE AU FOU RIRE, TOUT S’ATTRAPE !"

Quel est le point commun entre une bactérie, une émotion, une rumeur, une vidéo et un bâillement ? La contagion bien sûr ! Plus qu’une exposition, Viral est une expérience pédagogique, amusante et contagieuse !
Pour tout public à partir de 7 ans.

Forum départemental des Sciences
1 place de l’Hôtel de ville
59650 Villeneuve d’Ascq
03 59 73 96 00
www.forumdepartementaldessciences.fr


62 - Pas-de-Calais

Avril

ATELIERS
J DUBOIS HORTICULTEUR

♦Atelier "le compost" : réalisez votre compost simplement. Le 20 avril de 18h à 20h.
♦Atelier "réaliser un abri à insectes" : on lève le voile sur les insectes qui peuplent nos jardins. Le 22 avril de 14h30 à 16h45.
♦Printemps des possibles - Festival nature, environnement et ESS : nature, local, partage, coopératif. Les 25 et 26 avril.

J Dubois Horticulteur
244 rue de l’Université
62400 Béthune
03 21 57 59 01
www.j-dubois.fr


Du 12 au 24 avril

ANIMATION
"VIENS FABRIQUER TA COURONNE DE ROI OU REINE"

Dans le cadre de la visite, les enfants pourront fabriquer leur propre couronne avant de se costumer et de se mettre dans la peau d’un Roi ou d’une Reine de 1520 !

La Tour de l’Horloge
Rue du Château
62340 Guînes
03 21 19 59 00
www.tour-horloge-guines.com


71 - Saône et Loire

► Du 4 avril au 1er novembre

EXPOSITION
"BÊTISE ET BALIVERNES, IDÉES REÇUES SUR LA NATURE"

« les chauves-souris s'accrochent dans les cheveux » ; « les grenouilles sont vertes et les crapauds marron » ; « les moustiques préfèrent les peaux sucrées… », autant d’idées reçues et de fausses informations qui ont souvent la vie dure ! Une scénographie originale et les illustrations humoristiques de Roland Garrigue raviront aussi bien les petits que les grands !

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


76 - Seine maritime

Les 25 et 26 avril

SALON INTERNATIONAL DE LA LAINE

Accueillant plus de 40 exposants internationaux, ce salon est une première en Normandie. Fils, patrons, kits, échanges, de quoi mettre en valeur le travail artisanal, explorer les savoir-faire.

Château de Miromesnil
76550 Tourville-sur-Arques
02 35 85 02 80
www.chateaumiromesnil.com

Lieux:

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