Bienvenue dans un nouveau monde... le notre

La photosynthèse pour soigner les AVC
Actualités

La photosynthèse pour soigner les AVC

Une nouvelle approche thérapeutique utilise la photosynthèse de bactéries pour alimenter les neurones en oxygène durant un AVC. Les résultats prometteurs chez la souris encouragent les scientifiques à poursuivre le développement de cette technique innovante.

Deuxième cause de mortalité en France et dans le monde, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentent un problème de santé public majeur. Cependant, leur prise en charge demeure complexe, nécessitant d’intervenir en quelques heures. Lors d’un AVC dit ischémique, un caillot va obstruer une artère cérébrale, ce qui déclenche une baisse du flux sanguin et une mauvaise oxygénation des neurones. Pour pallier cette diminution d’oxygène, une équipe chinoise de l’université des sciences et des technologies de Wuhan a eu une idée : utiliser des bactéries effectuant de la photosynthèse. Leurs résultats ont été publié dans la revue Nano Letters.

Cyanobactéries et nanoparticules, directement dans le cerveau

Cette piste thérapeutique consiste à injecter une cyanobactérie, Synechococcus elongatus, directement dans le cerveau de souris. Ce micro-organisme est capable d’absorber le dioxyde de carbone rejeté par les cellules cérébrales et de produire du dioxygène. Mais afin de mettre en route la photosynthèse, les cyanobactéries ont besoin de lumière. Comment faire en sorte que la lumière nécessaire parvienne jusqu’à elles, à l’intérieur du crâne ? Les scientifiques ont accompagné S. elongatus de nanoparticules sphériques de 27,5 nanomètres de diamètre, dont le cœur est constitué de néodyme. Ces particules captent les rayonnements dans l’infrarouge proche qu’elles réémettent sous forme de lumière visible. Une fois les bactéries et les particules injectées près de la zone à traiter, des émissions infrarouges pénétrant facilement les tissus sont émises à partir de l’extérieur du crâne. C’est la première fois que des nanoparticules sont utilisées pour activer la photosynthèse des bactéries dans un cadre thérapeutique.

Et les résultats paraissent concluants. Au cours des expériences, les neurones ont reçu de l’oxygène, atténuant les conséquences de l’AVC. Chez les souris traitées, moins de neurones sont morts suite à la diminution du flux sanguin. Les zones touchées par un infarctus, une nécrose des tissus qui suit l’arrêt de la vascularisation, ont ainsi réduit par rapport aux souris non-traitées. De plus, la thérapie a favorisé la création de nouveaux vaisseaux sanguins, l’angiogenès. Les fonctions cérébrales des animaux se sont ainsi bien mieux rétablies à la suite de l’arrêt vasculaire.

Gagner du temps dans la bataille contre l’AVC

L’un des avantages de cette technique par photosynthèse est qu’elle permet de résoudre plusieurs problèmes d’un coup. Les cyanobactéries produisent sur place de l’oxygène, ce qui évite aux médecins d’avoir à en transporter dans les zones à alimenter. C’est ce qu’envisageaient d’autres thérapies expérimentales, qui tentaient de faire parvenir l’oxygène jusqu’au cerveau en dépit de l’arrêt de la circulation sanguine. Cela permettrait aux médecins de gagner du temps dans la bataille contre le caillot. Mais par ailleurs, elles consomment le dioxyde de carbone qui devient toxique lorsqu’il s’accumule. De plus, S. elongatus n’est pas un pathogène, contrairement à d’autres cyanobactéries. Avant de faire la preuve de l’efficacité de leur thérapie, les médecins ont montré l’innocuité chez les rongeurs à la fois de S. elongatus et des nanoparticules pour la concentration nécessaire au traitement. Cette bactérie avait d'ailleurs déjà été utilisée avec succès afin d’oxygéner des cellules cardiaques chez des rats.

Si le traitement en est encore à un stade expérimental, ses résultats encourageants font dire aux auteurs que la thérapie par photosynthèse est une piste prometteuse pour traiter les AVC chez l’humain. Sur les 140 000 cas d’AVC que l’Inserm recense chaque année en France*, 80 à 85 % d’entre eux correspondent à des AVC ischémiques, et pourraient donc être concernés par un traitement de ce type. Il faut pour le moment passer l’étape des tests chez l’humain. Mais un jour peut-être, la photosynthèse deviendra un outil thérapeutique dans la trousse du médecin.


Source : Edwyn Guérineau / La Recherche
Crédit : C.F.Carter

Cyanobactérie Synechococcus elongatus.

La photosynthèse pour soigner les AVC Actualités

La photosynthèse pour soigner les AVC

Une nouvelle approche thérapeutique utilise la photosynthèse de bactéries pour alimenter les neurones en oxygène durant un AVC. Les résultats prometteurs chez la souris encouragent les scientifiques à poursuivre le développement de cette technique innovante.

Deuxième cause de mortalité en France et dans le monde, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentent un problème de santé public majeur. Cependant, leur prise en charge demeure complexe, nécessitant d’intervenir en quelques heures. Lors d’un AVC dit ischémique, un caillot va obstruer une artère cérébrale, ce qui déclenche une baisse du flux sanguin et une mauvaise oxygénation des neurones. Pour pallier cette diminution d’oxygène, une équipe chinoise de l’université des sciences et des technologies de Wuhan a eu une idée : utiliser des bactéries effectuant de la photosynthèse. Leurs résultats ont été publié dans la revue Nano Letters.

Cyanobactéries et nanoparticules, directement dans le cerveau

Cette piste thérapeutique consiste à injecter une cyanobactérie, Synechococcus elongatus, directement dans le cerveau de souris. Ce micro-organisme est capable d’absorber le dioxyde de carbone rejeté par les cellules cérébrales et de produire du dioxygène. Mais afin de mettre en route la photosynthèse, les cyanobactéries ont besoin de lumière. Comment faire en sorte que la lumière nécessaire parvienne jusqu’à elles, à l’intérieur du crâne ? Les scientifiques ont accompagné S. elongatus de nanoparticules sphériques de 27,5 nanomètres de diamètre, dont le cœur est constitué de néodyme. Ces particules captent les rayonnements dans l’infrarouge proche qu’elles réémettent sous forme de lumière visible. Une fois les bactéries et les particules injectées près de la zone à traiter, des émissions infrarouges pénétrant facilement les tissus sont émises à partir de l’extérieur du crâne. C’est la première fois que des nanoparticules sont utilisées pour activer la photosynthèse des bactéries dans un cadre thérapeutique.

Et les résultats paraissent concluants. Au cours des expériences, les neurones ont reçu de l’oxygène, atténuant les conséquences de l’AVC. Chez les souris traitées, moins de neurones sont morts suite à la diminution du flux sanguin. Les zones touchées par un infarctus, une nécrose des tissus qui suit l’arrêt de la vascularisation, ont ainsi réduit par rapport aux souris non-traitées. De plus, la thérapie a favorisé la création de nouveaux vaisseaux sanguins, l’angiogenès. Les fonctions cérébrales des animaux se sont ainsi bien mieux rétablies à la suite de l’arrêt vasculaire.

Gagner du temps dans la bataille contre l’AVC

L’un des avantages de cette technique par photosynthèse est qu’elle permet de résoudre plusieurs problèmes d’un coup. Les cyanobactéries produisent sur place de l’oxygène, ce qui évite aux médecins d’avoir à en transporter dans les zones à alimenter. C’est ce qu’envisageaient d’autres thérapies expérimentales, qui tentaient de faire parvenir l’oxygène jusqu’au cerveau en dépit de l’arrêt de la circulation sanguine. Cela permettrait aux médecins de gagner du temps dans la bataille contre le caillot. Mais par ailleurs, elles consomment le dioxyde de carbone qui devient toxique lorsqu’il s’accumule. De plus, S. elongatus n’est pas un pathogène, contrairement à d’autres cyanobactéries. Avant de faire la preuve de l’efficacité de leur thérapie, les médecins ont montré l’innocuité chez les rongeurs à la fois de S. elongatus et des nanoparticules pour la concentration nécessaire au traitement. Cette bactérie avait d'ailleurs déjà été utilisée avec succès afin d’oxygéner des cellules cardiaques chez des rats.

Si le traitement en est encore à un stade expérimental, ses résultats encourageants font dire aux auteurs que la thérapie par photosynthèse est une piste prometteuse pour traiter les AVC chez l’humain. Sur les 140 000 cas d’AVC que l’Inserm recense chaque année en France*, 80 à 85 % d’entre eux correspondent à des AVC ischémiques, et pourraient donc être concernés par un traitement de ce type. Il faut pour le moment passer l’étape des tests chez l’humain. Mais un jour peut-être, la photosynthèse deviendra un outil thérapeutique dans la trousse du médecin.


Source : Edwyn Guérineau / La Recherche
Crédit : C.F.Carter

Cyanobactérie Synechococcus elongatus.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .


34 - Hérault

Jusqu'au 27 mars 2022

EXPOSITION
"JEAN-FRANCIS AUBURTIN, UN ÂGE D'OR"

Jean-Francis Auburtin (1866-1930) s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet...
En une centaine d'œuvres, le Musée de Lodève propose une rétrospective de ce peintre à redécouvrir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


39 - Jura

Jusqu'au 15 mars

EXPOSITION
"FRONTIÈRES DE SEL"

Reproductions d’objets, contenus numériques, vidéos et extraits sonores, archives inédites vous dévoileront tous les secrets du commerce du sel.
Une part belle sera également faite aux métiers de la restauration et du patrimoine avec la présentation en timelapse du travail de l’atelier Lythos, qui a réalisé un fac-similé de la borne destiné à être replacé sur le lieu de découverte à Montigny-les-Arsures.

La Grande Saline
3 place des salines
39110 Salins-les-Bains
03 84 73 10 92
www.salinesdesalins.com


71 - Saône et Loire

Le 16 février

ATELIERS
"BRICO RECUP"

Réutiliser, récupérer, créer, s’amuser… Voilà le programme de notre atelier récup’ où nous transformerons rouleaux de papier toilette, boîtes à œufs et bouteilles plastique en petits animaux et autres petits bricolages rigolos à emporter à la maison. A partir de 6 ans. De 14 h à 16 h .

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


Le 23 février

ATELIERS
"NICHOIRS ET CIE"

Présentation de nichoirs, conseil sur leur fabrication et leur installation. Assemblage d’un modèle en salle (choix à faire parmi 3 références). Tout public, enfants à partir de 9 ans. Dd 14 h à 16 h 30.

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


88 - Vosges

Du 5 février au 18 septembre  

EXPOSITION
"POSADA, GENIE DE LA GRAVURE"

Cette exposition, première rétrospective en France de l’œuvre de José Guadalupe Posada (1852-1913) nous permet d’admirer l’inventivité et la dextérité d’un des grands maîtres de la gravure internationale qui a délaissé une carrière toute tracée pour mettre son talent au service de la presse populaire : illustrations de faits divers, contes, chansons... et les fameuses Calaveras.

Musée de l'Image
42 quai de Dogneville
88000 Épinal
03 29 81 48 30
https://museedelimage.fr

Lieux:

Découvrir toutes les activités