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La photosynthèse fonctionne aussi dans l’infrarouge
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La photosynthèse fonctionne aussi dans l’infrarouge

À l’ombre, rien ne pousse ? Pas sûr. On a longtemps pensé que la photosynthèse, le processus par lequel végétaux, algues et cyanobactéries convertissent l’énergie lumineuse en énergie chimique, n’était possible qu’avec la lumière visible. Mais Dennis Nürnberg, à l’Imperial College de Londres, et ses collègues viennent de montrer que des cyanobactéries sont capables d’effectuer un autre type de photosynthèse à partir d’un rayonnement infrarouge, une lumière non perceptible par l’homme.

Des centaines de molécules interviennent dans la photosynthèse. Elles sont organisées en unités – des photosystèmes – qui comportent chacune une « antenne » et un centre réactionnel. L’antenne contient de la chlorophylle et d’autres pigments photosensibles qui captent l’énergie lumineuse et la transmettent de proche en proche vers le centre réactionnel. Commence alors une chaîne de transferts d’électrons, de molécules en molécules, du donneur primaire (une molécule de chlorophylle du centre réactionnel) à l’accepteur final. Jusqu’à récemment, on pensait que le donneur primaire d’électron était obligatoirement la chlorophylle de type a, seul pigment connu capable de céder un électron lorsqu’il est éclairé avec un rayonnement rouge compris entre 680 et 700 nanomètres de longueur d’onde (le domaine visible allant de 400 à 700 nanomètres).

Un processus réversible

Mais Dennis Nürnberg et ses collègues ont montré que chez Chroococcidiopsis thermalis, une cyanobactérie très répandue sur Terre, la chlorophylle f, un autre pigment, peut jouer le rôle de donneur primaire lorsqu’il est soumis à un rayonnement de 750 nanomètres de longueur d’onde, dans l’infrarouge. Cette cyanobactérie est donc capable, lorsqu’elle ne reçoit plus assez de lumière visible, par exemple si elle est à l’ombre, de mettre en place une autre voie de photosynthèse dans l’infrarouge. Ce processus est réversible : si ces cyanobactéries sont à nouveau en plein soleil, elles reviennent à la photosynthèse classique.

Cette découverte est fondamentale pour la recherche de vie extraterrestre, car elle conduit à redéfinir la « limite rouge », l’énergie lumineuse minimale requise pour que la photosynthèse puisse se produire. Repousser la limite de longueur d’onde admise de 700 à 750 nanomètres, revient à abaisser la limite rouge à une énergie inférieure. Or 70 % des étoiles de la Voie lactée sont des naines rouges, émettant essentiellement un rayonnement peu énergétique dans le rouge et l’infrarouge. Cette découverte invite donc à reconsidérer de nombreuses planètes en orbite autour de naines rouges, où la photosynthèse était jugée jusqu’à présent impossible.

Ces travaux ont aussi entraîné une petite révolution dans la compréhension d’un processus que l’on pensait bien connaître : la photosynthèse classique. Dans ce processus, chaque photosystème contient des centaines de molécules de chlorophylle a disposées d’une façon bien précise. Parmi elles, discerner la ou les molécules jouant le rôle du donneur primaire est très difficile. Historiquement, les biologistes considéraient qu’il s’agissait d’une « paire de chlorophylles spéciales » au centre du photosystème. L’étude des photosystèmes de C. thermalis suggère qu’ils se sont trompés.

Ceux-ci ressemblent beaucoup aux photosystèmes classiques, à ceci près qu’ils contiennent à la fois des molécules de chlorophylle a et f. Or les chlorophylle a et f absorbant des longueurs d’ondes différentes, elles sont facilement distinguables. Les chercheurs ont donc localisé facilement le donneur primaire chez cette cyanobactérie. Surprise, il ne s’agit pas d’une paire spéciale de molécules de chlorophylle au centre du photosystème… mais d’une simple molécule de chlorophylle juste à côté ! Il est très probable que le donneur primaire occupe la même place dans les photosystèmes classiques, et il en serait donc de même pour l’ensemble des organismes photosynthétiques. « Depuis des années, on pensait que cette molécule de chlorophylle était accessoire, alors que c’est elle qui initie toute la chaîne de transfert d’électrons ! », explique Bill Rutherford, auteur principal de l’étude. « C’est amusant que l’étude d’une petite cyanobactérie très commune puisse amener à réviser l’ensemble des manuels de biologie. »


Source : Pour la science
Crédit : Dennis J. Nürnberg

Ces cyanobactéries sont capables d’adapter leur photosynthèse selon l’éclairage reçu. En jaune, les bactéries réalisant une photosynthèse en infrarouge, en magenta, celles réalisant une photosynthèse classique.

La photosynthèse fonctionne aussi dans l’infrarouge Actualités

La photosynthèse fonctionne aussi dans l’infrarouge

À l’ombre, rien ne pousse ? Pas sûr. On a longtemps pensé que la photosynthèse, le processus par lequel végétaux, algues et cyanobactéries convertissent l’énergie lumineuse en énergie chimique, n’était possible qu’avec la lumière visible. Mais Dennis Nürnberg, à l’Imperial College de Londres, et ses collègues viennent de montrer que des cyanobactéries sont capables d’effectuer un autre type de photosynthèse à partir d’un rayonnement infrarouge, une lumière non perceptible par l’homme.

Des centaines de molécules interviennent dans la photosynthèse. Elles sont organisées en unités – des photosystèmes – qui comportent chacune une « antenne » et un centre réactionnel. L’antenne contient de la chlorophylle et d’autres pigments photosensibles qui captent l’énergie lumineuse et la transmettent de proche en proche vers le centre réactionnel. Commence alors une chaîne de transferts d’électrons, de molécules en molécules, du donneur primaire (une molécule de chlorophylle du centre réactionnel) à l’accepteur final. Jusqu’à récemment, on pensait que le donneur primaire d’électron était obligatoirement la chlorophylle de type a, seul pigment connu capable de céder un électron lorsqu’il est éclairé avec un rayonnement rouge compris entre 680 et 700 nanomètres de longueur d’onde (le domaine visible allant de 400 à 700 nanomètres).

Un processus réversible

Mais Dennis Nürnberg et ses collègues ont montré que chez Chroococcidiopsis thermalis, une cyanobactérie très répandue sur Terre, la chlorophylle f, un autre pigment, peut jouer le rôle de donneur primaire lorsqu’il est soumis à un rayonnement de 750 nanomètres de longueur d’onde, dans l’infrarouge. Cette cyanobactérie est donc capable, lorsqu’elle ne reçoit plus assez de lumière visible, par exemple si elle est à l’ombre, de mettre en place une autre voie de photosynthèse dans l’infrarouge. Ce processus est réversible : si ces cyanobactéries sont à nouveau en plein soleil, elles reviennent à la photosynthèse classique.

Cette découverte est fondamentale pour la recherche de vie extraterrestre, car elle conduit à redéfinir la « limite rouge », l’énergie lumineuse minimale requise pour que la photosynthèse puisse se produire. Repousser la limite de longueur d’onde admise de 700 à 750 nanomètres, revient à abaisser la limite rouge à une énergie inférieure. Or 70 % des étoiles de la Voie lactée sont des naines rouges, émettant essentiellement un rayonnement peu énergétique dans le rouge et l’infrarouge. Cette découverte invite donc à reconsidérer de nombreuses planètes en orbite autour de naines rouges, où la photosynthèse était jugée jusqu’à présent impossible.

Ces travaux ont aussi entraîné une petite révolution dans la compréhension d’un processus que l’on pensait bien connaître : la photosynthèse classique. Dans ce processus, chaque photosystème contient des centaines de molécules de chlorophylle a disposées d’une façon bien précise. Parmi elles, discerner la ou les molécules jouant le rôle du donneur primaire est très difficile. Historiquement, les biologistes considéraient qu’il s’agissait d’une « paire de chlorophylles spéciales » au centre du photosystème. L’étude des photosystèmes de C. thermalis suggère qu’ils se sont trompés.

Ceux-ci ressemblent beaucoup aux photosystèmes classiques, à ceci près qu’ils contiennent à la fois des molécules de chlorophylle a et f. Or les chlorophylle a et f absorbant des longueurs d’ondes différentes, elles sont facilement distinguables. Les chercheurs ont donc localisé facilement le donneur primaire chez cette cyanobactérie. Surprise, il ne s’agit pas d’une paire spéciale de molécules de chlorophylle au centre du photosystème… mais d’une simple molécule de chlorophylle juste à côté ! Il est très probable que le donneur primaire occupe la même place dans les photosystèmes classiques, et il en serait donc de même pour l’ensemble des organismes photosynthétiques. « Depuis des années, on pensait que cette molécule de chlorophylle était accessoire, alors que c’est elle qui initie toute la chaîne de transfert d’électrons ! », explique Bill Rutherford, auteur principal de l’étude. « C’est amusant que l’étude d’une petite cyanobactérie très commune puisse amener à réviser l’ensemble des manuels de biologie. »


Source : Pour la science
Crédit : Dennis J. Nürnberg

Ces cyanobactéries sont capables d’adapter leur photosynthèse selon l’éclairage reçu. En jaune, les bactéries réalisant une photosynthèse en infrarouge, en magenta, celles réalisant une photosynthèse classique.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .


22 - Côtes d'Armor

Du 22 janvier au 12 mars

ATELIERS PEINTURE

"Aquarelle" avec Fanny Dreveau - Samedis 22 Janvier et 19 février de 10h à 16h30h
"Peinture à l'huile et clair-obscur" avec Jos Van de Ven - Vendredis 28 Janvier et 4 Mars de 10h à 16h30
"Calligraphie chinoise et abstraction" avec Sophie Deliss - Samedis 5 Février et 12 Mars de 10h à 16h30
"ARTIS" Arts Plastiques avec Claire Amossé - Samedis 12 Février et 5 Mars de 10h à 16H30

Pôle de l'Étang-Neuf
Musée de la Résistance en Argoat
22480 Saint-Connan
02 96 47 17 66
www.etangneufbretagne.com


34 - Hérault

Jusqu'au 27 mars 2022

EXPOSITION
"JEAN-FRANCIS AUBURTIN, UN ÂGE D'OR"

Jean-Francis Auburtin (1866-1930) s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet...
En une centaine d'œuvres, le Musée de Lodève propose une rétrospective de ce peintre à redécouvrir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


39 - Jura

Jusqu'au 15 mars

EXPOSITION
"FRONTIÈRES DE SEL"

Reproductions d’objets, contenus numériques, vidéos et extraits sonores, archives inédites vous dévoileront tous les secrets du commerce du sel.
Une part belle sera également faite aux métiers de la restauration et du patrimoine avec la présentation en timelapse du travail de l’atelier Lythos, qui a réalisé un fac-similé de la borne destiné à être replacé sur le lieu de découverte à Montigny-les-Arsures.

La Grande Saline
3 place des salines
39110 Salins-les-Bains
03 84 73 10 92
www.salinesdesalins.com


71 - Saône et Loire

Le 16 février

ATELIERS
"BRICO RECUP"

Réutiliser, récupérer, créer, s’amuser… Voilà le programme de notre atelier récup’ où nous transformerons rouleaux de papier toilette, boîtes à œufs et bouteilles plastique en petits animaux et autres petits bricolages rigolos à emporter à la maison. A partir de 6 ans. De 14 h à 16 h .

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


Le 23 février

ATELIERS
"NICHOIRS ET CIE"

Présentation de nichoirs, conseil sur leur fabrication et leur installation. Assemblage d’un modèle en salle (choix à faire parmi 3 références). Tout public, enfants à partir de 9 ans. Dd 14 h à 16 h 30.

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


88 - Vosges

Du 5 février au 18 septembre  

EXPOSITION
"POSADA, GENIE DE LA GRAVURE"

Cette exposition, première rétrospective en France de l’œuvre de José Guadalupe Posada (1852-1913) nous permet d’admirer l’inventivité et la dextérité d’un des grands maîtres de la gravure internationale qui a délaissé une carrière toute tracée pour mettre son talent au service de la presse populaire : illustrations de faits divers, contes, chansons... et les fameuses Calaveras.

Musée de l'Image
42 quai de Dogneville
88000 Épinal
03 29 81 48 30
https://museedelimage.fr

Lieux:

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