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Grenouilles conçues par ordinateur : des scientifiques créent les premiers robots vivants
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Grenouilles conçues par ordinateur : des scientifiques créent les premiers robots vivants

Mi-robots, mi-organismes vivants. Des scientifiques des universités du Vermont (UMV) et de Tufts, aux États-Unis, ont réussi à créer, en combinant un programme informatique et des cellules de grenouilles, des "xenobots". Mesurant quelques millimètres de large, ces organismes vivants et programmables sont, pour l'instant, capables d'effectuer uniquement des actions basiques comme se déplacer, pousser de petits objets et se régénérer après avoir été blessés. Mais ils pourraient, un jour, servir d'outils médicaux, détecter des contaminations radioactives ou même... Dépolluer les océans, annoncent les chercheurs dans leur étude publiée ce lundi 13 janvier dans la revue PNAS.

"Il s'agit de nouvelles machines vivantes, affirme Josh Bongard, informaticien expert en robotique à l'UVM et co-auteur de l'étude, dans un communiqué. Il ne s'agit ni de robots traditionnels ni d'une espèce animale connue, mais d'une nouvelle catégorie d'artefact : un organisme vivant et programmable". Ces créatures ont d'abord été conçues dans un supercalculateur de l'UVM puis ont été assemblées par des biologistes de Tufts qui ont utilisé des cellules souches de grenouilles. "Nous pouvons imaginer de nombreuses applications pour ces robots vivants : détecter des matériaux dangereux ou radioactifs, récupérer les microplastiques présents dans les océans ou encore voyager à l'intérieur du corps humain afin de nettoyer les artères", explique Michael Levin, directeur du Centre de biologie de Tufts et également co-auteur de l'étude.  

Un être vivant sur-mesure

La première partie de cette expérimentation - dont chaque étape est détaillée sur Youtube - a donc commencé dans le superordinateur Deep Greende l'UVM. Les informaticiens ont utilisé un algorithme évolutionniste - qui s'inspire de la théorie de l'évolution - permettant de simuler des milliers de modèles candidats à "une nouvelle forme de vie", avec pour contrainte de respecter les règles biophysiques d'une cellule de grenouille. Pendant des mois, ce programme a assemblé et réassemblé numériquement des centaines de cellules de grenouilles pour créer une multitude de corps formés différemment. Le but étant de concevoir l'organisme le plus efficace dans la réalisation de tâches précises, comme se mouvoir, encercler une cible et la déplacer, etc. À mesure que les tests s'enchaînaient, les organismes simulés les moins compétents étaient écartés et les autres améliorés. Après une centaine d'essais, les modèles les plus prometteurs ont été mis de côté.

Ces derniers ont été envoyés à Tufts où la deuxième équipe était chargée de donner vie aux modèles informatiques. Les chercheurs ont d'abord recueilli des cellules souches de peau et de muscle prélevées sur les embryons de grenouilles africaines de l'espèce Xenopus laevis, d'où le nom xenobots. Puis un microchirurgien les a "sculptées" à l'aide de minuscules pinces et électrodes, afin d'obtenir la forme que le superordinateur avait estimé être la meilleure. Très vite, les petites cellules ont commencé à se déplacer comme prévu.  

"Comme nous ne pouvions pas prédire comment les cellules musculaires se comporteraient lorsqu'elles seraient assemblées, nous les avons simulées pour qu'elles agissent de façon aléatoire, détaille Josh Bongard. En d'autres termes, nous avons demandé à l'algorithme d'assembler ces cellules de manière à leur donner une forme qui nous assure que les xenobots se déplacent toujours comme nous le souhaitions, et ce, quel que soit le comportement des cellules musculaires dans la réalité." "L'algorithme nous a permis de prédire les mouvements que les créatures allaient exécuter selon la forme qu'on leur donnerait", résume Michael Levin.

En observant les xenobots prendre vie, les chercheurs ont ensuite constaté que leurs organismes reconfigurables pouvaient se déplacer de façon cohérente afin d'explorer leur environnement aquatique pendant des jours, voire des semaines, grâce à leurs réserves d'énergie embryonnaires. Plus surprenant, des groupes de xenobots se sont mis à travailler collectivement en se déplaçant en cercle afin de pousser des boulettes dans une zone située au centre. "C'est l'une des découvertes les plus étonnantes que nous ayons faites : nous n'avons pas téléchargé notre algorithme dans les cellules ni transmis de quelconques informations, les cellules que nous avons sculptées possédaient déjà leur propre 'algorithme biologique', qui leur permet de coopérer", s'enthousiasme Michael Levin.

Et c'est bien là tout l'intérêt de leur étude. En combinant informatique et biologie, les chercheurs ont prouvé que la forme des xenobots, découverte par l'ordinateur et sculptée par le microchirurgien, a permis de supprimer tout comportement aléatoire des cellules et de les forcer à se comporter uniquement comme les scientifiques le désiraient. Bien sûr, les petites créatures ne sont pas encore capables d'accomplir des tâches complexes. Mais Josh Bongard estime qu'en fournissant plus d'options à l'algorithme, comme la capacité d'intégrer des organes sensoriels ou des tissus nerveux aux simulations numériques, il serait possible de fabriquer des xenobots "plus intéressants".

Dotés de capacité de régénération et biodégradables

En attendant, les scientifiques ont tout de même exploré quelques pistes prometteuses. Ils ont notamment simulé de nouvelles formes de cellules dotées de poches. Un attribut qui pourrait permettre aux "grenouilles bioniques" de transporter de minuscules objets. "C'est une étape vers l'utilisation d'organismes conçus par ordinateur pour l'administration intelligente de médicaments", estime Josh Bongard. Mieux encore, en testant leur résistance, les chercheurs ont compris que leurs xenobots sont capables de se régénérer : même après avoir été quasiment coupés en deux, ils "se ressoudent" et poursuivent leur travail. Une capacité dont la plupart des robots classiques sont dépourvus.

i des organismes artificiels ont déjà été créés par le passé, c'est la première fois que des scientifiques conçoivent de A à Z des machines entièrement biologiques. L'intérêt, outre les potentielles utilisations évoquées par les chercheurs ? Ces xenobots sont entièrement biodégradables, contrairement aux robots de métal ou de plastique. "Quand ils ont terminé de travailler, après sept jours, il ne reste plus que des cellules mortes", souligne ainsi Josh Bongard.  

Des inquiétudes légitimes

Plus qu'une démonstration technique, ces travaux devraient bouleverser notre compréhension à la fois de l'informatique et de la vie. Selon les auteurs, la fabrication de xenobots constitue une importante étape dans le déchiffrage de ce que les spécialistes appellent le "code morphogénétique", qui permet de mieux comprendre l'organisation générale des organismes et la façon dont ils calculent et stockent l'information en fonction de leur histoire et de leur environnement. Une avancée qui devrait stimuler de nombreuses recherches dans ce domaine. "Regardez les cellules avec lesquelles nous avons construit nos xenobots : leur ADN est à 100% celui de grenouille... Mais il ne s'agit pas de grenouilles. La question qui vient ensuite est : mais que peuvent-elles faire d'autre ?", s'interroge Michael Levin.

C'est probablement la question que se pose aussi la DARPA, une agence du département de la Défense des États-Unis chargée de la recherche et du développement des nouvelles technologies destinées à un usage militaire, qui a financé ces travaux. Conscients que les recherches sur les manipulations biologiques complexes peuvent effrayer le grand public - surtout quand elles sont financées par l'armée -, M. Levin se montre donc rassurant. "Ces craintes ne sont pas déraisonnables : quand on commence à s'amuser avec des systèmes complexes qu'on ne comprend pas, il est possible de subir des conséquences imprévues, souligne-t-il. Mais nos travaux permettent justement de lever une partie du mystère qui effraie tant". Malgré tout, l'une des questions qui saute à l'esprit à la lecture de leur étude est le contrôle des xenobots une fois créés. Peuvent-ils se faire pirater ou échapper au contrôle humain ?

Interrogé sur ce point, Michael Levin développe ses arguments. "La première étape était de comprendre leurs capacités innées (...), nous allons désormais travailler à un moyen de les contrôler", promet-il. L'objectif futur des deux équipes sera de comprendre le "langage" qui permet aux cellules de contrôler leur structure, et de l'apprendre. Le biologiste rappelle que les cellules communiquent grâce à des signaux électriques, chimiques et mécaniques. En cernant ce langage - cet algorithme biologique - les chercheurs pourraient alors imaginer des mécanismes de contrôle chimique, des signaux lumineux pour les guider, voire de reprogrammer les cellules pour qu'elles soient plus sensibles à certains stimuli.

Robotique biologique

"C'est exactement ce que nous faisons aujourd'hui en robotique : nous assemblons des pièces et faisons en sorte qu'elles s'envoient les bons signaux, poursuit-il. La différence ici est que nos pièces - les cellules - sont déjà extrêmement compétentes en elles-mêmes et une fois que nous aurons compris comment contrôler leur interaction, nous aurons aussi la réponse à beaucoup de problèmes biomédicaux".  

Josh Bongard, prudent, reconnaît qu'outre la prédiction de l'algorithme, il n'est pas totalement sûr de réussir à créer un mécanisme de contrôle après leur avoir donné vie. "Un humain pourrait avoir du mal à concevoir un xenobot à la fois sûr et utile, mais notre algorithme évolutionniste est bien plus "intelligent" que nous, et lui pourrait bien en être capable, assure-t-il néanmoins. Afin d'éviter toute 'conséquences imprévues', tout nouveau xenobot sera méticuleusement testé dans de nombreux environnements différents, comme pour toutes les nouvelles technologies". Rassurés ?  


Source : L'Express
Crédit : Flickr/Brian Gratwicke

Photo d'une Xenopus laevis (Xénope du Cap en français) dont les cellules souches ont permis de façonner des "machines vivantes" baptisées logiquement "Xenobot".

Grenouilles conçues par ordinateur : des scientifiques créent les premiers robots vivants Actualités

Grenouilles conçues par ordinateur : des scientifiques créent les premiers robots vivants

Mi-robots, mi-organismes vivants. Des scientifiques des universités du Vermont (UMV) et de Tufts, aux États-Unis, ont réussi à créer, en combinant un programme informatique et des cellules de grenouilles, des "xenobots". Mesurant quelques millimètres de large, ces organismes vivants et programmables sont, pour l'instant, capables d'effectuer uniquement des actions basiques comme se déplacer, pousser de petits objets et se régénérer après avoir été blessés. Mais ils pourraient, un jour, servir d'outils médicaux, détecter des contaminations radioactives ou même... Dépolluer les océans, annoncent les chercheurs dans leur étude publiée ce lundi 13 janvier dans la revue PNAS.

"Il s'agit de nouvelles machines vivantes, affirme Josh Bongard, informaticien expert en robotique à l'UVM et co-auteur de l'étude, dans un communiqué. Il ne s'agit ni de robots traditionnels ni d'une espèce animale connue, mais d'une nouvelle catégorie d'artefact : un organisme vivant et programmable". Ces créatures ont d'abord été conçues dans un supercalculateur de l'UVM puis ont été assemblées par des biologistes de Tufts qui ont utilisé des cellules souches de grenouilles. "Nous pouvons imaginer de nombreuses applications pour ces robots vivants : détecter des matériaux dangereux ou radioactifs, récupérer les microplastiques présents dans les océans ou encore voyager à l'intérieur du corps humain afin de nettoyer les artères", explique Michael Levin, directeur du Centre de biologie de Tufts et également co-auteur de l'étude.  

Un être vivant sur-mesure

La première partie de cette expérimentation - dont chaque étape est détaillée sur Youtube - a donc commencé dans le superordinateur Deep Greende l'UVM. Les informaticiens ont utilisé un algorithme évolutionniste - qui s'inspire de la théorie de l'évolution - permettant de simuler des milliers de modèles candidats à "une nouvelle forme de vie", avec pour contrainte de respecter les règles biophysiques d'une cellule de grenouille. Pendant des mois, ce programme a assemblé et réassemblé numériquement des centaines de cellules de grenouilles pour créer une multitude de corps formés différemment. Le but étant de concevoir l'organisme le plus efficace dans la réalisation de tâches précises, comme se mouvoir, encercler une cible et la déplacer, etc. À mesure que les tests s'enchaînaient, les organismes simulés les moins compétents étaient écartés et les autres améliorés. Après une centaine d'essais, les modèles les plus prometteurs ont été mis de côté.

Ces derniers ont été envoyés à Tufts où la deuxième équipe était chargée de donner vie aux modèles informatiques. Les chercheurs ont d'abord recueilli des cellules souches de peau et de muscle prélevées sur les embryons de grenouilles africaines de l'espèce Xenopus laevis, d'où le nom xenobots. Puis un microchirurgien les a "sculptées" à l'aide de minuscules pinces et électrodes, afin d'obtenir la forme que le superordinateur avait estimé être la meilleure. Très vite, les petites cellules ont commencé à se déplacer comme prévu.  

"Comme nous ne pouvions pas prédire comment les cellules musculaires se comporteraient lorsqu'elles seraient assemblées, nous les avons simulées pour qu'elles agissent de façon aléatoire, détaille Josh Bongard. En d'autres termes, nous avons demandé à l'algorithme d'assembler ces cellules de manière à leur donner une forme qui nous assure que les xenobots se déplacent toujours comme nous le souhaitions, et ce, quel que soit le comportement des cellules musculaires dans la réalité." "L'algorithme nous a permis de prédire les mouvements que les créatures allaient exécuter selon la forme qu'on leur donnerait", résume Michael Levin.

En observant les xenobots prendre vie, les chercheurs ont ensuite constaté que leurs organismes reconfigurables pouvaient se déplacer de façon cohérente afin d'explorer leur environnement aquatique pendant des jours, voire des semaines, grâce à leurs réserves d'énergie embryonnaires. Plus surprenant, des groupes de xenobots se sont mis à travailler collectivement en se déplaçant en cercle afin de pousser des boulettes dans une zone située au centre. "C'est l'une des découvertes les plus étonnantes que nous ayons faites : nous n'avons pas téléchargé notre algorithme dans les cellules ni transmis de quelconques informations, les cellules que nous avons sculptées possédaient déjà leur propre 'algorithme biologique', qui leur permet de coopérer", s'enthousiasme Michael Levin.

Et c'est bien là tout l'intérêt de leur étude. En combinant informatique et biologie, les chercheurs ont prouvé que la forme des xenobots, découverte par l'ordinateur et sculptée par le microchirurgien, a permis de supprimer tout comportement aléatoire des cellules et de les forcer à se comporter uniquement comme les scientifiques le désiraient. Bien sûr, les petites créatures ne sont pas encore capables d'accomplir des tâches complexes. Mais Josh Bongard estime qu'en fournissant plus d'options à l'algorithme, comme la capacité d'intégrer des organes sensoriels ou des tissus nerveux aux simulations numériques, il serait possible de fabriquer des xenobots "plus intéressants".

Dotés de capacité de régénération et biodégradables

En attendant, les scientifiques ont tout de même exploré quelques pistes prometteuses. Ils ont notamment simulé de nouvelles formes de cellules dotées de poches. Un attribut qui pourrait permettre aux "grenouilles bioniques" de transporter de minuscules objets. "C'est une étape vers l'utilisation d'organismes conçus par ordinateur pour l'administration intelligente de médicaments", estime Josh Bongard. Mieux encore, en testant leur résistance, les chercheurs ont compris que leurs xenobots sont capables de se régénérer : même après avoir été quasiment coupés en deux, ils "se ressoudent" et poursuivent leur travail. Une capacité dont la plupart des robots classiques sont dépourvus.

i des organismes artificiels ont déjà été créés par le passé, c'est la première fois que des scientifiques conçoivent de A à Z des machines entièrement biologiques. L'intérêt, outre les potentielles utilisations évoquées par les chercheurs ? Ces xenobots sont entièrement biodégradables, contrairement aux robots de métal ou de plastique. "Quand ils ont terminé de travailler, après sept jours, il ne reste plus que des cellules mortes", souligne ainsi Josh Bongard.  

Des inquiétudes légitimes

Plus qu'une démonstration technique, ces travaux devraient bouleverser notre compréhension à la fois de l'informatique et de la vie. Selon les auteurs, la fabrication de xenobots constitue une importante étape dans le déchiffrage de ce que les spécialistes appellent le "code morphogénétique", qui permet de mieux comprendre l'organisation générale des organismes et la façon dont ils calculent et stockent l'information en fonction de leur histoire et de leur environnement. Une avancée qui devrait stimuler de nombreuses recherches dans ce domaine. "Regardez les cellules avec lesquelles nous avons construit nos xenobots : leur ADN est à 100% celui de grenouille... Mais il ne s'agit pas de grenouilles. La question qui vient ensuite est : mais que peuvent-elles faire d'autre ?", s'interroge Michael Levin.

C'est probablement la question que se pose aussi la DARPA, une agence du département de la Défense des États-Unis chargée de la recherche et du développement des nouvelles technologies destinées à un usage militaire, qui a financé ces travaux. Conscients que les recherches sur les manipulations biologiques complexes peuvent effrayer le grand public - surtout quand elles sont financées par l'armée -, M. Levin se montre donc rassurant. "Ces craintes ne sont pas déraisonnables : quand on commence à s'amuser avec des systèmes complexes qu'on ne comprend pas, il est possible de subir des conséquences imprévues, souligne-t-il. Mais nos travaux permettent justement de lever une partie du mystère qui effraie tant". Malgré tout, l'une des questions qui saute à l'esprit à la lecture de leur étude est le contrôle des xenobots une fois créés. Peuvent-ils se faire pirater ou échapper au contrôle humain ?

Interrogé sur ce point, Michael Levin développe ses arguments. "La première étape était de comprendre leurs capacités innées (...), nous allons désormais travailler à un moyen de les contrôler", promet-il. L'objectif futur des deux équipes sera de comprendre le "langage" qui permet aux cellules de contrôler leur structure, et de l'apprendre. Le biologiste rappelle que les cellules communiquent grâce à des signaux électriques, chimiques et mécaniques. En cernant ce langage - cet algorithme biologique - les chercheurs pourraient alors imaginer des mécanismes de contrôle chimique, des signaux lumineux pour les guider, voire de reprogrammer les cellules pour qu'elles soient plus sensibles à certains stimuli.

Robotique biologique

"C'est exactement ce que nous faisons aujourd'hui en robotique : nous assemblons des pièces et faisons en sorte qu'elles s'envoient les bons signaux, poursuit-il. La différence ici est que nos pièces - les cellules - sont déjà extrêmement compétentes en elles-mêmes et une fois que nous aurons compris comment contrôler leur interaction, nous aurons aussi la réponse à beaucoup de problèmes biomédicaux".  

Josh Bongard, prudent, reconnaît qu'outre la prédiction de l'algorithme, il n'est pas totalement sûr de réussir à créer un mécanisme de contrôle après leur avoir donné vie. "Un humain pourrait avoir du mal à concevoir un xenobot à la fois sûr et utile, mais notre algorithme évolutionniste est bien plus "intelligent" que nous, et lui pourrait bien en être capable, assure-t-il néanmoins. Afin d'éviter toute 'conséquences imprévues', tout nouveau xenobot sera méticuleusement testé dans de nombreux environnements différents, comme pour toutes les nouvelles technologies". Rassurés ?  


Source : L'Express
Crédit : Flickr/Brian Gratwicke

Photo d'une Xenopus laevis (Xénope du Cap en français) dont les cellules souches ont permis de façonner des "machines vivantes" baptisées logiquement "Xenobot".

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

04 - Alpes de Haute Provence

Du 5 juin 2020 au 15 décembre

VISITE LUDIQUE
SALAGON, PARC & JARDINS

Une nouveauté pour les familles : un jeu de la cocotte pour explorer les jardins et découvrir les secrets du monument de Salagon de façon ludique !

Salagon
04300 Mane
04 92 75 70 50
www.musee-de-salagon.com


Du 5 juin au 15 décembre

COURSE D'ORIENTATION
MUSÉE DE PRÉHISTOIRE DES GORGES DU VERDON

Une course d’orientation familiale pour découvrir le village préhistorique. A l'aide du dépliant disponible gratuitement à l'accueil du Musée, participez à cette course d’orientation ludique et instructive qui vous conduira tout droit vers le village préhistorique reconstitué.

Musée de Préhistoire des Gorges du Verdon
Route de Montmeyan
04500 Quinson
04 92 74 09 59
www.museeprehistoire.com


Jusqu'en novembre

EXPOSITION
LE "RHINOCÉROS" DE XAVIER VEILHAN

Le musée accueille le "Rhinocéros" de Xavier Veilhan. Vous pourrez admirer cette œuvre spectaculaire appartenant au Centre Pompidou jusqu'en novembre 2020.

Musée de Préhistoire des Gorges du Verdon
Route de Montmeyan
04500 Quinson
04 92 74 09 59
www.museeprehistoire.com


11 - Aude

Le 8 août

"NUIT DES ÉTOILES"
AMPHORALIS

Avec l’observatoire astronomique de Narbonne (ANAP), profitez de la beauté du ciel estival pour observer les étoiles en compagnie d’astronomes expérimentés.
A partir de 18h30 : repas libre dans le parc. 19h15 : conférence « Vie et mort des étoiles » par Christine Mourlevat. 20h30 : conte « la tête dans les étoiles » par Bernadette Boucher 22h00-minuit (en continu) : observation du ciel sur écran géant. Gratuit. Inscription conseillée.

Amphoralis
Allée des potiers
11590 Sallèles d’Aude
04 68 46 89 48
www.amphoralis.com


Le 14 août

"CINÉMA DE PLEIN AIR – LA NUIT DU PÉPLUM"

Projection du film Astérix et Obélix, Mission Cléopâtre (2001). Adultes et enfants à partir de 6 ans. Apportez vos nattes et transats pour vous installer confortablement !
Inscription conseillée.

Amphoralis
Allée des potiers
11590 Sallèles d’Aude
04 68 46 89 48
www.amphoralis.com


13 - Bouches du Rhône

Du 7 au 15 janvier 2021

BALADES EN MER
CONGRÈS MONDIAL DE LA NATURE DE L’UICN

Lors de ce rendez vous, des balades en mer à bord de l'Hélios, la seule vedette à passagers hybride de la compagnie Marseillaise ICARD MARITME, seront organisées par : Le parc National de la Côte Bleue : 10 juin - Le conservatoire du littoral : 11 & 16 juin - Le parc National des Calanques : 15 & 20 juin.

1 quai Marcel Pagnol
13007 Marseille
04 91 330 329
www.iucncongress2020


21 - Côte d'Or

Du 3 juillet au 2 janvier 2022

EXPOSITION
"AU COEUR DES SAISONS"

Et si on prenait le temps de regarder passer les saisons, de vivre à leur rythme, de redécouvrir le plaisir d'observer la Nature et ses changements.
Cette nouvelle exposition, conçue et réalisée par le Jardin des sciences et Biodiversité, vous plonge « Au coeur des saisons », de façon ludique et accessible à tous les publics, en famille comme entre amis…

Jardin des sciences & biodiversité
Jardin de l’Arquebuse
14 rue Jehan de Marville & 1 avenue Albert 1er
21000 DIJON
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


34 - Hérault

Du 26 septembre au 28 février 2021

EXPOSITION
"DERNIERS IMPRESSIONNISTES"

Des paysages maritimes de la Bretagne aux plaisirs des plages de la Belle Époque, des paysages urbains ou champêtres aux portraits virtuoses, partez sur les pas des peintres intimistes ayant tous respiré le parfum de l’impressionnisme.
Riche de 70 peintures et d’une trentaine de dessins ou lithographies, l’exposition qui fait étape à Lodève est la première en France à rendre à ce courant l’importance qui lui revient.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


45 - Loiret

Les 4 juillet et 22 août

VISITES
"ART DES JARDINS"

Art de vivre et Nouvelles Renaissances en Val-de-Loire.
L’Arboretum des Grandes Bruyères, « Jardin Remarquable » vous présentant pas moins de 5 types de jardins, vous invite à découvrir leur histoire et leurs spécificités.
Visite guidée à 15h. Inscription obligatoire, nombre de participants limité.

Arboretum des Grandes Bruyères
45450 Ingrannes
02 38 57 28 24
www.arboretumdesgrandesbruyeres.fr


50 - Manche

Du 8 février au 24 mai

EXPOSITION DE PHOTOGRAPHIES
"LA HAGUE : A L’EPREUVE DU TEMPS"

De vallées encaissées en roches mystérieuses, du littoral déchiqueté aux champs quadrillés de murets, le regard d’Antoine Soubigou s’est posé sur une Hague intemporelle et tourmentée.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


Jusqu'au 15 novembre

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE
"VIE SAUVAGE EN COTENTIN"

Une exposition pour les curieux de nature mais aussi pour les amateurs de belles images... L’association "Regards" basée à Cormelles-le-Royal dans le Calvados rassemble des photographes naturalistes, passionnés d’image et de nature.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


59 - Nord

Jusqu'au 29 août 2021

EXPOSITION
"MON DODO"

A quoi sert de dormir ? Que se passe-t-il quand je dors ? Pourquoi je rêve ? Telles sont les questions que peuvent se poser les enfants lorsqu’ils vont se coucher pour la sieste ou pour la nuit.
Au travers des expériences et des approches diverses, l’exposition invite les 2-7 ans à découvrir leurs besoins en quantité et qualité de sommeil tout en abordant les notions de cycle et le rôle du sommeil dans leur développement.

Forum départemental des Sciences
1 place de l’Hôtel de ville
59650 Villeneuve d’Ascq
03 59 73 96 00
www.forumdepartementaldessciences.fr


67 - Bas-Rhin

A partir du 4 juillet

ESCAPE GAME LIGNE MAGINOT

Participez à une partie d'escape game et découvrez la Ligne Maginot comme si vous y étiez soldat!
Dans l'antre de la forteresse sont cachés les indices qui vous permettront de sauver l'équipage de l’asphyxie... Attention, vous n'avez que 40 minutes !
Equipes de 2 à 6 joueurs. A partir de 10 ans accompagnés de leurs parents.

Forteresse de la Ligne Maginot
Route D65 direction Pfaffenbronn
67510 Lembach
03 88 94 48 62 / 03 88 94 43 16
www.lignemaginot.fr


71 - Saône et Loire

Jusqu'au 31 août

EXPOSITION
"LE LUTIN DU HAUT FOLIN"

Bruno Alléos, Le Lutin du Haut Folin, a toujours travaillé le bois brut. A l’orée des bois du Morvan, il exprime sa créativité à l’aide d’un outil tout à fait étonnant : une tronçonneuse !

La Maison du Charolais
43 route de Mâcon (RCEA N79 sortie 12)
71120 Charolles
03 85 88 04 00
www.maison-charolais.com


Jusqu'au 1er novembre

EXPOSITION
"BÊTISE ET BALIVERNES, IDÉES REÇUES SUR LA NATURE"

« les chauves-souris s'accrochent dans les cheveux » ; « les grenouilles sont vertes et les crapauds marron » ; « les moustiques préfèrent les peaux sucrées… », autant d’idées reçues et de fausses informations qui ont souvent la vie dure ! Une scénographie originale et les illustrations humoristiques de Roland Garrigue raviront aussi bien les petits que les grands !

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


85 - Vendée

Jusqu'au 30 août

CONCERTS

Tout l'été et Explora Parc vous propose au minimum un concert deux fois par semaine. Du Funk, du Jazz, de la Soul, des DJ...
Olicat's le samedi 18 juillet, Biba le mercredi 22 juillet, Puppa Dready le samedi 25 juillet et enfin Ted de Radiomeuh le mercredi 29 juillet.

Explora Parc
Rue de la Parée Jésus
85160 Saint-Jean-de-Monts
06 22 61 45 98
www.exploraparc.com


88 - Vosges

Du 6 juillet au 30 août

ANIMATIONS SCIENCES
PLANÉTARIUM EPINAL

Qui n'a jamais rêvé de faire décoller une fusée (en papier) ? Ce sera possible cet été ! L'atelier "réveillez vos sens", quant à lui, sera parfait pour les enfants à partir de 3 ans. Nous proposons également des soirées d'observation du ciel du soir, une initiation à la paléontologie, la découverte des petites bêtes qui peuplent la mare du Planétarium et bien d'autre choses encore !

Planétarium Epinal
Rue Dom Pothier
88000 Epinal
03 29 35 08 02
www.planetarium-epinal.com

Lieux:

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