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Empreintes digitales : découverte inédite sur leur mystérieuse formation
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Empreintes digitales : découverte inédite sur leur mystérieuse formation

Elles sont uniques et propres à chacun, mais nous en savons encore très peu sur leur formation. Les empreintes digitales n'ont pas fini de nous livrer leurs secrets. Une équipe de chercheurs de l'Université de Fudan à Shanghai en Chine vient d'identifier le mécanisme de formation de nos empreintes. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, au stade embryonnaire, les empreintes digitales ne se forment pas à partir de gènes liés à la peau, mais en fonction de gènes relatifs au développement de nos membres. Des travaux publiés dans la revue spécialisée Cell.

23 000 génomes scannés

Contrairement à d'autres motifs de la peau comme des rides qui se creusent, les empreintes digitales apparaissent avant même la naissance et restent les mêmes tout au long de la vie. Il existe trois grandes catégories de formes d'empreintes digitales : en arche, en tourbillon (aussi appelé en spirale ou verticilles) et en boucle. 95% de la population possède des empreintes qui entrent dans ces trois catégories. Les empreintes digitales se développent pendant la gestation. "Les membres commencent à apparaître à la 5e semaine et les rainures sur la peau au bout des doigts se forment à la 13e semaine", explique le Dr Denis Headon, spécialisé en génétique à l'Université d'Edinbourg, et qui a participé aux recherches. Mais la manière dont les motifs se forment reste jusque là complètement inconnue.

Les sillons et les crêtes des empreintes digitales commencent donc à se former sur les doigts et les orteils du foetus après le troisième mois de grossesse. Pour mieux comprendre comment ces changements arrivent au cours du développement, l'équipe de chercheurs a scanné l'ADN de plus de 23.000 personnes issues de tous les groupes ethniques. Leurs travaux ont permis de cerner au moins 43 régions dans le génome qui sont associées aux empreintes digitales. Une région s'est montrée particulièrement influente. Elle semble réguler l'expression d'un gène appelé EVI1, déjà connu pour son rôle dans le développement des membres de l'embryon. Pour confirmer le rôle d'EVI1 dans la formation des empreintes, l'équipe a modifié l'ADN des souris afin de supprimer l'expression d'EVI1. Ils se sont alors aperçus que chez ces souris, les motifs cutanés sous les doigts étaient anormaux comparé aux motifs classiques des souris à l'ADN intact.

Ceux qui portent une empreinte en tourbillon ont tendance à avoir les doigts plus longs

Ajouté à cela, l'analyse des données a montré que les différents types d'empreintes digitales sont corrélés à la longueur des doigts, selon qu'elles sont en arche, en tourbillon ou en boucle. Ainsi, les personnes avec une empreinte en forme de tourbillon ont tendance à avoir les doigts plus longs. "Nous ne comprenons pas exactement comment cela fonctionne, mais nous supposons que le motif est déterminé par la force de croissance exercée sur le tissu embryonnaire, appelé coussinets palmaires", explique le Dr Denis Headon. "Ces coussinets palmaires sont présents sur le bout des doigts et sur d'autres sites de la main des foetus. Il ressemblent à de petits dômes de tissus mous, couverts de peau. C'est là que les empreintes commencent à se développer. Ces coussinets disparaissent ensuite lentement, bien avant la naissance." Ainsi, la force exercée par l'étirement des paumes et des doigts pourrait transformer une boucle en tourbillon par exemple. C'est donc sur ces coussinets que se dessinent, très tôt, le motif de nos futures empreintes. Si on commence à mieux comprendre certains mécanismes, la façon précise dont ce motif se développe reste encore à creuser.

Par ailleurs, le lien entre le développement des membres et la formation des empreintes digitales est également visible chez les personnes souffrant de troubles génétiques héréditaires. "Chez les personnes souffrant du syndrome de Kabuki (un syndrome polymalformatif associé à un déficit intellectuel, ndlr), une trisomie 18 ou une trisomie 21, on constate une altération des dermatoglyphes (les sillons qui forment nos empreintes digitales, ndlr). Ces maladies sont probablement liées à une altération de la croissance des membres ou des doigts lors des stades précoces de développement du foetus", explique le Dr Denis Headon. A terme, l'équipe voudrait mener de nouveaux travaux pour mieux circonscrire le rôle d'EVI1.


Source : Coralie Lemke / Sciences et Avenir
Crédit : KTSDESIGN / SCIENCE PHOTO LIBRARY / KTS / Science Photo Library via AFP

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Empreintes digitales : découverte inédite sur leur mystérieuse formation

Elles sont uniques et propres à chacun, mais nous en savons encore très peu sur leur formation. Les empreintes digitales n'ont pas fini de nous livrer leurs secrets. Une équipe de chercheurs de l'Université de Fudan à Shanghai en Chine vient d'identifier le mécanisme de formation de nos empreintes. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, au stade embryonnaire, les empreintes digitales ne se forment pas à partir de gènes liés à la peau, mais en fonction de gènes relatifs au développement de nos membres. Des travaux publiés dans la revue spécialisée Cell.

23 000 génomes scannés

Contrairement à d'autres motifs de la peau comme des rides qui se creusent, les empreintes digitales apparaissent avant même la naissance et restent les mêmes tout au long de la vie. Il existe trois grandes catégories de formes d'empreintes digitales : en arche, en tourbillon (aussi appelé en spirale ou verticilles) et en boucle. 95% de la population possède des empreintes qui entrent dans ces trois catégories. Les empreintes digitales se développent pendant la gestation. "Les membres commencent à apparaître à la 5e semaine et les rainures sur la peau au bout des doigts se forment à la 13e semaine", explique le Dr Denis Headon, spécialisé en génétique à l'Université d'Edinbourg, et qui a participé aux recherches. Mais la manière dont les motifs se forment reste jusque là complètement inconnue.

Les sillons et les crêtes des empreintes digitales commencent donc à se former sur les doigts et les orteils du foetus après le troisième mois de grossesse. Pour mieux comprendre comment ces changements arrivent au cours du développement, l'équipe de chercheurs a scanné l'ADN de plus de 23.000 personnes issues de tous les groupes ethniques. Leurs travaux ont permis de cerner au moins 43 régions dans le génome qui sont associées aux empreintes digitales. Une région s'est montrée particulièrement influente. Elle semble réguler l'expression d'un gène appelé EVI1, déjà connu pour son rôle dans le développement des membres de l'embryon. Pour confirmer le rôle d'EVI1 dans la formation des empreintes, l'équipe a modifié l'ADN des souris afin de supprimer l'expression d'EVI1. Ils se sont alors aperçus que chez ces souris, les motifs cutanés sous les doigts étaient anormaux comparé aux motifs classiques des souris à l'ADN intact.

Ceux qui portent une empreinte en tourbillon ont tendance à avoir les doigts plus longs

Ajouté à cela, l'analyse des données a montré que les différents types d'empreintes digitales sont corrélés à la longueur des doigts, selon qu'elles sont en arche, en tourbillon ou en boucle. Ainsi, les personnes avec une empreinte en forme de tourbillon ont tendance à avoir les doigts plus longs. "Nous ne comprenons pas exactement comment cela fonctionne, mais nous supposons que le motif est déterminé par la force de croissance exercée sur le tissu embryonnaire, appelé coussinets palmaires", explique le Dr Denis Headon. "Ces coussinets palmaires sont présents sur le bout des doigts et sur d'autres sites de la main des foetus. Il ressemblent à de petits dômes de tissus mous, couverts de peau. C'est là que les empreintes commencent à se développer. Ces coussinets disparaissent ensuite lentement, bien avant la naissance." Ainsi, la force exercée par l'étirement des paumes et des doigts pourrait transformer une boucle en tourbillon par exemple. C'est donc sur ces coussinets que se dessinent, très tôt, le motif de nos futures empreintes. Si on commence à mieux comprendre certains mécanismes, la façon précise dont ce motif se développe reste encore à creuser.

Par ailleurs, le lien entre le développement des membres et la formation des empreintes digitales est également visible chez les personnes souffrant de troubles génétiques héréditaires. "Chez les personnes souffrant du syndrome de Kabuki (un syndrome polymalformatif associé à un déficit intellectuel, ndlr), une trisomie 18 ou une trisomie 21, on constate une altération des dermatoglyphes (les sillons qui forment nos empreintes digitales, ndlr). Ces maladies sont probablement liées à une altération de la croissance des membres ou des doigts lors des stades précoces de développement du foetus", explique le Dr Denis Headon. A terme, l'équipe voudrait mener de nouveaux travaux pour mieux circonscrire le rôle d'EVI1.


Source : Coralie Lemke / Sciences et Avenir
Crédit : KTSDESIGN / SCIENCE PHOTO LIBRARY / KTS / Science Photo Library via AFP

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .


22 - Côtes d'Armor

Du 22 janvier au 12 mars

ATELIERS PEINTURE

"Aquarelle" avec Fanny Dreveau - Samedis 22 Janvier et 19 février de 10h à 16h30h
"Peinture à l'huile et clair-obscur" avec Jos Van de Ven - Vendredis 28 Janvier et 4 Mars de 10h à 16h30
"Calligraphie chinoise et abstraction" avec Sophie Deliss - Samedis 5 Février et 12 Mars de 10h à 16h30
"ARTIS" Arts Plastiques avec Claire Amossé - Samedis 12 Février et 5 Mars de 10h à 16H30

Pôle de l'Étang-Neuf
Musée de la Résistance en Argoat
22480 Saint-Connan
02 96 47 17 66
www.etangneufbretagne.com


34 - Hérault

Jusqu'au 27 mars 2022

EXPOSITION
"JEAN-FRANCIS AUBURTIN, UN ÂGE D'OR"

Jean-Francis Auburtin (1866-1930) s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet...
En une centaine d'œuvres, le Musée de Lodève propose une rétrospective de ce peintre à redécouvrir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


39 - Jura

Jusqu'au 15 mars

EXPOSITION
"FRONTIÈRES DE SEL"

Reproductions d’objets, contenus numériques, vidéos et extraits sonores, archives inédites vous dévoileront tous les secrets du commerce du sel.
Une part belle sera également faite aux métiers de la restauration et du patrimoine avec la présentation en timelapse du travail de l’atelier Lythos, qui a réalisé un fac-similé de la borne destiné à être replacé sur le lieu de découverte à Montigny-les-Arsures.

La Grande Saline
3 place des salines
39110 Salins-les-Bains
03 84 73 10 92
www.salinesdesalins.com


71 - Saône et Loire

Le 16 février

ATELIERS
"BRICO RECUP"

Réutiliser, récupérer, créer, s’amuser… Voilà le programme de notre atelier récup’ où nous transformerons rouleaux de papier toilette, boîtes à œufs et bouteilles plastique en petits animaux et autres petits bricolages rigolos à emporter à la maison. A partir de 6 ans. De 14 h à 16 h .

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


Le 23 février

ATELIERS
"NICHOIRS ET CIE"

Présentation de nichoirs, conseil sur leur fabrication et leur installation. Assemblage d’un modèle en salle (choix à faire parmi 3 références). Tout public, enfants à partir de 9 ans. Dd 14 h à 16 h 30.

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


88 - Vosges

Du 5 février au 18 septembre  

EXPOSITION
"POSADA, GENIE DE LA GRAVURE"

Cette exposition, première rétrospective en France de l’œuvre de José Guadalupe Posada (1852-1913) nous permet d’admirer l’inventivité et la dextérité d’un des grands maîtres de la gravure internationale qui a délaissé une carrière toute tracée pour mettre son talent au service de la presse populaire : illustrations de faits divers, contes, chansons... et les fameuses Calaveras.

Musée de l'Image
42 quai de Dogneville
88000 Épinal
03 29 81 48 30
https://museedelimage.fr

Lieux:

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