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Des poissons des abysses voient les couleurs dans le noir
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Des poissons des abysses voient les couleurs dans le noir

Plus on s'enfonce sous la surface des océans, plus la lumière du jour perce difficilement l'eau, si bien qu'à 1 000 m de profondeur, l'obscurité règne. Les créatures qui habitent ces fonds émettent certes leur propre lumière, via la bioluminescence, mais celle-ci se dissipe dans les ténèbres. Il était ainsi admis que, dans de si faibles conditions de luminosité, la vision des couleurs était impossible pour ces animaux et probablement inutile.

Et pour cause : la vision des vertébrés - poissons compris - repose sur deux types de photorécepteurs, les cônes et les bâtonnets. Les cônes, actifs lorsque la luminosité est forte, permettent de distinguer les couleurs. Les vertébrés en ont jusqu'à quatre types différents. L'homme en possède trois, servant à la vision du rouge, du vert et du bleu. Les bâtonnets sont, eux, actifs lorsque la luminosité est faible. « Comme les vertébrés n'en possèdent généralement qu'un seul type, chacun muni d'une seule forme de rhodopsine - protéine des bâtonnets sensible à la lumière -, à la nuit tombée ou dans les grandes profondeurs, leur vision est achromatique et ne distingue que les variations de luminosité, explique Fabio Cortesi, de l'université du Queensland, en Australie. C'est pourquoi "la nuit, tous les chats sont gris" ! » Mais, dans une nouvelle étude, Fabio Cortesi et ses collègues montrent que certains poissons abyssaux échappent à cette règle et voient bien les couleurs dans l'obscurité avec leurs bâtonnets !

Avant de faire cette découverte, les chercheurs ont analysé le génome de 101 espèces de poissons. Ils ont ainsi remarqué que 13 espèces possèdent plusieurs gènes codant différentes rhodopsines. Le record est détenu par la dirette argentée (Diretmus argenteus), un poisson à l'oeil surdimensionné et aux écailles ventrales parées de pointes aiguisées, avec ses 38 gènes différents. Tous ne sont pas utilisés. L'analyse des fragments d'ARN présents dans la rétine de ce poisson a révélé que seuls 14 gènes sont transcrits en rhodopsines. Ce qui reste beaucoup : « Nous n'en avons jamais rencontré un si grand nombre chez un vertébré, souligne Eric Warrant, de l'université de Lund, en Suède. Et jamais une sensibilité à la lumière aussi concentrée sur les couleurs bleues. » Chacun des éléments de cette famille de rhodopsine est en effet sensible à une petite portion du spectre de la lumière bleue.

Pour les auteurs, ces bâtonnets permettraient à la dirette argentée de tirer profit des rares rayons du soleil disponibles dans les grandes profondeurs, afin de distinguer les silhouettes de congénères du fond marin dont la couleur tire sur le bleu. Mais aussi de discriminer d'infimes différences entre les sources de bioluminescence qu'elle rencontre et d'adapter ainsi son comportement en fonction de celui qui l'émet : partenaire, proie ou prédateur. Si ces résultats venaient à être confirmés par des expériences comportementales, ce qui relève du défi puisqu'il est aujourd'hui impossible d'étudier ces animaux en laboratoire ou in situ, il sera peut-être temps de redéfinir le rôle des bâtonnets !


Source : La Recherche
Crédit : Pavel Riha, University of South Bohemia, Ceske Budejovice

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Des poissons des abysses voient les couleurs dans le noir

Plus on s'enfonce sous la surface des océans, plus la lumière du jour perce difficilement l'eau, si bien qu'à 1 000 m de profondeur, l'obscurité règne. Les créatures qui habitent ces fonds émettent certes leur propre lumière, via la bioluminescence, mais celle-ci se dissipe dans les ténèbres. Il était ainsi admis que, dans de si faibles conditions de luminosité, la vision des couleurs était impossible pour ces animaux et probablement inutile.

Et pour cause : la vision des vertébrés - poissons compris - repose sur deux types de photorécepteurs, les cônes et les bâtonnets. Les cônes, actifs lorsque la luminosité est forte, permettent de distinguer les couleurs. Les vertébrés en ont jusqu'à quatre types différents. L'homme en possède trois, servant à la vision du rouge, du vert et du bleu. Les bâtonnets sont, eux, actifs lorsque la luminosité est faible. « Comme les vertébrés n'en possèdent généralement qu'un seul type, chacun muni d'une seule forme de rhodopsine - protéine des bâtonnets sensible à la lumière -, à la nuit tombée ou dans les grandes profondeurs, leur vision est achromatique et ne distingue que les variations de luminosité, explique Fabio Cortesi, de l'université du Queensland, en Australie. C'est pourquoi "la nuit, tous les chats sont gris" ! » Mais, dans une nouvelle étude, Fabio Cortesi et ses collègues montrent que certains poissons abyssaux échappent à cette règle et voient bien les couleurs dans l'obscurité avec leurs bâtonnets !

Avant de faire cette découverte, les chercheurs ont analysé le génome de 101 espèces de poissons. Ils ont ainsi remarqué que 13 espèces possèdent plusieurs gènes codant différentes rhodopsines. Le record est détenu par la dirette argentée (Diretmus argenteus), un poisson à l'oeil surdimensionné et aux écailles ventrales parées de pointes aiguisées, avec ses 38 gènes différents. Tous ne sont pas utilisés. L'analyse des fragments d'ARN présents dans la rétine de ce poisson a révélé que seuls 14 gènes sont transcrits en rhodopsines. Ce qui reste beaucoup : « Nous n'en avons jamais rencontré un si grand nombre chez un vertébré, souligne Eric Warrant, de l'université de Lund, en Suède. Et jamais une sensibilité à la lumière aussi concentrée sur les couleurs bleues. » Chacun des éléments de cette famille de rhodopsine est en effet sensible à une petite portion du spectre de la lumière bleue.

Pour les auteurs, ces bâtonnets permettraient à la dirette argentée de tirer profit des rares rayons du soleil disponibles dans les grandes profondeurs, afin de distinguer les silhouettes de congénères du fond marin dont la couleur tire sur le bleu. Mais aussi de discriminer d'infimes différences entre les sources de bioluminescence qu'elle rencontre et d'adapter ainsi son comportement en fonction de celui qui l'émet : partenaire, proie ou prédateur. Si ces résultats venaient à être confirmés par des expériences comportementales, ce qui relève du défi puisqu'il est aujourd'hui impossible d'étudier ces animaux en laboratoire ou in situ, il sera peut-être temps de redéfinir le rôle des bâtonnets !


Source : La Recherche
Crédit : Pavel Riha, University of South Bohemia, Ceske Budejovice

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .


22 - Côtes d'Armor

Du 22 janvier au 12 mars

ATELIERS PEINTURE

"Aquarelle" avec Fanny Dreveau - Samedis 22 Janvier et 19 février de 10h à 16h30h
"Peinture à l'huile et clair-obscur" avec Jos Van de Ven - Vendredis 28 Janvier et 4 Mars de 10h à 16h30
"Calligraphie chinoise et abstraction" avec Sophie Deliss - Samedis 5 Février et 12 Mars de 10h à 16h30
"ARTIS" Arts Plastiques avec Claire Amossé - Samedis 12 Février et 5 Mars de 10h à 16H30

Pôle de l'Étang-Neuf
Musée de la Résistance en Argoat
22480 Saint-Connan
02 96 47 17 66
www.etangneufbretagne.com


34 - Hérault

Jusqu'au 27 mars 2022

EXPOSITION
"JEAN-FRANCIS AUBURTIN, UN ÂGE D'OR"

Jean-Francis Auburtin (1866-1930) s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet...
En une centaine d'œuvres, le Musée de Lodève propose une rétrospective de ce peintre à redécouvrir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


39 - Jura

Jusqu'au 15 mars

EXPOSITION
"FRONTIÈRES DE SEL"

Reproductions d’objets, contenus numériques, vidéos et extraits sonores, archives inédites vous dévoileront tous les secrets du commerce du sel.
Une part belle sera également faite aux métiers de la restauration et du patrimoine avec la présentation en timelapse du travail de l’atelier Lythos, qui a réalisé un fac-similé de la borne destiné à être replacé sur le lieu de découverte à Montigny-les-Arsures.

La Grande Saline
3 place des salines
39110 Salins-les-Bains
03 84 73 10 92
www.salinesdesalins.com


71 - Saône et Loire

Le 16 février

ATELIERS
"BRICO RECUP"

Réutiliser, récupérer, créer, s’amuser… Voilà le programme de notre atelier récup’ où nous transformerons rouleaux de papier toilette, boîtes à œufs et bouteilles plastique en petits animaux et autres petits bricolages rigolos à emporter à la maison. A partir de 6 ans. De 14 h à 16 h .

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


Le 23 février

ATELIERS
"NICHOIRS ET CIE"

Présentation de nichoirs, conseil sur leur fabrication et leur installation. Assemblage d’un modèle en salle (choix à faire parmi 3 références). Tout public, enfants à partir de 9 ans. Dd 14 h à 16 h 30.

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


88 - Vosges

Du 5 février au 18 septembre  

EXPOSITION
"POSADA, GENIE DE LA GRAVURE"

Cette exposition, première rétrospective en France de l’œuvre de José Guadalupe Posada (1852-1913) nous permet d’admirer l’inventivité et la dextérité d’un des grands maîtres de la gravure internationale qui a délaissé une carrière toute tracée pour mettre son talent au service de la presse populaire : illustrations de faits divers, contes, chansons... et les fameuses Calaveras.

Musée de l'Image
42 quai de Dogneville
88000 Épinal
03 29 81 48 30
https://museedelimage.fr

Lieux:

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