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De l’ADN synthétique fabriqué par une simple « imprimante »
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De l’ADN synthétique fabriqué par une simple « imprimante »

C’est une vision qui semble tout droit sortie d’un film de science-fiction. Dans un laboratoire, au sud de Paris, les chercheurs de la société de biotechnologie DNA Script développent une « imprimante » pour créer de toutes pièces des fragments d’ADN synthétiques exploitables par les laboratoires.

La machine, pour l’instant en phase de test, a effectivement des allures d’imprimante, en plus sophistiquée. Le futur ici ressemble à une grande caisse noire avec un clavier numérique, et derrière les vitres des têtes d’impression qui mélangent les réactifs pour produire de l’ADN de synthèse.

Dans le prototype, Thomas Ybert, président de la biotech qu’il a co-fondée en 2014, introduit de grosses cartouches : des réactifs contenant les quatre nucléotides formant l’ADN de tout être vivant, ainsi qu’un enzyme.

Une visite à DNA Script requiert de rafraîchir quelques souvenirs de biologie. L’ADN de tout être vivant est donc formé de quatre nucléotides, l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). Leur enchaînement dans un certain ordre détermine le message génétique de l’ADN. Une enzyme polymérase est ensuite chargée de faire la synthèse de ce brin, c’est-à-dire de le recopier, ce qui permet à l’information génétique de se transmettre lors de la division cellulaire.

La synthèse de l’ADN par recours à la chimie existe depuis les années 1980, mais c’est un processus long et coûteux pour les chercheurs, qui est donc désormais proposé par des sociétés spécialisées. Depuis quelques années, des biotechs se sont lancées dans la recherche de solutions innovantes. Comme l’américaine Twist BioScience, qui propose des brins d’ADN à 0,07 dollar, moins cher que la concurrence affirme-t-elle.

L’intérêt de tout cela ? Fabriquer plus rapidement de l’ADN pour les chercheurs, qui peuvent ainsi tester leurs hypothèses. Avec des applications diverses et étonnantes, comme par exemple la reprogrammation de levures pour qu’elles fabriquent de la toile d’araignée.

Trouver l’enzyme

C’est là le but du système proposé par DNA Script : permettre aux scientifiques d’avoir un accès direct à ce précieux matériau, en l’imprimant eux-mêmes depuis leurs laboratoires et en quelques heures.

« La concurrence que l’on essaie de remplacer, c’est le service de synthèse chimique de l’ADN. Quand un chercheur a besoin d’ADN de synthèse, il le commande sur internet, et quand la synthèse est faite, vous la recevez par la poste, raconte Thomas Ybert. Il faut une solution de synthèse simple (…) D’où l’idée d’utiliser les enzymes, qui sont efficaces et font le job de l’opérateur », précise-t-il.

Ces enzymes polymérases, qui copient naturellement l’ADN, « ne sont pas parfaites et font un certain nombre d’erreurs. Dans la nature, il y a des systèmes pour les corriger. Dans ces dernières décennies, il y a eu des efforts pour essayer d’isoler ou de modifier les polymérases pour qu’elles soient de plus en plus précises », analyse la chercheuse Miria Ricchetti, spécialiste de l’ADN à l’Institut Pasteur.

Les chercheurs de DNA Script ont, eux, testé plusieurs enzymes avant d’arriver à la bonne, dont Thomas Ybert tait jalousement le nom.

Depuis ses débuts, DNA Script a bien grandi et compte environ 70 employés à Paris et à San Francisco. La biotech va envoyer d’ici peu ses premières machines à des laboratoires testeurs pour une commercialisation espérée en 2022. À terme, l’ADN de synthèse pourrait aussi être utilisé pour le stockage de données numériques. La biotech a d’ailleurs été choisie par l’IARPA, l’agence de recherche du renseignement américain, dans le cadre du programme MIST (Molecular Information Storage), qui vise à entreposer des données numériques sur de l’ADN.

Toutefois, « ce n’est pas une solution industrielle » à ce stade, tempère M. Ybert, tant le temps de « lecture » de l’ADN est long comparé aux systèmes existants.

En attendant, la pandémie a exacerbé les besoins en ADN, fait valoir l’entrepreneur. « Les réactifs sont standard, on peut les stocker : ainsi, dès qu’un nouveau virus apparaît, les laboratoires de recherche peuvent alors synthétiser son ADN, puis mettre au point les tests diagnostiques, cela fait gagner en temps considérable », anticipe-t-il. Dans ce contexte, la biotech a réussi à lever, en pleine crise sanitaire, plus de 40 millions d’euros de fonds.
 

Source : Universcience / AFP
Crédit : AFP Eric Piermont

Thomas Ybert avec son imprimante à ADN, le 28 août 2020.

De l’ADN synthétique fabriqué par une simple « imprimante » Actualités

De l’ADN synthétique fabriqué par une simple « imprimante »

C’est une vision qui semble tout droit sortie d’un film de science-fiction. Dans un laboratoire, au sud de Paris, les chercheurs de la société de biotechnologie DNA Script développent une « imprimante » pour créer de toutes pièces des fragments d’ADN synthétiques exploitables par les laboratoires.

La machine, pour l’instant en phase de test, a effectivement des allures d’imprimante, en plus sophistiquée. Le futur ici ressemble à une grande caisse noire avec un clavier numérique, et derrière les vitres des têtes d’impression qui mélangent les réactifs pour produire de l’ADN de synthèse.

Dans le prototype, Thomas Ybert, président de la biotech qu’il a co-fondée en 2014, introduit de grosses cartouches : des réactifs contenant les quatre nucléotides formant l’ADN de tout être vivant, ainsi qu’un enzyme.

Une visite à DNA Script requiert de rafraîchir quelques souvenirs de biologie. L’ADN de tout être vivant est donc formé de quatre nucléotides, l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). Leur enchaînement dans un certain ordre détermine le message génétique de l’ADN. Une enzyme polymérase est ensuite chargée de faire la synthèse de ce brin, c’est-à-dire de le recopier, ce qui permet à l’information génétique de se transmettre lors de la division cellulaire.

La synthèse de l’ADN par recours à la chimie existe depuis les années 1980, mais c’est un processus long et coûteux pour les chercheurs, qui est donc désormais proposé par des sociétés spécialisées. Depuis quelques années, des biotechs se sont lancées dans la recherche de solutions innovantes. Comme l’américaine Twist BioScience, qui propose des brins d’ADN à 0,07 dollar, moins cher que la concurrence affirme-t-elle.

L’intérêt de tout cela ? Fabriquer plus rapidement de l’ADN pour les chercheurs, qui peuvent ainsi tester leurs hypothèses. Avec des applications diverses et étonnantes, comme par exemple la reprogrammation de levures pour qu’elles fabriquent de la toile d’araignée.

Trouver l’enzyme

C’est là le but du système proposé par DNA Script : permettre aux scientifiques d’avoir un accès direct à ce précieux matériau, en l’imprimant eux-mêmes depuis leurs laboratoires et en quelques heures.

« La concurrence que l’on essaie de remplacer, c’est le service de synthèse chimique de l’ADN. Quand un chercheur a besoin d’ADN de synthèse, il le commande sur internet, et quand la synthèse est faite, vous la recevez par la poste, raconte Thomas Ybert. Il faut une solution de synthèse simple (…) D’où l’idée d’utiliser les enzymes, qui sont efficaces et font le job de l’opérateur », précise-t-il.

Ces enzymes polymérases, qui copient naturellement l’ADN, « ne sont pas parfaites et font un certain nombre d’erreurs. Dans la nature, il y a des systèmes pour les corriger. Dans ces dernières décennies, il y a eu des efforts pour essayer d’isoler ou de modifier les polymérases pour qu’elles soient de plus en plus précises », analyse la chercheuse Miria Ricchetti, spécialiste de l’ADN à l’Institut Pasteur.

Les chercheurs de DNA Script ont, eux, testé plusieurs enzymes avant d’arriver à la bonne, dont Thomas Ybert tait jalousement le nom.

Depuis ses débuts, DNA Script a bien grandi et compte environ 70 employés à Paris et à San Francisco. La biotech va envoyer d’ici peu ses premières machines à des laboratoires testeurs pour une commercialisation espérée en 2022. À terme, l’ADN de synthèse pourrait aussi être utilisé pour le stockage de données numériques. La biotech a d’ailleurs été choisie par l’IARPA, l’agence de recherche du renseignement américain, dans le cadre du programme MIST (Molecular Information Storage), qui vise à entreposer des données numériques sur de l’ADN.

Toutefois, « ce n’est pas une solution industrielle » à ce stade, tempère M. Ybert, tant le temps de « lecture » de l’ADN est long comparé aux systèmes existants.

En attendant, la pandémie a exacerbé les besoins en ADN, fait valoir l’entrepreneur. « Les réactifs sont standard, on peut les stocker : ainsi, dès qu’un nouveau virus apparaît, les laboratoires de recherche peuvent alors synthétiser son ADN, puis mettre au point les tests diagnostiques, cela fait gagner en temps considérable », anticipe-t-il. Dans ce contexte, la biotech a réussi à lever, en pleine crise sanitaire, plus de 40 millions d’euros de fonds.
 

Source : Universcience / AFP
Crédit : AFP Eric Piermont

Thomas Ybert avec son imprimante à ADN, le 28 août 2020.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

04 - Alpes de Haute Provence

Du 5 juin 2020 au 15 décembre

VISITE LUDIQUE
SALAGON, PARC & JARDINS

Une nouveauté pour les familles : un jeu de la cocotte pour explorer les jardins et découvrir les secrets du monument de Salagon de façon ludique !

Musée de Salagon
04300 Mane
04 92 75 70 50
www.musee-de-salagon.com


Du 5 juin au 15 décembre

COURSE D'ORIENTATION
MUSÉE DE PRÉHISTOIRE DES GORGES DU VERDON

Une course d’orientation familiale pour découvrir le village préhistorique. A l'aide du dépliant disponible gratuitement à l'accueil du Musée, participez à cette course d’orientation ludique et instructive qui vous conduira tout droit vers le village préhistorique reconstitué.

Musée de Préhistoire des Gorges du Verdon
Route de Montmeyan
04500 Quinson
04 92 74 09 59
www.museeprehistoire.com


Jusqu'en novembre

EXPOSITION
LE "RHINOCÉROS" DE XAVIER VEILHAN

Le musée accueille le "Rhinocéros" de Xavier Veilhan. Vous pourrez admirer cette œuvre spectaculaire appartenant au Centre Pompidou jusqu'en novembre 2020.

Musée de Préhistoire des Gorges du Verdon
Route de Montmeyan
04500 Quinson
04 92 74 09 59
www.museeprehistoire.com


13 - Bouches du Rhône

Du 7 au 15 janvier 2021

BALADES EN MER
CONGRÈS MONDIAL DE LA NATURE DE L’UICN

Lors de ce rendez vous, des balades en mer à bord de l'Hélios, la seule vedette à passagers hybride de la compagnie Marseillaise ICARD MARITME, seront organisées par : Le parc National de la Côte Bleue : 10 juin - Le conservatoire du littoral : 11 & 16 juin - Le parc National des Calanques : 15 & 20 juin.

1 quai Marcel Pagnol
13007 Marseille
04 91 330 329
www.iucncongress2020


21 - Côte d'Or

Jusqu'au 2 janvier 2022

EXPOSITION
"AU COEUR DES SAISONS"

Et si on prenait le temps de regarder passer les saisons, de vivre à leur rythme, de redécouvrir le plaisir d'observer la Nature et ses changements.
Cette nouvelle exposition, conçue et réalisée par le Jardin des sciences et Biodiversité, vous plonge « Au coeur des saisons », de façon ludique et accessible à tous les publics, en famille comme entre amis…

Jardin des sciences & biodiversité
Jardin de l’Arquebuse
14 rue Jehan de Marville & 1 avenue Albert 1er
21000 DIJON
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


34 - Hérault

Du 26 septembre au 28 février 2021

EXPOSITION
"DERNIERS IMPRESSIONNISTES"

Des paysages maritimes de la Bretagne aux plaisirs des plages de la Belle Époque, des paysages urbains ou champêtres aux portraits virtuoses, partez sur les pas des peintres intimistes ayant tous respiré le parfum de l’impressionnisme.
Riche de 70 peintures et d’une trentaine de dessins ou lithographies, l’exposition qui fait étape à Lodève est la première en France à rendre à ce courant l’importance qui lui revient.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


50 - Manche

Septembre & octobre

ATELIERS MANOIR DU TOURP

Pour découvrir le patrimoine en s’amusant, le manoir vous propose des ateliers à destination de tous les publics...
23 septembre : Atelier des petits "aquarelle" - 3 octobre : Atelier famille "poterie" - 7 octobre : Atelier des petits "cuir" - 20 octobre : Atelier vacances "matelotage" - 22 octobre : Atelier des petits "aquarelle".

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


Jusqu'au 15 novembre

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE
"VIE SAUVAGE EN COTENTIN"

Une exposition pour les curieux de nature mais aussi pour les amateurs de belles images... L’association "Regards" basée à Cormelles-le-Royal dans le Calvados rassemble des photographes naturalistes, passionnés d’image et de nature.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


67 - Bas-Rhin

A partir du 4 juillet

ESCAPE GAME LIGNE MAGINOT

Participez à une partie d'escape game et découvrez la Ligne Maginot comme si vous y étiez soldat!
Dans l'antre de la forteresse sont cachés les indices qui vous permettront de sauver l'équipage de l’asphyxie... Attention, vous n'avez que 40 minutes !
Equipes de 2 à 6 joueurs. A partir de 10 ans accompagnés de leurs parents.

Forteresse de la Ligne Maginot
Route D65 direction Pfaffenbronn
67510 Lembach
03 88 94 48 62 / 03 88 94 43 16
www.lignemaginot.fr


71 - Saône et Loire

Jusqu'au 1er novembre

EXPOSITION
"BÊTISE ET BALIVERNES, IDÉES REÇUES SUR LA NATURE"

« les chauves-souris s'accrochent dans les cheveux » ; « les grenouilles sont vertes et les crapauds marron » ; « les moustiques préfèrent les peaux sucrées… », autant d’idées reçues et de fausses informations qui ont souvent la vie dure ! Une scénographie originale et les illustrations humoristiques de Roland Garrigue raviront aussi bien les petits que les grands !

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr

Lieux:

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