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Une météorite contenait les diamants d'une mystérieuse planète défunte
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Une météorite contenait les diamants d'une mystérieuse planète défunte

Lorsqu'une étoile comme le Soleil naît, dans un nuage de gaz interstellaire qui se condense, une partie de la matière reste autour d'elle et va à son tour donner naissance à des planètes : des géantes gazeuses comme Jupiter et Saturne ou des planètes rocheuses comme la Terre, ainsi que de nombreux autres objets de tailles intermédiaires (astéroïdes, comètes, lunes...).

On pourrait donc simplement imaginer que chaque planète se soit tranquillement formée à sa place et ait évolué au fil des milliards d'années pour donner le système solaire tel que nous le connaissons. La réalité est cependant beaucoup plus chaotique.

On pense par exemple aujourd'hui que le couple Terre-Lune est né d'une gigantesque collision entre la Terre primitive et une planète de la taille de Mars, baptisée Théia. Les petites lunes de Mars, Phobos et Deimos, seraient aussi le résultat d'une collision entre Mars et une planète faisant le tiers de sa taille. Vénus elle-même pourrait devoir son effet de serre et sa rotation inversée (le Soleil s'y lève à l'ouest) à un impact avec un bolide plus grand que la France.

Dans ce gigantesque jeu de quilles interplanétaire, il est difficile aujourd'hui de connaître la configuration du système solaire à sa naissance. Combien y avait-il alors de planètes ? Où étaient-elles ? Les éléments de réponse se trouvent probablement tout autour de nous, dans les nombreux astéroïdes qui nous entourent et même dans leurs morceaux qui se sont écrasés sur Terre, les météorites.

Un astéroïde pas comme les autres

Le 7 octobre 2008, peu avant l'aube, un bolide illumine le ciel du Soudan. L'objet qui vient de se désintégrer dans l'atmosphère et générer une pluie de météorites dans le désert Nubien est un petit astéroïde, numéroté 2008 TC3. A priori, il n'avait rien d'exceptionnel avec ses quelques mètres de diamètre, mais il représentait pourtant une grande première : on l'avait détecté un jour avant qu'il se précipite vers la surface terrestre, et l'analyse de sa trajectoire avait permis de déterminer le lieu et le moment de l'impact.

Un an plus tard, l'histoire du repérage et de la recherche des débris de TC3 faisait l'objet d'une étude dans le journal Nature. Le long de sa trajectoire, les chercheurs ont pu récupérer 47 fragments, au total presque 4 kilos de météorites. L'équipe du docteur Peter Jenniskens, un spécialiste des pluies de météorites, analysait l'un des morceaux récupérés et mettait en évidence sa composition inhabituelle : il s'agissait d'une ureilite, une météorite très riche en carbone, que l'on rencontre assez peu sur Terre.

En 2010, encore une autre surprise : des analyses révèlent la présence d'acides aminés dans les météorites de TC3. Trouver ces "briques de vie" malgré les très hautes températures auxquels les fragments ont été exposés durant leur chute a surpris les chercheurs. Mais cela apportait une pierre à l'édifice de la théorie selon laquelle les éléments nécessaires à la vie ont pu venir des astéroïdes.

Le secret des diamants de TC3

Aujourd'hui, ce ne sont pas ces composés chimiques qui ont attiré l'attention mais des diamants contenus à l'intérieur des fragments d'ureilite de ces fameuses météorites de 2008. Une équipe de scientifiques emmenée par Farhang Nabiei, du laboratoire de sciences de la Terre et des planètes de l'école polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse), a étudié le contenu de ces diamants et la manière dont ils se sont formés.

Leurs travaux nous emmènent aux origines de notre système solaire et la formation des planètes que nous connaissons. Dans une étude qui paraît ce mardi soir dans Nature Communications, ces chercheurs déduisent la taille du corps céleste d'origine à partir de la composition des diamants (et de la pression nécessaire pour qu'ils se soient formés).

Une planète de la taille de Mars ou de Mercure

Leur conclusion est que l'objet en question aurait été une planète de la taille de Mars ou de Mercure, selon que les diamants se sont formés au centre de la planète ou plus à l'extérieur. Une planète qui a aujourd'hui disparu, et dont le sort nous est inconnu.

Cette planète perdue n'est probablement pas la seule. Les théories actuelles décrivent plusieurs de ces embryons de planètes qui auraient existé durant les premiers millions d'années de l'histoire du système solaire. Leur destin ? Elle se sont amalgamées pour former de plus grosses planètes, ont plongé dans le Soleil ou ont même pu être simplement éjectées et devenir des planètes errantes dans la galaxie que nous retrouverons peut-être un jour.

La découverte réalisée grâce aux fragments de 2008 TC3 est pour l'instant unique. "Il s'agit de la première preuve convaincante pour un corps céleste aussi grand et qui ait disparu depuis", explique l'étude. Les seuls restes d'une planète perdue parmi d'autres, mais l'exploration du système solaire permettra sans doute d'obtenir d'autres indices dans les décennies à venir.


Source : Nouvelobs
Crédit : Mike Zolensky / NASA

L'un des fragments de l'astéroïde 2008 TC3, retrouvé dans le désert Nubien, au Soudan.

Une météorite contenait les diamants d'une mystérieuse planète défunte Actualités

Une météorite contenait les diamants d'une mystérieuse planète défunte

Lorsqu'une étoile comme le Soleil naît, dans un nuage de gaz interstellaire qui se condense, une partie de la matière reste autour d'elle et va à son tour donner naissance à des planètes : des géantes gazeuses comme Jupiter et Saturne ou des planètes rocheuses comme la Terre, ainsi que de nombreux autres objets de tailles intermédiaires (astéroïdes, comètes, lunes...).

On pourrait donc simplement imaginer que chaque planète se soit tranquillement formée à sa place et ait évolué au fil des milliards d'années pour donner le système solaire tel que nous le connaissons. La réalité est cependant beaucoup plus chaotique.

On pense par exemple aujourd'hui que le couple Terre-Lune est né d'une gigantesque collision entre la Terre primitive et une planète de la taille de Mars, baptisée Théia. Les petites lunes de Mars, Phobos et Deimos, seraient aussi le résultat d'une collision entre Mars et une planète faisant le tiers de sa taille. Vénus elle-même pourrait devoir son effet de serre et sa rotation inversée (le Soleil s'y lève à l'ouest) à un impact avec un bolide plus grand que la France.

Dans ce gigantesque jeu de quilles interplanétaire, il est difficile aujourd'hui de connaître la configuration du système solaire à sa naissance. Combien y avait-il alors de planètes ? Où étaient-elles ? Les éléments de réponse se trouvent probablement tout autour de nous, dans les nombreux astéroïdes qui nous entourent et même dans leurs morceaux qui se sont écrasés sur Terre, les météorites.

Un astéroïde pas comme les autres

Le 7 octobre 2008, peu avant l'aube, un bolide illumine le ciel du Soudan. L'objet qui vient de se désintégrer dans l'atmosphère et générer une pluie de météorites dans le désert Nubien est un petit astéroïde, numéroté 2008 TC3. A priori, il n'avait rien d'exceptionnel avec ses quelques mètres de diamètre, mais il représentait pourtant une grande première : on l'avait détecté un jour avant qu'il se précipite vers la surface terrestre, et l'analyse de sa trajectoire avait permis de déterminer le lieu et le moment de l'impact.

Un an plus tard, l'histoire du repérage et de la recherche des débris de TC3 faisait l'objet d'une étude dans le journal Nature. Le long de sa trajectoire, les chercheurs ont pu récupérer 47 fragments, au total presque 4 kilos de météorites. L'équipe du docteur Peter Jenniskens, un spécialiste des pluies de météorites, analysait l'un des morceaux récupérés et mettait en évidence sa composition inhabituelle : il s'agissait d'une ureilite, une météorite très riche en carbone, que l'on rencontre assez peu sur Terre.

En 2010, encore une autre surprise : des analyses révèlent la présence d'acides aminés dans les météorites de TC3. Trouver ces "briques de vie" malgré les très hautes températures auxquels les fragments ont été exposés durant leur chute a surpris les chercheurs. Mais cela apportait une pierre à l'édifice de la théorie selon laquelle les éléments nécessaires à la vie ont pu venir des astéroïdes.

Le secret des diamants de TC3

Aujourd'hui, ce ne sont pas ces composés chimiques qui ont attiré l'attention mais des diamants contenus à l'intérieur des fragments d'ureilite de ces fameuses météorites de 2008. Une équipe de scientifiques emmenée par Farhang Nabiei, du laboratoire de sciences de la Terre et des planètes de l'école polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse), a étudié le contenu de ces diamants et la manière dont ils se sont formés.

Leurs travaux nous emmènent aux origines de notre système solaire et la formation des planètes que nous connaissons. Dans une étude qui paraît ce mardi soir dans Nature Communications, ces chercheurs déduisent la taille du corps céleste d'origine à partir de la composition des diamants (et de la pression nécessaire pour qu'ils se soient formés).

Une planète de la taille de Mars ou de Mercure

Leur conclusion est que l'objet en question aurait été une planète de la taille de Mars ou de Mercure, selon que les diamants se sont formés au centre de la planète ou plus à l'extérieur. Une planète qui a aujourd'hui disparu, et dont le sort nous est inconnu.

Cette planète perdue n'est probablement pas la seule. Les théories actuelles décrivent plusieurs de ces embryons de planètes qui auraient existé durant les premiers millions d'années de l'histoire du système solaire. Leur destin ? Elle se sont amalgamées pour former de plus grosses planètes, ont plongé dans le Soleil ou ont même pu être simplement éjectées et devenir des planètes errantes dans la galaxie que nous retrouverons peut-être un jour.

La découverte réalisée grâce aux fragments de 2008 TC3 est pour l'instant unique. "Il s'agit de la première preuve convaincante pour un corps céleste aussi grand et qui ait disparu depuis", explique l'étude. Les seuls restes d'une planète perdue parmi d'autres, mais l'exploration du système solaire permettra sans doute d'obtenir d'autres indices dans les décennies à venir.


Source : Nouvelobs
Crédit : Mike Zolensky / NASA

L'un des fragments de l'astéroïde 2008 TC3, retrouvé dans le désert Nubien, au Soudan.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

04 - Alpes de Haute-Provence

Du 3 au 7 août
CORSO DE LA LAVANDE

Au pays des champs de lavande, très joli Corso de fleurs avec des parades de jour et de nuit, animations musicales, marché artisanale, feu d’artifice.

Comité des fêtes
1 boulevard Martin Bret
04000 Digne-les-Bains
06 34 41 86 29
www.cdf-dignelesbains.fr


05 - Hautes Alpes

Du 30 juin au 6 juillet
CHAMPIONNAT DE PARAPENTE OZONE

Compétition amicale de parapente entre les différents pilotes mondiaux et expérimentés, avec des vols dans une zone magnifique au départ de la montagne de Chabre dans la Vallée de la Méouge !

Montagne de Chabre
Châteauneuf de Chabre
05300 Val Buëch-Méouge
04 92 65 09 38


14 - Calvados

24 juin
Visite guidée "ODYSSÉE JURASSIQUE"

Partez à la découverte du monde jurassique à travers les fossiles trouvés à Villers-sur-Mer avec l’un des médiateurs scientifiques du musée. Une visite ludique et pleine de découvertes pour petits et grands. Durée : 1h00.

Paléospace
Avenue Jean Moulin
14640 Villers-sur-Mer
02 31 81 77 60
www.paleospace-villers.fr


Jusqu’au 29 février 2020
Exposition
LES REQUINS ! 430 MILLIONS D’ANNÉES D’ÉVOLUTION

Découvrez la grande diversité des requins, allant d’espèces de petites tailles, jusqu’aux poissons géants dont les dents sont plus grandes qu’une main humaine.
Cette exposition évoque également le grand danger auquel ils sont confrontés : l’Homme. Venez découvrir de nouvelles espèces et apprendre en vous amusant grâce à une fresque digitale.

Paléospace
Avenue Jean Moulin
14640 Villers-sur-Mer
02 31 81 77 60
www.paleospace-villers.fr


21 - Côte d'Or

27 mai
FÊTE DE LA NATURE ET DE LA BIODIVERSITÉ

Dans le cadre de l'opération nationale "Fête de la nature", le Jardin des Sciences organise pour la 5ème année consécutive, un après-midi festif dans le parc de l'Arquebuse. Cette manifestation est l'occasion de faire connaître et valoriser les actions de chacun en faveur de la biodiversité et de privilégier un « contact direct avec la nature.

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


Jusqu’au 6 janvier 2019
Exposition " GRAINES"

Elles sont partout… Du petit-déjeuner au coucher, dans nos vêtements, dans notre alimentation, dans nos parcs et jardins… sans même y penser elles font partie de notre quotidien et sont un pilier de la biodiversité végétale.
Cette nouvelle exposition, très ludique, propose à tous les visiteurs de découvrir une grande variété de graines d’ici et d’ailleurs et de s’interroger sur leurs enjeux dans un contexte de changement climatique et sociétal.

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


Du 27 mai au 3 septembre
Exposition de plein-air
"AMIS POLLINISATEURS, BIENVENUE EN VILLE !"

En ville vivent des centaines d'espèces d'insectes, dont beaucoup jouent un rôle très utile pour les humains : en butinant de fleurs en fleurs à la recherche de nourriture, ils transportent le pollen, assurant ainsi la reproduction d'un grand nombre de plantes. Ce sont des pollinisateurs !

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


30 - Gard

Du 5 mai au 30 septembre
"O3" Rétrospective de 25 ans de l'art du cube

Nicolas GAL, peintre plasticien présentera une Dériode de création en cube, des oeuvres de jeunesse où est figurée avec les mythes méditerranéens, jusqu'à des oeuvres plus récentes dénonçant l'exil moderne lié à l'eau.

La Maison de l'eau
30122 Les Plantiers
04 66 30 36 55 / 04 66 25 83 41
www.caussesaigoualcevennes.fr


42 - LOIRE

Du 10 janvier au 31 mai
Exposition "FIBRES"

L'exposition présente l'origine, les caractéritstiques et l'utilisation de fibres végétales, animales et synthétiques que l'on retrouve dans l'industrie textile et au quotidien.
Une section consacrée à l'utilisation de fibres diverses dans la création artistiques présente des oeuvres d'Anne Mangeot et Ghislaine Berlier Garcia.

La Maison du Passementier
20 rue Victor Hugo
42650 Saint-Jean-Bonnefonds
04 77 95 09 82
www.ville-st-jean-bonnefonds.fr/-maisondupassementier-


50 - MANCHE

Du 5 février au 31 août
Exposition "SCIENCES EXTRAORDINAIRES"

"Des récits de Jules Verne aux mondes de demain". Une exposition entièrement consacrée à l’auteur et sa vision de l’univers futuriste.

Planétarium Ludiver
1700 rue de la Libération
Tonneville - 50460 La Hague
02 33 78 13 80
www.ludiver.com


18 et 19 juillet
FESTIVAL DE FUSÉES À EAU

Venez fabriquez la plus belle fusée et surtout la plus rapide !
•Ateliers de construction de fusées à eau en continu pour toute la famille
•Décollages de vos fusées dans le parc paysager

Planétarium Ludiver
1700 rue de la Libération
Tonneville - 50460 La Hague
02 33 78 13 80
www.ludiver.com


3 août
NUIT DES ÉTOILES

A l’occasion de cette soirée exceptionnelle, les visiteurs découvriront gratuitement les mystères de la voûte céleste dès 20h et tout au long de la soirée. De nombreuses animations adaptées à chaque public, ponctueront cette soirée. Des ateliers spécialement adaptés au jeune public et aux familles seront proposés.

Planétarium Ludiver
1700 rue de la Libération
Tonneville - 50460 La Hague
02 33 78 13 80
www.ludiver.com


70 - Haute-Saône

► Du 3 avril au 30 septembre
EXPOSITION « MARTIN LUTHER KING »

Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme
25 Grande Rue
70290 Champagney
03 84 23 25 45
http://www.maisondelanegritude.fr

Lieux:

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