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Un village sur la lune d'ici 2040 ?
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Un village sur la lune d'ici 2040 ?

Nous sommes en 2040. Une centaine de personnes vivent sur la Lune, faisant fondre de la glace pour avoir de l'eau, mangeant des plantes cultivées sur le sol lunaire et pratiquant des sports "volants" en profitant de la faible gravité de notre satellite. Pur scénario de science-fiction? Pas pour certains scientifiques comme Bernard Foing, expert du programme "Moon Village" de l'Agence spatiale européenne (ESA), qui considère que cet objectif est réalisable.

A l'occasion d'un congrès européen de science planétaire à Riga (Lettonie) cette semaine, Bernard Foing a expliqué à quel rythme, selon lui, les humains pourraient s'installer sur la Lune.  

Dans quelques décennies, "des naissances sur la Lune"

D'ici 2030, il pourrait y avoir une première colonie lunaire comprenant six à dix pionniers, des scientifiques, techniciens et ingénieurs. Un groupe qui pourrait monter à 100 personnes en 2040. "En 2050, vous pourriez avoir un millier de personnes" sur la Lune et puis on pourrait envisager de "faire venir les familles", imagine-t-il. Et dans quelques décennies, "il pourrait même y avoir des naissances d'enfants sur la Lune". Un projet finalement pas si éloigné des prédictions du célèbre physicien Stephen Hawking.

Le projet d'établir une base sur la Lune n'est pas nouveau. En 2015 déjà, le patron de l'ESA, Jan Woerner, proposait de remplacer la Station spatiale internationale (ISS) -financée jusqu'en 2024- par un "village lunaire" permanent. Et en 2016, l'agence spatiale européenne estimait que la construction d'une base lunaire habitée pourrait commencer "d'ici cinq ans", et proposait quelques modèles de base.

Une volonté scientifique peu suivie par les politiques

Le problème, c'est que si les scientifiques et certaines sociétés privées s'intéressent au concept de Moon village, les politiciens européens n'ont pas encore mordu à l'hameçon.

"C'est très frustrant, les grands leaders n'ont pas encore montré leur intérêt", reconnaît d'ailleurs le physicien Vidvuds Beldavs de l'Université de Lettonie, qui milite pour l'exploration conjointe de la Lune. Ce qui manque pour que cela démarre? "Arriver à démontrer qu'une activité industrielle sur la Lune est possible, que (...) de grands marchés peuvent émerger", ajoute-t-il.

Et pour cela, il rappelle que la Lune possède diverses ressources possibles. Le basalte, une roche volcanique, pourrait être utilisée comme matière première pour fabriquer des satellites grâce à l'impression 3D qui pourraient être lancés depuis la Lune, à un coût bien moindre que celui d'un lancement depuis la Terre où la gravité est beaucoup plus importante.
La Lune, station de ravitaillement pour Mars

L'hélium 3, un isotope rare sur notre planète mais commun sur la Lune, pourrait théoriquement être utilisé pour générer de l'énergie pour la Terre. La cible principale des chercheurs est d'arriver à exploiter l'eau, enfermée dans la glace des pôles de la Lune. Car l'hydrogène et en oxygène, deux gaz qui explosent lorsqu'ils sont mélangés, peuvent être extraits de l'eau. De quoi alimenter le moteur des fusées.

"Pour aller sur l'orbite terrestre (...) il est 40 fois moins coûteux de partir de la Lune que de la Terre, parce que celle-ci a une telle gravité que vous devez lutter contre elle", explique également Bernard Foing.  

Les experts affirment que la colonisation de la Lune passe par la collaboration entre les agences spatiales nationales et le secteur privé, qui pourrait profiter de la commercialisation des ressources lunaires. Mais avis à ceux qui rêvent de s'installer sur Mars ou la Lune: la vie y sera "dure", souligne la physicienne Christiane Heinicke qui a passé un an dans une simulation d'environnement martien à Hawaï.

Là-haut, "c'est complètement dépourvu de végétation". Tout ce qu'on peut voir "ce sont des roches, des régolites (couches de poussières) et un ciel différent", estime-t-elle. "Etre soit à l'intérieur de l'habitat, soit à l'intérieur d'un scaphandre signifie que vous ne pouvez jamais réellement sentir la Lune ou la planète sur laquelle vous êtes. Vous ne pouvez pas sentir le vent. Vous ne sentez pas le Soleil sur votre peau." Et "vous ne pouvez jamais échapper à vos équipiers".
 

Source : L'Express
Crédit : ESA/FOSTER

Un des modèles de future base lunaire dévoilés par l'Agence spatiale européenne en 2016.

Un village sur la lune d'ici 2040 ? Actualités

Un village sur la lune d'ici 2040 ?

Nous sommes en 2040. Une centaine de personnes vivent sur la Lune, faisant fondre de la glace pour avoir de l'eau, mangeant des plantes cultivées sur le sol lunaire et pratiquant des sports "volants" en profitant de la faible gravité de notre satellite. Pur scénario de science-fiction? Pas pour certains scientifiques comme Bernard Foing, expert du programme "Moon Village" de l'Agence spatiale européenne (ESA), qui considère que cet objectif est réalisable.

A l'occasion d'un congrès européen de science planétaire à Riga (Lettonie) cette semaine, Bernard Foing a expliqué à quel rythme, selon lui, les humains pourraient s'installer sur la Lune.  

Dans quelques décennies, "des naissances sur la Lune"

D'ici 2030, il pourrait y avoir une première colonie lunaire comprenant six à dix pionniers, des scientifiques, techniciens et ingénieurs. Un groupe qui pourrait monter à 100 personnes en 2040. "En 2050, vous pourriez avoir un millier de personnes" sur la Lune et puis on pourrait envisager de "faire venir les familles", imagine-t-il. Et dans quelques décennies, "il pourrait même y avoir des naissances d'enfants sur la Lune". Un projet finalement pas si éloigné des prédictions du célèbre physicien Stephen Hawking.

Le projet d'établir une base sur la Lune n'est pas nouveau. En 2015 déjà, le patron de l'ESA, Jan Woerner, proposait de remplacer la Station spatiale internationale (ISS) -financée jusqu'en 2024- par un "village lunaire" permanent. Et en 2016, l'agence spatiale européenne estimait que la construction d'une base lunaire habitée pourrait commencer "d'ici cinq ans", et proposait quelques modèles de base.

Une volonté scientifique peu suivie par les politiques

Le problème, c'est que si les scientifiques et certaines sociétés privées s'intéressent au concept de Moon village, les politiciens européens n'ont pas encore mordu à l'hameçon.

"C'est très frustrant, les grands leaders n'ont pas encore montré leur intérêt", reconnaît d'ailleurs le physicien Vidvuds Beldavs de l'Université de Lettonie, qui milite pour l'exploration conjointe de la Lune. Ce qui manque pour que cela démarre? "Arriver à démontrer qu'une activité industrielle sur la Lune est possible, que (...) de grands marchés peuvent émerger", ajoute-t-il.

Et pour cela, il rappelle que la Lune possède diverses ressources possibles. Le basalte, une roche volcanique, pourrait être utilisée comme matière première pour fabriquer des satellites grâce à l'impression 3D qui pourraient être lancés depuis la Lune, à un coût bien moindre que celui d'un lancement depuis la Terre où la gravité est beaucoup plus importante.
La Lune, station de ravitaillement pour Mars

L'hélium 3, un isotope rare sur notre planète mais commun sur la Lune, pourrait théoriquement être utilisé pour générer de l'énergie pour la Terre. La cible principale des chercheurs est d'arriver à exploiter l'eau, enfermée dans la glace des pôles de la Lune. Car l'hydrogène et en oxygène, deux gaz qui explosent lorsqu'ils sont mélangés, peuvent être extraits de l'eau. De quoi alimenter le moteur des fusées.

"Pour aller sur l'orbite terrestre (...) il est 40 fois moins coûteux de partir de la Lune que de la Terre, parce que celle-ci a une telle gravité que vous devez lutter contre elle", explique également Bernard Foing.  

Les experts affirment que la colonisation de la Lune passe par la collaboration entre les agences spatiales nationales et le secteur privé, qui pourrait profiter de la commercialisation des ressources lunaires. Mais avis à ceux qui rêvent de s'installer sur Mars ou la Lune: la vie y sera "dure", souligne la physicienne Christiane Heinicke qui a passé un an dans une simulation d'environnement martien à Hawaï.

Là-haut, "c'est complètement dépourvu de végétation". Tout ce qu'on peut voir "ce sont des roches, des régolites (couches de poussières) et un ciel différent", estime-t-elle. "Etre soit à l'intérieur de l'habitat, soit à l'intérieur d'un scaphandre signifie que vous ne pouvez jamais réellement sentir la Lune ou la planète sur laquelle vous êtes. Vous ne pouvez pas sentir le vent. Vous ne sentez pas le Soleil sur votre peau." Et "vous ne pouvez jamais échapper à vos équipiers".
 

Source : L'Express
Crédit : ESA/FOSTER

Un des modèles de future base lunaire dévoilés par l'Agence spatiale européenne en 2016.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

34 - Hérault

Jusqu'au 1er mars

EXPOSITION
"IMMERSION URBAINE"

Exposition collective et évolutive réunissant plus de 18 artistes. Autour du thème de la récupération, du recyclage et de l’upcycling, chaque artiste construit à partir de cloisons de récupération et d’éléments de cinéma, pour créer un univers singulier. Présente à l’intérieur et aux extérieurs du musée, l'exposition offre aux visiteurs une expérience artistique renouvelée à chaque visite.

Musée Parcelle473
425 avenue frères Buhler
34080 Montpellier
06 66 02 69 29
www.parcelle473.com


38 - Isère

Jusqu'au 30 mars  

EXPOSITION
"PEINDRE LA LUMIÈRE, DE LA MAQUETTE AU VITRAIL"

Arcabas (1926-2018) s’est intéressé toute sa vie au vitrail qu’il abordait en tant que peintre avant tout. De l'expérience fondatrice de l'église Saint-Hugues aux dernières réalisations du Sacré-Cœur de Grenoble et de Saint-Christophe-sur-Guiers, l’exposition met l’accent sur les maquettes créées par Arcabas et la façon dont elles ont été traduites par les maitres verriers.

Musée arcabas en Chartreuse
Eglise de Saint-Hugues
38380 Saint-Pierre-de-Chartreuse
04 76 88 65 01
https://musees.isere.fr


52 - Haute-Marne

Jusqu'au 19 avril 

EXPOSITION 
"175 ANS DE CRÉATION BRASSICOLEÀ SAINT-DIZIER"

La brasserie du fort carré a été un des fleurons économiques de Saint-Dizier. En activité de 1796 à 1955, elle marqué le paysage urbain de la ville, et est à l’origine de la construction de la Tour Miko. Des techniques de productions de la bière, au nombreux objets publicitaires, l’exposition retracera l’histoire d’une brasserie restée dans les mémoires.

Musée de Saint-Dizier
17 rue de la Victoire 
52100 Saint-Dizier
03 25 07 31 50
www.saint-dizier.fr


63 - Puy de Dôme

Jusqu''au 1er mars 

EXPOSITION 
"LE MOBILIER BIJOU" DE GUILLAUME PIÉCHAUD"

Découvrez l’importante rétrospective consacrée à cet artiste unique qui regroupe un ensemble inédit d’œuvres et d’objets personnels retraçant son riche parcours, des ateliers de bijouteries à la confection de mobilier monumental. De nombreuses animations pour les enfants en lien avec l'univers du designer Guillaume Piéchaud sont disponibles durant les vacances d'automne !

Musée Mandet
14 rue de l’Hôtel de Ville
63200 Riom
04 73 38 18 53
www.rlv.eu/decouvrir/musees/musee-mandet-1


65 - Hautes-Pyrénées

Les 17 & 31 janvier

VISITES APPROFONDIES
GROTTES DE GARGAS

Les guides des grottes organisent des visites au format plus long que les visites classiques : 1h30 au lieu de 50 mn, au travers des deux sanctuaires de Gargas. Un temps dédié à la discussion avec les guides ainsi qu'à des dessins paléolithiques ınédıts. Gargas n'aura presque plus de secrets pour vous...

Grottes de Gargas
81 route de Gargas
65660 Aventignan
05 62 98 81 50
www.grottesdegargas.fr


67 - Bas-Rhin

Jusqu’au 29 mars

EXPOSITION
"UN AMOUR DE LALIQUE – UNE IDÉE DE PARADIS"

Une sélection d’œuvres de la collection du Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) Alsace entre en résonance avec un choix effectué parmi les pièces conservées au musée Lalique. Pour cette première collaboration, c’est une certaine vision du paradis qui est proposée au fil de l’exposition. 

Musée Lalique
40 rue du Hochberg
67290 Wingen-sur-Moder
03 88 89 08 14
www.musee-lalique.com


68 - Haut-Rhin

Jusqu'au 1er mars 

EXPOSITION
"STRUCTURES EN DÉRIVE"

La Fondation Fernet-Branca présente Structures en dérive, une exposition réunissant neuf artistes aux pratiques photographiques et transdisciplinaires.
L’exposition explore la photographie comme terrain d’expérimentation, entre approche documentaire et poétique.

Fondation Fernet-Branca
2 rue du Ballon
68300 Saint-Louis 
03 89 69 10 77
www.fondationfernet-branca.org


71 - Saône-et-Loire

Février

"ATELIERS PÉDAGOGIQUES" 
LA MAISON DU CHAROLAIS

À la Maison du Charolais, les enfants sont tour à tour apprentis Chefs, p’tits artistes ou explorateurs ! 
10 & 18 février : Atelier cuisine "hamburger de la St Valentin" (pain de couleur rose, à la betterave). 10 février : Atelier artistique "l’amour vache" (cœur en bois à peindre avec vache en feutrine à découper). 17 février : Atelier cuisine "igloo charolais et son île flottante". 18 février : Atelier artistique "la charolaise s’habille" (recycle tes vieux vêtements).

La Maison du Charolais
43 route de Mâcon (RCEA N79 sortie 12)
71120 Charolles
03 85 88 04 00
www.maison-charolais.com


75 - Paris

Jusqu'au 10 janvier 2027

ZEUS, LE CHEVAL MÉTALLIQUE AU MUAM

Le musée accueille sur son parvis le cheval métallique Zeus, œuvre monumentale qui a marqué les esprits lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
Jusqu'au 29 mars 2026, dans le chœur de l’église Saint-Martin-des-Champs du MuAM, une exposition exceptionnelle intitulée "Zeus, chef-d’œuvre d’artisans" retrace la genèse et la fabrication de cette œuvre.

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 28 février 

EXPOSITION
"CLEMENCEAU ET LA GRÈCE"

Cette exposition met en lumière la relation profonde et inspirante que Georges Clemenceau a entretenue avec l’Hellade tout au long de sa vie. Cette passion, née de son éducation, a marqué sa carrière politique et sa vision du monde ainsi que son engagement pour la démocratie et la culture.

Musée Clemenceau
8 rue Benjamin Franklin
75116 Paris
01 45 20 53 41
https://musee-clemenceau.fr


Jusqu'au 8 mars 

EXPOSITION
"DENISE BELLON. UN REGARD VAGABOND"

Le mahJ présente la première rétrospective à Paris, rassemblant près de 300 photographies, objets, lettres et publications, consacrée à Denise Bellon (1902-1999). Photographe humaniste, pionnière du photojournalisme et compagne de route des surréalistes, son œuvre singulière et méconnue court des années 1930 aux années 1970.

 Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
71 rue du Temple
75001 Paris
01 53 01 86 53
www.mahj.org


Jusqu'au 17 mai 

EXPOSITION "FLOPS" 

Échec, bide, raté, fiasco… on estime que neuf innovations sur dix échouent et les raisons de la galère ne sont pas toujours évidentes ! En explorant les "bides" comme les trajectoires de réussites inattendues, l’exposition Flops-?! propose une lecture bienveillante de l’échec et ouvre la voie à une découverte singulière des collections du MuAM – Musée des Arts et Métiers.  

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 31 juillet 

EXPOSITION
"L’ÉTOFFE DES RÊVES"

Le vent de l’Art Brut et du surréalisme soufflera sur les 300 œuvres des 36 artistes réunis dans tout l’espace de la Halle Saint Pierre. "L’Étoffe des rêves" est le fruit d’une collaboration entre la Halle Saint Pierre et le Centre international du surréalisme et de la Citoyenneté mondiale à Saint-Cirq-Lapopie.

Halle Saint Pierre
2 rue Ronsard
72018 Paris
01 42 58 72 89
www.hallesaintpierre.org


84 - Vaucluse

Jusqu'en mars 

EXPOSITION
"Les VOYAGES"

L'exposition Centenaire Robert Laurent-Vibert : Les Voyages donne un aperçu de l'héritage de Laurent-Vibert à travers sa collection privée sur le thème du voyage. 

Château de Lourmarin
2 avenue Laurent Vibert
84160 Lourmarin
04 90 68 15 23
www.chateaudelourmarin.com


88 - Vosges

Le 23 janvier 

CONFÉRENCE AVEC ALAIN DORESSOUNDIRAM  
PLANÉTARIUM D’ÉPINAL 

Le planétarium d’Épinal aura le plaisir d’accueillir Alain Doressoundiram, astrophysicien et spécialiste des petits corps du Système solaire. Alain Doressoudiram viendra partager au cours d'une conférence les coulisses de ses recherches sur la planète Mercure, ceux de la mission japonaise MMX qui explora les lunes de Mars, mais aussi celles des régions lointaines au-delà de Neptune. Une rencontre passionnante, gratuite, ouverte à toutes et à tous, sur réservation, de 20h00 à 22h00.

Planétarium Epinal
Rue Dom Pothier
88000 Epinal
03 29 35 08 02
www.planetarium-epinal.com

Lieux:

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