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Un océan recouvrait la planète Mars il y a trois milliards d'années
Actualités

Un océan recouvrait la planète Mars il y a trois milliards d'années

Un milliard et demi d’années après sa formation, la planète Rouge abritait probablement un immense océan dans ses régions polaires. C’est théoriquement possible, démontrent des géologues français. Une période où la vie aurait eu largement le temps de se développer…

Le résultat ne provient certes que de simulations numériques. Des preuves géologiques solides manquent encore. Mais ces travaux réalisés par des scientifiques français, suédois et américains ouvrent des perspectives fascinantes. Ils concluent que Mars aurait abrité un océan dans son hémisphère Nord et sa partie polaire il y a seulement trois milliards d’années, soit beaucoup plus longtemps que ce qui était imaginé. "Si le scénario proposé par les chercheurs est avéré, notre planète sœur aurait aussi pu être largement propice au développement de la vie avant de devenir la planète Rouge, relève ainsi un communiqué du CNRS. À la même période sur Terre, la vie s’est en effet développée pour conquérir un grand nombre d’écosystèmes."

Une période chaude et humide

Cela fait des dizaines d’années que l’on sait que d’importantes étendues d’eau liquide ont persisté sur Mars. Les nombreux orbiteurs et rovers qu’on y a envoyés attestent de l’existence de rivières et de lacs dans un lointain passé. Avant de devenir la planète froide, aride et inhospitalière que l’on observe aujourd’hui, elle a donc connu une période relativement chaude et humide. Une ère que les scientifiques qualifient de "noachienne" (vous aurez saisi l’allusion au déluge biblique). Et qui correspondrait à des âges remontant à 4 voire 3,5 milliards d’années, soit de 500 millions à 1 milliard d’années après la formation de Mars et des autres planètes du Système solaire, il y a 4,5 milliards d’années.

Les dépôts d’un mégatsunami

Mais des observations pointent aussi l’existence d’un vaste océan dans les hautes latitudes de Mars. Des indices suggèrent la présence d’une ancienne ligne de rivage… Et certains pourraient même correspondre aux dépôts d’un mégatsunami causé par l’impact d’une météorite il y a 3 milliards d’années ! En 2019, des géologues français ont identifié une structure qui pourrait être associée à cet évènement cataclysmique : le cratère Lomonosov, de 120 kilomètres de diamètre, dont la morphologie trahirait un contexte marin. Autant d’éléments laissant supposer qu’un océan tardif et relativement peu profond recouvrait alors les hautes plaines de Mars.

Les glaciers aurait apporté suffisamment d’eau

Il manquait cependant une pièce importante au puzzle : des modélisations climatiques rigoureuses expliquant comment un océan aurait pu rester stable jusqu’à cette époque. D’où l’importance de l’étude dirigée par Frédéric Schmidt, du laboratoire Geops de l’université Paris-Saclay. Elle montre, dans les conditions qui régnaient alors, qu’un océan aurait pu se maintenir grâce à deux éléments : la présence de glaciers et la circulation océanique. En transportant la glace des hauts plateaux vers l’océan, les glaciers auraient fourni les quantités d’eau suffisantes en plus des faibles pluies, indiquent les simulations numériques. Quant à la circulation océanique, qui ramène l’eau chaude vers les pôles, elle aurait permis de conserver une température légèrement supérieure à 4°C, donc au-dessus du point de congélation.

Le rôle majeur du dihydrogène

Mais ce scénario ne fonctionne que si la composition de l’atmosphère martienne est légèrement différente de celle qu’on connaît aujourd’hui, constituée quasi essentiellement de dioxyde de carbone (CO2). Selon les travaux des chercheurs, elle devait contenir 90% de CO2 et 10% de dihydrogène (H2) — un puissant gaz à effet de serre qui aurait pu être libéré par le volcanisme, des phénomènes de dégazage lors d’impacts météoritiques ou encore des réactions chimiques entre l’eau et les roches. Il faudra bien sûr des confirmations plus directes, issues d’analyses géologiques, pour étayer cette théorie. Déposé en mai 2021 dans la région autrefois recouverte d’eau, le rover chinois Zhurong pourrait apporter prochainement de tels éléments. Et prouver qu’un océan aurait perduré ainsi pendant 1,5 milliard d’années, permettant peut-être l’émergence de la vie.


Source : Franck Daninos / Sciences et Avenir
Crédit : CNRS

Vue d’artiste de la vallée glaciaire de Kasei Valles il y a trois milliards d’années sur Mars.

Un océan recouvrait la planète Mars il y a trois milliards d'années Actualités

Un océan recouvrait la planète Mars il y a trois milliards d'années

Un milliard et demi d’années après sa formation, la planète Rouge abritait probablement un immense océan dans ses régions polaires. C’est théoriquement possible, démontrent des géologues français. Une période où la vie aurait eu largement le temps de se développer…

Le résultat ne provient certes que de simulations numériques. Des preuves géologiques solides manquent encore. Mais ces travaux réalisés par des scientifiques français, suédois et américains ouvrent des perspectives fascinantes. Ils concluent que Mars aurait abrité un océan dans son hémisphère Nord et sa partie polaire il y a seulement trois milliards d’années, soit beaucoup plus longtemps que ce qui était imaginé. "Si le scénario proposé par les chercheurs est avéré, notre planète sœur aurait aussi pu être largement propice au développement de la vie avant de devenir la planète Rouge, relève ainsi un communiqué du CNRS. À la même période sur Terre, la vie s’est en effet développée pour conquérir un grand nombre d’écosystèmes."

Une période chaude et humide

Cela fait des dizaines d’années que l’on sait que d’importantes étendues d’eau liquide ont persisté sur Mars. Les nombreux orbiteurs et rovers qu’on y a envoyés attestent de l’existence de rivières et de lacs dans un lointain passé. Avant de devenir la planète froide, aride et inhospitalière que l’on observe aujourd’hui, elle a donc connu une période relativement chaude et humide. Une ère que les scientifiques qualifient de "noachienne" (vous aurez saisi l’allusion au déluge biblique). Et qui correspondrait à des âges remontant à 4 voire 3,5 milliards d’années, soit de 500 millions à 1 milliard d’années après la formation de Mars et des autres planètes du Système solaire, il y a 4,5 milliards d’années.

Les dépôts d’un mégatsunami

Mais des observations pointent aussi l’existence d’un vaste océan dans les hautes latitudes de Mars. Des indices suggèrent la présence d’une ancienne ligne de rivage… Et certains pourraient même correspondre aux dépôts d’un mégatsunami causé par l’impact d’une météorite il y a 3 milliards d’années ! En 2019, des géologues français ont identifié une structure qui pourrait être associée à cet évènement cataclysmique : le cratère Lomonosov, de 120 kilomètres de diamètre, dont la morphologie trahirait un contexte marin. Autant d’éléments laissant supposer qu’un océan tardif et relativement peu profond recouvrait alors les hautes plaines de Mars.

Les glaciers aurait apporté suffisamment d’eau

Il manquait cependant une pièce importante au puzzle : des modélisations climatiques rigoureuses expliquant comment un océan aurait pu rester stable jusqu’à cette époque. D’où l’importance de l’étude dirigée par Frédéric Schmidt, du laboratoire Geops de l’université Paris-Saclay. Elle montre, dans les conditions qui régnaient alors, qu’un océan aurait pu se maintenir grâce à deux éléments : la présence de glaciers et la circulation océanique. En transportant la glace des hauts plateaux vers l’océan, les glaciers auraient fourni les quantités d’eau suffisantes en plus des faibles pluies, indiquent les simulations numériques. Quant à la circulation océanique, qui ramène l’eau chaude vers les pôles, elle aurait permis de conserver une température légèrement supérieure à 4°C, donc au-dessus du point de congélation.

Le rôle majeur du dihydrogène

Mais ce scénario ne fonctionne que si la composition de l’atmosphère martienne est légèrement différente de celle qu’on connaît aujourd’hui, constituée quasi essentiellement de dioxyde de carbone (CO2). Selon les travaux des chercheurs, elle devait contenir 90% de CO2 et 10% de dihydrogène (H2) — un puissant gaz à effet de serre qui aurait pu être libéré par le volcanisme, des phénomènes de dégazage lors d’impacts météoritiques ou encore des réactions chimiques entre l’eau et les roches. Il faudra bien sûr des confirmations plus directes, issues d’analyses géologiques, pour étayer cette théorie. Déposé en mai 2021 dans la région autrefois recouverte d’eau, le rover chinois Zhurong pourrait apporter prochainement de tels éléments. Et prouver qu’un océan aurait perduré ainsi pendant 1,5 milliard d’années, permettant peut-être l’émergence de la vie.


Source : Franck Daninos / Sciences et Avenir
Crédit : CNRS

Vue d’artiste de la vallée glaciaire de Kasei Valles il y a trois milliards d’années sur Mars.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

34 - Hérault

Jusqu'au 1er mars

EXPOSITION
"IMMERSION URBAINE"

Exposition collective et évolutive réunissant plus de 18 artistes. Autour du thème de la récupération, du recyclage et de l’upcycling, chaque artiste construit à partir de cloisons de récupération et d’éléments de cinéma, pour créer un univers singulier. Présente à l’intérieur et aux extérieurs du musée, l'exposition offre aux visiteurs une expérience artistique renouvelée à chaque visite.

Musée Parcelle473
425 avenue frères Buhler
34080 Montpellier
06 66 02 69 29
www.parcelle473.com


38 - Isère

Jusqu'au 30 mars  

EXPOSITION
"PEINDRE LA LUMIÈRE, DE LA MAQUETTE AU VITRAIL"

Arcabas (1926-2018) s’est intéressé toute sa vie au vitrail qu’il abordait en tant que peintre avant tout. De l'expérience fondatrice de l'église Saint-Hugues aux dernières réalisations du Sacré-Cœur de Grenoble et de Saint-Christophe-sur-Guiers, l’exposition met l’accent sur les maquettes créées par Arcabas et la façon dont elles ont été traduites par les maitres verriers.

Musée arcabas en Chartreuse
Eglise de Saint-Hugues
38380 Saint-Pierre-de-Chartreuse
04 76 88 65 01
https://musees.isere.fr


52 - Haute-Marne

Jusqu'au 19 avril 

EXPOSITION 
"175 ANS DE CRÉATION BRASSICOLEÀ SAINT-DIZIER"

La brasserie du fort carré a été un des fleurons économiques de Saint-Dizier. En activité de 1796 à 1955, elle marqué le paysage urbain de la ville, et est à l’origine de la construction de la Tour Miko. Des techniques de productions de la bière, au nombreux objets publicitaires, l’exposition retracera l’histoire d’une brasserie restée dans les mémoires.

Musée de Saint-Dizier
17 rue de la Victoire 
52100 Saint-Dizier
03 25 07 31 50
www.saint-dizier.fr


63 - Puy de Dôme

Jusqu''au 1er mars 

EXPOSITION 
"LE MOBILIER BIJOU" DE GUILLAUME PIÉCHAUD"

Découvrez l’importante rétrospective consacrée à cet artiste unique qui regroupe un ensemble inédit d’œuvres et d’objets personnels retraçant son riche parcours, des ateliers de bijouteries à la confection de mobilier monumental. De nombreuses animations pour les enfants en lien avec l'univers du designer Guillaume Piéchaud sont disponibles durant les vacances d'automne !

Musée Mandet
14 rue de l’Hôtel de Ville
63200 Riom
04 73 38 18 53
www.rlv.eu/decouvrir/musees/musee-mandet-1


65 - Hautes-Pyrénées

Les 3,17 & 31 janvier

VISITES APPROFONDIES
GROTTES DE GARGAS

Les guides des grottes organisent des visites au format plus long que les visites classiques : 1h30 au lieu de 50 mn, au travers des deux sanctuaires de Gargas. Un temps dédié à la discussion avec les guides ainsi qu'à des dessins paléolithiques ınédıts. Gargas n'aura presque plus de secrets pour vous...

Grottes de Gargas
81 route de Gargas
65660 Aventignan
05 62 98 81 50
www.grottesdegargas.fr


68 - Haut-Rhin

Jusqu'au 1er mars 

EXPOSITION
"STRUCTURES EN DÉRIVE"

La Fondation Fernet-Branca présente Structures en dérive, une exposition réunissant neuf artistes aux pratiques photographiques et transdisciplinaires.
L’exposition explore la photographie comme terrain d’expérimentation, entre approche documentaire et poétique.

Fondation Fernet-Branca
2 rue du Ballon
68300 Saint-Louis 
03 89 69 10 77
www.fondationfernet-branca.org


Jusqu'au 10 janvier 2027

ZEUS, LE CHEVAL MÉTALLIQUE AU MUAM

Le musée accueille sur son parvis le cheval métallique Zeus, œuvre monumentale qui a marqué les esprits lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
Jusqu'au 29 mars 2026, dans le chœur de l’église Saint-Martin-des-Champs du MuAM, une exposition exceptionnelle intitulée "Zeus, chef-d’œuvre d’artisans" retrace la genèse et la fabrication de cette œuvre.

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 28 février 

EXPOSITION
"CLEMENCEAU ET LA GRÈCE"

Cette exposition met en lumière la relation profonde et inspirante que Georges Clemenceau a entretenue avec l’Hellade tout au long de sa vie. Cette passion, née de son éducation, a marqué sa carrière politique et sa vision du monde ainsi que son engagement pour la démocratie et la culture.

Musée Clemenceau
8 rue Benjamin Franklin
75116 Paris
01 45 20 53 41
https://musee-clemenceau.fr


Jusqu'au 8 mars 

EXPOSITION
"DENISE BELLON. UN REGARD VAGABOND"

Le mahJ présente la première rétrospective à Paris, rassemblant près de 300 photographies, objets, lettres et publications, consacrée à Denise Bellon (1902-1999). Photographe humaniste, pionnière du photojournalisme et compagne de route des surréalistes, son œuvre singulière et méconnue court des années 1930 aux années 1970.

 Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
71 rue du Temple
75001 Paris
01 53 01 86 53
www.mahj.org


Jusqu'au 17 mai 

EXPOSITION "FLOPS" 

Échec, bide, raté, fiasco… on estime que neuf innovations sur dix échouent et les raisons de la galère ne sont pas toujours évidentes ! En explorant les "bides" comme les trajectoires de réussites inattendues, l’exposition Flops-?! propose une lecture bienveillante de l’échec et ouvre la voie à une découverte singulière des collections du MuAM – Musée des Arts et Métiers.  

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 31 juillet 

EXPOSITION
"L’ÉTOFFE DES RÊVES"

Le vent de l’Art Brut et du surréalisme soufflera sur les 300 œuvres des 36 artistes réunis dans tout l’espace de la Halle Saint Pierre. "L’Étoffe des rêves" est le fruit d’une collaboration entre la Halle Saint Pierre et le Centre international du surréalisme et de la Citoyenneté mondiale à Saint-Cirq-Lapopie.

Halle Saint Pierre
2 rue Ronsard
72018 Paris
01 42 58 72 89
www.hallesaintpierre.org


84 - Vaucluse

Jusqu'en mars 

EXPOSITION
"Les VOYAGES"

L'exposition Centenaire Robert Laurent-Vibert : Les Voyages donne un aperçu de l'héritage de Laurent-Vibert à travers sa collection privée sur le thème du voyage. 

Château de Lourmarin
2 avenue Laurent Vibert
84160 Lourmarin
04 90 68 15 23
www.chateaudelourmarin.com

Lieux:

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