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RemoveDebris, le nettoyeur de l'espace
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RemoveDebris, le nettoyeur de l'espace

RemoveDebris est l'une des premières tentatives au monde pour "nettoyer l'espace". Le satellite, conçu par un consortium d'entreprises spatiales et d'établissements de recherche dirigé par le Surrey Space Centre de l'Université de Surrey (Angleterre), a été lancé le 20 juin 2018 depuis la Station spatiale internationale (ISS). RemoveDebris, qui pèse environ 100 kilogrammes, a pour mission de tester plusieurs outils pour éliminer les débris spatiaux : le filet, le harpon, la vision LiDaR et la voile solaire.

23.000 débris spatiaux de plus de 10 cm

Environ 8000 tonnes de débris flottent dans l'espace : des satellites désactivés, des sous-composants largués au moment du déploiement des satellites, des sangles... On estime à 23.000 le nombre d'objets spatiaux qui errent autour de la Terre, sans compter les micro-débris qui se compteraient en dizaines de millions. Depuis 1957 et le placement du premier satellite artificiel en orbite autour de la Terre, Spoutnik-1, c'est une véritable fourmilière de déchets qui tourbillonne dans l'espace.

Chacun de ces objets représente une véritable menace pour les infrastructures spatiales. "En 2015, l'ISS a manœuvré 5 fois pour éviter des collisions avec des débris spatiaux" commente Christophe Bonnal, directeur des Lanceurs du CNES et président des commissions débris spatiaux de l'IAA et de l'IAC. Même les plus petits peuvent causer de gros dégâts. D'après le Cnes (Centre national d'études spatiales), "lors des collisions en orbite, un objet d'un centimètre de diamètre aura la même énergie qu'une berline lancée à 130km/h". Jusqu'à maintenant, plutôt que de supprimer les débris existants, les gouvernements essayaient plutôt de minimiser le nombre de nouveaux débris générés à chaque mission spatiale.

Trois techniques différentes pour désorbiter les débris spatiaux

Le satellite, qui avait été convoyé vers l'ISS via le lancement de SpaceX CRS-14 début avril 2018, est certes petit mais il possède toute la technologie nécessaire pour faire le ménage spatial. La première stratégie testée est le filet. En octobre, RemoveDebris expulsera l'un des deux "CubeSat" embarqués, des nanosatellites qui serviront de débris artificiels. Celui-ci, une fois rendu à sept mètres de RemoveDebris, sera "capturé" par un filet géant déployé par le "nettoyeur de l'espace". Un petit moteur situé dans le col du filet l'empêchera de se rouvrir. Le CubeSat ainsi enchevêtré quittera son orbite et redescendra dans l'atmosphère terrestre. En pénétrant dans celle-ci, il se désintègrera.

La deuxième technologie testée est la navigation optique grâce à des caméras et des lasers (LiDaR). Pour cette expérience, c'est le deuxième CubeSat qui servira de cobaye. Le but de cet outil est d'analyser la trajectoire, la rotation et la forme des débris afin de s'en rapprocher et de mieux les cibler (avec un filet ou un harpon par exemple).

Le harpon est la deuxième possibilité pour récupérer un objet spatial : une cible de 10 x 10 centimètres se déploiera à partir de la plateforme du satellite grâce à une perche téléscopique de 1,5 mètre. D'après l'Université de Surrey, "le harpon est conçu avec un mécanisme de verrouillage escamotable qui empêche l'attache de sortir de la cible". Pour toutes ces démonstrations, le succès du dispositif sera évalué par les images recueillies par les 2 caméras de surveillance.

Des technologies incluses dans les prochaines missions

A la fin de sa mission, le satellite déploiera une grande voile grâce à une perche gonflable qui lui permettra de se désorbiter rapidement et de brûler en rentrant dans l'atmosphère. Toutes les données recueillies seront envoyées vers la Terre avant que tout ne disparaisse.

"En cas de succès, les technologies trouvées dans RemoveDebris pourraient être incluses dans d'autres missions dans un très proche avenir" a déclaré le professeur Guglielmo Aglietti, directeur du Centre spatial de Surrey et chercheur principal de la mission. Après 60 ans de conquête spatiale, il est temps de faire un ménage de printemps.


Source : Sciences et avenir
Crédit : ESA

Concept de la technique du filet pour attraper les débris spatiaux.

RemoveDebris, le nettoyeur de l'espace Actualités

RemoveDebris, le nettoyeur de l'espace

RemoveDebris est l'une des premières tentatives au monde pour "nettoyer l'espace". Le satellite, conçu par un consortium d'entreprises spatiales et d'établissements de recherche dirigé par le Surrey Space Centre de l'Université de Surrey (Angleterre), a été lancé le 20 juin 2018 depuis la Station spatiale internationale (ISS). RemoveDebris, qui pèse environ 100 kilogrammes, a pour mission de tester plusieurs outils pour éliminer les débris spatiaux : le filet, le harpon, la vision LiDaR et la voile solaire.

23.000 débris spatiaux de plus de 10 cm

Environ 8000 tonnes de débris flottent dans l'espace : des satellites désactivés, des sous-composants largués au moment du déploiement des satellites, des sangles... On estime à 23.000 le nombre d'objets spatiaux qui errent autour de la Terre, sans compter les micro-débris qui se compteraient en dizaines de millions. Depuis 1957 et le placement du premier satellite artificiel en orbite autour de la Terre, Spoutnik-1, c'est une véritable fourmilière de déchets qui tourbillonne dans l'espace.

Chacun de ces objets représente une véritable menace pour les infrastructures spatiales. "En 2015, l'ISS a manœuvré 5 fois pour éviter des collisions avec des débris spatiaux" commente Christophe Bonnal, directeur des Lanceurs du CNES et président des commissions débris spatiaux de l'IAA et de l'IAC. Même les plus petits peuvent causer de gros dégâts. D'après le Cnes (Centre national d'études spatiales), "lors des collisions en orbite, un objet d'un centimètre de diamètre aura la même énergie qu'une berline lancée à 130km/h". Jusqu'à maintenant, plutôt que de supprimer les débris existants, les gouvernements essayaient plutôt de minimiser le nombre de nouveaux débris générés à chaque mission spatiale.

Trois techniques différentes pour désorbiter les débris spatiaux

Le satellite, qui avait été convoyé vers l'ISS via le lancement de SpaceX CRS-14 début avril 2018, est certes petit mais il possède toute la technologie nécessaire pour faire le ménage spatial. La première stratégie testée est le filet. En octobre, RemoveDebris expulsera l'un des deux "CubeSat" embarqués, des nanosatellites qui serviront de débris artificiels. Celui-ci, une fois rendu à sept mètres de RemoveDebris, sera "capturé" par un filet géant déployé par le "nettoyeur de l'espace". Un petit moteur situé dans le col du filet l'empêchera de se rouvrir. Le CubeSat ainsi enchevêtré quittera son orbite et redescendra dans l'atmosphère terrestre. En pénétrant dans celle-ci, il se désintègrera.

La deuxième technologie testée est la navigation optique grâce à des caméras et des lasers (LiDaR). Pour cette expérience, c'est le deuxième CubeSat qui servira de cobaye. Le but de cet outil est d'analyser la trajectoire, la rotation et la forme des débris afin de s'en rapprocher et de mieux les cibler (avec un filet ou un harpon par exemple).

Le harpon est la deuxième possibilité pour récupérer un objet spatial : une cible de 10 x 10 centimètres se déploiera à partir de la plateforme du satellite grâce à une perche téléscopique de 1,5 mètre. D'après l'Université de Surrey, "le harpon est conçu avec un mécanisme de verrouillage escamotable qui empêche l'attache de sortir de la cible". Pour toutes ces démonstrations, le succès du dispositif sera évalué par les images recueillies par les 2 caméras de surveillance.

Des technologies incluses dans les prochaines missions

A la fin de sa mission, le satellite déploiera une grande voile grâce à une perche gonflable qui lui permettra de se désorbiter rapidement et de brûler en rentrant dans l'atmosphère. Toutes les données recueillies seront envoyées vers la Terre avant que tout ne disparaisse.

"En cas de succès, les technologies trouvées dans RemoveDebris pourraient être incluses dans d'autres missions dans un très proche avenir" a déclaré le professeur Guglielmo Aglietti, directeur du Centre spatial de Surrey et chercheur principal de la mission. Après 60 ans de conquête spatiale, il est temps de faire un ménage de printemps.


Source : Sciences et avenir
Crédit : ESA

Concept de la technique du filet pour attraper les débris spatiaux.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

07 - Adèche

Du 1er mai au 15 novembre
Exposition "ENTRE TERRE ET EAU"

Crises sociales et environnementales dans le Delta du Danube en Roumanie, à la fin du Néolithique. A près de 2 000 km de l'Ardèche, comment se passe la fin de la Préhistoire au bord du fleuve et de la Mer Noire ? Une exposition franco-roumaine inédite, interactive et immersive, à découvrir à la Cité de la Préhistoire !

Grand Site de l’Aven d’Orgnac
Place Robert de Joly
07150 Orgnac–L’Aven
04 75 38 65 10
www.orgnac.com


14 - Calvados

Jusqu’au 29 février 2020
Exposition
"LES REQUINS ! 430 MILLIONS D’ANNÉES D’ÉVOLUTION"

Découvrez la grande diversité des requins, allant d’espèces de petites tailles, jusqu’aux poissons géants dont les dents sont plus grandes qu’une main humaine.
Cette exposition évoque également le grand danger auquel ils sont confrontés : l’Homme. Venez découvrir de nouvelles espèces et apprendre en vous amusant grâce à une fresque digitale.

Paléospace
Avenue Jean Moulin
14640 Villers-sur-Mer
02 31 81 77 60
www.paleospace-villers.fr


21 - Côte d'Or

Jusqu’au 6 janvier 2019
Exposition "GRAINES"

Elles sont partout… Du petit-déjeuner au coucher, dans nos vêtements, dans notre alimentation, dans nos parcs et jardins… sans même y penser elles font partie de notre quotidien et sont un pilier de la biodiversité végétale.
Cette nouvelle exposition, très ludique, propose à tous les visiteurs de découvrir une grande variété de graines d’ici et d’ailleurs et de s’interroger sur leurs enjeux dans un contexte de changement climatique et sociétal.

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


Jusqu’au 31 mars 2019

Exposition de plein air
"IMPACTS ! HOMME-NATURE"

Venez découvrir les relations homme-nature au plus près du vivant !
De l’évolution du comportement animal à celui du climat et des milieux naturels, les chercheurs de Bourgogne et de Franche-Comté tentent de comprendre le rôle de l’Homme dans ces changements. Traversez ville, campagne et forêt et voyagez jusqu’aux pôles pour observer ces recherches in vivo !

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


25 - Doubs

Du 23 novembre 2018 au 22 avril 2019
Exposition « FROID »

Véritable plongée dans l’univers du froid, l’exposition met en scène les multiples facettes du froid et plonge le visiteur dans des univers différents :
vie quotidienne, milieux extrêmes, biologie, physique, chimie, recherche, technologie, science-fiction... et l’invite à expérimenter.

Saline royale
Grande rue
25610 Arc-et-Senans
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


41 - Loir et Cher

Jusqu'au 31 décembre
LES JARDINS DE CHAMBORD

Le château a retrouvé en 2017 ses jardins à la française du XVIIIe siècle avec six hectares et demi au pied de la façade nord du château : plus de 600 arbres, 800 arbustes, 200 rosiers, 15 250 plantes...

Office de Tourisme de Blois-Chambord
23 place du château
41000 Blois
02 54 90 41 41
www.bloischambord.com


61 - Orne

Du 13 octobre au 23 décembre
Exposition : "LES HAIES", Joël Auxenfans

Ecomusée du Perche
Prieuré de Sainte-Gauburge
61130 Saint-Cyr-la-Rosiere
02 33 73 48 06
www.ecomuseeduperche.fr


76 - Seine Maritime

Du 15 septembre au 15 décembre
Exposition "L’abbé Pierre photographe, un regard sur le monde"

L'exposition présente soixante-dix photographies inédites prises par l’abbé Pierre lui-même dans de nombreux pays. Elles témoignent de la vitalité des personnes pauvres dans le monde et dévoilent le regard lucide et plein d’amour.

Centre abbé Pierre - Emmaüs
Route d'Emmaüs
76690 Esteville
02 35 23 87 76
www.centre-abbe-pierre-emmaus.org

Lieux:

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