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Expansion de l'Univers : le mystère s'épaissit
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Expansion de l'Univers : le mystère s'épaissit

À chaque instant, notre univers grandit. Comme une boule de pâte à pain monte dans un four chaud, il est en expansion. On le sait depuis la fin des années 1920, grâce à Edwin Hubble et quelques autres. En effet, les objets qui jalonnent l'Univers, comme les galaxies, s'éloignent les uns des autres. Et plus ils sont éloignés, plus ils s'éloignent rapidement. Le rapport entre cette vitesse et cette distance, qui est à peu près constant à un instant donné (mais qui évolue dans le temps), a été baptisé « constante de Hubble ».

Quel est donc le taux d'expansion de l'univers ? À quel rythme ce dernier croît-il actuellement ? La question peut sembler anodine, mais elle est en réalité cruciale. Tout simplement parce qu'il s'agit d'un indice essentiel pour comprendre l'évolution de notre Univers. Edwin Hubble l'avait évalué à 500 km/s par mégaparsec (3,6 millions d'années-lumière) de distance. Ce qui est tout bonnement impossible puisque cela reviendrait à dire que l'univers n'aurait que 2 milliards d'années, alors que les géologues s'accordent à dire que la Terre en a 4,5. Depuis lors cette valeur a été revue considérablement à la baisse. Les progrès enregistrés ces dix dernières années en matière d'instrumentation scientifique auraient logiquement dû permettre de lui conférer une valeur précise faisant consensus. Pourtant il n'en est rien !

En effet, les deux méthodes utilisées jusqu'ici pour mesurer cette constante donnent des résultats contradictoires. L'une d'elles consiste schématiquement à mesurer, d'une part, la vitesse à laquelle des galaxies lointaines s'éloignent de nous et, d'autre part, la distance qui nous sépare de ces galaxies, pour en déduire le taux d'expansion de l'univers. Le tout en prenant comme référence des étoiles variables appelées céphéides.

La mesure la plus précise obtenue à ce jour, en utilisant le télescope Hubble et cette méthode, a été publiée par le Prix Nobel de physique Adam Riess et son équipe, en mars dernier. Elle est de 74,03 km/s par mégaparsec de distance, avec une marge d'erreur de seulement 1,91 %.

L'autre méthode, très différente, repose sur les informations contenues dans le fond diffus cosmologique, la toute première lueur émise dans l'univers, 370 000 ans après le Big Bang qui se trouve être le point de départ de l'expansion. Cette lumière a été très précisément étudiée par le satellite Planck de l'Esa. Or, l'analyse des données obtenues établit la constante de Hubble à 67,8 km/s par mégaparsec de distance. Pour la science contemporaine, l'écart est considérable.

Une troisième voie

Le plus simple serait de penser que l'une des mesures est juste, l'autre pas ; que l'une des méthodes fonctionne, l'autre pas. Pour les départager, les scientifiques ont donc cherché une troisième voie. C'est ainsi que l'équipe de Wendy Freedman de l'université de Chicago dans l'Illinois a développé une variante de la première méthode utilisant le télescope Hubble. Le principe reste le même, mais les astres pris comme référence ne sont plus les céphéides, mais des étoiles géantes rouges et des supernovas. Les résultats de ces travaux viennent tout juste d'être publiés dans The Astrophysical Journal (en accès libre sur arxiv). Et le vainqueur est ? Personne !

Les nouvelles mesures situent la constante de Hubble à 69,8 km/s par mégaparsec de distance, c'est-à-dire presque au milieu. Balle au centre ! Y aurait-il quelque chose qui ne tourne pas rond dans le modèle standard de la cosmologie, directement inspiré du modèle standard de la physique ? Cela semble de plus en plus probable. Les astrophysiciens n'ont pas fini de s'arracher les cheveux…


Source : Le Point

Expansion de l'Univers : le mystère s'épaissit Actualités

Expansion de l'Univers : le mystère s'épaissit

À chaque instant, notre univers grandit. Comme une boule de pâte à pain monte dans un four chaud, il est en expansion. On le sait depuis la fin des années 1920, grâce à Edwin Hubble et quelques autres. En effet, les objets qui jalonnent l'Univers, comme les galaxies, s'éloignent les uns des autres. Et plus ils sont éloignés, plus ils s'éloignent rapidement. Le rapport entre cette vitesse et cette distance, qui est à peu près constant à un instant donné (mais qui évolue dans le temps), a été baptisé « constante de Hubble ».

Quel est donc le taux d'expansion de l'univers ? À quel rythme ce dernier croît-il actuellement ? La question peut sembler anodine, mais elle est en réalité cruciale. Tout simplement parce qu'il s'agit d'un indice essentiel pour comprendre l'évolution de notre Univers. Edwin Hubble l'avait évalué à 500 km/s par mégaparsec (3,6 millions d'années-lumière) de distance. Ce qui est tout bonnement impossible puisque cela reviendrait à dire que l'univers n'aurait que 2 milliards d'années, alors que les géologues s'accordent à dire que la Terre en a 4,5. Depuis lors cette valeur a été revue considérablement à la baisse. Les progrès enregistrés ces dix dernières années en matière d'instrumentation scientifique auraient logiquement dû permettre de lui conférer une valeur précise faisant consensus. Pourtant il n'en est rien !

En effet, les deux méthodes utilisées jusqu'ici pour mesurer cette constante donnent des résultats contradictoires. L'une d'elles consiste schématiquement à mesurer, d'une part, la vitesse à laquelle des galaxies lointaines s'éloignent de nous et, d'autre part, la distance qui nous sépare de ces galaxies, pour en déduire le taux d'expansion de l'univers. Le tout en prenant comme référence des étoiles variables appelées céphéides.

La mesure la plus précise obtenue à ce jour, en utilisant le télescope Hubble et cette méthode, a été publiée par le Prix Nobel de physique Adam Riess et son équipe, en mars dernier. Elle est de 74,03 km/s par mégaparsec de distance, avec une marge d'erreur de seulement 1,91 %.

L'autre méthode, très différente, repose sur les informations contenues dans le fond diffus cosmologique, la toute première lueur émise dans l'univers, 370 000 ans après le Big Bang qui se trouve être le point de départ de l'expansion. Cette lumière a été très précisément étudiée par le satellite Planck de l'Esa. Or, l'analyse des données obtenues établit la constante de Hubble à 67,8 km/s par mégaparsec de distance. Pour la science contemporaine, l'écart est considérable.

Une troisième voie

Le plus simple serait de penser que l'une des mesures est juste, l'autre pas ; que l'une des méthodes fonctionne, l'autre pas. Pour les départager, les scientifiques ont donc cherché une troisième voie. C'est ainsi que l'équipe de Wendy Freedman de l'université de Chicago dans l'Illinois a développé une variante de la première méthode utilisant le télescope Hubble. Le principe reste le même, mais les astres pris comme référence ne sont plus les céphéides, mais des étoiles géantes rouges et des supernovas. Les résultats de ces travaux viennent tout juste d'être publiés dans The Astrophysical Journal (en accès libre sur arxiv). Et le vainqueur est ? Personne !

Les nouvelles mesures situent la constante de Hubble à 69,8 km/s par mégaparsec de distance, c'est-à-dire presque au milieu. Balle au centre ! Y aurait-il quelque chose qui ne tourne pas rond dans le modèle standard de la cosmologie, directement inspiré du modèle standard de la physique ? Cela semble de plus en plus probable. Les astrophysiciens n'ont pas fini de s'arracher les cheveux…


Source : Le Point

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .


34 - Hérault

Jusqu'au 27 mars 2022

EXPOSITION
"JEAN-FRANCIS AUBURTIN, UN ÂGE D'OR"

Jean-Francis Auburtin (1866-1930) s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet...
En une centaine d'œuvres, le Musée de Lodève propose une rétrospective de ce peintre à redécouvrir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


39 - Jura

Jusqu'au 15 mars

EXPOSITION
"FRONTIÈRES DE SEL"

Reproductions d’objets, contenus numériques, vidéos et extraits sonores, archives inédites vous dévoileront tous les secrets du commerce du sel.
Une part belle sera également faite aux métiers de la restauration et du patrimoine avec la présentation en timelapse du travail de l’atelier Lythos, qui a réalisé un fac-similé de la borne destiné à être replacé sur le lieu de découverte à Montigny-les-Arsures.

La Grande Saline
3 place des salines
39110 Salins-les-Bains
03 84 73 10 92
www.salinesdesalins.com


71 - Saône et Loire

Le 16 février

ATELIERS
"BRICO RECUP"

Réutiliser, récupérer, créer, s’amuser… Voilà le programme de notre atelier récup’ où nous transformerons rouleaux de papier toilette, boîtes à œufs et bouteilles plastique en petits animaux et autres petits bricolages rigolos à emporter à la maison. A partir de 6 ans. De 14 h à 16 h .

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


Le 23 février

ATELIERS
"NICHOIRS ET CIE"

Présentation de nichoirs, conseil sur leur fabrication et leur installation. Assemblage d’un modèle en salle (choix à faire parmi 3 références). Tout public, enfants à partir de 9 ans. Dd 14 h à 16 h 30.

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


88 - Vosges

Du 5 février au 18 septembre  

EXPOSITION
"POSADA, GENIE DE LA GRAVURE"

Cette exposition, première rétrospective en France de l’œuvre de José Guadalupe Posada (1852-1913) nous permet d’admirer l’inventivité et la dextérité d’un des grands maîtres de la gravure internationale qui a délaissé une carrière toute tracée pour mettre son talent au service de la presse populaire : illustrations de faits divers, contes, chansons... et les fameuses Calaveras.

Musée de l'Image
42 quai de Dogneville
88000 Épinal
03 29 81 48 30
https://museedelimage.fr

Lieux:

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