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Des tomates vont pousser dans l’espace
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Des tomates vont pousser dans l’espace

Si un jour l'être humain parvient à coloniser la Lune ou Mars, pourra-t-il y cultiver des tomates à l'instar de Matt Damon faisant pousser des pommes de terre dans Seul sur Mars de Ridley Scott (2015) ? La question, qui pourrait prêter à sourire, est en réalité tout à fait cruciale pour la préparation de futures missions d'exploration spatiale. "On ne pourra pas transporter autant de vivres vers la Lune ou Mars que vers la Station spatiale internationale (ISS) : ce serait trop difficile et trop coûteux. Il faudra résoudre sur place la question de l'air, de l'eau et de la nourriture", explique Francesc Gòdia, directeur du projet Melissa de l'Agence spatiale européenne, qui étudie cette problématique depuis trente ans. Et c'est pour s'y préparer que la mission allemande Eu:Cropis, qui doit décoller de la base aérienne de Vandenberg (Californie) entre le 19 et le 23 novembre, à bord d'une fusée Falcon 9 de la firme américaine SpaceX, emporte des graines de tomates. Le petit satellite d'environ 250 kg sera placé sur orbite terrestre à 600 km d'altitude. Il embarquera deux serres où pousseront les tomates (12 plants au total), sous la lumière de lampes à LED, surveillées en permanence par 32 caméras et une foule de capteurs de température, humidité, etc.

Comme la culture se fera horssol, il faudra l'alimenter en éléments nutritifs. En l'occurrence, un fertilisant très largement utilisé sur Terre : les nitrates, contenant l'azote indispensable à la croissance des plantes. Problème : sur les corps célestes autres que la Terre, la seule source d'azote immédiatement disponible sera… l'urine des astronautes ! En effet, celle-ci contient de l'urée, qui peut être transformée en nitrates. Eu:Cropis embarquera donc de l'urine, à raison de 45 millilitres pour chaque serre. Mais celle-ci sera synthétique, reconstituée en laboratoire pour être certain d'en contrôler la composition.

Une préfiguration des bases habitées

Pour produire les nitrates à partir de cette urine, une trentaine d'espèces de micro-organismes - champignons microscopiques et bactéries - seront du voyage dans le système Cropis (Combined Regenerative Organic-Food Production in Space). "L'objectif premier est qu'ils forment une communauté biologique stable dans le temps", précise Jens Hauslage, responsable scientifique de la mission au sein de l'agence spatiale allemande (DLR). Ce qui ne pourrait pas être le cas sans l'autre composante du système, développée à l'université d'Erlangen-Nuremberg, en Allemagne. "Eu" reposent sur Euglena gracilis, une algue unicellulaire microscopique. Son rôle : assimiler l'ammoniac, un sous-produit toxique du système Cropis qui pourrait nuire au développement des végétaux. En outre, elle produit de l'oxygène par photosynthèse lorsqu'elle est exposée à la lumière. En sortie, les nitrates produits alimenteront les serres, "irriguées" grâce à un réservoir de 3 litres d'eau. Là pousseront des Micro Tina, une variété de tomates miniatures à la croissance et à la floraison rapides. Les premiers fruits sont espérés entre 60 et 90 jours après le lancement. "Nous ne visons pas le rendement. Il s'agit avant tout de voir si un tel système fonctionne, et s'il n'est pas toxique pour les plantes", résume Jens Hauslage.

Reste que, comme dans l'ISS, les tomates d'Eu:Cropis seront en micropesanteur (une situation où les objets "flottent" comme s'ils ne pesaient presque rien). Or, ce ne sera pas le cas sur la Lune où la gravité est environ d'un sixième de celle de la Terre, et encore moins sur Mars (un tiers). Comment reproduire de telles conditions sans aller sur place ? Les chercheurs de la DLR ont trouvé une astuce. De petits électroaimants vont imprimer un mouvement de rotation au satellite, générant l'équivalent d'une force de gravité. Plus cette rotation sera rapide, plus la force sera élevée. Ainsi, les six premiers mois, le satellite reproduira les conditions lunaires avant d'accélérer pour se placer en situation martienne.

On ne pourra malheureusement pas ramasser ni goûter les tomates car elles pourriront sur place. "Mais il serait remarquable que nous puissions arriver à un cycle complet, jusqu'au fruit mûr porteur de graines", espère Jens Hauslage. Eu:Cropis préfigure ainsi les futures bases habitées formant des systèmes où tout sera recyclé : déchets, CO2 émis par la respiration et excréments de l'équipage. En sortie : de l'oxygène, de l'eau propre… et des légumes.


Source : Science et Avenir
Crédit : DLR

Les plants pousseront en apesanteur sous la lumière des LED (vue d’artiste).

Des tomates vont pousser dans l’espace Actualités

Des tomates vont pousser dans l’espace

Si un jour l'être humain parvient à coloniser la Lune ou Mars, pourra-t-il y cultiver des tomates à l'instar de Matt Damon faisant pousser des pommes de terre dans Seul sur Mars de Ridley Scott (2015) ? La question, qui pourrait prêter à sourire, est en réalité tout à fait cruciale pour la préparation de futures missions d'exploration spatiale. "On ne pourra pas transporter autant de vivres vers la Lune ou Mars que vers la Station spatiale internationale (ISS) : ce serait trop difficile et trop coûteux. Il faudra résoudre sur place la question de l'air, de l'eau et de la nourriture", explique Francesc Gòdia, directeur du projet Melissa de l'Agence spatiale européenne, qui étudie cette problématique depuis trente ans. Et c'est pour s'y préparer que la mission allemande Eu:Cropis, qui doit décoller de la base aérienne de Vandenberg (Californie) entre le 19 et le 23 novembre, à bord d'une fusée Falcon 9 de la firme américaine SpaceX, emporte des graines de tomates. Le petit satellite d'environ 250 kg sera placé sur orbite terrestre à 600 km d'altitude. Il embarquera deux serres où pousseront les tomates (12 plants au total), sous la lumière de lampes à LED, surveillées en permanence par 32 caméras et une foule de capteurs de température, humidité, etc.

Comme la culture se fera horssol, il faudra l'alimenter en éléments nutritifs. En l'occurrence, un fertilisant très largement utilisé sur Terre : les nitrates, contenant l'azote indispensable à la croissance des plantes. Problème : sur les corps célestes autres que la Terre, la seule source d'azote immédiatement disponible sera… l'urine des astronautes ! En effet, celle-ci contient de l'urée, qui peut être transformée en nitrates. Eu:Cropis embarquera donc de l'urine, à raison de 45 millilitres pour chaque serre. Mais celle-ci sera synthétique, reconstituée en laboratoire pour être certain d'en contrôler la composition.

Une préfiguration des bases habitées

Pour produire les nitrates à partir de cette urine, une trentaine d'espèces de micro-organismes - champignons microscopiques et bactéries - seront du voyage dans le système Cropis (Combined Regenerative Organic-Food Production in Space). "L'objectif premier est qu'ils forment une communauté biologique stable dans le temps", précise Jens Hauslage, responsable scientifique de la mission au sein de l'agence spatiale allemande (DLR). Ce qui ne pourrait pas être le cas sans l'autre composante du système, développée à l'université d'Erlangen-Nuremberg, en Allemagne. "Eu" reposent sur Euglena gracilis, une algue unicellulaire microscopique. Son rôle : assimiler l'ammoniac, un sous-produit toxique du système Cropis qui pourrait nuire au développement des végétaux. En outre, elle produit de l'oxygène par photosynthèse lorsqu'elle est exposée à la lumière. En sortie, les nitrates produits alimenteront les serres, "irriguées" grâce à un réservoir de 3 litres d'eau. Là pousseront des Micro Tina, une variété de tomates miniatures à la croissance et à la floraison rapides. Les premiers fruits sont espérés entre 60 et 90 jours après le lancement. "Nous ne visons pas le rendement. Il s'agit avant tout de voir si un tel système fonctionne, et s'il n'est pas toxique pour les plantes", résume Jens Hauslage.

Reste que, comme dans l'ISS, les tomates d'Eu:Cropis seront en micropesanteur (une situation où les objets "flottent" comme s'ils ne pesaient presque rien). Or, ce ne sera pas le cas sur la Lune où la gravité est environ d'un sixième de celle de la Terre, et encore moins sur Mars (un tiers). Comment reproduire de telles conditions sans aller sur place ? Les chercheurs de la DLR ont trouvé une astuce. De petits électroaimants vont imprimer un mouvement de rotation au satellite, générant l'équivalent d'une force de gravité. Plus cette rotation sera rapide, plus la force sera élevée. Ainsi, les six premiers mois, le satellite reproduira les conditions lunaires avant d'accélérer pour se placer en situation martienne.

On ne pourra malheureusement pas ramasser ni goûter les tomates car elles pourriront sur place. "Mais il serait remarquable que nous puissions arriver à un cycle complet, jusqu'au fruit mûr porteur de graines", espère Jens Hauslage. Eu:Cropis préfigure ainsi les futures bases habitées formant des systèmes où tout sera recyclé : déchets, CO2 émis par la respiration et excréments de l'équipage. En sortie : de l'oxygène, de l'eau propre… et des légumes.


Source : Science et Avenir
Crédit : DLR

Les plants pousseront en apesanteur sous la lumière des LED (vue d’artiste).

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

34 - Hérault

Jusqu'au 1er mars

EXPOSITION
"IMMERSION URBAINE"

Exposition collective et évolutive réunissant plus de 18 artistes. Autour du thème de la récupération, du recyclage et de l’upcycling, chaque artiste construit à partir de cloisons de récupération et d’éléments de cinéma, pour créer un univers singulier. Présente à l’intérieur et aux extérieurs du musée, l'exposition offre aux visiteurs une expérience artistique renouvelée à chaque visite.

Musée Parcelle473
425 avenue frères Buhler
34080 Montpellier
06 66 02 69 29
www.parcelle473.com


38 - Isère

Jusqu'au 30 mars  

EXPOSITION
"PEINDRE LA LUMIÈRE, DE LA MAQUETTE AU VITRAIL"

Arcabas (1926-2018) s’est intéressé toute sa vie au vitrail qu’il abordait en tant que peintre avant tout. De l'expérience fondatrice de l'église Saint-Hugues aux dernières réalisations du Sacré-Cœur de Grenoble et de Saint-Christophe-sur-Guiers, l’exposition met l’accent sur les maquettes créées par Arcabas et la façon dont elles ont été traduites par les maitres verriers.

Musée arcabas en Chartreuse
Eglise de Saint-Hugues
38380 Saint-Pierre-de-Chartreuse
04 76 88 65 01
https://musees.isere.fr


52 - Haute-Marne

Jusqu'au 19 avril 

EXPOSITION 
"175 ANS DE CRÉATION BRASSICOLEÀ SAINT-DIZIER"

La brasserie du fort carré a été un des fleurons économiques de Saint-Dizier. En activité de 1796 à 1955, elle marqué le paysage urbain de la ville, et est à l’origine de la construction de la Tour Miko. Des techniques de productions de la bière, au nombreux objets publicitaires, l’exposition retracera l’histoire d’une brasserie restée dans les mémoires.

Musée de Saint-Dizier
17 rue de la Victoire 
52100 Saint-Dizier
03 25 07 31 50
www.saint-dizier.fr


63 - Puy de Dôme

Jusqu''au 1er mars 

EXPOSITION 
"LE MOBILIER BIJOU" DE GUILLAUME PIÉCHAUD"

Découvrez l’importante rétrospective consacrée à cet artiste unique qui regroupe un ensemble inédit d’œuvres et d’objets personnels retraçant son riche parcours, des ateliers de bijouteries à la confection de mobilier monumental. De nombreuses animations pour les enfants en lien avec l'univers du designer Guillaume Piéchaud sont disponibles durant les vacances d'automne !

Musée Mandet
14 rue de l’Hôtel de Ville
63200 Riom
04 73 38 18 53
www.rlv.eu/decouvrir/musees/musee-mandet-1


65 - Hautes-Pyrénées

Les 17 & 31 janvier

VISITES APPROFONDIES
GROTTES DE GARGAS

Les guides des grottes organisent des visites au format plus long que les visites classiques : 1h30 au lieu de 50 mn, au travers des deux sanctuaires de Gargas. Un temps dédié à la discussion avec les guides ainsi qu'à des dessins paléolithiques ınédıts. Gargas n'aura presque plus de secrets pour vous...

Grottes de Gargas
81 route de Gargas
65660 Aventignan
05 62 98 81 50
www.grottesdegargas.fr


67 - Bas-Rhin

Jusqu’au 29 mars

EXPOSITION
"UN AMOUR DE LALIQUE – UNE IDÉE DE PARADIS"

Une sélection d’œuvres de la collection du Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) Alsace entre en résonance avec un choix effectué parmi les pièces conservées au musée Lalique. Pour cette première collaboration, c’est une certaine vision du paradis qui est proposée au fil de l’exposition. 

Musée Lalique
40 rue du Hochberg
67290 Wingen-sur-Moder
03 88 89 08 14
www.musee-lalique.com


68 - Haut-Rhin

Jusqu'au 1er mars 

EXPOSITION
"STRUCTURES EN DÉRIVE"

La Fondation Fernet-Branca présente Structures en dérive, une exposition réunissant neuf artistes aux pratiques photographiques et transdisciplinaires.
L’exposition explore la photographie comme terrain d’expérimentation, entre approche documentaire et poétique.

Fondation Fernet-Branca
2 rue du Ballon
68300 Saint-Louis 
03 89 69 10 77
www.fondationfernet-branca.org


71 - Saône-et-Loire

Février

"ATELIERS PÉDAGOGIQUES" 
LA MAISON DU CHAROLAIS

À la Maison du Charolais, les enfants sont tour à tour apprentis Chefs, p’tits artistes ou explorateurs ! 
10 & 18 février : Atelier cuisine "hamburger de la St Valentin" (pain de couleur rose, à la betterave). 10 février : Atelier artistique "l’amour vache" (cœur en bois à peindre avec vache en feutrine à découper). 17 février : Atelier cuisine "igloo charolais et son île flottante". 18 février : Atelier artistique "la charolaise s’habille" (recycle tes vieux vêtements).

La Maison du Charolais
43 route de Mâcon (RCEA N79 sortie 12)
71120 Charolles
03 85 88 04 00
www.maison-charolais.com


75 - Paris

Jusqu'au 10 janvier 2027

ZEUS, LE CHEVAL MÉTALLIQUE AU MUAM

Le musée accueille sur son parvis le cheval métallique Zeus, œuvre monumentale qui a marqué les esprits lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
Jusqu'au 29 mars 2026, dans le chœur de l’église Saint-Martin-des-Champs du MuAM, une exposition exceptionnelle intitulée "Zeus, chef-d’œuvre d’artisans" retrace la genèse et la fabrication de cette œuvre.

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 28 février 

EXPOSITION
"CLEMENCEAU ET LA GRÈCE"

Cette exposition met en lumière la relation profonde et inspirante que Georges Clemenceau a entretenue avec l’Hellade tout au long de sa vie. Cette passion, née de son éducation, a marqué sa carrière politique et sa vision du monde ainsi que son engagement pour la démocratie et la culture.

Musée Clemenceau
8 rue Benjamin Franklin
75116 Paris
01 45 20 53 41
https://musee-clemenceau.fr


Jusqu'au 8 mars 

EXPOSITION
"DENISE BELLON. UN REGARD VAGABOND"

Le mahJ présente la première rétrospective à Paris, rassemblant près de 300 photographies, objets, lettres et publications, consacrée à Denise Bellon (1902-1999). Photographe humaniste, pionnière du photojournalisme et compagne de route des surréalistes, son œuvre singulière et méconnue court des années 1930 aux années 1970.

 Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
71 rue du Temple
75001 Paris
01 53 01 86 53
www.mahj.org


Jusqu'au 17 mai 

EXPOSITION "FLOPS" 

Échec, bide, raté, fiasco… on estime que neuf innovations sur dix échouent et les raisons de la galère ne sont pas toujours évidentes ! En explorant les "bides" comme les trajectoires de réussites inattendues, l’exposition Flops-?! propose une lecture bienveillante de l’échec et ouvre la voie à une découverte singulière des collections du MuAM – Musée des Arts et Métiers.  

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 31 juillet 

EXPOSITION
"L’ÉTOFFE DES RÊVES"

Le vent de l’Art Brut et du surréalisme soufflera sur les 300 œuvres des 36 artistes réunis dans tout l’espace de la Halle Saint Pierre. "L’Étoffe des rêves" est le fruit d’une collaboration entre la Halle Saint Pierre et le Centre international du surréalisme et de la Citoyenneté mondiale à Saint-Cirq-Lapopie.

Halle Saint Pierre
2 rue Ronsard
72018 Paris
01 42 58 72 89
www.hallesaintpierre.org


84 - Vaucluse

Jusqu'en mars 

EXPOSITION
"Les VOYAGES"

L'exposition Centenaire Robert Laurent-Vibert : Les Voyages donne un aperçu de l'héritage de Laurent-Vibert à travers sa collection privée sur le thème du voyage. 

Château de Lourmarin
2 avenue Laurent Vibert
84160 Lourmarin
04 90 68 15 23
www.chateaudelourmarin.com


88 - Vosges

Le 23 janvier 

CONFÉRENCE AVEC ALAIN DORESSOUNDIRAM  
PLANÉTARIUM D’ÉPINAL 

Le planétarium d’Épinal aura le plaisir d’accueillir Alain Doressoundiram, astrophysicien et spécialiste des petits corps du Système solaire. Alain Doressoudiram viendra partager au cours d'une conférence les coulisses de ses recherches sur la planète Mercure, ceux de la mission japonaise MMX qui explora les lunes de Mars, mais aussi celles des régions lointaines au-delà de Neptune. Une rencontre passionnante, gratuite, ouverte à toutes et à tous, sur réservation, de 20h00 à 22h00.

Planétarium Epinal
Rue Dom Pothier
88000 Epinal
03 29 35 08 02
www.planetarium-epinal.com

Lieux:

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