Bienvenue dans un nouveau monde... le notre

Découverte d'un réseau de lacs d'eau salée sous la glace du pôle sud de Mars
Actualités

Découverte d'un réseau de lacs d'eau salée sous la glace du pôle sud de Mars

La présence d’eau liquide sur Mars est une histoire pleine de rebondissements. Il y a ces traînées sombres qui apparaissent en été et disparaissent l’hiver, dont on a entendu parler pour la première fois en 2011 : s’agit-il d’écoulements saisonniers d’eau salée, de glissements de sable sec provoqués par le Soleil ou… d’un artefact informatique ? Alors que cette question excite les astrogéologues depuis bientôt dix ans, une autre piste a émergé et semble gagner en crédibilité : il pourrait y avoir des lacs d’eau salée sous la surface de Mars.

L’annonce de cette grande découverte date de l’été 2018 : une équipe de scientifiques italiens expliquait, dans la revue Science, avoir sondé le sous-sol martien en envoyant des signaux radar, et en analysant le temps qu’ils mettent pour remonter à la surface et leur puissance à l’arrivée. Ils ont ainsi collecté des indices sur la nature du sol et affirment qu’à 1,5 km sous la surface, là où l’écho du radar devient très vif, il doit traverser une couche liquide. Le lac d’eau sédimenteuse, très froide, mesurerait 20 kilomètres de large et moins d’un mètre d’épaisseur.

D’autres zones humides

Les Italiens ont continué à creuser la question… et le sol de Mars, en programmant de nouvelles mesures au radar dans la région où ils soupçonnent l’existence de ce lac, près du pôle sud. Ils utilisent toujours à ces fins l’instrument Marsis de la sonde européenne Mars Express, en orbite autour de la planète rouge depuis fin 2003. Et pour être sûrs de ne pas se fourvoyer, les planétologues ont également mis en place une nouvelle méthode d’analyse des données, «basée sur des procédures de traitement de signal habituellement appliquées aux calottes glaciaires terrestres.»

Bingo ! Non seulement la région martienne d’Ultimi Scopuli semble toujours abriter un lac avec la nouvelle méthode d’analyse, mais on découvre d’autres endroits intéressants dans le périmètre de prospection élargi. Les résultats sont publiés cette semaine dans Nature. Ils «renforcent l’annonce de la détection d’un corps d’eau liquide à Ultimi Scopuli, et indiquent la présence d’autres zones humides aux alentours», avancent Sebastian Emanuel Lauro et ses collègues.

«Cela signifie qu’on n’a pas affaire à une découverte isolée, souligne pour IFLScience Elena Pettinelli, co-autrice de l’étude. C’est un système. Et ça change les choses.»

Hypersaline

Mais de quoi sont composés ces lacs martiens ? «La forme la plus plausible d’eau liquide sous la surface martienne, dans les conditions physiques actuelles», est une solution aqueuse hypersaline. Sur Terre, de tels liquides (qu’on appelle aussi saumures) «persistent à des températures bien inférieures au point de congélation de l’eau.»

Tout en étudiant de près cette idée inspirée des phénomènes terrestres, les chercheurs italiens rappellent qu’il s’agit seulement d’une hypothèse : «La combinaison unique de conditions physiques, géologiques, climatiques et topographiques qui pourraient favoriser la formation d’eau liquide et sa subsistance à long terme dans un lac souterrain au pôle sud est, au mieux, une affaire de spéculation à l’heure actuelle.»

Mais il y a des arguments pour aller dans ce sens. La sonde américaine Phoenix, arrivée sur Mars en 2008, a mis en évidence des sels appelés perchlorates dans le sol. On sait, depuis, que les perchlorates absorbent les molécules d’eau présentes dans l’atmosphère martienne et permettent ainsi de former des solutions hypersalines, par le phénomène de déliquescence.

«La possibilité de masses étendues d’eau hypersaline sur Mars est particulièrement prometteuse à cause du potentiel de vie mircrobienne», se plaisent à rappeler les auteurs de l’étude en conclusion. Les bactéries extrêmophiles telles qu’on en trouve sur Terre ou les organismes anaérobies n’ont pas peur de telles conditions. Voilà de quoi remettre la planète rouge sur le devant de la scène, alors que l’espoir suscité par la phosphine vénusienne retombe comme un soufflé.


Source : Camille Gévaudan / Libération
Crédit : ESA/DLR/FU BERLIN/CC BY-SA

Un réseau de lacs souterrains identifiés sous les glaces du pôle sud martien.

Découverte d'un réseau de lacs d'eau salée sous la glace du pôle sud de Mars Actualités

Découverte d'un réseau de lacs d'eau salée sous la glace du pôle sud de Mars

La présence d’eau liquide sur Mars est une histoire pleine de rebondissements. Il y a ces traînées sombres qui apparaissent en été et disparaissent l’hiver, dont on a entendu parler pour la première fois en 2011 : s’agit-il d’écoulements saisonniers d’eau salée, de glissements de sable sec provoqués par le Soleil ou… d’un artefact informatique ? Alors que cette question excite les astrogéologues depuis bientôt dix ans, une autre piste a émergé et semble gagner en crédibilité : il pourrait y avoir des lacs d’eau salée sous la surface de Mars.

L’annonce de cette grande découverte date de l’été 2018 : une équipe de scientifiques italiens expliquait, dans la revue Science, avoir sondé le sous-sol martien en envoyant des signaux radar, et en analysant le temps qu’ils mettent pour remonter à la surface et leur puissance à l’arrivée. Ils ont ainsi collecté des indices sur la nature du sol et affirment qu’à 1,5 km sous la surface, là où l’écho du radar devient très vif, il doit traverser une couche liquide. Le lac d’eau sédimenteuse, très froide, mesurerait 20 kilomètres de large et moins d’un mètre d’épaisseur.

D’autres zones humides

Les Italiens ont continué à creuser la question… et le sol de Mars, en programmant de nouvelles mesures au radar dans la région où ils soupçonnent l’existence de ce lac, près du pôle sud. Ils utilisent toujours à ces fins l’instrument Marsis de la sonde européenne Mars Express, en orbite autour de la planète rouge depuis fin 2003. Et pour être sûrs de ne pas se fourvoyer, les planétologues ont également mis en place une nouvelle méthode d’analyse des données, «basée sur des procédures de traitement de signal habituellement appliquées aux calottes glaciaires terrestres.»

Bingo ! Non seulement la région martienne d’Ultimi Scopuli semble toujours abriter un lac avec la nouvelle méthode d’analyse, mais on découvre d’autres endroits intéressants dans le périmètre de prospection élargi. Les résultats sont publiés cette semaine dans Nature. Ils «renforcent l’annonce de la détection d’un corps d’eau liquide à Ultimi Scopuli, et indiquent la présence d’autres zones humides aux alentours», avancent Sebastian Emanuel Lauro et ses collègues.

«Cela signifie qu’on n’a pas affaire à une découverte isolée, souligne pour IFLScience Elena Pettinelli, co-autrice de l’étude. C’est un système. Et ça change les choses.»

Hypersaline

Mais de quoi sont composés ces lacs martiens ? «La forme la plus plausible d’eau liquide sous la surface martienne, dans les conditions physiques actuelles», est une solution aqueuse hypersaline. Sur Terre, de tels liquides (qu’on appelle aussi saumures) «persistent à des températures bien inférieures au point de congélation de l’eau.»

Tout en étudiant de près cette idée inspirée des phénomènes terrestres, les chercheurs italiens rappellent qu’il s’agit seulement d’une hypothèse : «La combinaison unique de conditions physiques, géologiques, climatiques et topographiques qui pourraient favoriser la formation d’eau liquide et sa subsistance à long terme dans un lac souterrain au pôle sud est, au mieux, une affaire de spéculation à l’heure actuelle.»

Mais il y a des arguments pour aller dans ce sens. La sonde américaine Phoenix, arrivée sur Mars en 2008, a mis en évidence des sels appelés perchlorates dans le sol. On sait, depuis, que les perchlorates absorbent les molécules d’eau présentes dans l’atmosphère martienne et permettent ainsi de former des solutions hypersalines, par le phénomène de déliquescence.

«La possibilité de masses étendues d’eau hypersaline sur Mars est particulièrement prometteuse à cause du potentiel de vie mircrobienne», se plaisent à rappeler les auteurs de l’étude en conclusion. Les bactéries extrêmophiles telles qu’on en trouve sur Terre ou les organismes anaérobies n’ont pas peur de telles conditions. Voilà de quoi remettre la planète rouge sur le devant de la scène, alors que l’espoir suscité par la phosphine vénusienne retombe comme un soufflé.


Source : Camille Gévaudan / Libération
Crédit : ESA/DLR/FU BERLIN/CC BY-SA

Un réseau de lacs souterrains identifiés sous les glaces du pôle sud martien.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

25 - Doubs

Jusqu'au 9 janvier 2022

EXPOSITION
"DESTINS DE CIRQUE"

Cette exposition présente les destins des femmes et hommes du cirque entre ombres et lumières. Costumes, affiches, instruments de musique, gravures originales, films … évoquent l’art du cirque du XVIIIe siècle à nos jours.
Les fabuleux dessins aquarellés des sœurs Vesque, les planches uniques du grand costumier Gérard Vicaire éclairent ces destins de cirque.

Saline royale
Grande rue
25610 ARC-ET-SENANS
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


34 - Hérault

Jusqu'au 22 août

EXPOSITION
"TISSER LA NATURE, XVE-XXIE SIÈCLE"

Le Musée de Lodève vous invite dans un univers riche et foisonnant, composé de tapis et de tapisseries représentant la nature du XVe au XXIe siècle. Grâce au parcours familial proposé, prenez le temps d'entrer dans les détails,  de vous immerger dans ces immenses compositions(jusqu’à 7 mètres de long)... En raison des restrictions actuelles, il est très important de confirmer votre présence en précisant à quelle heure vous souhaitez venir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


46 - Lot

Jusqu'en juin

JEU DE PISTE - MUSEE CHAMPOLLION
LE MUSÉE SORT DE SES MURS !

On vous invite à un jeu de piste autour de la maison natale de Jean-François Champollion pour tester vos connaissances sur le célèbre déchiffreur des hiéroglyphes, sur l’Égypte antique et sur les écritures du monde.
Installés derrière les vitrines, situées de la place Champollion à la rue Séguier en passant par la place des Écritures, 7 panneaux illustrés vous permettront de redécouvrir en famille le musée Champollion - Les Écritures du Monde et ses collections. Accès libre, tous les jours.

Musée Champollion
Place Champollion
46100 Figeac
05 65 50 31 08
www.musee-champollion.fr


71 - Saone et Loire

Jusqu'au 31 décembre

EXPOSITION
"LES COULEURS DU CHAROLAIS-BRIONNAIS"

Ils sont nés ici, y ont grandi ; ils y résident pour la plupart ou y séjournent durant les vacances…leur point commun ? Ils l’ont tous dans la tête et dans le cœur ! Le Charolais-Brionnais sera mis à l’honneur à travers 130 photographies des membres du groupe Facebook « Les Couleurs du Charolais-Brionnais ».

La Maison du Charolais
43 Route de Mâcon, RCEA N79 sortie 12
71120 Charolles
03 85 88 04 00
www.maison-charolais.com

Lieux:

Découvrir toutes les activités