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Découverte d'Hyperion, un superamas de jeunes galaxies
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Découverte d'Hyperion, un superamas de jeunes galaxies

Une équipe internationale d'astronomes, dont de nombreux chercheurs français, a découvert une structure colossale au sein de l'Univers jeune, indique un communiqué de l'Observatoire européen austral (ESO). Ce superamas de galaxies, baptisé Hyperion, est large de plusieurs millions d'années-lumière. À titre de comparaison, notre galaxie, la Voie Lactée, mesure environ 100 000 d'années-lumières.

Plus impressionnant encore, Hyperion a été observé alors que l'Univers était très jeune, seulement 2,3 milliards d'années après le Big Bang - il est âgé aujourd'hui de 13,8 milliards d'années - ce qui en fait donc la structure la plus vaste et la plus massive découverte à ce jour dans l'Univers primitif.
 
Les spectrographes : ces machines à remonter le temps

Cette découverte a été rendue possible grâce à l'instrument VIMOS, installé sur le Very Large Telescope de l'ESO, un ensemble de huit télescopes installés au Chili, dans le désert de l'Atacama. "Ces outils nous ont permis de faire une plongée dans le passé et d'observer l'Univers tel qu'il était-il y a plus de 11 milliards d'années, explique à L'Express Olivier Le Fèvre, directeur du Laboratoire d'astrophysique de Marseille et responsable de VIMOS. C'est de l'archéologie cosmique !".

Mais comment, les astronomes ont-ils réussi ce voyage temporel ? Il faut d'abord se rappeler que la lumière voyage dans l'Univers à une vitesse donnée. Plus les objets observés sont éloignés, plus leur lumière met du temps à parvenir sur Terre : son analyse permet donc d'ouvrir une fenêtre sur le passé de l'Univers. "La lumière d'Hypérion a mis 11 milliards d'années à nous parvenir, nous l'avons donc observée tel qu'il était il y a 11 milliards d'années", résume l'astronome français.

"Il faut aussi expliquer que dans l'Univers en perpétuelle expansion, tout s'écarte de tout", poursuit Olivier Le Fèvre. Conséquence : au cours de son voyage, la longueur d'onde de la lumière est décalée par cette expansion, un effet baptisé 'décalage vers le rouge cosmologique'. "Grâce à des machines à remonter le temps que l'on appelle spectrographes, comme Vimos, on est capable d'observer et de mesurer ce décalage vers le rouge et on arrive quasiment à remonter jusqu'au Big Bang", se félicite Oliver Le Fèvre.

La particularité du puissant spectrographe Vimos est qu'il permet de sélectionner des zones de l'Univers pour le sonder et en dresser une cartographie en 3D (comme l'illustre la vidéo ci-dessus). Il permet non seulement de mesurer ce 'décalage vers le rouge' d'un seul objet, mais aussi de plusieurs centaines, voire de milliers. Le proto-superamas Hyperion contient d'ailleurs des milliers de galaxies.
 
Comprendre l'histoire de l'Univers, de la Voie Lactée et du Soleil

Cette capacité à remonter le temps dans une zone donnée n'est pas qu'un outil pour faire rêver les astronomes et les astrophysiciens, elle est fondamentale en astrophysique et plus particulièrement en cosmologie. "En remontant ainsi dans le temps, on devient capable d'écrire le livre de l'histoire de l'Univers et donc de comparer différentes époques, souligne le responsable de VIMOS. Ainsi, on peut comprendre le fil de l'évolution, la genèse des galaxies en général, et donc celle qui nous accueille".

Dans la même optique, cela permet aussi de mieux comprendre les astres qui ont vécu ces évolutions, comme notre Soleil - âgé de 4,6 milliards d'années seulement. "Tout est interaction gravitationnelle dans l'Univers : donc quand on observe un superamas de galaxies dans l'Univers jeune, on a une image de ce qu'il se passe avant que la gravité ait eu le temps de bouleverser et de structurer cet amas : comment elles se sont rencontrées, comment les orbites des étoiles ont été perturbées, comment les gaz - qui donnent naissance aux étoiles - se sont mélangés, etc.", énumère Olivier Le Fèvre.

L'astronome tient également à souligner sa surprise et celle de ses collègues de découvrir une structure aussi massive aussi tôt dans l'histoire de l'Univers. Est-ce que cette découverte pourrait remettre en cause les théories actuelles de l'évolution de l'Univers ? "Nous ne pouvons pas aller jusqu'à dire cela, car nous n'avons observé qu'une seule superstructure si jeune", répond prudemment le chercheur. Mais si d'autres découvertes du même type se produisaient, cela pourrait bien changer. Le futur satellite Euclid de l'Agence spatiale européenne (ESA), qui sera lancé en 2022, aura justement les capacités d'identifier de nombreuses mégastructures de type Hyperion, ce qui devrait permettre, à terme, de savoir si elles sont compatibles ou non avec les théories du moment.


Source : L'express
Crédit : ESO/L. Calçada & Olga Cucciati et al.

Image d'Hyperion, un proto-superamas de galaxies qui se situe dans le champ COSMOS de la constellation du Sextant. Il a été découvert grâce à l'analyse d'une vaste quantité de données acquises lors du Sondage Ultra-Profond VIMOS (VUDS), conduit par Olivier Le Fèvre.

Découverte d'Hyperion, un superamas de jeunes galaxies Actualités

Découverte d'Hyperion, un superamas de jeunes galaxies

Une équipe internationale d'astronomes, dont de nombreux chercheurs français, a découvert une structure colossale au sein de l'Univers jeune, indique un communiqué de l'Observatoire européen austral (ESO). Ce superamas de galaxies, baptisé Hyperion, est large de plusieurs millions d'années-lumière. À titre de comparaison, notre galaxie, la Voie Lactée, mesure environ 100 000 d'années-lumières.

Plus impressionnant encore, Hyperion a été observé alors que l'Univers était très jeune, seulement 2,3 milliards d'années après le Big Bang - il est âgé aujourd'hui de 13,8 milliards d'années - ce qui en fait donc la structure la plus vaste et la plus massive découverte à ce jour dans l'Univers primitif.
 
Les spectrographes : ces machines à remonter le temps

Cette découverte a été rendue possible grâce à l'instrument VIMOS, installé sur le Very Large Telescope de l'ESO, un ensemble de huit télescopes installés au Chili, dans le désert de l'Atacama. "Ces outils nous ont permis de faire une plongée dans le passé et d'observer l'Univers tel qu'il était-il y a plus de 11 milliards d'années, explique à L'Express Olivier Le Fèvre, directeur du Laboratoire d'astrophysique de Marseille et responsable de VIMOS. C'est de l'archéologie cosmique !".

Mais comment, les astronomes ont-ils réussi ce voyage temporel ? Il faut d'abord se rappeler que la lumière voyage dans l'Univers à une vitesse donnée. Plus les objets observés sont éloignés, plus leur lumière met du temps à parvenir sur Terre : son analyse permet donc d'ouvrir une fenêtre sur le passé de l'Univers. "La lumière d'Hypérion a mis 11 milliards d'années à nous parvenir, nous l'avons donc observée tel qu'il était il y a 11 milliards d'années", résume l'astronome français.

"Il faut aussi expliquer que dans l'Univers en perpétuelle expansion, tout s'écarte de tout", poursuit Olivier Le Fèvre. Conséquence : au cours de son voyage, la longueur d'onde de la lumière est décalée par cette expansion, un effet baptisé 'décalage vers le rouge cosmologique'. "Grâce à des machines à remonter le temps que l'on appelle spectrographes, comme Vimos, on est capable d'observer et de mesurer ce décalage vers le rouge et on arrive quasiment à remonter jusqu'au Big Bang", se félicite Oliver Le Fèvre.

La particularité du puissant spectrographe Vimos est qu'il permet de sélectionner des zones de l'Univers pour le sonder et en dresser une cartographie en 3D (comme l'illustre la vidéo ci-dessus). Il permet non seulement de mesurer ce 'décalage vers le rouge' d'un seul objet, mais aussi de plusieurs centaines, voire de milliers. Le proto-superamas Hyperion contient d'ailleurs des milliers de galaxies.
 
Comprendre l'histoire de l'Univers, de la Voie Lactée et du Soleil

Cette capacité à remonter le temps dans une zone donnée n'est pas qu'un outil pour faire rêver les astronomes et les astrophysiciens, elle est fondamentale en astrophysique et plus particulièrement en cosmologie. "En remontant ainsi dans le temps, on devient capable d'écrire le livre de l'histoire de l'Univers et donc de comparer différentes époques, souligne le responsable de VIMOS. Ainsi, on peut comprendre le fil de l'évolution, la genèse des galaxies en général, et donc celle qui nous accueille".

Dans la même optique, cela permet aussi de mieux comprendre les astres qui ont vécu ces évolutions, comme notre Soleil - âgé de 4,6 milliards d'années seulement. "Tout est interaction gravitationnelle dans l'Univers : donc quand on observe un superamas de galaxies dans l'Univers jeune, on a une image de ce qu'il se passe avant que la gravité ait eu le temps de bouleverser et de structurer cet amas : comment elles se sont rencontrées, comment les orbites des étoiles ont été perturbées, comment les gaz - qui donnent naissance aux étoiles - se sont mélangés, etc.", énumère Olivier Le Fèvre.

L'astronome tient également à souligner sa surprise et celle de ses collègues de découvrir une structure aussi massive aussi tôt dans l'histoire de l'Univers. Est-ce que cette découverte pourrait remettre en cause les théories actuelles de l'évolution de l'Univers ? "Nous ne pouvons pas aller jusqu'à dire cela, car nous n'avons observé qu'une seule superstructure si jeune", répond prudemment le chercheur. Mais si d'autres découvertes du même type se produisaient, cela pourrait bien changer. Le futur satellite Euclid de l'Agence spatiale européenne (ESA), qui sera lancé en 2022, aura justement les capacités d'identifier de nombreuses mégastructures de type Hyperion, ce qui devrait permettre, à terme, de savoir si elles sont compatibles ou non avec les théories du moment.


Source : L'express
Crédit : ESO/L. Calçada & Olga Cucciati et al.

Image d'Hyperion, un proto-superamas de galaxies qui se situe dans le champ COSMOS de la constellation du Sextant. Il a été découvert grâce à l'analyse d'une vaste quantité de données acquises lors du Sondage Ultra-Profond VIMOS (VUDS), conduit par Olivier Le Fèvre.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

07 - Adèche

Du 1er mai au 15 novembre
Exposition "ENTRE TERRE ET EAU"

Crises sociales et environnementales dans le Delta du Danube en Roumanie, à la fin du Néolithique. A près de 2 000 km de l'Ardèche, comment se passe la fin de la Préhistoire au bord du fleuve et de la Mer Noire ? Une exposition franco-roumaine inédite, interactive et immersive, à découvrir à la Cité de la Préhistoire !

Grand Site de l’Aven d’Orgnac
Place Robert de Joly
07150 Orgnac–L’Aven
04 75 38 65 10
www.orgnac.com


14 - Calvados

Jusqu’au 29 février 2020
Exposition
"LES REQUINS ! 430 MILLIONS D’ANNÉES D’ÉVOLUTION"

Découvrez la grande diversité des requins, allant d’espèces de petites tailles, jusqu’aux poissons géants dont les dents sont plus grandes qu’une main humaine.
Cette exposition évoque également le grand danger auquel ils sont confrontés : l’Homme. Venez découvrir de nouvelles espèces et apprendre en vous amusant grâce à une fresque digitale.

Paléospace
Avenue Jean Moulin
14640 Villers-sur-Mer
02 31 81 77 60
www.paleospace-villers.fr


21 - Côte d'Or

Jusqu’au 6 janvier 2019
Exposition "GRAINES"

Elles sont partout… Du petit-déjeuner au coucher, dans nos vêtements, dans notre alimentation, dans nos parcs et jardins… sans même y penser elles font partie de notre quotidien et sont un pilier de la biodiversité végétale.
Cette nouvelle exposition, très ludique, propose à tous les visiteurs de découvrir une grande variété de graines d’ici et d’ailleurs et de s’interroger sur leurs enjeux dans un contexte de changement climatique et sociétal.

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


Jusqu’au 31 mars 2019

Exposition de plein air
"IMPACTS ! HOMME-NATURE"

Venez découvrir les relations homme-nature au plus près du vivant !
De l’évolution du comportement animal à celui du climat et des milieux naturels, les chercheurs de Bourgogne et de Franche-Comté tentent de comprendre le rôle de l’Homme dans ces changements. Traversez ville, campagne et forêt et voyagez jusqu’aux pôles pour observer ces recherches in vivo !

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


25 - Doubs

Du 23 novembre 2018 au 22 avril 2019
Exposition « FROID »

Véritable plongée dans l’univers du froid, l’exposition met en scène les multiples facettes du froid et plonge le visiteur dans des univers différents :
vie quotidienne, milieux extrêmes, biologie, physique, chimie, recherche, technologie, science-fiction... et l’invite à expérimenter.

Saline royale
Grande rue
25610 Arc-et-Senans
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


41 - Loir et Cher

Jusqu'au 31 décembre
LES JARDINS DE CHAMBORD

Le château a retrouvé en 2017 ses jardins à la française du XVIIIe siècle avec six hectares et demi au pied de la façade nord du château : plus de 600 arbres, 800 arbustes, 200 rosiers, 15 250 plantes...

Office de Tourisme de Blois-Chambord
23 place du château
41000 Blois
02 54 90 41 41
www.bloischambord.com


61 - Orne

Du 13 octobre au 23 décembre
Exposition : "LES HAIES", Joël Auxenfans

Ecomusée du Perche
Prieuré de Sainte-Gauburge
61130 Saint-Cyr-la-Rosiere
02 33 73 48 06
www.ecomuseeduperche.fr


76 - Seine Maritime

Du 15 septembre au 15 décembre
Exposition "L’abbé Pierre photographe, un regard sur le monde"

L'exposition présente soixante-dix photographies inédites prises par l’abbé Pierre lui-même dans de nombreux pays. Elles témoignent de la vitalité des personnes pauvres dans le monde et dévoilent le regard lucide et plein d’amour.

Centre abbé Pierre - Emmaüs
Route d'Emmaüs
76690 Esteville
02 35 23 87 76
www.centre-abbe-pierre-emmaus.org

Lieux:

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