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Certaines bactéries peuvent extraire des minéraux précieux dans l’espace
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Certaines bactéries peuvent extraire des minéraux précieux dans l’espace

Des expériences menées à bord de l’ISS révèlent que nous pourrions extraire des terres rares en milieu de microgravité grâce à des bactéries. Cette condition sera essentielle si nous voulons nous établir durablement dans l’espace. Les détails de l’étude sont publiés dans Nature Communications.

Extraire des charges utiles de la gravité terrestre est extrêmement coûteux. Comptez en effet plus de 1500 euros par kilogramme de matériel pour l’option la moins chère (SpaceX). Or, dans le cadre d’un projet d’exploration humaine de l’espace, le succès de nos ambitions dépendra de notre capacité à dénicher et puiser les matériaux essentiels directement sur place. Nous savons par exemple que les astéroïdes et la Lune proposent des terres rares dont nous pourrions avoir besoin. Reste à savoir comment les extraire.

Sur Terre, différentes machines permettent l’extraction de ces matériaux. Néanmoins, toutes sont pensées et développées pour fonctionner avec la gravité terrestre. Or, nous savons que sur la Lune, et encore davantage sur les astéroïdes, la gravité est beaucoup plus faible. Aussi, nous devons imaginer d’autres moyens permettant l’exploitation des ressources spatiales.

Dans cet esprit, des scientifiques se sont demandé si les bactéries pourraient aider. Après tout, sur Terre, ces organismes sont impliqués dans l’altération naturelle des roches, libérant les minéraux qu’elles contiennent. Cette capacité des bactéries à lixivier les métaux est d’ailleurs déjà exploitée pour faciliter les opérations minières humaines (biomining).

Direction l’ISS

Il y a une dizaine d’années, une équipe dirigée par l’Université d’Édimbourg (Écosse) a donc développé un petit appareil de la taille d’une boîte d’allumettes appelé “réacteur de biomining” dans l’idée de pouvoir l’installer à bord de la Station spatiale internationale. L’objectif était d’étudier ce processus de lixiviation bactérienne dans l’espace. En juillet 2019, dix-huit de ces “réacteurs” ont finalement été expédiés vers l’ISS.

Dans le cadre d’une étude menée sur trois semaines, les chercheurs ont ensuite intégré dans chacune de ces petites boîtes une solution bactérienne submergeant un petit morceau de basalte, un type de roche volcanique abondant sur la Lune. Plusieurs expériences ont été menées (gravité simulée de Mars, gravité terrestre simulée et microgravité avec trois espèces bactériennes différentes : Sphingomonas desiccabilis, Bacillus subtilis et Cupriavidus metallidurans). Une solution de contrôle sans bactérie a été utilisée comme référence.

Des bactéries particulièrement efficaces

Les chercheurs ont constaté qu’il n’y avait pas de différences significatives dans les performances de lixiviation bactérienne de B. subtilis et C. metallidurans. En revanche, S. desiccabilis s’est révélée très efficace, libérant entre 111,9% à 429,2% plus de terres rares (cérium et néodyme) du basalte que la solution témoin selon le degré de gravité.

“Nos expériences soutiennent la faisabilité scientifique et technique de l’exploitation minière élémentaire biologiquement améliorée à travers le Système solaire“, conclut l’astrobiologiste Charles Cockell, de l’Université d’Édimbourg. “Bien qu’il ne soit pas économiquement viable d’exploiter ces éléments dans l’espace pour les ramener sur Terre, la bioexploitation spatiale pourrait potentiellement soutenir une présence humaine autosuffisante dans l’espace“.


Source : Brice Louvet / Sciencepost
Crédit : WikiImages/pixabay

Certaines bactéries peuvent extraire des minéraux précieux dans l’espace Actualités

Certaines bactéries peuvent extraire des minéraux précieux dans l’espace

Des expériences menées à bord de l’ISS révèlent que nous pourrions extraire des terres rares en milieu de microgravité grâce à des bactéries. Cette condition sera essentielle si nous voulons nous établir durablement dans l’espace. Les détails de l’étude sont publiés dans Nature Communications.

Extraire des charges utiles de la gravité terrestre est extrêmement coûteux. Comptez en effet plus de 1500 euros par kilogramme de matériel pour l’option la moins chère (SpaceX). Or, dans le cadre d’un projet d’exploration humaine de l’espace, le succès de nos ambitions dépendra de notre capacité à dénicher et puiser les matériaux essentiels directement sur place. Nous savons par exemple que les astéroïdes et la Lune proposent des terres rares dont nous pourrions avoir besoin. Reste à savoir comment les extraire.

Sur Terre, différentes machines permettent l’extraction de ces matériaux. Néanmoins, toutes sont pensées et développées pour fonctionner avec la gravité terrestre. Or, nous savons que sur la Lune, et encore davantage sur les astéroïdes, la gravité est beaucoup plus faible. Aussi, nous devons imaginer d’autres moyens permettant l’exploitation des ressources spatiales.

Dans cet esprit, des scientifiques se sont demandé si les bactéries pourraient aider. Après tout, sur Terre, ces organismes sont impliqués dans l’altération naturelle des roches, libérant les minéraux qu’elles contiennent. Cette capacité des bactéries à lixivier les métaux est d’ailleurs déjà exploitée pour faciliter les opérations minières humaines (biomining).

Direction l’ISS

Il y a une dizaine d’années, une équipe dirigée par l’Université d’Édimbourg (Écosse) a donc développé un petit appareil de la taille d’une boîte d’allumettes appelé “réacteur de biomining” dans l’idée de pouvoir l’installer à bord de la Station spatiale internationale. L’objectif était d’étudier ce processus de lixiviation bactérienne dans l’espace. En juillet 2019, dix-huit de ces “réacteurs” ont finalement été expédiés vers l’ISS.

Dans le cadre d’une étude menée sur trois semaines, les chercheurs ont ensuite intégré dans chacune de ces petites boîtes une solution bactérienne submergeant un petit morceau de basalte, un type de roche volcanique abondant sur la Lune. Plusieurs expériences ont été menées (gravité simulée de Mars, gravité terrestre simulée et microgravité avec trois espèces bactériennes différentes : Sphingomonas desiccabilis, Bacillus subtilis et Cupriavidus metallidurans). Une solution de contrôle sans bactérie a été utilisée comme référence.

Des bactéries particulièrement efficaces

Les chercheurs ont constaté qu’il n’y avait pas de différences significatives dans les performances de lixiviation bactérienne de B. subtilis et C. metallidurans. En revanche, S. desiccabilis s’est révélée très efficace, libérant entre 111,9% à 429,2% plus de terres rares (cérium et néodyme) du basalte que la solution témoin selon le degré de gravité.

“Nos expériences soutiennent la faisabilité scientifique et technique de l’exploitation minière élémentaire biologiquement améliorée à travers le Système solaire“, conclut l’astrobiologiste Charles Cockell, de l’Université d’Édimbourg. “Bien qu’il ne soit pas économiquement viable d’exploiter ces éléments dans l’espace pour les ramener sur Terre, la bioexploitation spatiale pourrait potentiellement soutenir une présence humaine autosuffisante dans l’espace“.


Source : Brice Louvet / Sciencepost
Crédit : WikiImages/pixabay

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

04 - Alpes de Haute Provence

Du 5 juin 2020 au 15 décembre

VISITE LUDIQUE
SALAGON, PARC & JARDINS

Une nouveauté pour les familles : un jeu de la cocotte pour explorer les jardins et découvrir les secrets du monument de Salagon de façon ludique !

Musée de Salagon
04300 Mane
04 92 75 70 50
www.musee-de-salagon.com


Du 5 juin au 15 décembre

COURSE D'ORIENTATION
MUSÉE DE PRÉHISTOIRE DES GORGES DU VERDON

Une course d’orientation familiale pour découvrir le village préhistorique. A l'aide du dépliant disponible gratuitement à l'accueil du Musée, participez à cette course d’orientation ludique et instructive qui vous conduira tout droit vers le village préhistorique reconstitué.

Musée de Préhistoire des Gorges du Verdon
Route de Montmeyan
04500 Quinson
04 92 74 09 59
www.museeprehistoire.com


13 - Bouches du Rhône

Du 7 au 15 janvier 2021

BALADES EN MER
CONGRÈS MONDIAL DE LA NATURE DE L’UICN

Lors de ce rendez vous, des balades en mer à bord de l'Hélios, la seule vedette à passagers hybride de la compagnie Marseillaise ICARD MARITME, seront organisées par : Le parc National de la Côte Bleue : 10 juin - Le conservatoire du littoral : 11 & 16 juin - Le parc National des Calanques : 15 & 20 juin.

1 quai Marcel Pagnol
13007 Marseille
04 91 330 329
www.iucncongress2020


21 - Côte d'Or

Jusqu'au 2 janvier 2022

EXPOSITION
"AU COEUR DES SAISONS"

Et si on prenait le temps de regarder passer les saisons, de vivre à leur rythme, de redécouvrir le plaisir d'observer la Nature et ses changements.
Cette nouvelle exposition, conçue et réalisée par le Jardin des sciences et Biodiversité, vous plonge « Au coeur des saisons », de façon ludique et accessible à tous les publics, en famille comme entre amis…

Jardin des sciences & biodiversité
Jardin de l’Arquebuse
14 rue Jehan de Marville & 1 avenue Albert 1er
21000 DIJON
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


34 - Hérault

Du 26 septembre au 28 février 2021

EXPOSITION
"DERNIERS IMPRESSIONNISTES"

Des paysages maritimes de la Bretagne aux plaisirs des plages de la Belle Époque, des paysages urbains ou champêtres aux portraits virtuoses, partez sur les pas des peintres intimistes ayant tous respiré le parfum de l’impressionnisme.
Riche de 70 peintures et d’une trentaine de dessins ou lithographies, l’exposition qui fait étape à Lodève est la première en France à rendre à ce courant l’importance qui lui revient.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr

Lieux:

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