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Trois Français à la recherche de la mystérieuse cryoconite en Arctique
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Trois Français à la recherche de la mystérieuse cryoconite en Arctique

Trois explorateurs français lancés à la poursuite d'un mystérieux dépôt de poussière qui pourrait participer à la fonte des glaces, en Arctique... Voilà qui ressemble au point de départ d'un roman d'aventures. Il n'en est rien : c'est la mission que se sont donnée les occupants du Babouch'ty, le voilier qui mène cette mission d'observation polaire. L'objectif : en apprendre davantage sur la mystérieuse cryoconite, un dépôt de poussière atmosphérique qui pourrait participer à la fonte des glaces.

De quoi s'agit-il ? "C'est un dépôt sombre de poussière atmosphérique sur les surfaces glacées ou enneigées qui va concentrer l'énergie du soleil, faire monter la température puis créer des micro-lacs de fonte", explique à l'AFP Roman Teisserenc, responsable scientifique de l'expédition qui traverse le Pôle Nord. Elle va ensuite "faire fondre petit à petit la banquise", où elle entraîne la formation de trous caractéristiques, dit "trous à cryoconite". Ces particules ont déjà été observées sur des glaciers continentaux, mais "jamais encore en Arctique", selon le chercheur qui suit les avancées du voilier Babouch'ty depuis son laboratoire, à l'INP de Toulouse.

Déterminer si la cryoconite de l'Arctique diffère de celle des glaciers

Le périple, mené par l'explorateur reconnu et spécialiste des expéditions polaires Sébastien Roubinet, a pour but de déterminer la nature de la cryoconite arctique, sa composition - est-elle différente de celle des glaciers ? - et son origine. "On ne sait pas encore si cette cryoconite est naturelle - provenant d'algues par exemple - ou bien d'origine anthropique - provoquée par l'homme -, liée à la combustion des énergies fossiles", indique le chercheur.

A bord de Babouch'ty, pourtant, pas un scientifique : Roman Teisserenc suit l'expédition à distance depuis son laboratoire. Car la partie habitable du voilier - 4m carrés sur 75cm de haut - ne peut abriter que trois personnes. Et c'est le photographe Vincent Colliard et Éric André, son coéquipier habituel, qui accompagnent cette fois-ci Sébastien Roubinet. L'équipe a été formée aux prélèvements et protocoles par Roman Teisserenc, lors d'un séjour de préparation en Suède. Selon le chercheur, les retombées scientifiques peuvent être "énormes" "mais dépendront vraiment des résultats et de la quantité d'échantillons collectés".

L'Arctique à la voile, un défi scientifique... mais aussi sportif

Le risque, c'est en effet "qu'ils ne ramènent pratiquement rien", à cause des conditions météorologiques qui pourraient conduire, en dernier recours, à un abandon du bateau et des prélèvements. Car cette expédition scientifique est aussi un exploit sportif hors-normes : les trois Français tentent en effet de traverser l'Arctique à la seule puissance de la voile : c'est une première ! "Tous les océans de la planète ont été traversés à la voile, sauf l'Arctique", observe Roman Teisserenc.

Partie le 19 juin de Prudhoebay, au nord de l'Alaska, l'équipe devait traverser 3.000km pour atteindre Spitzberg, en Norvège, à bord d'un bateau pas comme les autres. "Babouch'ty est à mi-chemin entre le voilier et le char à glace. Je l'ai conçu spécialement pour l'occasion", a expliqué Sébastien Roubinet, par courriel à l'AFP. "Très léger et résistant, il est équipé de skis sous les flotteurs pour naviguer sur la glace comme sur l'eau".

Un bateau qui navigue... et qui escalade

La traversée s'apparente en effet parfois plus à de l'escalade qu'à la navigation. "On peut passer des journées entières au milieu de crêtes à pousser, tirer, tracter avec des palans", a souligné l'explorateur de 34 ans, à bord du Babouch'ty. Il leur est arrivé de "faire le passage à coup de piolet", notamment lors des trois premières semaines, où, "coincés dans un chaos de glace", ils pouvaient mettre plusieurs heures à faire 100 mètres.

La mission est d'autant plus périlleuse que les aventuriers ambitionnent de faire la traversée en totale autonomie. Ils ont pour cela chargé 200kg de nourriture et de matériel, de quoi tenir trois mois. En cas de manque, "on compte bien chasser le phoque", indiquait Sébastien Roubinet. L'aventurier a passé un hivernage avec les Inuits pour apprendre leurs techniques de chasse, pêche et dépeçage. "L'autonomie complète, c'est tout de même risqué, car ils peuvent à tout moment se blesser ou tomber sur un ours blanc", s'est inquiété M. Teisserenc. Armés, les explorateurs ont déjà eu à tirer en l'air pour faire fuir un de ces plantigrades.

6 ans de préparations et 2 tentatives infructueuses

Pour le moment, les marins ont récupéré une vingtaine d'échantillons liés à la cryoconite. Une fois par jour, ils font part de leur avancée à l'équipe restée à terre, via un téléphone satellite. Après six années de préparation et deux tentatives infructueuses, Sébastien Roubinet et son équipe, actuellement sur le retour, espèrent "arriver fin septembre 2018" en Norvège.


Source : AFP / Sciences et avenir
Crédit : JULES JAROSSAY / ADRENALINE-L5R / AFP

Photo fournie par l'expédition Adrenaline le 21 août 2018 montrant le voilier Babouch'ty lors d'une première tentative de traversée de l'Arctique, en juin 2013.

Trois Français à la recherche de la mystérieuse cryoconite en Arctique Actualités

Trois Français à la recherche de la mystérieuse cryoconite en Arctique

Trois explorateurs français lancés à la poursuite d'un mystérieux dépôt de poussière qui pourrait participer à la fonte des glaces, en Arctique... Voilà qui ressemble au point de départ d'un roman d'aventures. Il n'en est rien : c'est la mission que se sont donnée les occupants du Babouch'ty, le voilier qui mène cette mission d'observation polaire. L'objectif : en apprendre davantage sur la mystérieuse cryoconite, un dépôt de poussière atmosphérique qui pourrait participer à la fonte des glaces.

De quoi s'agit-il ? "C'est un dépôt sombre de poussière atmosphérique sur les surfaces glacées ou enneigées qui va concentrer l'énergie du soleil, faire monter la température puis créer des micro-lacs de fonte", explique à l'AFP Roman Teisserenc, responsable scientifique de l'expédition qui traverse le Pôle Nord. Elle va ensuite "faire fondre petit à petit la banquise", où elle entraîne la formation de trous caractéristiques, dit "trous à cryoconite". Ces particules ont déjà été observées sur des glaciers continentaux, mais "jamais encore en Arctique", selon le chercheur qui suit les avancées du voilier Babouch'ty depuis son laboratoire, à l'INP de Toulouse.

Déterminer si la cryoconite de l'Arctique diffère de celle des glaciers

Le périple, mené par l'explorateur reconnu et spécialiste des expéditions polaires Sébastien Roubinet, a pour but de déterminer la nature de la cryoconite arctique, sa composition - est-elle différente de celle des glaciers ? - et son origine. "On ne sait pas encore si cette cryoconite est naturelle - provenant d'algues par exemple - ou bien d'origine anthropique - provoquée par l'homme -, liée à la combustion des énergies fossiles", indique le chercheur.

A bord de Babouch'ty, pourtant, pas un scientifique : Roman Teisserenc suit l'expédition à distance depuis son laboratoire. Car la partie habitable du voilier - 4m carrés sur 75cm de haut - ne peut abriter que trois personnes. Et c'est le photographe Vincent Colliard et Éric André, son coéquipier habituel, qui accompagnent cette fois-ci Sébastien Roubinet. L'équipe a été formée aux prélèvements et protocoles par Roman Teisserenc, lors d'un séjour de préparation en Suède. Selon le chercheur, les retombées scientifiques peuvent être "énormes" "mais dépendront vraiment des résultats et de la quantité d'échantillons collectés".

L'Arctique à la voile, un défi scientifique... mais aussi sportif

Le risque, c'est en effet "qu'ils ne ramènent pratiquement rien", à cause des conditions météorologiques qui pourraient conduire, en dernier recours, à un abandon du bateau et des prélèvements. Car cette expédition scientifique est aussi un exploit sportif hors-normes : les trois Français tentent en effet de traverser l'Arctique à la seule puissance de la voile : c'est une première ! "Tous les océans de la planète ont été traversés à la voile, sauf l'Arctique", observe Roman Teisserenc.

Partie le 19 juin de Prudhoebay, au nord de l'Alaska, l'équipe devait traverser 3.000km pour atteindre Spitzberg, en Norvège, à bord d'un bateau pas comme les autres. "Babouch'ty est à mi-chemin entre le voilier et le char à glace. Je l'ai conçu spécialement pour l'occasion", a expliqué Sébastien Roubinet, par courriel à l'AFP. "Très léger et résistant, il est équipé de skis sous les flotteurs pour naviguer sur la glace comme sur l'eau".

Un bateau qui navigue... et qui escalade

La traversée s'apparente en effet parfois plus à de l'escalade qu'à la navigation. "On peut passer des journées entières au milieu de crêtes à pousser, tirer, tracter avec des palans", a souligné l'explorateur de 34 ans, à bord du Babouch'ty. Il leur est arrivé de "faire le passage à coup de piolet", notamment lors des trois premières semaines, où, "coincés dans un chaos de glace", ils pouvaient mettre plusieurs heures à faire 100 mètres.

La mission est d'autant plus périlleuse que les aventuriers ambitionnent de faire la traversée en totale autonomie. Ils ont pour cela chargé 200kg de nourriture et de matériel, de quoi tenir trois mois. En cas de manque, "on compte bien chasser le phoque", indiquait Sébastien Roubinet. L'aventurier a passé un hivernage avec les Inuits pour apprendre leurs techniques de chasse, pêche et dépeçage. "L'autonomie complète, c'est tout de même risqué, car ils peuvent à tout moment se blesser ou tomber sur un ours blanc", s'est inquiété M. Teisserenc. Armés, les explorateurs ont déjà eu à tirer en l'air pour faire fuir un de ces plantigrades.

6 ans de préparations et 2 tentatives infructueuses

Pour le moment, les marins ont récupéré une vingtaine d'échantillons liés à la cryoconite. Une fois par jour, ils font part de leur avancée à l'équipe restée à terre, via un téléphone satellite. Après six années de préparation et deux tentatives infructueuses, Sébastien Roubinet et son équipe, actuellement sur le retour, espèrent "arriver fin septembre 2018" en Norvège.


Source : AFP / Sciences et avenir
Crédit : JULES JAROSSAY / ADRENALINE-L5R / AFP

Photo fournie par l'expédition Adrenaline le 21 août 2018 montrant le voilier Babouch'ty lors d'une première tentative de traversée de l'Arctique, en juin 2013.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

07 - Adèche

Du 1er mai au 15 novembre
Exposition "ENTRE TERRE ET EAU"

Crises sociales et environnementales dans le Delta du Danube en Roumanie, à la fin du Néolithique. A près de 2 000 km de l'Ardèche, comment se passe la fin de la Préhistoire au bord du fleuve et de la Mer Noire ? Une exposition franco-roumaine inédite, interactive et immersive, à découvrir à la Cité de la Préhistoire !

Grand Site de l’Aven d’Orgnac
Place Robert de Joly
07150 Orgnac–L’Aven
04 75 38 65 10
www.orgnac.com


14 - Calvados

Jusqu’au 29 février 2020
Exposition
"LES REQUINS ! 430 MILLIONS D’ANNÉES D’ÉVOLUTION"

Découvrez la grande diversité des requins, allant d’espèces de petites tailles, jusqu’aux poissons géants dont les dents sont plus grandes qu’une main humaine.
Cette exposition évoque également le grand danger auquel ils sont confrontés : l’Homme. Venez découvrir de nouvelles espèces et apprendre en vous amusant grâce à une fresque digitale.

Paléospace
Avenue Jean Moulin
14640 Villers-sur-Mer
02 31 81 77 60
www.paleospace-villers.fr


21 - Côte d'Or

Jusqu’au 6 janvier 2019
Exposition "GRAINES"

Elles sont partout… Du petit-déjeuner au coucher, dans nos vêtements, dans notre alimentation, dans nos parcs et jardins… sans même y penser elles font partie de notre quotidien et sont un pilier de la biodiversité végétale.
Cette nouvelle exposition, très ludique, propose à tous les visiteurs de découvrir une grande variété de graines d’ici et d’ailleurs et de s’interroger sur leurs enjeux dans un contexte de changement climatique et sociétal.

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


Jusqu’au 31 mars 2019

Exposition de plein air
"IMPACTS ! HOMME-NATURE"

Venez découvrir les relations homme-nature au plus près du vivant !
De l’évolution du comportement animal à celui du climat et des milieux naturels, les chercheurs de Bourgogne et de Franche-Comté tentent de comprendre le rôle de l’Homme dans ces changements. Traversez ville, campagne et forêt et voyagez jusqu’aux pôles pour observer ces recherches in vivo !

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


25 - Doubs

Du 23 novembre 2018 au 22 avril 2019
Exposition « FROID »

Véritable plongée dans l’univers du froid, l’exposition met en scène les multiples facettes du froid et plonge le visiteur dans des univers différents :
vie quotidienne, milieux extrêmes, biologie, physique, chimie, recherche, technologie, science-fiction... et l’invite à expérimenter.

Saline royale
Grande rue
25610 Arc-et-Senans
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


41 - Loir et Cher

Jusqu'au 31 décembre
LES JARDINS DE CHAMBORD

Le château a retrouvé en 2017 ses jardins à la française du XVIIIe siècle avec six hectares et demi au pied de la façade nord du château : plus de 600 arbres, 800 arbustes, 200 rosiers, 15 250 plantes...

Office de Tourisme de Blois-Chambord
23 place du château
41000 Blois
02 54 90 41 41
www.bloischambord.com


61 - Orne

Du 13 octobre au 23 décembre
Exposition : "LES HAIES", Joël Auxenfans

Ecomusée du Perche
Prieuré de Sainte-Gauburge
61130 Saint-Cyr-la-Rosiere
02 33 73 48 06
www.ecomuseeduperche.fr


76 - Seine Maritime

Du 15 septembre au 15 décembre
Exposition "L’abbé Pierre photographe, un regard sur le monde"

L'exposition présente soixante-dix photographies inédites prises par l’abbé Pierre lui-même dans de nombreux pays. Elles témoignent de la vitalité des personnes pauvres dans le monde et dévoilent le regard lucide et plein d’amour.

Centre abbé Pierre - Emmaüs
Route d'Emmaüs
76690 Esteville
02 35 23 87 76
www.centre-abbe-pierre-emmaus.org

Lieux:

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