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Taux record de CO2 jamais enregistré depuis depuis 800 000 ans...
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Taux record de CO2 jamais enregistré depuis depuis 800 000 ans...

En avril, la planète a signé un triste record dont elle se serait certainement bien passé. Le mois dernier, le taux de dioxyde de carbone (CO2) mesuré dans l’atmosphère terrestre a en effet atteint un seuil jamais enregistré depuis… 800.000 ans. C’est ce que révèle un graphique en constante ascension depuis la fin des années 1950 : la courbe de Keeling.

En 1958, Charles Keeling, alors doctorant à Big Sur, en Californie, effectue les premières mesures des concentrations en CO2 atmosphérique. Peu de temps après, il entre en poste à l’Institut d’océanographie Scripps, un centre de recherche californien qui avait déjà mis en place, un an plus tôt, un programme de mesure des teneurs atmosphériques en gaz à effet de serre au Mauna Loa Observatory. C’est à partir de cet observatoire hawaïen que Charles Keeling poursuit alors ses travaux de mesure, à l’aide d’un spectroscope infrarouge.

La première année, l’outil révèle une concentration en CO2 de 315 ppmv, ou "partie par million en volume", une unité qui traduit la fraction volumique du gaz à effet de serre dans l’atmosphère. En 2014, le taux grimpe de 26% et atteint 399 ppmv, un seuil aujourd’hui allègrement dépassé. La dernière mesure en date s’élève en effet à plus de 410 parties par million, une moyenne mensuelle pour le mois d’avril bien au-delà de ce que la Terre avait pu connaître au cours de sa longue Histoire.

Du jamais vu depuis plusieurs centaines de milliers d’années

Jamais en 800.000 ans les concentrations atmosphériques en CO2 n’avaient atteint de tels sommets, comme en attestent les plus anciens échantillons disponibles, piégés sous forme de bulles dans les glaces de l’Antarctique. Avant le début de l’ère industrielle, et l’utilisation massive d’énergies fossiles - largement responsables des émissions de CO2 -, les niveaux moyens de dioxyde de carbone atmosphérique fluctuaient entre 170 ppm et 280 ppm.

Selon les scientifiques, la planète a très certainement connu d’autres périodes au cours desquelles les concentrations de CO2 ont atteint des niveaux aussi élevés qu’aujourd’hui : au Pliocène - une époque géologique qui s’étend d’environ -5 à -2,5 millions d’années, et au cours de laquelle le niveau des océans était en moyenne supérieur de 25 mètres -, mais aussi plus tôt, au Miocène, il y a 10 à 14 millions d’années, lorsque les mers du globe s’élevaient trente mètres plus haut qu’aujourd’hui.

Quoi qu’il en soit, les spécialistes s’accordent sur un point : jamais la hausse de CO2 n’avait était aussi brusque et aussi intense que celle que nous connaissons actuellement. "À environ 400 ppm, les concentrations de CO2 d’aujourd’hui dépassent la variabilité naturelle observée sur des centaines de milliers d’années", avertit l’organisation météorologique mondiale.

Alors que l’Accord de Paris sur le climat a fixé l’objectif de limiter la hausse des températures globales à 2 °C, les dernières estimations à ce sujet tendent plutôt vers un réchauffement supérieur à 3°C, comme en atteste une étude récente parue dans la revue Nature.

Un programme de surveillance des gaz à effet de serre annulé

Annoncé le premier juin 2017 par le président Donald Trump, le retrait des États-Unis de l’accord de Paris ne devrait d’ailleurs en rien arranger une situation mondiale déjà alarmante. Et les régressions américaines en matière de lutte contre le changement climatique ne s’arrêtent pas là.

L’équipe du dirigeant américain vient en effet d’annuler purement et simplement un programme de surveillance et de mesure satellite des sources d’émissions de gaz à effet de serre, le Carbon Monitoring System mis en oeuvre par la NASA. "L’administration du président Donald Trump a discrètement tué le CMS" vient de dénoncer un porte-parole de l’Agence spatiale américaine dans la revue Science.

Un tour de passe-passe politique aux conséquences scientifiques et environnementales désastreuses, comme le souligne la directrice du Centre de politique internationale sur l'environnement et les ressources de l'université américaine Tufts, Kelly Sims Gallagher : "Si on ne peut pas mesurer les réductions des émissions, on ne peut pas avoir confiance dans le fait que les pays se conforment à l’accord [de Paris sur le Climat]". Supprimer le Carbon Monitoring System est qualifié par la spécialiste de "grave erreur" justifiée par des "coupes budgétaires".

En matière de changement climatique, la planète semble donc encore loin d’être tirée d’affaire. Si rien n’est fait, le triste record enregistré le mois dernier devrait malheureusement bien vite être de nouveau battu.


Source : Maxisciences
Crédit : EFE

Taux record de CO2 jamais enregistré depuis depuis 800 000 ans... Actualités

Taux record de CO2 jamais enregistré depuis depuis 800 000 ans...

En avril, la planète a signé un triste record dont elle se serait certainement bien passé. Le mois dernier, le taux de dioxyde de carbone (CO2) mesuré dans l’atmosphère terrestre a en effet atteint un seuil jamais enregistré depuis… 800.000 ans. C’est ce que révèle un graphique en constante ascension depuis la fin des années 1950 : la courbe de Keeling.

En 1958, Charles Keeling, alors doctorant à Big Sur, en Californie, effectue les premières mesures des concentrations en CO2 atmosphérique. Peu de temps après, il entre en poste à l’Institut d’océanographie Scripps, un centre de recherche californien qui avait déjà mis en place, un an plus tôt, un programme de mesure des teneurs atmosphériques en gaz à effet de serre au Mauna Loa Observatory. C’est à partir de cet observatoire hawaïen que Charles Keeling poursuit alors ses travaux de mesure, à l’aide d’un spectroscope infrarouge.

La première année, l’outil révèle une concentration en CO2 de 315 ppmv, ou "partie par million en volume", une unité qui traduit la fraction volumique du gaz à effet de serre dans l’atmosphère. En 2014, le taux grimpe de 26% et atteint 399 ppmv, un seuil aujourd’hui allègrement dépassé. La dernière mesure en date s’élève en effet à plus de 410 parties par million, une moyenne mensuelle pour le mois d’avril bien au-delà de ce que la Terre avait pu connaître au cours de sa longue Histoire.

Du jamais vu depuis plusieurs centaines de milliers d’années

Jamais en 800.000 ans les concentrations atmosphériques en CO2 n’avaient atteint de tels sommets, comme en attestent les plus anciens échantillons disponibles, piégés sous forme de bulles dans les glaces de l’Antarctique. Avant le début de l’ère industrielle, et l’utilisation massive d’énergies fossiles - largement responsables des émissions de CO2 -, les niveaux moyens de dioxyde de carbone atmosphérique fluctuaient entre 170 ppm et 280 ppm.

Selon les scientifiques, la planète a très certainement connu d’autres périodes au cours desquelles les concentrations de CO2 ont atteint des niveaux aussi élevés qu’aujourd’hui : au Pliocène - une époque géologique qui s’étend d’environ -5 à -2,5 millions d’années, et au cours de laquelle le niveau des océans était en moyenne supérieur de 25 mètres -, mais aussi plus tôt, au Miocène, il y a 10 à 14 millions d’années, lorsque les mers du globe s’élevaient trente mètres plus haut qu’aujourd’hui.

Quoi qu’il en soit, les spécialistes s’accordent sur un point : jamais la hausse de CO2 n’avait était aussi brusque et aussi intense que celle que nous connaissons actuellement. "À environ 400 ppm, les concentrations de CO2 d’aujourd’hui dépassent la variabilité naturelle observée sur des centaines de milliers d’années", avertit l’organisation météorologique mondiale.

Alors que l’Accord de Paris sur le climat a fixé l’objectif de limiter la hausse des températures globales à 2 °C, les dernières estimations à ce sujet tendent plutôt vers un réchauffement supérieur à 3°C, comme en atteste une étude récente parue dans la revue Nature.

Un programme de surveillance des gaz à effet de serre annulé

Annoncé le premier juin 2017 par le président Donald Trump, le retrait des États-Unis de l’accord de Paris ne devrait d’ailleurs en rien arranger une situation mondiale déjà alarmante. Et les régressions américaines en matière de lutte contre le changement climatique ne s’arrêtent pas là.

L’équipe du dirigeant américain vient en effet d’annuler purement et simplement un programme de surveillance et de mesure satellite des sources d’émissions de gaz à effet de serre, le Carbon Monitoring System mis en oeuvre par la NASA. "L’administration du président Donald Trump a discrètement tué le CMS" vient de dénoncer un porte-parole de l’Agence spatiale américaine dans la revue Science.

Un tour de passe-passe politique aux conséquences scientifiques et environnementales désastreuses, comme le souligne la directrice du Centre de politique internationale sur l'environnement et les ressources de l'université américaine Tufts, Kelly Sims Gallagher : "Si on ne peut pas mesurer les réductions des émissions, on ne peut pas avoir confiance dans le fait que les pays se conforment à l’accord [de Paris sur le Climat]". Supprimer le Carbon Monitoring System est qualifié par la spécialiste de "grave erreur" justifiée par des "coupes budgétaires".

En matière de changement climatique, la planète semble donc encore loin d’être tirée d’affaire. Si rien n’est fait, le triste record enregistré le mois dernier devrait malheureusement bien vite être de nouveau battu.


Source : Maxisciences
Crédit : EFE

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

34 - Hérault

Jusqu'au 1er mars

EXPOSITION
"IMMERSION URBAINE"

Exposition collective et évolutive réunissant plus de 18 artistes. Autour du thème de la récupération, du recyclage et de l’upcycling, chaque artiste construit à partir de cloisons de récupération et d’éléments de cinéma, pour créer un univers singulier. Présente à l’intérieur et aux extérieurs du musée, l'exposition offre aux visiteurs une expérience artistique renouvelée à chaque visite.

Musée Parcelle473
425 avenue frères Buhler
34080 Montpellier
06 66 02 69 29
www.parcelle473.com


38 - Isère

Jusqu'au 30 mars  

EXPOSITION
"PEINDRE LA LUMIÈRE, DE LA MAQUETTE AU VITRAIL"

Arcabas (1926-2018) s’est intéressé toute sa vie au vitrail qu’il abordait en tant que peintre avant tout. De l'expérience fondatrice de l'église Saint-Hugues aux dernières réalisations du Sacré-Cœur de Grenoble et de Saint-Christophe-sur-Guiers, l’exposition met l’accent sur les maquettes créées par Arcabas et la façon dont elles ont été traduites par les maitres verriers.

Musée arcabas en Chartreuse
Eglise de Saint-Hugues
38380 Saint-Pierre-de-Chartreuse
04 76 88 65 01
https://musees.isere.fr


52 - Haute-Marne

Jusqu'au 19 avril 

EXPOSITION 
"175 ANS DE CRÉATION BRASSICOLEÀ SAINT-DIZIER"

La brasserie du fort carré a été un des fleurons économiques de Saint-Dizier. En activité de 1796 à 1955, elle marqué le paysage urbain de la ville, et est à l’origine de la construction de la Tour Miko. Des techniques de productions de la bière, au nombreux objets publicitaires, l’exposition retracera l’histoire d’une brasserie restée dans les mémoires.

Musée de Saint-Dizier
17 rue de la Victoire 
52100 Saint-Dizier
03 25 07 31 50
www.saint-dizier.fr


63 - Puy de Dôme

Jusqu''au 1er mars 

EXPOSITION 
"LE MOBILIER BIJOU" DE GUILLAUME PIÉCHAUD"

Découvrez l’importante rétrospective consacrée à cet artiste unique qui regroupe un ensemble inédit d’œuvres et d’objets personnels retraçant son riche parcours, des ateliers de bijouteries à la confection de mobilier monumental. De nombreuses animations pour les enfants en lien avec l'univers du designer Guillaume Piéchaud sont disponibles durant les vacances d'automne !

Musée Mandet
14 rue de l’Hôtel de Ville
63200 Riom
04 73 38 18 53
www.rlv.eu/decouvrir/musees/musee-mandet-1


65 - Hautes-Pyrénées

Les 3,17 & 31 janvier

VISITES APPROFONDIES
GROTTES DE GARGAS

Les guides des grottes organisent des visites au format plus long que les visites classiques : 1h30 au lieu de 50 mn, au travers des deux sanctuaires de Gargas. Un temps dédié à la discussion avec les guides ainsi qu'à des dessins paléolithiques ınédıts. Gargas n'aura presque plus de secrets pour vous...

Grottes de Gargas
81 route de Gargas
65660 Aventignan
05 62 98 81 50
www.grottesdegargas.fr


68 - Haut-Rhin

Jusqu'au 1er mars 

EXPOSITION
"STRUCTURES EN DÉRIVE"

La Fondation Fernet-Branca présente Structures en dérive, une exposition réunissant neuf artistes aux pratiques photographiques et transdisciplinaires.
L’exposition explore la photographie comme terrain d’expérimentation, entre approche documentaire et poétique.

Fondation Fernet-Branca
2 rue du Ballon
68300 Saint-Louis 
03 89 69 10 77
www.fondationfernet-branca.org


Jusqu'au 10 janvier 2027

ZEUS, LE CHEVAL MÉTALLIQUE AU MUAM

Le musée accueille sur son parvis le cheval métallique Zeus, œuvre monumentale qui a marqué les esprits lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
Jusqu'au 29 mars 2026, dans le chœur de l’église Saint-Martin-des-Champs du MuAM, une exposition exceptionnelle intitulée "Zeus, chef-d’œuvre d’artisans" retrace la genèse et la fabrication de cette œuvre.

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 28 février 

EXPOSITION
"CLEMENCEAU ET LA GRÈCE"

Cette exposition met en lumière la relation profonde et inspirante que Georges Clemenceau a entretenue avec l’Hellade tout au long de sa vie. Cette passion, née de son éducation, a marqué sa carrière politique et sa vision du monde ainsi que son engagement pour la démocratie et la culture.

Musée Clemenceau
8 rue Benjamin Franklin
75116 Paris
01 45 20 53 41
https://musee-clemenceau.fr


Jusqu'au 8 mars 

EXPOSITION
"DENISE BELLON. UN REGARD VAGABOND"

Le mahJ présente la première rétrospective à Paris, rassemblant près de 300 photographies, objets, lettres et publications, consacrée à Denise Bellon (1902-1999). Photographe humaniste, pionnière du photojournalisme et compagne de route des surréalistes, son œuvre singulière et méconnue court des années 1930 aux années 1970.

 Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
71 rue du Temple
75001 Paris
01 53 01 86 53
www.mahj.org


Jusqu'au 17 mai 

EXPOSITION "FLOPS" 

Échec, bide, raté, fiasco… on estime que neuf innovations sur dix échouent et les raisons de la galère ne sont pas toujours évidentes ! En explorant les "bides" comme les trajectoires de réussites inattendues, l’exposition Flops-?! propose une lecture bienveillante de l’échec et ouvre la voie à une découverte singulière des collections du MuAM – Musée des Arts et Métiers.  

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 31 juillet 

EXPOSITION
"L’ÉTOFFE DES RÊVES"

Le vent de l’Art Brut et du surréalisme soufflera sur les 300 œuvres des 36 artistes réunis dans tout l’espace de la Halle Saint Pierre. "L’Étoffe des rêves" est le fruit d’une collaboration entre la Halle Saint Pierre et le Centre international du surréalisme et de la Citoyenneté mondiale à Saint-Cirq-Lapopie.

Halle Saint Pierre
2 rue Ronsard
72018 Paris
01 42 58 72 89
www.hallesaintpierre.org


84 - Vaucluse

Jusqu'en mars 

EXPOSITION
"Les VOYAGES"

L'exposition Centenaire Robert Laurent-Vibert : Les Voyages donne un aperçu de l'héritage de Laurent-Vibert à travers sa collection privée sur le thème du voyage. 

Château de Lourmarin
2 avenue Laurent Vibert
84160 Lourmarin
04 90 68 15 23
www.chateaudelourmarin.com


88 - Vosges

Le 23 janvier 

CONFÉRENCE AVEC ALAIN DORESSOUNDIRAM  
PLANÉTARIUM D’ÉPINAL 

Le planétarium d’Épinal aura le plaisir d’accueillir Alain Doressoundiram, astrophysicien et spécialiste des petits corps du Système solaire. Alain Doressoudiram viendra partager au cours d'une conférence les coulisses de ses recherches sur la planète Mercure, ceux de la mission japonaise MMX qui explora les lunes de Mars, mais aussi celles des régions lointaines au-delà de Neptune. Une rencontre passionnante, gratuite, ouverte à toutes et à tous, sur réservation, de 20h00 à 22h00.

Planétarium Epinal
Rue Dom Pothier
88000 Epinal
03 29 35 08 02
www.planetarium-epinal.com

Lieux:

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