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Seulement 3 % des écosystèmes mondiaux restent intacts
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Seulement 3 % des écosystèmes mondiaux restent intacts

L’empreinte laissée par l’être humain sur notre planète n’est plus à démontrer. Rares sont les territoires terrestres restés vierges de toute activité humaine. C’est le constat des auteurs d’une étude publiée dans la revue Frontiers in Forests and Global Change. D’après eux, «pas plus de 2,9 % de la surface terrestre ne peut être considérée comme intacte sur le plan faunistique».

Outre l’Antarctique qui n’a pas été pris en compte, les seuls territoires sauvages à ne pas avoir été détériorés par l’activité humaine se trouvent principalement dans les forêts tropicales de l’Amazonie et du Congo, les forêts et toundras de l’Est sibérien et du Nord Canada, ainsi que dans le Sahara.

Pour arriver à ces conclusions, les auteurs ont combiné des données cartographiées de l’impact de l’homme sur la biodiversité en utilisant des indices comme «l’human footprint» qui donne différents indicateurs (densité de population humaine, infrastructures routières, terres cultivées, etc.) avec des cartes montrant les endroits où les animaux, principalement les mammifères, ont disparu de leur habitat d’origine. Ces dernières se basent entre autres sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

«Une grande partie de ce que nous considérons comme un habitat intact est dépourvu d’espèces qui ont été chassées par l’homme, ou perdues à cause d’espèces envahissantes ou de maladies», explique au Guardian le biologiste Andrew Plumptre, auteur principal de l’étude. «C’est assez effrayant, car cela montre à quel point des endroits comme le Serengeti [grand parc national situé dans le nord de la Tanzanie, ndlr] sont uniques, car ils possèdent des écosystèmes fonctionnels et totalement intacts.» Fait intéressant : de nombreuses zones identifiées comme «écologiquement intactes» coïncident avec des territoires gérés par des communautés autochtones. Ces dernières «ayant joué un rôle essentiel dans le maintien de l’intégrité écologique de ces zones», souligne le rapport.

Réintroduction d’espèces

«Les auteurs de l’étude n’étudient pas spécifiquement les causes de l’extinction des espèces qu’ils ont considérées mais on peut imaginer (d’après les nombreuses études sur le sujet) que les invasions biologiques représentent l’une des principales causes avec la perte d’habitat, la surexploitation des espèces et la pollution, analyse Céline Bellard, chercheuse au CNRS en écologie. Le pourcentage de zones intactes est extrêmement faible à l’échelle de la planète, mais en réalité, il reflète l’empreinte que nous laissons un peu partout.»

Pour les auteurs de l’étude, il est encore temps d’agir. Ces derniers suggèrent de réintroduire 1 à 5 espèces bien déterminées afin de rétablir l’intégrité écologique de certaines zones touchées. D’environ 3 % de terres «intactes» actuellement, on grimperait à 19 %, voire 24 %. La transformation d’écosystème par la réintroduction d’espèces a déjà été démontrée par le passé. Réintroduit en 1995, le loup gris a par exemple eu un impact non négligeable sur le parc national de Yellowstone, aux Etats-Unis, comme le documente Mark Boyce, professeur d’écologie à l’université d’Alberta dans un article paru dans la revue Journal of Mammalogy en 2018.

Mais une telle réintroduction peut-elle être aussi bénéfique en dehors d’une aire protégée où l’activité humaine reste relativement limitée ? «Bien que l’analyse soit intéressante, je pense que la réintroduction est une mesure de conservation locale, dont les bénéfices doivent être principalement étudiés à cette échelle, tranche la chercheuse Céline Bellard. La restauration des écosystèmes et du fonctionnement même de ces derniers est un processus complexe, il ne suffit pas de réintroduire des espèces mais aussi de protéger l’ensemble de la communauté (faune et flore) et de l’habitat. Par ailleurs, les auteurs n’ont pas considéré les menaces futures telles que le changement climatique, qui conduira à un stress supplémentaire pour les populations, et ils se sont intéressés principalement à la faune et surtout aux mammifères sans étudier les plantes et les forêts qui sont aussi particulièrement affectées par l’empreinte humaine.» Cette étude ne démontre donc qu’un versant de l’impact de l’activité humaine sur notre planète.


Source : Julie Renson Miquel / Libération
Crédit : Tony Karumba/AFP

Des endroits comme le Serengeti (grand parc national situé dans le nord de la Tanzanie) sont uniques, car ils possèdent des écosystèmes fonctionnels et totalement intacts.

Seulement 3 % des écosystèmes mondiaux restent intacts Actualités

Seulement 3 % des écosystèmes mondiaux restent intacts

L’empreinte laissée par l’être humain sur notre planète n’est plus à démontrer. Rares sont les territoires terrestres restés vierges de toute activité humaine. C’est le constat des auteurs d’une étude publiée dans la revue Frontiers in Forests and Global Change. D’après eux, «pas plus de 2,9 % de la surface terrestre ne peut être considérée comme intacte sur le plan faunistique».

Outre l’Antarctique qui n’a pas été pris en compte, les seuls territoires sauvages à ne pas avoir été détériorés par l’activité humaine se trouvent principalement dans les forêts tropicales de l’Amazonie et du Congo, les forêts et toundras de l’Est sibérien et du Nord Canada, ainsi que dans le Sahara.

Pour arriver à ces conclusions, les auteurs ont combiné des données cartographiées de l’impact de l’homme sur la biodiversité en utilisant des indices comme «l’human footprint» qui donne différents indicateurs (densité de population humaine, infrastructures routières, terres cultivées, etc.) avec des cartes montrant les endroits où les animaux, principalement les mammifères, ont disparu de leur habitat d’origine. Ces dernières se basent entre autres sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

«Une grande partie de ce que nous considérons comme un habitat intact est dépourvu d’espèces qui ont été chassées par l’homme, ou perdues à cause d’espèces envahissantes ou de maladies», explique au Guardian le biologiste Andrew Plumptre, auteur principal de l’étude. «C’est assez effrayant, car cela montre à quel point des endroits comme le Serengeti [grand parc national situé dans le nord de la Tanzanie, ndlr] sont uniques, car ils possèdent des écosystèmes fonctionnels et totalement intacts.» Fait intéressant : de nombreuses zones identifiées comme «écologiquement intactes» coïncident avec des territoires gérés par des communautés autochtones. Ces dernières «ayant joué un rôle essentiel dans le maintien de l’intégrité écologique de ces zones», souligne le rapport.

Réintroduction d’espèces

«Les auteurs de l’étude n’étudient pas spécifiquement les causes de l’extinction des espèces qu’ils ont considérées mais on peut imaginer (d’après les nombreuses études sur le sujet) que les invasions biologiques représentent l’une des principales causes avec la perte d’habitat, la surexploitation des espèces et la pollution, analyse Céline Bellard, chercheuse au CNRS en écologie. Le pourcentage de zones intactes est extrêmement faible à l’échelle de la planète, mais en réalité, il reflète l’empreinte que nous laissons un peu partout.»

Pour les auteurs de l’étude, il est encore temps d’agir. Ces derniers suggèrent de réintroduire 1 à 5 espèces bien déterminées afin de rétablir l’intégrité écologique de certaines zones touchées. D’environ 3 % de terres «intactes» actuellement, on grimperait à 19 %, voire 24 %. La transformation d’écosystème par la réintroduction d’espèces a déjà été démontrée par le passé. Réintroduit en 1995, le loup gris a par exemple eu un impact non négligeable sur le parc national de Yellowstone, aux Etats-Unis, comme le documente Mark Boyce, professeur d’écologie à l’université d’Alberta dans un article paru dans la revue Journal of Mammalogy en 2018.

Mais une telle réintroduction peut-elle être aussi bénéfique en dehors d’une aire protégée où l’activité humaine reste relativement limitée ? «Bien que l’analyse soit intéressante, je pense que la réintroduction est une mesure de conservation locale, dont les bénéfices doivent être principalement étudiés à cette échelle, tranche la chercheuse Céline Bellard. La restauration des écosystèmes et du fonctionnement même de ces derniers est un processus complexe, il ne suffit pas de réintroduire des espèces mais aussi de protéger l’ensemble de la communauté (faune et flore) et de l’habitat. Par ailleurs, les auteurs n’ont pas considéré les menaces futures telles que le changement climatique, qui conduira à un stress supplémentaire pour les populations, et ils se sont intéressés principalement à la faune et surtout aux mammifères sans étudier les plantes et les forêts qui sont aussi particulièrement affectées par l’empreinte humaine.» Cette étude ne démontre donc qu’un versant de l’impact de l’activité humaine sur notre planète.


Source : Julie Renson Miquel / Libération
Crédit : Tony Karumba/AFP

Des endroits comme le Serengeti (grand parc national situé dans le nord de la Tanzanie) sont uniques, car ils possèdent des écosystèmes fonctionnels et totalement intacts.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

25 - Doubs

Jusqu'au 9 janvier 2022

EXPOSITION
"DESTINS DE CIRQUE"

Cette exposition présente les destins des femmes et hommes du cirque entre ombres et lumières. Costumes, affiches, instruments de musique, gravures originales, films … évoquent l’art du cirque du XVIIIe siècle à nos jours.
Les fabuleux dessins aquarellés des sœurs Vesque, les planches uniques du grand costumier Gérard Vicaire éclairent ces destins de cirque.

Saline royale
Grande rue
25610 ARC-ET-SENANS
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


34 - Hérault

Du 25 septembre 2021 au 27 mars 2022

EXPOSITION
"JEAN-FRANCIS AUBURTIN, UN ÂGE D'OR"

Jean-Francis Auburtin (1866-1930) s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet...
En une centaine d'œuvres, le Musée de Lodève propose une rétrospective de ce peintre à redécouvrir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


41 - Loir et Cher

Jusqu'au 6 novembre

SON & LUMIERE
CHATEAU ROYAL DE BLOIS

Chaque soir, dès la tombée de la nuit, devenez le témoin d'une expérience époustouflante !
Sur les 4 façades de la cour, projections d'images vidéo monumentales et effets spéciaux immersifs s’emparent de l’architecture grandiose des lieux, métamorphosent le château et lui donnent vie.

Office de Tourisme de Blois-Chambord
23 place du château
41000 Blois
02 54 90 41 41
www.bloischambord.com


45 - Loiret

Du 9 au 24 octobre

CONCOURS PHOTOS
"AUTOMNE"  

L’automne est une saison extraordinaire à l’Arboretum des Grandes Bruyères. Les tableaux paysagers prennent des couleurs flamboyantes et les ambiances vous transportent en Chine et au Canada. Le rouge, l’orange et le jaune se déclinent en mille nuances éclatantes. Immergez-vous dans ces paysages, photographiez-les et tentez de gagner des cadeaux ! Ouvert à tous, petits et grands, amateurs et professionnels.

Arboretum des Grandes Bruyères
45450 Ingrannes
02 38 57 28 24
www.arboretumdesgrandesbruyeres.fr


Les 17 et 24 octobre

VISITES GUIDÉES - Arboretum des Grandes Bruyères
"DIMANCHE D'AUTOMNE"  

Visites guidées à 15h Certains arbres ont leurs plus beaux atours à l’automne. Ils revêtent leurs manteaux aux couleurs flamboyantes et créent entre eux des paysages exceptionnels. Au delà encore de la beauté, chacun a son histoire et ses petits secrets. Venez les découvrir et vous émerveiller ! Adulte 15 € / 6-12 ans 5 € / Gratuit jusqu'à 5 ans.

Arboretum des Grandes Bruyères
45450 Ingrannes
02 38 57 28 24
www.arboretumdesgrandesbruyeres.fr


50 - Manche

Jusqu'au 1er novembre

EXPOSITION
"RIVAGES"

Photographe et aventurière, Amélie Blondiaux a parcouru à l'automne 2020 l'intégralité du GR 223 pour capter les nombreuses facettes du littoral de la Manche et promouvoir la mobilité douce dans le département.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


Jusqu'au 2 janvier 2022

EXPOSITION
"LE PEUPLE DES DUNES, DES GAULOIS SOUS LA PLAGE"

Menée en partenariat avec l’INRAP. Dans cette exposition visant à valoriser le site archéologique gaulois découvert sous la plage d’Urville-Nacqueville, c’est une véritable immersion dans la vie quotidienne de nos ancêtres, à la fois navigateurs et commerçants, qui vous sont proposée.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


71 - Saône et Loire

Jusqu'au 7 novembre

EXPOSITION
"LA VIE SECRÈTE DU SOL"

Quand on sait que les organismes vivants du sol représentent environ ¼ des espèces animales connues et le rôle joué par ces organismes dans l’équilibre et la richesse des sols on comprend mieux l’importance de bien les connaitre pour mieux les protéger.
L’exposition « La vie secrète du sol », conçue et réalisée par le Centre Eden, lève le voile sur ce monde mystérieux, les mécanismes complexes et les interactions entre les organismes.

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


Jusqu'au 31 décembre

EXPOSITION
"LES COULEURS DU CHAROLAIS-BRIONNAIS"

Ils sont nés ici, y ont grandi ; ils y résident pour la plupart ou y séjournent durant les vacances…leur point commun ? Ils l’ont tous dans la tête et dans le cœur ! Le Charolais-Brionnais sera mis à l’honneur à travers 130 photographies des membres du groupe Facebook « Les Couleurs du Charolais-Brionnais ».

La Maison du Charolais
43 Route de Mâcon, RCEA N79 sortie 12
71120 Charolles
03 85 88 04 00
www.maison-charolais.com


74 - Haute-Savoie

Du 23 octobre au 6 novembre

ACRO AVENTURES TALLOIRES
"CHASSE AU TRÉSOR D’HALLOWEEN"

Partez à la chasse au trésor. Une activité familiale accessible à tous ! "Hervé l’Araignée" de 3 à 7 ans et "Le Fantôme des Dents de Lanfon" de 8 à 13 ans.

Acro'Aventures Talloires
Route de Planfait
74290 Talloires
06 07 56 90 58
www.talloires.acro-aventures.com

Lieux:

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