Bienvenue dans un nouveau monde... le notre

Manger moins pour vivre plus... longtemps
Actualités

Manger moins pour vivre plus... longtemps

Manger moins pour vivre plus vieux et en meilleure santé ? Il s'agit seulement, pour l'instant, d'une piste de recherche, et non d'un précepte que chacun pourrait appliquer dans la vie de tous les jours. Mais deux nouvelles études rendent cette piste de plus en plus solide.

La restriction calorique chronique consiste, dans son principe, à manger une ration alimentaire réduite mais équilibrée à partir de l'âge adulte et tout au long de son existence. Son effet bénéfique sur la longévité est bien établi chez de nombreuses espèces à vie courte comme le ver, la mouche ou la souris. Toutefois, les effets bénéfiques sur les primates – ordre de mammifères incluant les humains – demeurent controversés.

Deux études publiées au début de cette année abordent cette question. La première a été menée sur des primates par notre équipe du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) et du CNRS et publiée dans la revue Communications Biology. L'autre a été réalisée sur des humains par une équipe américaine dirigée par la biologiste Leanne Redman et publiée dans la revue Cell Metabolism. Ces travaux mettent en avant les effets bénéfiques de la restriction calorique sur la longévité et la santé.

Un primate qui nous ressemble tant

Dans notre étude, nous avons réalisé une expérience chez un petit primate, le microcèbe ou Microcebus murinus, un lémurien qui ne vit qu'à Madagascar. Les résultats montrent qu'une restriction calorique chronique augmente fortement sa longévité. Cette espèce présente la particularité de partager de nombreuses similitudes physiologiques avec l'humain, notamment au cours du vieillissement pour lequel il représente un très bon modèle d'étude.

Les photos présentent deux microcèbes âgés (9 ans), suivis dans notre expérience au sein de la cohorte Restrikal. L'animal de gauche, pesant environ 100 grammes, a été nourri tout au long de sa vie avec un régime normal dit « contrôle ». Il présente les caractéristiques fréquemment observées chez les microcèbes âgés : cataracte (à l'intérieur de l'œil, le cristallin s'opacifie), blanchiment de la fourrure. L'animal de droite, pesant environ 70 grammes, a été nourri depuis l'âge adulte selon un régime restreint en calories. Il a les caractéristiques morphologiques d'un animal plus jeune.

Ainsi des microcèbes ont été exposés, pour nos travaux, à une restriction calorique chronique modérée, correspondant à 30 % de calories en moins que leurs congénères. Et ce depuis le stade jeune adulte – pas plus tôt, pour éviter des effets délétères sur la croissance des juvéniles.

Des expériences similaires avaient été réalisées chez des macaques (autre genre de primate) dans deux études américaines, l'une de 2009 et l'autre de 2012, suggérant déjà un impact positif de la restriction calorique sur la longévité. Mais notre étude apporte les données de survie les plus avancées chez un primate sous restriction calorique, compte tenu de la longévité plus faible du microcèbe, de l'ordre de 8 à 10 ans. Nous avons également étudié les effets de la restriction calorique sur l'apparition des pathologies associées à l'âge, comme les cancers, ainsi que sur l'atrophie du cerveau.

Une durée de vie augmentée de près de 50 %

Des microcèbes avec un régime normal au niveau calorique – c'est-à-dire correspondant à ce qu'ils mangent habituellement dans l'animalerie où l'accès à la nourriture n'est pas contraint comme dans la nature – ont fait office de contrôles. Par comparaison, les animaux en restriction calorique présentent une durée de vie augmentée de près de 50 %. La survie médiane passe de 6,4 ans pour les animaux contrôles à 9,6 ans pour les animaux en restriction. La longévité maximale est également augmentée : plus d'un tiers des animaux avec un régime restreint sont encore vivants lors de la mort du dernier animal contrôle, à 11,3 ans.

Cet effet très puissant s'accompagne d'une réduction de l'incidence de pathologies habituellement associées au vieillissement dans notre colonie de microcèbes, telles que les cancers ou le diabète. Il s'accompagne aussi d'effets sur le cerveau. Les données d'imagerie cérébrale mesurées par IRM (imagerie par résonance magnétique) montrent, chez les microcèbes âgés sous restriction calorique chronique, une accélération légère de la perte de matière grise (corps cellulaires des neurones) mais en même temps un ralentissement notoire de l'atrophie de la matière blanche (ensemble des fibres des neurones). La restriction calorique présente donc certains effets contradictoires sur l'atrophie cérébrale liée à l'âge.

Retarder le vieillissement

Ces résultats démontrent, en tout cas, que la restriction calorique chronique est le protocole actuellement le plus efficace pour allonger la durée de vie maximale et retarder le processus de vieillissement chez un primate non humain. Toutefois, les mécanismes permettant d'expliquer les puissants effets observés sont encore méconnus.

L'une des explications possibles tiendrait au principe dit « d'hormèse ». L'hormèse est une réponse de stimulation des défenses biologiques, généralement favorable, à la suite de l'exposition modérée à un phénomène générateur de stress. Ici, le stress modéré consiste à réduire le nombre de calories, à un niveau obligeant l'organisme à une réaction dont les effets seront finalement bénéfiques (supérieurs au stress initial). L'autre hypothèse avancée est celle que notre expérience, en fait, ramènerait le nombre de calories ingérées à un niveau plus adapté. Dans cette hypothèse, qualifiée d'optimisation calorique, ce serait les animaux contrôles qui ingéreraient (un peu) trop de calories.

La restriction en calories ralentit le métabolisme

Concernant les humains jeunes et en bonne santé, l'étude américaine citée plus haut est l'une des premières et des plus concluantes sur le sujet. Cette étude explore les mécanismes biologiques qui permettraient d'expliquer les effets bénéfiques sur la santé constatés lors de la restriction calorique. Pendant deux ans, 34 des 53 personnes incluses dans l'étude ont diminué leurs apports caloriques d'environ 15 %, sans modifier la composition de leurs repas. Elles ont perdu en moyenne neuf kilos. Les autres participants, dans le groupe « contrôle », n'ont pas modifié leur alimentation.

L'étude montre que la réduction de 15 % d'apport calorique quotidien par rapport aux apports habituels entraîne un ralentissement du métabolisme, c'est-à-dire de l'ensemble des réactions biologiques d'un organisme. Elle engendre également la diminution de la production de radicaux libres, des molécules dont l'accumulation dans les cellules est un facteur de vieillissement.

Le vieillissement, une multiplication des lésions de l'ADN ?

Ces résultats soutiennent deux théories, compatibles entre elles, qui expliqueraient les liens observés entre alimentation, métabolisme et vieillissement. La première est la théorie du taux de vie, selon laquelle la longévité des mammifères est inversement liée à leur activité métabolique par unité de masse tissulaire. Autrement dit, les mammifères vivent d'autant plus vieux qu'ils ont une activité métabolique faible, rapportée à leur corpulence.

La seconde est la théorie radicalaire du vieillissement, selon laquelle les organismes vieillissent en raison de la multiplication des lésions cellulaires liées à l'accumulation de radicaux libres dans les cellules. Les résultats de l'étude américaine démontrent un ralentissement significatif des processus décrits dans ces deux théories après seulement deux ans de restriction calorique.

Un apport calorique optimal, mais lequel ?

Dès lors, quel pourrait être l'apport calorique optimal ? La question mérite d'être posée, pour le microcèbe mais aussi pour l'humain, au regard des résultats des expériences française et américaine. Dans ces deux études, on peut se demander si les individus contrôles ne reçoivent pas trop de calories. Toutefois, il est encore trop tôt pour dire si le niveau optimal d'apport calorique quotidien correspondrait à une diminution de 15 %, 30 % ou d'un autre pourcentage par rapport à la prise alimentaire habituelle.

En ce qui concerne l'étude américaine menée chez l'humain, les données montrent que, au début de l'expérience, les deux groupes présentaient un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 25 – ce qui correspond à un surpoids selon les définitions de l'Organisation mondiale de la santé. Il semble donc logique qu'une restriction calorique entraîne des effets bénéfiques sur certains paramètres physiologiques, puisqu'un des premiers effets observés est la baisse de poids, faisant passer les individus du groupe restreint en calories à un IMC normal.

Pour les microcèbes, il est plus difficile de déterminer un poids idéal. À titre de repère, les animaux sauvages de la même espèce présentent un poids moyen, en été, proche de 60 grammes. Dans l'expérience, les microcèbes du groupe restreint en calories ont un poids moyen, à la même saison, compris entre 60 et 80 grammes. Les animaux contrôles ont un poids compris entre 90 et 110 grammes.

Des animaux sauvages recevant un apport calorique approprié

La longévité des animaux dans la nature est bien inférieure à celle des animaux de laboratoire, du fait notamment des prédateurs et des parasites. Cependant, on peut supposer que les premiers reçoivent les apports caloriques optimaux pour leur espèce – si l'on considère qu'ils sont adaptés à l'environnement dans lequel ils évoluent. Les animaux de laboratoire restreints en calories sont donc, en termes de poids, plus proches des animaux sauvages recevant un apport calorique approprié, qui les amène à atteindre une longévité optimale pour leur espèce.

Ainsi, les animaux contrôles pourraient être considérés comme des animaux recevant un régime hypercalorique, potentiellement délétère pour leur longévité. Toutefois, puisqu'une restriction de 30 % chez nos animaux provoque aussi un effet négatif sur le cerveau (une légère atrophie cérébrale), ce niveau de restriction est peut-être trop intense. Qu'il s'agisse du microcèbe ou de l'humain, ces études arrivent à la même conclusion : un apport calorique trop élevé est délétère pour la longévité. Que ce soit à travers le phénomène de l'hormèse ou celui de l'optimisation calorique, la réduction du nombre de calories affecte deux paramètres-clés du vieillissement, le métabolisme énergétique et la production de radicaux libres.

Comme l'application d'une restriction calorique chez l'humain semble difficile à concevoir de manière généralisée dans nos sociétés modernes, des études sont en cours pour identifier des molécules qui pourraient mimer certains bienfaits de la restriction calorique, sans avoir à modifier nos pratiques alimentaires.
 

Source : Le Point
Crédit : MNHM/CNRS, Author provided

Deux microcèbes âgés ayant suivi, dans notre expérience, un régime normal (à gauche) et un régime restreint en calories (à droite).

Manger moins pour vivre plus... longtemps Actualités

Manger moins pour vivre plus... longtemps

Manger moins pour vivre plus vieux et en meilleure santé ? Il s'agit seulement, pour l'instant, d'une piste de recherche, et non d'un précepte que chacun pourrait appliquer dans la vie de tous les jours. Mais deux nouvelles études rendent cette piste de plus en plus solide.

La restriction calorique chronique consiste, dans son principe, à manger une ration alimentaire réduite mais équilibrée à partir de l'âge adulte et tout au long de son existence. Son effet bénéfique sur la longévité est bien établi chez de nombreuses espèces à vie courte comme le ver, la mouche ou la souris. Toutefois, les effets bénéfiques sur les primates – ordre de mammifères incluant les humains – demeurent controversés.

Deux études publiées au début de cette année abordent cette question. La première a été menée sur des primates par notre équipe du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) et du CNRS et publiée dans la revue Communications Biology. L'autre a été réalisée sur des humains par une équipe américaine dirigée par la biologiste Leanne Redman et publiée dans la revue Cell Metabolism. Ces travaux mettent en avant les effets bénéfiques de la restriction calorique sur la longévité et la santé.

Un primate qui nous ressemble tant

Dans notre étude, nous avons réalisé une expérience chez un petit primate, le microcèbe ou Microcebus murinus, un lémurien qui ne vit qu'à Madagascar. Les résultats montrent qu'une restriction calorique chronique augmente fortement sa longévité. Cette espèce présente la particularité de partager de nombreuses similitudes physiologiques avec l'humain, notamment au cours du vieillissement pour lequel il représente un très bon modèle d'étude.

Les photos présentent deux microcèbes âgés (9 ans), suivis dans notre expérience au sein de la cohorte Restrikal. L'animal de gauche, pesant environ 100 grammes, a été nourri tout au long de sa vie avec un régime normal dit « contrôle ». Il présente les caractéristiques fréquemment observées chez les microcèbes âgés : cataracte (à l'intérieur de l'œil, le cristallin s'opacifie), blanchiment de la fourrure. L'animal de droite, pesant environ 70 grammes, a été nourri depuis l'âge adulte selon un régime restreint en calories. Il a les caractéristiques morphologiques d'un animal plus jeune.

Ainsi des microcèbes ont été exposés, pour nos travaux, à une restriction calorique chronique modérée, correspondant à 30 % de calories en moins que leurs congénères. Et ce depuis le stade jeune adulte – pas plus tôt, pour éviter des effets délétères sur la croissance des juvéniles.

Des expériences similaires avaient été réalisées chez des macaques (autre genre de primate) dans deux études américaines, l'une de 2009 et l'autre de 2012, suggérant déjà un impact positif de la restriction calorique sur la longévité. Mais notre étude apporte les données de survie les plus avancées chez un primate sous restriction calorique, compte tenu de la longévité plus faible du microcèbe, de l'ordre de 8 à 10 ans. Nous avons également étudié les effets de la restriction calorique sur l'apparition des pathologies associées à l'âge, comme les cancers, ainsi que sur l'atrophie du cerveau.

Une durée de vie augmentée de près de 50 %

Des microcèbes avec un régime normal au niveau calorique – c'est-à-dire correspondant à ce qu'ils mangent habituellement dans l'animalerie où l'accès à la nourriture n'est pas contraint comme dans la nature – ont fait office de contrôles. Par comparaison, les animaux en restriction calorique présentent une durée de vie augmentée de près de 50 %. La survie médiane passe de 6,4 ans pour les animaux contrôles à 9,6 ans pour les animaux en restriction. La longévité maximale est également augmentée : plus d'un tiers des animaux avec un régime restreint sont encore vivants lors de la mort du dernier animal contrôle, à 11,3 ans.

Cet effet très puissant s'accompagne d'une réduction de l'incidence de pathologies habituellement associées au vieillissement dans notre colonie de microcèbes, telles que les cancers ou le diabète. Il s'accompagne aussi d'effets sur le cerveau. Les données d'imagerie cérébrale mesurées par IRM (imagerie par résonance magnétique) montrent, chez les microcèbes âgés sous restriction calorique chronique, une accélération légère de la perte de matière grise (corps cellulaires des neurones) mais en même temps un ralentissement notoire de l'atrophie de la matière blanche (ensemble des fibres des neurones). La restriction calorique présente donc certains effets contradictoires sur l'atrophie cérébrale liée à l'âge.

Retarder le vieillissement

Ces résultats démontrent, en tout cas, que la restriction calorique chronique est le protocole actuellement le plus efficace pour allonger la durée de vie maximale et retarder le processus de vieillissement chez un primate non humain. Toutefois, les mécanismes permettant d'expliquer les puissants effets observés sont encore méconnus.

L'une des explications possibles tiendrait au principe dit « d'hormèse ». L'hormèse est une réponse de stimulation des défenses biologiques, généralement favorable, à la suite de l'exposition modérée à un phénomène générateur de stress. Ici, le stress modéré consiste à réduire le nombre de calories, à un niveau obligeant l'organisme à une réaction dont les effets seront finalement bénéfiques (supérieurs au stress initial). L'autre hypothèse avancée est celle que notre expérience, en fait, ramènerait le nombre de calories ingérées à un niveau plus adapté. Dans cette hypothèse, qualifiée d'optimisation calorique, ce serait les animaux contrôles qui ingéreraient (un peu) trop de calories.

La restriction en calories ralentit le métabolisme

Concernant les humains jeunes et en bonne santé, l'étude américaine citée plus haut est l'une des premières et des plus concluantes sur le sujet. Cette étude explore les mécanismes biologiques qui permettraient d'expliquer les effets bénéfiques sur la santé constatés lors de la restriction calorique. Pendant deux ans, 34 des 53 personnes incluses dans l'étude ont diminué leurs apports caloriques d'environ 15 %, sans modifier la composition de leurs repas. Elles ont perdu en moyenne neuf kilos. Les autres participants, dans le groupe « contrôle », n'ont pas modifié leur alimentation.

L'étude montre que la réduction de 15 % d'apport calorique quotidien par rapport aux apports habituels entraîne un ralentissement du métabolisme, c'est-à-dire de l'ensemble des réactions biologiques d'un organisme. Elle engendre également la diminution de la production de radicaux libres, des molécules dont l'accumulation dans les cellules est un facteur de vieillissement.

Le vieillissement, une multiplication des lésions de l'ADN ?

Ces résultats soutiennent deux théories, compatibles entre elles, qui expliqueraient les liens observés entre alimentation, métabolisme et vieillissement. La première est la théorie du taux de vie, selon laquelle la longévité des mammifères est inversement liée à leur activité métabolique par unité de masse tissulaire. Autrement dit, les mammifères vivent d'autant plus vieux qu'ils ont une activité métabolique faible, rapportée à leur corpulence.

La seconde est la théorie radicalaire du vieillissement, selon laquelle les organismes vieillissent en raison de la multiplication des lésions cellulaires liées à l'accumulation de radicaux libres dans les cellules. Les résultats de l'étude américaine démontrent un ralentissement significatif des processus décrits dans ces deux théories après seulement deux ans de restriction calorique.

Un apport calorique optimal, mais lequel ?

Dès lors, quel pourrait être l'apport calorique optimal ? La question mérite d'être posée, pour le microcèbe mais aussi pour l'humain, au regard des résultats des expériences française et américaine. Dans ces deux études, on peut se demander si les individus contrôles ne reçoivent pas trop de calories. Toutefois, il est encore trop tôt pour dire si le niveau optimal d'apport calorique quotidien correspondrait à une diminution de 15 %, 30 % ou d'un autre pourcentage par rapport à la prise alimentaire habituelle.

En ce qui concerne l'étude américaine menée chez l'humain, les données montrent que, au début de l'expérience, les deux groupes présentaient un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 25 – ce qui correspond à un surpoids selon les définitions de l'Organisation mondiale de la santé. Il semble donc logique qu'une restriction calorique entraîne des effets bénéfiques sur certains paramètres physiologiques, puisqu'un des premiers effets observés est la baisse de poids, faisant passer les individus du groupe restreint en calories à un IMC normal.

Pour les microcèbes, il est plus difficile de déterminer un poids idéal. À titre de repère, les animaux sauvages de la même espèce présentent un poids moyen, en été, proche de 60 grammes. Dans l'expérience, les microcèbes du groupe restreint en calories ont un poids moyen, à la même saison, compris entre 60 et 80 grammes. Les animaux contrôles ont un poids compris entre 90 et 110 grammes.

Des animaux sauvages recevant un apport calorique approprié

La longévité des animaux dans la nature est bien inférieure à celle des animaux de laboratoire, du fait notamment des prédateurs et des parasites. Cependant, on peut supposer que les premiers reçoivent les apports caloriques optimaux pour leur espèce – si l'on considère qu'ils sont adaptés à l'environnement dans lequel ils évoluent. Les animaux de laboratoire restreints en calories sont donc, en termes de poids, plus proches des animaux sauvages recevant un apport calorique approprié, qui les amène à atteindre une longévité optimale pour leur espèce.

Ainsi, les animaux contrôles pourraient être considérés comme des animaux recevant un régime hypercalorique, potentiellement délétère pour leur longévité. Toutefois, puisqu'une restriction de 30 % chez nos animaux provoque aussi un effet négatif sur le cerveau (une légère atrophie cérébrale), ce niveau de restriction est peut-être trop intense. Qu'il s'agisse du microcèbe ou de l'humain, ces études arrivent à la même conclusion : un apport calorique trop élevé est délétère pour la longévité. Que ce soit à travers le phénomène de l'hormèse ou celui de l'optimisation calorique, la réduction du nombre de calories affecte deux paramètres-clés du vieillissement, le métabolisme énergétique et la production de radicaux libres.

Comme l'application d'une restriction calorique chez l'humain semble difficile à concevoir de manière généralisée dans nos sociétés modernes, des études sont en cours pour identifier des molécules qui pourraient mimer certains bienfaits de la restriction calorique, sans avoir à modifier nos pratiques alimentaires.
 

Source : Le Point
Crédit : MNHM/CNRS, Author provided

Deux microcèbes âgés ayant suivi, dans notre expérience, un régime normal (à gauche) et un régime restreint en calories (à droite).

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

25 - Doubs

Du 1er mai au 14 février 2027

EXPOSITION 
"MYSTIFICATION" - ARCHITECTURE ET CINÉMA, LA QUÊTE DE L’ILLUSION

À une époque où les frontières entre le réel et la fiction sont brouillées, l’architecture et le cinéma se rencontrent pour vous inviter à une expérience visuelle immersive à travers l’art de l’illusion.

Saline royale
Grande Rue
25610 Arc et Senans
03 81 54 45 13
www.salineroyale.com


Du 7 juin au 18 octobre 

FESTIVAL DES JARDINS
"LES INSECTES : LE MONDE DE LA MÉTAMORPHOSE"

Dans les nouveaux jardins du Festival, découvrez un monde visible et fascinant : la beauté des papillons, la mécanique des lucarnes, la cruauté de l’élégante mante religieuse, le vol imposant de l’abeille charpentière ou encore les libellules d’un autre temps…

Saline royale
Grande Rue
25610 Arc et Senans
03 81 54 45 13
www.salineroyale.com


37 - Indre-et-Loire

Les 8, 9 mai & 20 juin 

VISITE GUIDÉE 
"LA TOURMENTE DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE"

À l’occasion de la commémoration de l’armistice du 8 mai 1945, et de la bataille d’Amboise, le château royal d’Amboise vous propose une visite guidée consacrée à son Histoire durant le second conflit mondial. Notre collègue Camille, guide-conférencière passionnée par cette période, évoquera avec vous les épisodes connus par l’édifice entre 1939 et 1945, images d’archives et anecdotes à l’appui.

Château royal d’Amboise
Montée de l’Emir Abd el Kader
37400 Amboise
02 47 57 00 98
www.chateau-amboise.com


38 - Isère

Jusqu'au 29 mars 2027

EXPOSITION
"LES FORMES DE L'EAU"

Présente dans la nature sous des formes multiples, l’eau constitue une source d’inspiration inépuisable pour les artistes. Dans l’œuvre d’Arcabas, à travers une quinzaine d’œuvres mêlant motifs figuratifs et abstraits, la beauté des phénomènes naturels se révèle et les émotions suscitées par les multiples métamorphoses de l’eau sont suggérées avec finesse. 

Musée arcabas en Chartreuse
Eglise de Saint-Hugues
38380 Saint-Pierre-de-Chartreuse
04 76 88 65 01
https://musees.isere.fr


42 - Loire

Jusqu'au 15 novembre

EXPOSITION
"REMAILLER - LA MÉMOIRE VIVE DU TEXTILE EN ROANNAIS"

Conçue par Elodie Guyot, photographe passionnée originaire de St-Jodard, cette exposition rend hommage aux anciennes ouvrières en bonneterie roannaise. Leurs portraits se croisent avec ceux des élèves en filière Métiers de la mode du Lycée Carnot à Roanne. Focus aussi sur l'une des dernières entreprises de tricotage roannaise : Henitex Bel Maille. 

Musée du tissage et de la soierie
125 Place Vaucanson
42510 Bussières
04 77 27 33 95 
www.museedutissage.com


57 - Moselle

Jusqu'au 28 septembre

EXPOSITION
"FRANÇOIS MORELLET"

Inaugurant le centenaire de la naissance de François Morellet (1926-2016), le Centre Pompidou-Metz présente une rétrospective en 100 œuvres allant de 1941 à 2016, la plus complète jamais réalisée à ce jour.

Centre Pompidou-Metz
1 parvis des Droits-de-l'Homme 
57000 Metz 
03 87 15 17 17
www.centrepompidou-metz.fr


59 - Nord

Le 10 mai

RECONSTITUTION HISTORIQUE
"GARE AUX GAULOIS !"

Le parc archéologique Asnapio donne rendez-vous aux visiteurs sur un campement gaulois du Ier siècle av. J.-C. ! Reconstitutions de boucliers, de lances et d’épées, de casques et de cottes de maille transporteront petits et grands en pleine guerre des Gaules. Découvrez l’artisanat celte : forge, tissage, teinture, travail du bois, du cuir et de l’os, sparterie et vannerie, ainsi que les pratiques culinaires de cette période. Nombreux ateliers participatifs en continu.

Asnapio
Rue Carpeaux – Quartier Cousinerie
59650 Villeneuve d’Ascq
03 20 47 21 99
https://asnapio.villeneuvedascq.fr


Le 23 mai

SPECTACLE
"TERRA INCOGNITA"

Le parc archéologique Asnapio invite les visiteurs à une soirée magique, entre visites guidées à la bougie et spectacle mystique.

Asnapio
Rue Carpeaux – Quartier Cousinerie
59650 Villeneuve d’Ascq
03 20 47 21 99
https://asnapio.villeneuvedascq.fr


Jusqu'au 20 août

EXPOSITION
"VAISSEAU TERRE"

Conçue, réalisée et présentée par la Cité de l’espace à Toulouse, cette exposition porte un regard renouvelé sur la Terre. Grâce à la richesse de ses contenus, elle présente les dernières découvertes à la croisée des sciences naturelles, physiques et humaines.

Forum des Sciences
1 place François Mitterrand
59650 Villeneuve d'Ascq
03 59 73 96 00
https://forumdepartementaldessciences.fr


Jusqu'au 17 janvier 2027

EXPOSITION
"CROQUE COULEURS"

Des couleurs qui jouent un rôle dans la façon de se comporter, de s’exprimer, de vivre en société. Et si l’on prenait le temps de les observer et de les explorer. Grâce à un parcours interactif, ludique et sensoriel, les enfants expérimentent les phénomènes de perception des couleurs et jouent avec leurs symboliques.

Forum des Sciences
1 place François Mitterrand
59650 Villeneuve d'Ascq
03 59 73 96 00
https://forumdepartementaldessciences.fr


62 - Pas-de-Calais

Du 2 au 24 mai

EXPOSITION
"TOUS FEUX, TOUT FEMME"

Giovanna Hilz a créé cette première collection, intitulée « Tous feux, tout femme » avec l’urgence intérieure d’accéder à sa liberté, sa vérité, son essence féminine sacrée. 59 portraits de femmes ont été réalisés à partir de photographies libres de droit accessibles sur Internet. L’artiste les reproduit sur papier encadré sous verre.

Musée municipal Bruno Danvin
Rue Oscar Ricque
62130 Saint-Pol-sur-Ternoise
03 21 04 56 25 / 07 89 08 15 64 
www.saintpolsurternoise.fr


65 - Hautes-Pyrénées

Jusqu'au 3 mai

ANIMATIONS 
"LA PEINTURE AU PALÉOLITHIQUE"

Quels pigments naturels ont servi à réaliser les mains négatives ? Quels outils sont utilisés pour dessiner sur les parois ? Les animateurs présentent les techniques de la peinture préhistorique.
Et petit + : Repartez avec l’empreinte de votre/vos mains.

Grottes préhistoriques de Gargas & Nestploria
81 route de Gargas
65660 Aventignan
05 62 98 81 50
https://grottesdegargas.fr


67 - Bas-Rhin

Jusqu'au 17 mai

EXPOSITION DES PHOTOGRAPHIES DE KARINE FABY
"MOSSI : UN VASE, DES SAVOIR-FAIRE"

Cette année, le choix a été fait de se concentrer sur les différentes étapes de fabrication d’un objet emblématique, le vase Mossi, dont le modèle a été créé par René Lalique en 1933. Depuis le travail sur le moule jusqu’à la signature finale, vous retrouverez toutes les étapes au travers de 20 photographies réalisées par Karine Faby.

Musée Lalique
40 rue du Hochberg
67290 Wingen-sur-Moder
03 88 89 08 14
www.musee-lalique.com


Du 12 juin au 1er novembre

EXPOSITION
"CRISTALLISATION"

Depuis 2011, la Maison Lalique s’associe à de grands noms de la création moderne et contemporaine. Pour célébrer les quinze ans de Lalique Art, l’exposition Cristallisation offre une rétrospective de ces collaborations d’exception, révélant les œuvres et leur genèse artistique. 

Musée Lalique
40 rue du Hochberg
67290 Wingen-sur-Moder
03 88 89 08 14
www.musee-lalique.com


68 - Haut-Rhin

Jusqu'au 28 juin

EXPOSITION 
"JOUSTRA, DES JOUETS MADE IN ALSACE"

Contraction de "JOUets de STRAsbourg", Joustra a produit de nombreux jouets avec un pic de popularité dans les années 1950 et 1960. Grâce à la collection d’un passionné bas-rhinois, Claude Schwach, venez découvrir tous types de jouets : jouets mécaniques, jouets téléguidés puis radiocommandés, voitures, grues, engins de chantier, bateaux, jeux scientifiques puis plus tard le célèbre télécran...

La Nef des Jouets
12 rue Jean Jaurès
68360 Soultz
03 89 74 30 92
www.ville-soultz.fr


75 - Paris

Jusqu'au 10 janvier 2027

ZEUS, LE CHEVAL MÉTALLIQUE AU MUAM

Le musée accueille sur son parvis le cheval métallique Zeus, œuvre monumentale qui a marqué les esprits lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
Jusqu'au 29 mars 2026, dans le chœur de l’église Saint-Martin-des-Champs du MuAM, une exposition exceptionnelle intitulée "Zeus, chef-d’œuvre d’artisans" retrace la genèse et la fabrication de cette œuvre.

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 30 août

EXPOSITION
"NOA ESHKOL, 1924-2007. DANSE ET COMPOSITIONS"

Le mahJ présente la première exposition en France consacrée à l’artiste israélienne Noa Eshkol (Degania, 1924 – Holon, 2007). Pionnière de la danse moderne, chorégraphe, elle fut aussi une prodigieuse artiste textile. L’exposition met en lumière son œuvre des années 1950 aux années 2000, de ses compositions chorégraphiques à ses célèbres Wall carpets, à travers dessins, photographies et vidéos.

Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
71 rue du Temple
75001 Paris
01 53 01 86 53
www.mahj.org


Jusqu'au 13 décembre

EXPOSITION
CHAÏM KALISKI - "JIM D’ETTERBEEK"

Double graphique de l’artiste, Jim d’Etterbeek est le titre d’une monumentale œuvre dessinée sur l’Occupation à Bruxelles, constituée de plus de cinq mille dessins de Chaïm-Charles Kaliski (1929-2015), être singulier dont l’existence fut à jamais marquée par la Shoah.

Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
71 rue du Temple
75001 Paris
01 53 01 86 53
www.mahj.org


Jusqu'au 17 mai 

EXPOSITION "FLOPS" 

Échec, bide, raté, fiasco… on estime que neuf innovations sur dix échouent et les raisons de la galère ne sont pas toujours évidentes ! En explorant les "bides" comme les trajectoires de réussites inattendues, l’exposition Flops-?! propose une lecture bienveillante de l’échec et ouvre la voie à une découverte singulière des collections du MuAM – Musée des Arts et Métiers.  

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 31 juillet 

EXPOSITION
"L’ÉTOFFE DES RÊVES"

Le vent de l’Art Brut et du surréalisme soufflera sur les 300 œuvres des 36 artistes réunis dans tout l’espace de la Halle Saint Pierre. "L’Étoffe des rêves" est le fruit d’une collaboration entre la Halle Saint Pierre et le Centre international du surréalisme et de la Citoyenneté mondiale à Saint-Cirq-Lapopie.

Halle Saint Pierre
2 rue Ronsard
75018 Paris
01 42 58 72 89
www.hallesaintpierre.org


84 - Vaucluse

Jusqu'au 31 mars 2027

EXPOSITION 
"UN SIÈCLE D’ART AU CHÂTEAU DE LOURMARIN"

Depuis les années 1920, plus de 600 artistes et musiciens ont séjourné en résidence à Lourmarin. À travers peintures, gravures, sculptures et photographies de 30 artistes, cette exposition retrace un siècle de création et d’inspiration au château, en mettant en lumière la diversité des courants artistiques du XXè et du début du XXIè siècle.

Château de Lourmarin
2 avenue Laurent Vibert
84160 Lourmarin
04 90 68 15 23
www.chateaudelourmarin.com


Jusqu'au 14 juin

EXPOSITION
"ON DIRAIT LE SUD"

En 2026 et 2027, le musée Vouland a Martel 'en tête : il met à l’honneur le peintre Eugène Martel (1869-1947). Ce premier semestre, ses œuvres dialoguent avec celles - dont des inédites - d'artistes de la nouvelle école d’Avignon, ou liés à la Provence.

Musée Louis Vouland
17 rue Victor Hugo
84000 Avignon
04 90 86 03 79
www.vouland.com

Lieux:

Découvrir toutes les activités