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Les Kichwas : défenseurs de la forêt vivante
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Les Kichwas : défenseurs de la forêt vivante

Quelque part sur les berges du fleuve Bobonaza, dans les malocas - des petits huttes composées de bois et de palmes - parsemées sur l’ensemble du village de Sarayaku, le peuple Kichwa continue de vivre de manière traditionnelle. Colonisé par la tribu depuis le 15e siècle, ce territoire est au centre de vives discordes depuis quelque temps.

Le peuple Kichwa possède sa propre langue, évoque ses propres mythes, possède une vision du monde unique. Seulement, voilà déjà plus de 30 ans que la tribu se bat pour faire valoir ses droits sur son sol. À ce jour, ils seraient près de 1.200 à vivre sur ce territoire qui leur est si cher. Ce peuple, qui pourrait directement descendre de celui des Incas, vit de ses propres ressources récoltées au sein de la forêt tropicale qui les entoure.

La communauté dispose de son propre gouvernement. Et alors que l’Équateur tente de s’enrichir de l’exploitation des gisements d’hydrocarbures dont l’Amazonie dispose, les Kichwas ne cèdent pas sous la pression et redoublent d’efforts pour lutter contre ce qui constitue un véritable désastre pour eux. En effet, l’un de ces fameux gisements se trouve justement sous le village indigène.

Les "Avatars" des temps modernes

La forêt équatoriale amazonienne est au centre de l’attention de ses voisins américains depuis plus de quatre décennies. Riche d’une biodiversité sans pareil, ce territoire est très convoité. Ainsi, la tribu Kichwa subit et n’en finit plus de lutter contre les nombreuses menaces de déforestation et autres intimidations de la part des compagnies pétrolières.

Alors que des personnalités culturelles fortement influentes se sont donné pour mission de faire primer l’écologie face au développement, cette communauté vivant à Sarayaku - situé dans l’est de l’Equateur - est devenu le "nouveau visage de la résistance indigène du XXIe", a expliqué dans Yes Magazine un écrivain qui s’est rendu dans le village.

Eriberto Gualinga, réalisateur, photographe mais également membre de la tribu Kichwa de Sarayaku, rapproche même l’histoire de la communauté à celle du peuple fictif "Avatar" du film de James Cameron : "Normal que ça nous intéresse. L’histoire de ce peuple autochtone qui lutte pour préserver son territoire, c’est un peu la nôtre", a-t-il déclaré au magazine Geo.

Un peuple déterminé

Si l’État pensait la tâche aisée, c’était sans compter la force et la détermination du peuple indigène. En 2012, les Kichwas ont d'ailleurs remporté un procès historique contre l’Etat équatorien devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) qui a condamné celui-ci à leur verser 1,4 millions de dollars (environ 1,2 millions d'euros).

Les autorités ont été déclarées coupables d’avoir autorisé des missions privées d’exploration et d’exploitation pétrolière sur le territoire de Sarayaku sans consulter au préalable le peuple autochtone, ce qui est pourtant reconnu comme l'un de leurs droits. Et les Kickwas ne se sont pas arrêtés là. En 2014, quelques-uns de leurs représentants ont été envoyés à New York pour défiler à l’occasion de la marche mondiale pour le climat.

En 2015, la tribu n’a pas manqué de confirmer sa place au sein du mouvement en participant à la COP21 qui s’est tenue à Paris. En septembre 2016, direction Hawaii, où les Kichwas ont manifesté leur présence au congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Ils ont aussi soutenu ouvertement la communauté des Sioux de Standing Rock en Dakota du Nord (États-Unis).

De la lutte 2.0

La victoire de 2012 et ces actions ont contribué à faire connaitre le combat du peuple indigène à l'échelle mondiale. Mais si les Kichwas sont aujourd'hui salués, c'est aussi parce qu'ils manient particulièrement bien les outils de communication. Malgré l'absence de téléphone, l'installation il y a une douzaine d'années d'une antenne parabolique a fait rentrer la tribu dans l'ère 2.0.

Depuis, le Wi-Fi a permis au peuple de devenir très présent sur internet et les réseaux sociaux, notamment sur Facebook avec la page Sarayaku Defensores de la selva. De quoi répliquer lorsque Rafael Correa, ancien président de l’Equateur et ouvertement favorable à l’exploitation pétrolière, qualifiait les habitants de "terroristes environnementaux opposés au développement de la nation".

Aujourd'hui, le torchon continue de brûler entre le peuple de Sarayaku et les multinationales qui convoitent tant leur territoire. Mais les habitants ne ménagent pas leurs efforts : ils travaillent désormais à la rédaction d’une proposition à présenter à l’UNESCO pour que leur "forêt vivante" soit reconnue et protégée internationalement.
 

Source : Manon Costantini / Gentside Découverte

Les Kichwas : défenseurs de la forêt vivante Actualités

Les Kichwas : défenseurs de la forêt vivante

Quelque part sur les berges du fleuve Bobonaza, dans les malocas - des petits huttes composées de bois et de palmes - parsemées sur l’ensemble du village de Sarayaku, le peuple Kichwa continue de vivre de manière traditionnelle. Colonisé par la tribu depuis le 15e siècle, ce territoire est au centre de vives discordes depuis quelque temps.

Le peuple Kichwa possède sa propre langue, évoque ses propres mythes, possède une vision du monde unique. Seulement, voilà déjà plus de 30 ans que la tribu se bat pour faire valoir ses droits sur son sol. À ce jour, ils seraient près de 1.200 à vivre sur ce territoire qui leur est si cher. Ce peuple, qui pourrait directement descendre de celui des Incas, vit de ses propres ressources récoltées au sein de la forêt tropicale qui les entoure.

La communauté dispose de son propre gouvernement. Et alors que l’Équateur tente de s’enrichir de l’exploitation des gisements d’hydrocarbures dont l’Amazonie dispose, les Kichwas ne cèdent pas sous la pression et redoublent d’efforts pour lutter contre ce qui constitue un véritable désastre pour eux. En effet, l’un de ces fameux gisements se trouve justement sous le village indigène.

Les "Avatars" des temps modernes

La forêt équatoriale amazonienne est au centre de l’attention de ses voisins américains depuis plus de quatre décennies. Riche d’une biodiversité sans pareil, ce territoire est très convoité. Ainsi, la tribu Kichwa subit et n’en finit plus de lutter contre les nombreuses menaces de déforestation et autres intimidations de la part des compagnies pétrolières.

Alors que des personnalités culturelles fortement influentes se sont donné pour mission de faire primer l’écologie face au développement, cette communauté vivant à Sarayaku - situé dans l’est de l’Equateur - est devenu le "nouveau visage de la résistance indigène du XXIe", a expliqué dans Yes Magazine un écrivain qui s’est rendu dans le village.

Eriberto Gualinga, réalisateur, photographe mais également membre de la tribu Kichwa de Sarayaku, rapproche même l’histoire de la communauté à celle du peuple fictif "Avatar" du film de James Cameron : "Normal que ça nous intéresse. L’histoire de ce peuple autochtone qui lutte pour préserver son territoire, c’est un peu la nôtre", a-t-il déclaré au magazine Geo.

Un peuple déterminé

Si l’État pensait la tâche aisée, c’était sans compter la force et la détermination du peuple indigène. En 2012, les Kichwas ont d'ailleurs remporté un procès historique contre l’Etat équatorien devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) qui a condamné celui-ci à leur verser 1,4 millions de dollars (environ 1,2 millions d'euros).

Les autorités ont été déclarées coupables d’avoir autorisé des missions privées d’exploration et d’exploitation pétrolière sur le territoire de Sarayaku sans consulter au préalable le peuple autochtone, ce qui est pourtant reconnu comme l'un de leurs droits. Et les Kickwas ne se sont pas arrêtés là. En 2014, quelques-uns de leurs représentants ont été envoyés à New York pour défiler à l’occasion de la marche mondiale pour le climat.

En 2015, la tribu n’a pas manqué de confirmer sa place au sein du mouvement en participant à la COP21 qui s’est tenue à Paris. En septembre 2016, direction Hawaii, où les Kichwas ont manifesté leur présence au congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Ils ont aussi soutenu ouvertement la communauté des Sioux de Standing Rock en Dakota du Nord (États-Unis).

De la lutte 2.0

La victoire de 2012 et ces actions ont contribué à faire connaitre le combat du peuple indigène à l'échelle mondiale. Mais si les Kichwas sont aujourd'hui salués, c'est aussi parce qu'ils manient particulièrement bien les outils de communication. Malgré l'absence de téléphone, l'installation il y a une douzaine d'années d'une antenne parabolique a fait rentrer la tribu dans l'ère 2.0.

Depuis, le Wi-Fi a permis au peuple de devenir très présent sur internet et les réseaux sociaux, notamment sur Facebook avec la page Sarayaku Defensores de la selva. De quoi répliquer lorsque Rafael Correa, ancien président de l’Equateur et ouvertement favorable à l’exploitation pétrolière, qualifiait les habitants de "terroristes environnementaux opposés au développement de la nation".

Aujourd'hui, le torchon continue de brûler entre le peuple de Sarayaku et les multinationales qui convoitent tant leur territoire. Mais les habitants ne ménagent pas leurs efforts : ils travaillent désormais à la rédaction d’une proposition à présenter à l’UNESCO pour que leur "forêt vivante" soit reconnue et protégée internationalement.
 

Source : Manon Costantini / Gentside Découverte

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

01 - Ain

Du 30  août au 13 septembre

CONCERTS
"LES MUSICALES DU PARC DES OISEAUX"

Des artistes engagés en faveur de la protection de l’environnement et des musiciens de légende viendront fêter les 50 ans du Parc des Oiseaux.
Paul Personne - Zazie - Paolo Comte - Daniel Guichard - Vitaa & Slimane - The Dire Straits Expérience - Ibrahim Maalouf - Maxime Le Forestier - Yannick Noah - Louis Bertignac - Gauvin Sers - La Rue Ketanou.

Parc des Oiseaux
01330 Villars Les Dombes
04 74 98 05 54
www.parcdesoiseaux.com


13 - Bouches du Rhône

Du 11 au 19 juin

BALADES EN MER
CONGRÈS MONDIAL DE LA NATURE DE L’UICN

Lors de ce rendez vous, des balades en mer à bord de l'Hélios, la seule vedette à passagers hybride de la compagnie Marseillaise ICARD MARITME, seront organisées par : Le parc National de la Côte Bleue : 10 juin - Le conservatoire du littoral : 11 & 16 juin - Le parc National des Calanques : 15 & 20 juin.

1 quai Marcel Pagnol
13007 Marseille
04 91 330 329
www.iucncongress2020


25 - Doubs

Du 15 février au 3 mai 2020

EXPOSITION
"GEORGES FESSY ET LA PHOTOGRAPHIE"

Exposition en coproduction avec le Familistère de Guise. Georges Fessy et la photographie est une rétrospective présentée à travers plus d’une centaine de photographies qui traduit la diversité d’une vie de photographe : paysages, portraits, natures mortes, objets d’art, vues d’architectures.

Saline royale
Grande Rue
25610 Arc et Senans
www.salineroyale.com


34 - Hérault

Du 4 avril au 23 août

EXPOSITION
"ÉRIC BOURRET. TERRES"

Les photographies d’Eric Bourret font un écho troublant aux collections géologiques et archéologiques du Musée de Lodève : elles rappellent à la fois les strates successives laissées par le temps et l’éphémère temporalité de l’homme.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


50 - Manche

Du 8 février au 24 mai

EXPOSITION DE PHOTOGRAPHIES
"LA HAGUE : A L’EPREUVE DU TEMPS"

De vallées encaissées en roches mystérieuses, du littoral déchiqueté aux champs quadrillés de murets, le regard d’Antoine Soubigou s’est posé sur une Hague intemporelle et tourmentée.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


Du 4 avril au 1er novembre

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE
"VIE SAUVAGE EN COTENTIN"

Une exposition pour les curieux de nature mais aussi pour les amateurs de belles images... L’association "Regards" basée à Cormelles-le-Royal dans le Calvados rassemble des photographes naturalistes, passionnés d’image et de nature.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


59 - Nord

Jusqu’au 26 avril

EXPOSITION
"VIRAL, DU MICROBE AU FOU RIRE, TOUT S’ATTRAPE !"

Quel est le point commun entre une bactérie, une émotion, une rumeur, une vidéo et un bâillement ? La contagion bien sûr ! Plus qu’une exposition, Viral est une expérience pédagogique, amusante et contagieuse !
Pour tout public à partir de 7 ans.

Forum départemental des Sciences
1 place de l’Hôtel de ville
59650 Villeneuve d’Ascq
03 59 73 96 00
www.forumdepartementaldessciences.fr


62 - Pas-de-Calais

Avril

ATELIERS
J DUBOIS HORTICULTEUR

♦Atelier "le compost" : réalisez votre compost simplement. Le 20 avril de 18h à 20h.
♦Atelier "réaliser un abri à insectes" : on lève le voile sur les insectes qui peuplent nos jardins. Le 22 avril de 14h30 à 16h45.
♦Printemps des possibles - Festival nature, environnement et ESS : nature, local, partage, coopératif. Les 25 et 26 avril.

J Dubois Horticulteur
244 rue de l’Université
62400 Béthune
03 21 57 59 01
www.j-dubois.fr


Du 12 au 24 avril

ANIMATION
"VIENS FABRIQUER TA COURONNE DE ROI OU REINE"

Dans le cadre de la visite, les enfants pourront fabriquer leur propre couronne avant de se costumer et de se mettre dans la peau d’un Roi ou d’une Reine de 1520 !

La Tour de l’Horloge
Rue du Château
62340 Guînes
03 21 19 59 00
www.tour-horloge-guines.com


71 - Saône et Loire

► Du 4 avril au 1er novembre

EXPOSITION
"BÊTISE ET BALIVERNES, IDÉES REÇUES SUR LA NATURE"

« les chauves-souris s'accrochent dans les cheveux » ; « les grenouilles sont vertes et les crapauds marron » ; « les moustiques préfèrent les peaux sucrées… », autant d’idées reçues et de fausses informations qui ont souvent la vie dure ! Une scénographie originale et les illustrations humoristiques de Roland Garrigue raviront aussi bien les petits que les grands !

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


76 - Seine maritime

Les 25 et 26 avril

SALON INTERNATIONAL DE LA LAINE

Accueillant plus de 40 exposants internationaux, ce salon est une première en Normandie. Fils, patrons, kits, échanges, de quoi mettre en valeur le travail artisanal, explorer les savoir-faire.

Château de Miromesnil
76550 Tourville-sur-Arques
02 35 85 02 80
www.chateaumiromesnil.com

Lieux:

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