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La restauration collective face au gaspillage alimentaire
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La restauration collective face au gaspillage alimentaire

Mettre la restauration collective en ordre de marche sur la question du gaspillage alimentaire. C’est l’un des volets du projet de loi issu des Etats généraux de l’alimentation présenté ce mercredi matin en conseil des ministres. Ce point a été moins médiatisé que les mesures visant à remettre à plat les relations entre agriculteurs, industriels et grande distribution. « Pourtant, ce n’est pas rien, glisse Laurence Gouthière, en charge de la lutte contre le gaspillage alimentaire à l’ Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Concrètement, le projet de loi obligerait la restauration collective et l’industrie agroalimentaire à mettre en place un diagnostic et à diffuser des outils prédictifs pour prévenir le gaspillage alimentaire. Dans un second temps, ils auraient aussi obligation de donner leurs excédents alimentaires à des associations d’aide alimentaires au-delà d’un certain seuil. « Ce seuil comme le délai dans lequel devront se faire les diagnostics n’ont pas encore été précisés. Les discussions commencent. »

Déjà en place dans la grande distribution

Ces deux mêmes contraintes avaient déjà été imposées à la grande distribution par la loi du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Pour quels résultats ? « Nous manquons encore d’évaluations nationales de la mesure, indique à 20 Minutes le député socialiste de la Mayenne Guillaume Garot à l’origine de ce texte législatif. Des retours que nous avons sur le terrain, nous pouvons estimer entre 10 et 15 % la hausse des dons des grandes surfaces aux associations dans les départements où des collectes étaient déjà instaurées avant la loi. »

L’Ademe aussi a tenté d’évaluer la mesure. Mais plus cette fois-ci du côté du gaspillage évitée. En novembre dernier, elle estimait à 22 % la réduction du gaspillage en trois mois dans dix magasins de grandes enseignes nationales qui s’étaient portés volontaires pour cette étude. Soit [si les efforts sont maintenus] 160 tonnes de produits économisés sur un an pour l’ensemble de ces dix magasins et 70.000 euros en moyenne d’économie totale sur un an par magasin », précisait l’agence.

Du potentiel dans la restauration collective ?

Faut-il s’attendre à un même impact dans la restauration collective ? Pour ce qui est des dons aux associations, la tâche s’annonce plus difficile. « Une grande surface peut redistribuer relativement facilement ses produits secs ou frais, mais redistribuer des plats chauds, ceux servis en restauration collective, est bien plus compliqué, fait remarquer Guillaume Garot. Il faudra travailler bien plus en amont avec les associations susceptibles de recevoir ces dons. »

En revanche, sur la réduction en amont du gaspillage alimentaire, il y a du potentiel. « Par restauration collective, on entend les cantines scolaires, des restaurants d’entreprises, des repas servis dans les hôpitaux ou les Ephad (hébergements médicalisés pour personnes âgées), explique Laurence Gouthière. C’est-à-dire l’ensemble des établissements dans lesquels une partie du coût du repas est prise en charge par l’employeur ou par une institution et où les repas servis sont cadrés par les recommandations nutritionnelles. En France, cela représente 72.000 lieux de restauration en tout et 3,8 milliards de repas servis en 2015. »

Dix millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année en France sur l’ensemble de la chaîne, selon l’Ademe. « La restauration collective représente 8 % de ce gaspillage, reprend Laurence Gouthière. Pour comparaison, la grande distribution, c’était 14 %. »

Des audits déjà réalisés

En instaurant des diagnostics obligatoires dans la restauration collective pour repérer les gaspillages, le projet de loi issu des États généraux de l’alimentation s’attaquer à une source majeure du gaspillage alimentaire. Pour tout dire, ce travail a d’ores et déjà commencé. « En 2015 déjà, la loi "Transition énergétique croissant verte" d’août 2015 demandait à la restauration collective de mettre en place des démarches de lutte contre le gaspillage alimentaire », rappelle Laurence Gouthière. Démarche ? Le terme est vague mais cette loi avait déjà poussé des écoles, des hôpitaux et autres acteurs de la restauration collective à contacter l’Ademe ou des associations environnementales pour les aider à mettre en place ces diagnostics.

La dynamique se poursuit à ce jour. « Ce jeudi, justement, ’ARS (Agence régionale de santé) de Normandie organise à Caen une journée dédiée au gaspillage alimentaire en centre hospitalier et dans les Ephad », note Laurence Gouthière.

Des astuces souvent toutes simples…

Du coup, l’Ademe a déjà des retours d’expériences en matière de lutte contre le gaspillage dans la restauration collective. Un guide est même déjà en ligne et compile des mesures parfois toute simple à instaurer. Comme celui de proposer des assiettes « petites faims » et des assiettes « grandes faim » de différents diamètres pour les self-services. « Quand il s’agit d’assiette standardisée, on a tendance à la remplir quel que soit son appétit et, souvent donc, à ne pas finir », note Laurence Gouthière. Une autre astuce est de faire intervenir les producteurs sur le lieu de restauration, poursuit la référente « gaspillage alimentaire » à l’Ademe. « Si vous avez conscience du chemin parcouru par les aliments jusqu’à votre assiette et si vous pouvez mettre un visage sur celui qui les a produits, vous les jetterez moins facilement à la poubelle. »

Guillaume Garot, lui, prend l’exemple du pain, « de plus en plus disponible dans la salle de restauration et non plus à l’entrée du self au moment où l’on compose son plateau-repas ». Un petit détail qui change parfois tout : « Il faut se lever pour aller chercher le pain, ce qui amène à se poser la question de savoir si on en a vraiment besoin. »

… des économies à la clé ?

Mises bout à bout, ces petites astuces engrangent des économies non négligeables. « Il est possible de réduire en moyenne 30 % du gaspillage alimentaire dans un établissement de restauration collective sans investissements lourds mais en faisant preuve de bon sens, note Laurence Gouthière. Or, pour un hôpital, où l’on sert trois repas quotidiens 365 jours par an, 300.000 euros [coûts des matières premières] sont jetés chaque année. En moyenne, en collège, on est autour des 30.000 euros. »

Ce projet de loi devrait être examiné par le Parlement à compter de mars pour une adoption avant la pause parlementaire estivale.

 
Source : 20 Minutes
Crédit : SERGE POUZET/SIPA

La restauration collective face au gaspillage alimentaire Actualités

La restauration collective face au gaspillage alimentaire

Mettre la restauration collective en ordre de marche sur la question du gaspillage alimentaire. C’est l’un des volets du projet de loi issu des Etats généraux de l’alimentation présenté ce mercredi matin en conseil des ministres. Ce point a été moins médiatisé que les mesures visant à remettre à plat les relations entre agriculteurs, industriels et grande distribution. « Pourtant, ce n’est pas rien, glisse Laurence Gouthière, en charge de la lutte contre le gaspillage alimentaire à l’ Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Concrètement, le projet de loi obligerait la restauration collective et l’industrie agroalimentaire à mettre en place un diagnostic et à diffuser des outils prédictifs pour prévenir le gaspillage alimentaire. Dans un second temps, ils auraient aussi obligation de donner leurs excédents alimentaires à des associations d’aide alimentaires au-delà d’un certain seuil. « Ce seuil comme le délai dans lequel devront se faire les diagnostics n’ont pas encore été précisés. Les discussions commencent. »

Déjà en place dans la grande distribution

Ces deux mêmes contraintes avaient déjà été imposées à la grande distribution par la loi du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Pour quels résultats ? « Nous manquons encore d’évaluations nationales de la mesure, indique à 20 Minutes le député socialiste de la Mayenne Guillaume Garot à l’origine de ce texte législatif. Des retours que nous avons sur le terrain, nous pouvons estimer entre 10 et 15 % la hausse des dons des grandes surfaces aux associations dans les départements où des collectes étaient déjà instaurées avant la loi. »

L’Ademe aussi a tenté d’évaluer la mesure. Mais plus cette fois-ci du côté du gaspillage évitée. En novembre dernier, elle estimait à 22 % la réduction du gaspillage en trois mois dans dix magasins de grandes enseignes nationales qui s’étaient portés volontaires pour cette étude. Soit [si les efforts sont maintenus] 160 tonnes de produits économisés sur un an pour l’ensemble de ces dix magasins et 70.000 euros en moyenne d’économie totale sur un an par magasin », précisait l’agence.

Du potentiel dans la restauration collective ?

Faut-il s’attendre à un même impact dans la restauration collective ? Pour ce qui est des dons aux associations, la tâche s’annonce plus difficile. « Une grande surface peut redistribuer relativement facilement ses produits secs ou frais, mais redistribuer des plats chauds, ceux servis en restauration collective, est bien plus compliqué, fait remarquer Guillaume Garot. Il faudra travailler bien plus en amont avec les associations susceptibles de recevoir ces dons. »

En revanche, sur la réduction en amont du gaspillage alimentaire, il y a du potentiel. « Par restauration collective, on entend les cantines scolaires, des restaurants d’entreprises, des repas servis dans les hôpitaux ou les Ephad (hébergements médicalisés pour personnes âgées), explique Laurence Gouthière. C’est-à-dire l’ensemble des établissements dans lesquels une partie du coût du repas est prise en charge par l’employeur ou par une institution et où les repas servis sont cadrés par les recommandations nutritionnelles. En France, cela représente 72.000 lieux de restauration en tout et 3,8 milliards de repas servis en 2015. »

Dix millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année en France sur l’ensemble de la chaîne, selon l’Ademe. « La restauration collective représente 8 % de ce gaspillage, reprend Laurence Gouthière. Pour comparaison, la grande distribution, c’était 14 %. »

Des audits déjà réalisés

En instaurant des diagnostics obligatoires dans la restauration collective pour repérer les gaspillages, le projet de loi issu des États généraux de l’alimentation s’attaquer à une source majeure du gaspillage alimentaire. Pour tout dire, ce travail a d’ores et déjà commencé. « En 2015 déjà, la loi "Transition énergétique croissant verte" d’août 2015 demandait à la restauration collective de mettre en place des démarches de lutte contre le gaspillage alimentaire », rappelle Laurence Gouthière. Démarche ? Le terme est vague mais cette loi avait déjà poussé des écoles, des hôpitaux et autres acteurs de la restauration collective à contacter l’Ademe ou des associations environnementales pour les aider à mettre en place ces diagnostics.

La dynamique se poursuit à ce jour. « Ce jeudi, justement, ’ARS (Agence régionale de santé) de Normandie organise à Caen une journée dédiée au gaspillage alimentaire en centre hospitalier et dans les Ephad », note Laurence Gouthière.

Des astuces souvent toutes simples…

Du coup, l’Ademe a déjà des retours d’expériences en matière de lutte contre le gaspillage dans la restauration collective. Un guide est même déjà en ligne et compile des mesures parfois toute simple à instaurer. Comme celui de proposer des assiettes « petites faims » et des assiettes « grandes faim » de différents diamètres pour les self-services. « Quand il s’agit d’assiette standardisée, on a tendance à la remplir quel que soit son appétit et, souvent donc, à ne pas finir », note Laurence Gouthière. Une autre astuce est de faire intervenir les producteurs sur le lieu de restauration, poursuit la référente « gaspillage alimentaire » à l’Ademe. « Si vous avez conscience du chemin parcouru par les aliments jusqu’à votre assiette et si vous pouvez mettre un visage sur celui qui les a produits, vous les jetterez moins facilement à la poubelle. »

Guillaume Garot, lui, prend l’exemple du pain, « de plus en plus disponible dans la salle de restauration et non plus à l’entrée du self au moment où l’on compose son plateau-repas ». Un petit détail qui change parfois tout : « Il faut se lever pour aller chercher le pain, ce qui amène à se poser la question de savoir si on en a vraiment besoin. »

… des économies à la clé ?

Mises bout à bout, ces petites astuces engrangent des économies non négligeables. « Il est possible de réduire en moyenne 30 % du gaspillage alimentaire dans un établissement de restauration collective sans investissements lourds mais en faisant preuve de bon sens, note Laurence Gouthière. Or, pour un hôpital, où l’on sert trois repas quotidiens 365 jours par an, 300.000 euros [coûts des matières premières] sont jetés chaque année. En moyenne, en collège, on est autour des 30.000 euros. »

Ce projet de loi devrait être examiné par le Parlement à compter de mars pour une adoption avant la pause parlementaire estivale.

 
Source : 20 Minutes
Crédit : SERGE POUZET/SIPA

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

25 - Doubs

Jusqu'au 9 janvier 2022

EXPOSITION
"DESTINS DE CIRQUE"

Cette exposition présente les destins des femmes et hommes du cirque entre ombres et lumières. Costumes, affiches, instruments de musique, gravures originales, films … évoquent l’art du cirque du XVIIIe siècle à nos jours.
Les fabuleux dessins aquarellés des sœurs Vesque, les planches uniques du grand costumier Gérard Vicaire éclairent ces destins de cirque.

Saline royale
Grande rue
25610 ARC-ET-SENANS
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


34 - Hérault

Du 25 septembre 2021 au 27 mars 2022

EXPOSITION
"JEAN-FRANCIS AUBURTIN, UN ÂGE D'OR"

Jean-Francis Auburtin (1866-1930) s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet...
En une centaine d'œuvres, le Musée de Lodève propose une rétrospective de ce peintre à redécouvrir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


41 - Loir et Cher

Jusqu'au 6 novembre

SON & LUMIERE
CHATEAU ROYAL DE BLOIS

Chaque soir, dès la tombée de la nuit, devenez le témoin d'une expérience époustouflante !
Sur les 4 façades de la cour, projections d'images vidéo monumentales et effets spéciaux immersifs s’emparent de l’architecture grandiose des lieux, métamorphosent le château et lui donnent vie.

Office de Tourisme de Blois-Chambord
23 place du château
41000 Blois
02 54 90 41 41
www.bloischambord.com


45 - Loiret

Du 9 au 24 octobre

CONCOURS PHOTOS
"AUTOMNE"  

L’automne est une saison extraordinaire à l’Arboretum des Grandes Bruyères. Les tableaux paysagers prennent des couleurs flamboyantes et les ambiances vous transportent en Chine et au Canada. Le rouge, l’orange et le jaune se déclinent en mille nuances éclatantes. Immergez-vous dans ces paysages, photographiez-les et tentez de gagner des cadeaux ! Ouvert à tous, petits et grands, amateurs et professionnels.

Arboretum des Grandes Bruyères
45450 Ingrannes
02 38 57 28 24
www.arboretumdesgrandesbruyeres.fr


Les 17 et 24 octobre

VISITES GUIDÉES - Arboretum des Grandes Bruyères
"DIMANCHE D'AUTOMNE"  

Visites guidées à 15h Certains arbres ont leurs plus beaux atours à l’automne. Ils revêtent leurs manteaux aux couleurs flamboyantes et créent entre eux des paysages exceptionnels. Au delà encore de la beauté, chacun a son histoire et ses petits secrets. Venez les découvrir et vous émerveiller ! Adulte 15 € / 6-12 ans 5 € / Gratuit jusqu'à 5 ans.

Arboretum des Grandes Bruyères
45450 Ingrannes
02 38 57 28 24
www.arboretumdesgrandesbruyeres.fr


50 - Manche

Jusqu'au 1er novembre

EXPOSITION
"RIVAGES"

Photographe et aventurière, Amélie Blondiaux a parcouru à l'automne 2020 l'intégralité du GR 223 pour capter les nombreuses facettes du littoral de la Manche et promouvoir la mobilité douce dans le département.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


Jusqu'au 2 janvier 2022

EXPOSITION
"LE PEUPLE DES DUNES, DES GAULOIS SOUS LA PLAGE"

Menée en partenariat avec l’INRAP. Dans cette exposition visant à valoriser le site archéologique gaulois découvert sous la plage d’Urville-Nacqueville, c’est une véritable immersion dans la vie quotidienne de nos ancêtres, à la fois navigateurs et commerçants, qui vous sont proposée.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


71 - Saône et Loire

Jusqu'au 7 novembre

EXPOSITION
"LA VIE SECRÈTE DU SOL"

Quand on sait que les organismes vivants du sol représentent environ ¼ des espèces animales connues et le rôle joué par ces organismes dans l’équilibre et la richesse des sols on comprend mieux l’importance de bien les connaitre pour mieux les protéger.
L’exposition « La vie secrète du sol », conçue et réalisée par le Centre Eden, lève le voile sur ce monde mystérieux, les mécanismes complexes et les interactions entre les organismes.

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


Jusqu'au 31 décembre

EXPOSITION
"LES COULEURS DU CHAROLAIS-BRIONNAIS"

Ils sont nés ici, y ont grandi ; ils y résident pour la plupart ou y séjournent durant les vacances…leur point commun ? Ils l’ont tous dans la tête et dans le cœur ! Le Charolais-Brionnais sera mis à l’honneur à travers 130 photographies des membres du groupe Facebook « Les Couleurs du Charolais-Brionnais ».

La Maison du Charolais
43 Route de Mâcon, RCEA N79 sortie 12
71120 Charolles
03 85 88 04 00
www.maison-charolais.com


74 - Haute-Savoie

Du 23 octobre au 6 novembre

ACRO AVENTURES TALLOIRES
"CHASSE AU TRÉSOR D’HALLOWEEN"

Partez à la chasse au trésor. Une activité familiale accessible à tous ! "Hervé l’Araignée" de 3 à 7 ans et "Le Fantôme des Dents de Lanfon" de 8 à 13 ans.

Acro'Aventures Talloires
Route de Planfait
74290 Talloires
06 07 56 90 58
www.talloires.acro-aventures.com

Lieux:

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