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La pollution lumineuse atteint 85 % du territoire français !
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La pollution lumineuse atteint 85 % du territoire français !

Environ 85 % du territoire métropolitain français subit des pressions dues à la pollution lumineuse, dont plus de 20 % à de forts niveaux. Sans surprise, les zones urbaines sont les plus mauvaises élèves, mais le problème est bien plus vaste. Ce constat alarmant est celui de l'observatoire français de la biodiversité (OFB) qui vient de publier son bilan annuel de l'observatoire national de la biodiversité 2021. Le plus inquiétant, c'est que cette représentation ne donne à voir qu'une partie du problème : les données utilisées ne rendent compte que de la fraction de la pollution lumineuse qui est renvoyée vers le ciel, en cœur de nuit et par temps dégagé. Par exemple, par temps couvert, la lumière artificielle est réfléchie par les nuages, amplifiant le phénomène.

Une menace pour les rythmes biologiques et les comportements

En dehors du simple plaisir de pouvoir observer la voûte étoilée, cette pollution lumineuse, induite par les éclairages artificiels, représente un vrai danger pour de nombreuses espèces animales et végétales, sachant que près d'un tiers des vertébrés et de deux tiers des invertébrés sont nocturnes. Au niveau des insectes, la lumière artificielle est d'ailleurs la deuxième cause d'extinction après les pesticides. Ces nuisances ont notamment des conséquences majeures sur la production de mélatonine, l'hormone produite naturellement par l'organisme qui régule les rythmes biologiques. Elles modifient aussi sensiblement le comportement des espèces dans leur orientation, que ce soit pour les oiseaux migrateurs ou les batraciens qui ne parviennent plus à distinguer leurs proies. L'éclairage nocturne met aussi à mal les continuités écologiques avec une fragmentation des milieux naturels. Il constitue une sorte de barrière parfois infranchissable pour des espèces obligées de vivre dans des habitats plus petits et morcelés.

La quantité de lumière a augmenté de 94 % depuis 1990

Le phénomène a malheureusement tendance à s'amplifier. Selon l'association nationale pour la protection de la nuit (ANPCEN), le nombre de points lumineux de l’éclairage public a augmenté de 89 % depuis les années 1990 quand la quantité de lumière émise a, elle, connu une croissance infernale de 94 %. Et encore, ne sont pas pris en compte dans ces calculs les publicités lumineuses, les vitrines, les illuminations, les bureaux vides mais éclairés, les parkings... Désormais, pas moins de 11 millions de lampadaires et plus 3,5 millions d'enseignes de magasins s'allument chaque soir pour éclairer les étoiles jusqu'au petit matin. Bien entendu, les zones urbanisées connaissent des qualités de nuit particulièrement médiocres, ou au mieux moyennes, et génèrent des halos lumineux à très forte distance.

Les paysages nocturnes : un patrimoine de la Nation

Pour autant, les impacts de la pollution lumineuse, notamment sur la biodiversité, ont mis du temps à être pris en compte par le pouvoir législatif. Ce n'est qu'en 2009, avec l’article 41 de la loi du 3 août 2009 dite Grenelle 1 que des premières préconisations sont émises : « Les émissions de lumière artificielle de nature à présenter des dangers ou à causer un trouble excessif aux personnes, à la faune, à la flore, aux écosystèmes, entraînant un gaspillage énergétique ou empêchant l'observation du ciel nocturne feront l'objet de mesures de prévention, suppression ou de limitation. » En 2013, une première réglementation limite les durées d'éclairement superflu pour les façades, vitrines et bureaux non occupés. Des mesures qui seront ensuite étendues en 2018, avec un arrêté qui interdit par exemple l'éclairage en direction du ciel ou fixe des seuils de températures de couleur à respecter. Entretemps, les paysages nocturnes ont été reconnus, en 2016, comme « patrimoine de la Nation » dans la loi sur la reconquête de la biodiversité et des paysages.

La trame noire

En parallèle, de nombreuses pistes sont explorées pour lutter contre cette pollution lumineuse. Par exemple, la mise en place d'une « trame noire », sur le même modèle que ses sœurs bleue et verte pour une continuité écologique des espaces respectivement aquatique et terrestre afin d'enrayer le déclin de la biodiversité. La France est plutôt en avance sur le sujet, notamment grâce aux travaux de l’Office français de la biodiversité (OFB). De nombreuses organisations en France, comme à l'international, ont vu aussi le jour comme l’International Dark-Sky Association, qui œuvre en faveur de zones protégées de la pollution lumineuse, notamment le pic du Midi de Bigorre et le parc national du Mercantour, ou encore l'ANPCEN et son initiative de labels Villes et villages étoilés.


Source : Thibault Caudron / Futura
Crédit : OFB, 2021 

La pollution lumineuse atteint 85 % du territoire français ! Actualités

La pollution lumineuse atteint 85 % du territoire français !

Environ 85 % du territoire métropolitain français subit des pressions dues à la pollution lumineuse, dont plus de 20 % à de forts niveaux. Sans surprise, les zones urbaines sont les plus mauvaises élèves, mais le problème est bien plus vaste. Ce constat alarmant est celui de l'observatoire français de la biodiversité (OFB) qui vient de publier son bilan annuel de l'observatoire national de la biodiversité 2021. Le plus inquiétant, c'est que cette représentation ne donne à voir qu'une partie du problème : les données utilisées ne rendent compte que de la fraction de la pollution lumineuse qui est renvoyée vers le ciel, en cœur de nuit et par temps dégagé. Par exemple, par temps couvert, la lumière artificielle est réfléchie par les nuages, amplifiant le phénomène.

Une menace pour les rythmes biologiques et les comportements

En dehors du simple plaisir de pouvoir observer la voûte étoilée, cette pollution lumineuse, induite par les éclairages artificiels, représente un vrai danger pour de nombreuses espèces animales et végétales, sachant que près d'un tiers des vertébrés et de deux tiers des invertébrés sont nocturnes. Au niveau des insectes, la lumière artificielle est d'ailleurs la deuxième cause d'extinction après les pesticides. Ces nuisances ont notamment des conséquences majeures sur la production de mélatonine, l'hormone produite naturellement par l'organisme qui régule les rythmes biologiques. Elles modifient aussi sensiblement le comportement des espèces dans leur orientation, que ce soit pour les oiseaux migrateurs ou les batraciens qui ne parviennent plus à distinguer leurs proies. L'éclairage nocturne met aussi à mal les continuités écologiques avec une fragmentation des milieux naturels. Il constitue une sorte de barrière parfois infranchissable pour des espèces obligées de vivre dans des habitats plus petits et morcelés.

La quantité de lumière a augmenté de 94 % depuis 1990

Le phénomène a malheureusement tendance à s'amplifier. Selon l'association nationale pour la protection de la nuit (ANPCEN), le nombre de points lumineux de l’éclairage public a augmenté de 89 % depuis les années 1990 quand la quantité de lumière émise a, elle, connu une croissance infernale de 94 %. Et encore, ne sont pas pris en compte dans ces calculs les publicités lumineuses, les vitrines, les illuminations, les bureaux vides mais éclairés, les parkings... Désormais, pas moins de 11 millions de lampadaires et plus 3,5 millions d'enseignes de magasins s'allument chaque soir pour éclairer les étoiles jusqu'au petit matin. Bien entendu, les zones urbanisées connaissent des qualités de nuit particulièrement médiocres, ou au mieux moyennes, et génèrent des halos lumineux à très forte distance.

Les paysages nocturnes : un patrimoine de la Nation

Pour autant, les impacts de la pollution lumineuse, notamment sur la biodiversité, ont mis du temps à être pris en compte par le pouvoir législatif. Ce n'est qu'en 2009, avec l’article 41 de la loi du 3 août 2009 dite Grenelle 1 que des premières préconisations sont émises : « Les émissions de lumière artificielle de nature à présenter des dangers ou à causer un trouble excessif aux personnes, à la faune, à la flore, aux écosystèmes, entraînant un gaspillage énergétique ou empêchant l'observation du ciel nocturne feront l'objet de mesures de prévention, suppression ou de limitation. » En 2013, une première réglementation limite les durées d'éclairement superflu pour les façades, vitrines et bureaux non occupés. Des mesures qui seront ensuite étendues en 2018, avec un arrêté qui interdit par exemple l'éclairage en direction du ciel ou fixe des seuils de températures de couleur à respecter. Entretemps, les paysages nocturnes ont été reconnus, en 2016, comme « patrimoine de la Nation » dans la loi sur la reconquête de la biodiversité et des paysages.

La trame noire

En parallèle, de nombreuses pistes sont explorées pour lutter contre cette pollution lumineuse. Par exemple, la mise en place d'une « trame noire », sur le même modèle que ses sœurs bleue et verte pour une continuité écologique des espaces respectivement aquatique et terrestre afin d'enrayer le déclin de la biodiversité. La France est plutôt en avance sur le sujet, notamment grâce aux travaux de l’Office français de la biodiversité (OFB). De nombreuses organisations en France, comme à l'international, ont vu aussi le jour comme l’International Dark-Sky Association, qui œuvre en faveur de zones protégées de la pollution lumineuse, notamment le pic du Midi de Bigorre et le parc national du Mercantour, ou encore l'ANPCEN et son initiative de labels Villes et villages étoilés.


Source : Thibault Caudron / Futura
Crédit : OFB, 2021 

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

11 - Aude

Jusqu’au 31 décembre

EXPOSITION
"VENI, VIDI... BÂTI !"

Le musée Narbo Via présente sa première exposition temporaire, Veni, Vidi… Bâti ! Cette dernière proposera une réflexion sur la persistance du prestigieux héritage architectural de la Rome antique et interrogera la notion de « fragment », architectural et archéologique.

Narbo Via
2 avenue André Mècle
11100 Narbonne
04 68 90 28 90
https://narbovia.fr


25 - Doubs

Jusqu'au 9 janvier 2022

EXPOSITION
"DESTINS DE CIRQUE"

Cette exposition présente les destins des femmes et hommes du cirque entre ombres et lumières. Costumes, affiches, instruments de musique, gravures originales, films … évoquent l’art du cirque du XVIIIe siècle à nos jours.
Les fabuleux dessins aquarellés des sœurs Vesque, les planches uniques du grand costumier Gérard Vicaire éclairent ces destins de cirque.

Saline royale
Grande rue
25610 ARC-ET-SENANS
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


34 - Hérault

Jusqu'au 27 mars 2022

EXPOSITION
"JEAN-FRANCIS AUBURTIN, UN ÂGE D'OR"

Jean-Francis Auburtin (1866-1930) s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet...
En une centaine d'œuvres, le Musée de Lodève propose une rétrospective de ce peintre à redécouvrir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


35 - Ille-et-Vilaine

Jusqu'au 18 décembre

EXPOSITION
"CHÂTEAU DE FOUGÈRE : ARCHÉOLOGIE, LE PASSÉ DÉVOILÉ"

L'archéologie nous permet de comprendre le quotidien et les savoirs-faire de nos ancêtres.
Découvrez à travers cette exposition le fonctionnement d'une fouille archéologique et les objets enfouis dans le sol du territoire depuis des centaines d'anées...

Château de Fougères
Place Pierre Symon
35300 Fougères
02 99 99 79 59
www.chateau-fougeres.com


50 - Manche

Jusqu'au 2 janvier 2022

EXPOSITION
"LE PEUPLE DES DUNES, DES GAULOIS SOUS LA PLAGE"

Menée en partenariat avec l’INRAP. Dans cette exposition visant à valoriser le site archéologique gaulois découvert sous la plage d’Urville-Nacqueville, c’est une véritable immersion dans la vie quotidienne de nos ancêtres, à la fois navigateurs et commerçants, qui vous sont proposée.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


71 - Saône et Loire

Jusqu'au 31 décembre

EXPOSITION
"LES COULEURS DU CHAROLAIS-BRIONNAIS"

Ils sont nés ici, y ont grandi ; ils y résident pour la plupart ou y séjournent durant les vacances…leur point commun ? Ils l’ont tous dans la tête et dans le cœur ! Le Charolais-Brionnais sera mis à l’honneur à travers 130 photographies des membres du groupe Facebook « Les Couleurs du Charolais-Brionnais ».

La Maison du Charolais
43 Route de Mâcon, RCEA N79 sortie 12
71120 Charolles
03 85 88 04 00
www.maison-charolais.com


88 - Vosges

Du 3 décembre au 2 janvier

EPINAL
"VILLAGE DE SAINT-NICOLAS"

Marché d'Artisans d'Art, manège en bois.

Place Pinau
88000 Épinal
06 80 10 76 31
www.tourisme-epinal.com

Lieux:

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