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La méthanisation à domicile : transformer ses déchets en énergie
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La méthanisation à domicile : transformer ses déchets en énergie

Que faire des épluchures de légumes et des reliefs des repas? Ces déchets organiques partent aujourd’hui principalement dans la poubelle d’ordures ménagères, direction la décharge ou l’incinérateur. La France en produit ainsi 350 millions de tonnes dont une infime partie est recyclée. On dénombre seulement 16 unités de méthanisation traitant uniquement des déchets ménagers. Pourtant, ces résidus ont un potentiel de recyclage important. Dans les zones rurales, le compostage permet d’en faire un engrais pour jardin. Cette semaine, des lombricomposteurs sont même distribués à Paris pour les premiers volontaires du compostage en ville. L’Institut de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea) propose une autre solution, plus technique mais aussi écologiquement plus satisfaisante : la micro-méthanisation.

Aujourd’hui, la méthanisation a le vent en poupe. Le procédé de dégradation de la matière organique par les micro-organismes en absence d’oxygène conquiert les exploitations agricoles qui nourrissent les digesteurs de déchets agricoles. La digestion anaérobie produit du méthane qui peut rejoindre le réseau de gaz naturel ou alimenter une turbine pour produire de l’électricité. Les résidus de l’opération –le digestat– sont utilisés en engrais organiques. «L’idée, c’est d’utiliser cette technique à une échelle beaucoup plus petite pour équiper des quartiers d’habitation ou des zones de restaurants, explique Axelle Degueurce, chercheuse à l’Irstea de Rennes. Les ménages pourront ainsi voir à proximité de chez eux la transformation de leurs déchets en ressource énergétique ».

Un traitement des déchets au plus près du domicile

Depuis 2016 et pour 4 ans, l’Irstea pilote le programme européen "Decisive" chargé d’explorer la faisabilité technique et économique de la micro-méthanisation et donc d’évaluer la possibilité d’un recyclage parfait des déchets organiques. «L’objectif, c’est de construire une technologie simple dont le fonctionnement ne coûte rien voire rapporte, et qui soit accepté par les habitants » poursuit Axelle Degueurce. L’Irstea développe ainsi un ensemble robuste comprenant un système de chauffage pour maintenir la température idéale de méthanisation (entre 30 et 50°C) et la connexion avec une turbine produisant l’électricité, ici en l’occurrence un moteur Stirling qui a l’avantage d’être mu par une énergie externe ce qui évite tout contact avec les impuretés contenues dans le biogaz.

Reste à démontrer que tout cela peut marcher. «Avec nos partenaires européens de Decisive, nous allons tester en 2018 deux configurations, l’une d’une capacité de 200 tonnes de déchets par an, soit la production de 800 à 1000 ménages, l’autre de 50 tonnes plus adapté à de la restauration collective », détaille Pierre Thiriet, également chercheur à l’Irstea Rennes. Le démonstrateur de 200 tonnes représentant le volume de deux conteneurs de transport international sera installé sur le campus de l’Université de Barcelone, partenaire du projet, où seront traités les déchets des restaurants et des résidences universitaires. Celui de 50 tonnes (soit un volume de 3 à 5 m3) sera posé à l’école horticole d’Ecully dans la banlieue de Lyon. Cet établissement qui comprend une ferme urbaine appelée ReFarmers anime par ailleurs un réseau de collecte de biodéchets pour étudier le compostage.

Deux démonstrateurs pour valider l'idée

PLASTIQUES. Ces deux unités seront opérationnelles à la fin de 2018. « Nous aurons ainsi deux cas d’école qui vont nous permettre de voir à quelle échelle de territoire cette technologie est pertinente » expose Pierre Thiriet. Auparavant, les chercheurs devront caractériser la composition des déchets organiques qui vont arriver dans les digesteurs. «C’est une étape importante parce qu’il s’agit de savoir quel est le potentiel de méthanisation de ces déchets et surtout de connaître l’importance des erreurs de tri, poursuit Axelle Degueurce. La présence de plastiques peut très rapidement engorger les digesteurs ». Les chercheurs vont donc passer leur année à mettre le nez dans les poubelles de tri organique pour évaluer les quantités de produits indésirables.

Que peut-on attendre d’une telle technologie? A coup sûr, un changement de regard sur ces détritus qu’on jette. Avec la micro-méthanisation, le déchet ne part plus dans une benne au petit matin vers une banlieue lointaine. Il est traité à proximité et produit par ailleurs de l’énergie. « On peut ainsi tirer satisfaction du fait que le déchet de cuisine que l’on a trié sert à vous chauffer ou à vous éclairer », conclut Axelle Degueurce.
 

Source : Sciences et Avenir
Crédit : Irstea

Une chercheuse caractérise la composition de déchets de cuisine.

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La méthanisation à domicile : transformer ses déchets en énergie

Que faire des épluchures de légumes et des reliefs des repas? Ces déchets organiques partent aujourd’hui principalement dans la poubelle d’ordures ménagères, direction la décharge ou l’incinérateur. La France en produit ainsi 350 millions de tonnes dont une infime partie est recyclée. On dénombre seulement 16 unités de méthanisation traitant uniquement des déchets ménagers. Pourtant, ces résidus ont un potentiel de recyclage important. Dans les zones rurales, le compostage permet d’en faire un engrais pour jardin. Cette semaine, des lombricomposteurs sont même distribués à Paris pour les premiers volontaires du compostage en ville. L’Institut de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea) propose une autre solution, plus technique mais aussi écologiquement plus satisfaisante : la micro-méthanisation.

Aujourd’hui, la méthanisation a le vent en poupe. Le procédé de dégradation de la matière organique par les micro-organismes en absence d’oxygène conquiert les exploitations agricoles qui nourrissent les digesteurs de déchets agricoles. La digestion anaérobie produit du méthane qui peut rejoindre le réseau de gaz naturel ou alimenter une turbine pour produire de l’électricité. Les résidus de l’opération –le digestat– sont utilisés en engrais organiques. «L’idée, c’est d’utiliser cette technique à une échelle beaucoup plus petite pour équiper des quartiers d’habitation ou des zones de restaurants, explique Axelle Degueurce, chercheuse à l’Irstea de Rennes. Les ménages pourront ainsi voir à proximité de chez eux la transformation de leurs déchets en ressource énergétique ».

Un traitement des déchets au plus près du domicile

Depuis 2016 et pour 4 ans, l’Irstea pilote le programme européen "Decisive" chargé d’explorer la faisabilité technique et économique de la micro-méthanisation et donc d’évaluer la possibilité d’un recyclage parfait des déchets organiques. «L’objectif, c’est de construire une technologie simple dont le fonctionnement ne coûte rien voire rapporte, et qui soit accepté par les habitants » poursuit Axelle Degueurce. L’Irstea développe ainsi un ensemble robuste comprenant un système de chauffage pour maintenir la température idéale de méthanisation (entre 30 et 50°C) et la connexion avec une turbine produisant l’électricité, ici en l’occurrence un moteur Stirling qui a l’avantage d’être mu par une énergie externe ce qui évite tout contact avec les impuretés contenues dans le biogaz.

Reste à démontrer que tout cela peut marcher. «Avec nos partenaires européens de Decisive, nous allons tester en 2018 deux configurations, l’une d’une capacité de 200 tonnes de déchets par an, soit la production de 800 à 1000 ménages, l’autre de 50 tonnes plus adapté à de la restauration collective », détaille Pierre Thiriet, également chercheur à l’Irstea Rennes. Le démonstrateur de 200 tonnes représentant le volume de deux conteneurs de transport international sera installé sur le campus de l’Université de Barcelone, partenaire du projet, où seront traités les déchets des restaurants et des résidences universitaires. Celui de 50 tonnes (soit un volume de 3 à 5 m3) sera posé à l’école horticole d’Ecully dans la banlieue de Lyon. Cet établissement qui comprend une ferme urbaine appelée ReFarmers anime par ailleurs un réseau de collecte de biodéchets pour étudier le compostage.

Deux démonstrateurs pour valider l'idée

PLASTIQUES. Ces deux unités seront opérationnelles à la fin de 2018. « Nous aurons ainsi deux cas d’école qui vont nous permettre de voir à quelle échelle de territoire cette technologie est pertinente » expose Pierre Thiriet. Auparavant, les chercheurs devront caractériser la composition des déchets organiques qui vont arriver dans les digesteurs. «C’est une étape importante parce qu’il s’agit de savoir quel est le potentiel de méthanisation de ces déchets et surtout de connaître l’importance des erreurs de tri, poursuit Axelle Degueurce. La présence de plastiques peut très rapidement engorger les digesteurs ». Les chercheurs vont donc passer leur année à mettre le nez dans les poubelles de tri organique pour évaluer les quantités de produits indésirables.

Que peut-on attendre d’une telle technologie? A coup sûr, un changement de regard sur ces détritus qu’on jette. Avec la micro-méthanisation, le déchet ne part plus dans une benne au petit matin vers une banlieue lointaine. Il est traité à proximité et produit par ailleurs de l’énergie. « On peut ainsi tirer satisfaction du fait que le déchet de cuisine que l’on a trié sert à vous chauffer ou à vous éclairer », conclut Axelle Degueurce.
 

Source : Sciences et Avenir
Crédit : Irstea

Une chercheuse caractérise la composition de déchets de cuisine.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

14 - Calvados

Jusqu’au 29 février 2020

EXPOSITION
"LES REQUINS ! 430 MILLIONS D’ANNÉES D’ÉVOLUTION"

Découvrez la grande diversité des requins, allant d’espèces de petites tailles, jusqu’aux poissons géants dont les dents sont plus grandes qu’une main humaine.
Cette exposition évoque également le grand danger auquel ils sont confrontés : l’Homme. Venez découvrir de nouvelles espèces et apprendre en vous amusant grâce à une fresque digitale.

Paléospace
Avenue Jean Moulin
14640 Villers-sur-Mer
02 31 81 77 60
www.paleospace-villers.fr


21 - Côte d'Or

Jusqu’au 6 janvier 2019

EXPOSITION
"GRAINES"

Elles sont partout… Du petit-déjeuner au coucher, dans nos vêtements, dans notre alimentation, dans nos parcs et jardins… sans même y penser elles font partie de notre quotidien et sont un pilier de la biodiversité végétale.
Cette nouvelle exposition, très ludique, propose à tous les visiteurs de découvrir une grande variété de graines d’ici et d’ailleurs et de s’interroger sur leurs enjeux dans un contexte de changement climatique et sociétal.

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


Jusqu’au 31 mars 2019

EXPOSITION PLEIN-AIR
"IMPACTS ! HOMME-NATURE"

Venez découvrir les relations homme-nature au plus près du vivant !
De l’évolution du comportement animal à celui du climat et des milieux naturels, les chercheurs de Bourgogne et de Franche-Comté tentent de comprendre le rôle de l’Homme dans ces changements. Traversez ville, campagne et forêt et voyagez jusqu’aux pôles pour observer ces recherches in vivo !

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


25 - Doubs

Jusqu'au 22 avril 2019

EXPOSITION "FROID"

Véritable plongée dans l’univers du froid, l’exposition met en scène les multiples facettes du froid et plonge le visiteur dans des univers différents :
vie quotidienne, milieux extrêmes, biologie, physique, chimie, recherche, technologie, science-fiction... et l’invite à expérimenter.

Saline royale
Grande rue
25610 Arc-et-Senans
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


41 - Loir et Cher

Jusqu'au 31 décembre

LES JARDINS DE CHAMBORD

Le château a retrouvé en 2017 ses jardins à la française du XVIIIe siècle avec six hectares et demi au pied de la façade nord du château : plus de 600 arbres, 800 arbustes, 200 rosiers, 15 250 plantes...

Office de Tourisme de Blois-Chambord
23 place du château
41000 Blois
02 54 90 41 41
www.bloischambord.com


42 - Loire

Jusqu'au 12 décembre

EXPOSITION
"FILIÈRES TEXTILES ET CUIR"

Une sélection de savoir-faire et techniques des métiers de l’artisanat d’art dans le domaine textile et du cuir, de la plumasserie à la maille, en passant par le travail du bottier, du relieur ou encore du maroquinier.

La maison du passementier
20 rue Victor Hugo
42650 Saint-Jean-Bonnefonds
04 77 95 09 82
www.ville-st-jean-bonnefonds.fr/-maisondupassementier-


44 - Loire Atlantique

Du 8 au 19 mai 2019

EXPOSITION
"LES FLORALIES INTERNATIONALES DE NANTES"

Lors de cette prestigieuse manifestation florale, les visiteurs seront invités à découvrir dans le cadre exceptionnel du Parc de la Beaujoire des scènes ornementales élaborées par des professionnels et des amateurs passionnés.
Une représentation florale de haut niveau qui contribuera à les étonner, les dépayser, les faire rêver...

Floralies Internationales
Parc des Expositions de la Beaujoire
Route de Saint-Joseph de Porterie
44300 Nantes
http://comite-des-floralies.com/fre/


61 - Orne

Jusqu'au 23 décembre

EXPOSITION "LES HAIES"

Ecomusée du Perche
Prieuré de Sainte-Gauburge
61130 Saint-Cyr-la-Rosiere
02 33 73 48 06
www.ecomuseeduperche.fr


76 - Seine Maritime

Jusqu'au 15 décembre

EXPOSITION
"L’ABBÉ PIERRE PHOTOGRAPHE, UN REGARD SUR LE MONDE"

L'exposition présente soixante-dix photographies inédites prises par l’abbé Pierre lui-même dans de nombreux pays. Elles témoignent de la vitalité des personnes pauvres dans le monde et dévoilent le regard lucide et plein d’amour.

Centre abbé Pierre - Emmaüs
Route d'Emmaüs
76690 Esteville
02 35 23 87 76
www.centre-abbe-pierre-emmaus.org

Lieux:

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