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Huile de palme : le mirage de l'or rouge
Actualités

Huile de palme : le mirage de l'or rouge

C’est un combat perdu d’avance. Face à l’orang-outan, la pelleteuse fonce comme une machine de guerre. Vrombissements de moteur lourd, crachats de fumée noire et poisseuse, coups de Klaxon, voix qui s’agacent. Partout, les arbres tombent. Soudain, le bras articulé se rapproche, menace de faire chuter l’animal juché sur un tronc. Celui-ci frappe d’un geste désespéré l’énorme mâchoire d’acier qui dévore sa forêt. En vain. Il perd l’équilibre, se recroqueville à terre, parvient à se réfugier dans un entremêlement de racines.

Cette lutte pathétique se déroule sur l’île de Bornéo. Les images, filmées par l’organisation britannique International Animal Rescue, ont fait le tour du Web l’été dernier. Depuis, le primate aurait rejoint d’autres rescapés, réduits à vivre dans une réserve. Pendant ce temps, la destruction massive de leur habitat naturel continue pour céder la place aux plantations de palmiers à huile.

A l’origine, pourtant, l’éléis de Guinée s’épanouit en Afrique tropicale, du Sénégal à l’Angola. Ce palmier, qui peut atteindre près de 20 mètres de hauteur, produit toutes les deux semaines un bouquet de fruits généreux à la pulpe gorgée d’une huile rouge. Depuis cinq mille ans, elle est un ingrédient essentiel de la cuisine africaine. Dans les années 1970, les palmiers à huile sont introduits en Malaisie pour diversifier l’activité agricole qui, jusqu’alors, reposait sur l’hévéa. C’est le début du massacre à la tronçonneuse. Cultivé sur les pentes des collines aménagées en terrasses, le palmier grignote la forêt tropicale. Son équation économique est imbattable. La plante prodigieuse produit 4 tonnes d’huile par hectare, contre 0,5 tonne pour le soja et 0,6 tonne pour le colza, et revient 20% moins cher. L’or rouge est devenu l’huile la plus consommée au monde. Sa culture s’étend au Congo, Nigeria, Côte d’Ivoire, Gabon, remportant ainsi –après le soja et le cacao– la palme de la déforestation.

Raffinée pour l'industrie agroalimentaire, elle devient explosive en acides gras saturés, alimentant la bedaine des Occidentaux

Extraite à froid, l’huile de palme est riche en bêtacarotène, qui évite à des millions d’habitants d’Afrique et d’Asie la carence en vitamine A. Mais, raffinée pour l’industrie agroalimentaire et consommée à haute dose, elle devient explosive en acides gras saturés, alimentant la bedaine des Occidentaux. La traquer dans les rayons des supermarchés relève du parcours du combattant. Elle est partout : dans les pâtes à tartiner, les chips, les gâteaux, les plats préparés et les laits infantiles pour son goût neutre, sa consistance qui fond dans la bouche mais pas dans la main. Les «consommacteurs» ont commencé à la chasser des goûters. Alors les industriels se sont réunis avec le WWF, des producteurs et des négociants, afin de garantir une huile «propre», respectueuse de l’environnement et des droits humains. La certification RSPO (Round Table on Sustainable Palm Oil), définie en 2007, estampille désormais 19% de la production mondiale et regroupe 169 sociétés françaises. Et patatras ! Les images désastreuses, les témoignages accablants ont dénoncé l’«écran de fumée» du label. Témoin, le rapport de Greenpeace, publié en septembre 2018. L’ONG analyse les pratiques de 25 producteurs locaux qui fournissent 12 marques et qui se déclarent «responsables» : ils seraient à l’origine de la destruction de plus de 130 000 hectares de forêt depuis fin 2015, essentiellement en Papouasie indonésienne. La RSPO a donc revu sa copie et durci ses critères.

Alors, faut-il bannir définitivement l’huile de palme? Non, selon Arnaud Gauffier, chargé du programme agriculture durable au WWF. «Cela reviendrait à contraindre les marques d’opter pour le colza ou le soja, soit jusqu’à huit fois plus de surface pour parvenir au même tonnage.» Face aux pays beaucoup moins regardants sur les modes de production, comme l’Inde et la Chine, il pense qu’il faut cultiver des palmeraies sur des terres déjà dégradées plutôt que de déboiser. Le groupe Nestlé, qui achète 400 000 tonnes d’huile de palme par an, a décidé de tracer ses fournisseurs. Aux audits sur le terrain, réalisés avec l’ONG The Forest Trust, s’ajoute une surveillance par satellite et radar. «Ce service, baptisé Starling, a été mis en place grâce aux technologies d’Airbus et de SarVision», décrit Jean-Manuel Bluet, directeur du développement durable de Nestlé France. «Cette surveillance régulière des zones de plantation nous a permis de retirer une dizaine de fournisseurs de notre chaîne d’approvisionnement. Produire une huile zéro déforestation est possible, c’est notre objectif d’ici à 2020.» Mais à condition d’en finir avec les biocarburants de première génération, les «agrocarburants» qui carburent, entre autres, à l’huile de palme. Car la forêt, non seulement nous la mangeons mais nous la brûlons dans nos voitures. «En 2016, 75% des 900 000 tonnes d’huile de palme importées en France [7e importateur mondial] ont été incorporées dans le diesel», explique Sylvain Angerand, président de l’association Canopée forêts vivantes. Ce choix a été fait au début des années 2000 pour diminuer la dépendance au pétrole, alors que l’utilisation de l’huile de palme était encore marginale. Tout va changer avec une invention finlandaise, l’hydrotraitement (HVO), qui la fluidifie et l’empêche de prendre la consistance de la mayonnaise par temps froid. Résultat : la France consomme désormais 3 millions de tonnes par an de biodiesel, qui n’a rien de bio. On plante pour rouler… et continuer de s’étouffer. Anéantie, la forêt tropicale ne joue plus son rôle d’absorbeur de gaz à effet de serre. Pire : sa destruction entraîne la libération de grandes quantités de CO2 stockées dans les arbres et les tourbières. Dans un rapport en 2016, l’ONG Transport & environnement alertait déjà : «Le biodiesel issu de l’huile végétale vierge entraîne des émissions de carbone environ 80% plus élevées que le diesel fossile qu’il remplace. Le biodiesel à base de soja et d’huile de palme est même deux et trois fois plus nocif.»

"Il faudra déboiser de nouvelles surfaces pour répondre à la demande mondiale croissante en huile de palme alimentaire"

En France, Total reconvertit en bioraffinerie son site de la Mède, dans les Bouches-du-Rhône. Objectif : la production de 500 000 tonnes de biodisesel par an, à partir d’huiles végétales et issues du recyclage (graisses animales, huiles alimentaires usagées). Et d’huile de palme brute. «Trois cent mille tonnes au maximum, promet le pétrolier. Et uniquement avec des huiles répondant à un label de certification durable.» Ce qui fait voir rouge les cultivateurs de colza français –qui espéraient trouver un débouché dans la filière biodiesel– et les défenseurs de l’environnement. «Il faudra déboiser de nouvelles surfaces pour répondre à la demande mondiale croissante en huile de palme alimentaire», déplore Sylvain Angerand.

«Exclure les biocarburants à fort impact Casi [Changement d’affectation des sols indirects] peut permettre d’éviter le pire à très court terme», écrit Alain Karsenty, chercheur au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), dans une tribune diffusée le 23 avril 2018 sur le site d’«Alternatives économiques». Et de prévenir : «Si la législation ne change pas, ce sont 45 000 kilomètres carrés de forêt qui disparaîtront d’ici à 2030 rien qu’en Asie du Sud-Est. Et si d’autres secteurs, notamment le transport aérien, se lancent, nous n’avons aucune chance d’enrayer la déforestation au niveau mondial.» En juin 2018, le Parlement européen, la Commission et les Etats membres adoptaient un compromis : le plafonnement puis l’élimination, d’ici à 2030, des biocarburants à haut risque pour le climat et l’environnement. Le 13 mars, la Commission classait les biocarburants à l’huile de palme dans la catégorie des produits non durables.

La France, elle, patauge. Le 20 décembre 2018, contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée nationale a voté la fin de l’avantage fiscal lié au biodiesel à base d’huile de palme, qui fera augmenter son prix de 30 à 40%. Une mesure qui, selon Patrick Pouyanné, P-DG de Total, remettrait en cause la rentabilité du site de la Mède. Nouveau coup de théâtre, jeudi : les députés ont adopté un amendement reculant la date à partir de laquelle l'huile de palme ne sera plus considérée comme un biocarburant de 2020... à 2026. Une victoire pour le géant pétrolier.

Pendant ce temps, Chanee, un Français installé en Indonésie depuis vingt ans, continue à se faire régulièrement menacer de mort. Avec son association, Kalaweit, il a pu mettre à l’abri 640 hectares de forêt, patiemment rachetés. Son nouveau défi* : sanctuariser 1500 hectares de forêt coincés entre des plantations de palmiers et des exploitations minières à Bornéo, où se sont réfugiés des orangs-outans, des ours malais, des panthères, des cerfs sambars. Mais, à long terme, que restera-t-il si nous ne stoppons pas notre surconsommation? Des microbulles de biodiversité aux frontières desquelles se presseront de nouveaux prédateurs, les touristes avides de nature vierge. Voilà ce que nous léguerons à nos enfants.


Source : Paris Match / Anne-Cécile Beaudoin
Crédit : Agency/Sipa USA/SIPA

Sur une plantation de palmiers à Java, en Indonésie, en septembre dernier.

Huile de palme : le mirage de l'or rouge Actualités

Huile de palme : le mirage de l'or rouge

C’est un combat perdu d’avance. Face à l’orang-outan, la pelleteuse fonce comme une machine de guerre. Vrombissements de moteur lourd, crachats de fumée noire et poisseuse, coups de Klaxon, voix qui s’agacent. Partout, les arbres tombent. Soudain, le bras articulé se rapproche, menace de faire chuter l’animal juché sur un tronc. Celui-ci frappe d’un geste désespéré l’énorme mâchoire d’acier qui dévore sa forêt. En vain. Il perd l’équilibre, se recroqueville à terre, parvient à se réfugier dans un entremêlement de racines.

Cette lutte pathétique se déroule sur l’île de Bornéo. Les images, filmées par l’organisation britannique International Animal Rescue, ont fait le tour du Web l’été dernier. Depuis, le primate aurait rejoint d’autres rescapés, réduits à vivre dans une réserve. Pendant ce temps, la destruction massive de leur habitat naturel continue pour céder la place aux plantations de palmiers à huile.

A l’origine, pourtant, l’éléis de Guinée s’épanouit en Afrique tropicale, du Sénégal à l’Angola. Ce palmier, qui peut atteindre près de 20 mètres de hauteur, produit toutes les deux semaines un bouquet de fruits généreux à la pulpe gorgée d’une huile rouge. Depuis cinq mille ans, elle est un ingrédient essentiel de la cuisine africaine. Dans les années 1970, les palmiers à huile sont introduits en Malaisie pour diversifier l’activité agricole qui, jusqu’alors, reposait sur l’hévéa. C’est le début du massacre à la tronçonneuse. Cultivé sur les pentes des collines aménagées en terrasses, le palmier grignote la forêt tropicale. Son équation économique est imbattable. La plante prodigieuse produit 4 tonnes d’huile par hectare, contre 0,5 tonne pour le soja et 0,6 tonne pour le colza, et revient 20% moins cher. L’or rouge est devenu l’huile la plus consommée au monde. Sa culture s’étend au Congo, Nigeria, Côte d’Ivoire, Gabon, remportant ainsi –après le soja et le cacao– la palme de la déforestation.

Raffinée pour l'industrie agroalimentaire, elle devient explosive en acides gras saturés, alimentant la bedaine des Occidentaux

Extraite à froid, l’huile de palme est riche en bêtacarotène, qui évite à des millions d’habitants d’Afrique et d’Asie la carence en vitamine A. Mais, raffinée pour l’industrie agroalimentaire et consommée à haute dose, elle devient explosive en acides gras saturés, alimentant la bedaine des Occidentaux. La traquer dans les rayons des supermarchés relève du parcours du combattant. Elle est partout : dans les pâtes à tartiner, les chips, les gâteaux, les plats préparés et les laits infantiles pour son goût neutre, sa consistance qui fond dans la bouche mais pas dans la main. Les «consommacteurs» ont commencé à la chasser des goûters. Alors les industriels se sont réunis avec le WWF, des producteurs et des négociants, afin de garantir une huile «propre», respectueuse de l’environnement et des droits humains. La certification RSPO (Round Table on Sustainable Palm Oil), définie en 2007, estampille désormais 19% de la production mondiale et regroupe 169 sociétés françaises. Et patatras ! Les images désastreuses, les témoignages accablants ont dénoncé l’«écran de fumée» du label. Témoin, le rapport de Greenpeace, publié en septembre 2018. L’ONG analyse les pratiques de 25 producteurs locaux qui fournissent 12 marques et qui se déclarent «responsables» : ils seraient à l’origine de la destruction de plus de 130 000 hectares de forêt depuis fin 2015, essentiellement en Papouasie indonésienne. La RSPO a donc revu sa copie et durci ses critères.

Alors, faut-il bannir définitivement l’huile de palme? Non, selon Arnaud Gauffier, chargé du programme agriculture durable au WWF. «Cela reviendrait à contraindre les marques d’opter pour le colza ou le soja, soit jusqu’à huit fois plus de surface pour parvenir au même tonnage.» Face aux pays beaucoup moins regardants sur les modes de production, comme l’Inde et la Chine, il pense qu’il faut cultiver des palmeraies sur des terres déjà dégradées plutôt que de déboiser. Le groupe Nestlé, qui achète 400 000 tonnes d’huile de palme par an, a décidé de tracer ses fournisseurs. Aux audits sur le terrain, réalisés avec l’ONG The Forest Trust, s’ajoute une surveillance par satellite et radar. «Ce service, baptisé Starling, a été mis en place grâce aux technologies d’Airbus et de SarVision», décrit Jean-Manuel Bluet, directeur du développement durable de Nestlé France. «Cette surveillance régulière des zones de plantation nous a permis de retirer une dizaine de fournisseurs de notre chaîne d’approvisionnement. Produire une huile zéro déforestation est possible, c’est notre objectif d’ici à 2020.» Mais à condition d’en finir avec les biocarburants de première génération, les «agrocarburants» qui carburent, entre autres, à l’huile de palme. Car la forêt, non seulement nous la mangeons mais nous la brûlons dans nos voitures. «En 2016, 75% des 900 000 tonnes d’huile de palme importées en France [7e importateur mondial] ont été incorporées dans le diesel», explique Sylvain Angerand, président de l’association Canopée forêts vivantes. Ce choix a été fait au début des années 2000 pour diminuer la dépendance au pétrole, alors que l’utilisation de l’huile de palme était encore marginale. Tout va changer avec une invention finlandaise, l’hydrotraitement (HVO), qui la fluidifie et l’empêche de prendre la consistance de la mayonnaise par temps froid. Résultat : la France consomme désormais 3 millions de tonnes par an de biodiesel, qui n’a rien de bio. On plante pour rouler… et continuer de s’étouffer. Anéantie, la forêt tropicale ne joue plus son rôle d’absorbeur de gaz à effet de serre. Pire : sa destruction entraîne la libération de grandes quantités de CO2 stockées dans les arbres et les tourbières. Dans un rapport en 2016, l’ONG Transport & environnement alertait déjà : «Le biodiesel issu de l’huile végétale vierge entraîne des émissions de carbone environ 80% plus élevées que le diesel fossile qu’il remplace. Le biodiesel à base de soja et d’huile de palme est même deux et trois fois plus nocif.»

"Il faudra déboiser de nouvelles surfaces pour répondre à la demande mondiale croissante en huile de palme alimentaire"

En France, Total reconvertit en bioraffinerie son site de la Mède, dans les Bouches-du-Rhône. Objectif : la production de 500 000 tonnes de biodisesel par an, à partir d’huiles végétales et issues du recyclage (graisses animales, huiles alimentaires usagées). Et d’huile de palme brute. «Trois cent mille tonnes au maximum, promet le pétrolier. Et uniquement avec des huiles répondant à un label de certification durable.» Ce qui fait voir rouge les cultivateurs de colza français –qui espéraient trouver un débouché dans la filière biodiesel– et les défenseurs de l’environnement. «Il faudra déboiser de nouvelles surfaces pour répondre à la demande mondiale croissante en huile de palme alimentaire», déplore Sylvain Angerand.

«Exclure les biocarburants à fort impact Casi [Changement d’affectation des sols indirects] peut permettre d’éviter le pire à très court terme», écrit Alain Karsenty, chercheur au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), dans une tribune diffusée le 23 avril 2018 sur le site d’«Alternatives économiques». Et de prévenir : «Si la législation ne change pas, ce sont 45 000 kilomètres carrés de forêt qui disparaîtront d’ici à 2030 rien qu’en Asie du Sud-Est. Et si d’autres secteurs, notamment le transport aérien, se lancent, nous n’avons aucune chance d’enrayer la déforestation au niveau mondial.» En juin 2018, le Parlement européen, la Commission et les Etats membres adoptaient un compromis : le plafonnement puis l’élimination, d’ici à 2030, des biocarburants à haut risque pour le climat et l’environnement. Le 13 mars, la Commission classait les biocarburants à l’huile de palme dans la catégorie des produits non durables.

La France, elle, patauge. Le 20 décembre 2018, contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée nationale a voté la fin de l’avantage fiscal lié au biodiesel à base d’huile de palme, qui fera augmenter son prix de 30 à 40%. Une mesure qui, selon Patrick Pouyanné, P-DG de Total, remettrait en cause la rentabilité du site de la Mède. Nouveau coup de théâtre, jeudi : les députés ont adopté un amendement reculant la date à partir de laquelle l'huile de palme ne sera plus considérée comme un biocarburant de 2020... à 2026. Une victoire pour le géant pétrolier.

Pendant ce temps, Chanee, un Français installé en Indonésie depuis vingt ans, continue à se faire régulièrement menacer de mort. Avec son association, Kalaweit, il a pu mettre à l’abri 640 hectares de forêt, patiemment rachetés. Son nouveau défi* : sanctuariser 1500 hectares de forêt coincés entre des plantations de palmiers et des exploitations minières à Bornéo, où se sont réfugiés des orangs-outans, des ours malais, des panthères, des cerfs sambars. Mais, à long terme, que restera-t-il si nous ne stoppons pas notre surconsommation? Des microbulles de biodiversité aux frontières desquelles se presseront de nouveaux prédateurs, les touristes avides de nature vierge. Voilà ce que nous léguerons à nos enfants.


Source : Paris Match / Anne-Cécile Beaudoin
Crédit : Agency/Sipa USA/SIPA

Sur une plantation de palmiers à Java, en Indonésie, en septembre dernier.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

25 - Doubs

Jusqu'au 9 janvier 2022

EXPOSITION
"DESTINS DE CIRQUE"

Cette exposition présente les destins des femmes et hommes du cirque entre ombres et lumières. Costumes, affiches, instruments de musique, gravures originales, films … évoquent l’art du cirque du XVIIIe siècle à nos jours.
Les fabuleux dessins aquarellés des sœurs Vesque, les planches uniques du grand costumier Gérard Vicaire éclairent ces destins de cirque.

Saline royale
Grande rue
25610 ARC-ET-SENANS
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


34 - Hérault

Du 25 septembre 2021 au 27 mars 2022

EXPOSITION
"JEAN-FRANCIS AUBURTIN, UN ÂGE D'OR"

Jean-Francis Auburtin (1866-1930) s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet...
En une centaine d'œuvres, le Musée de Lodève propose une rétrospective de ce peintre à redécouvrir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


41 - Loir et Cher

Jusqu'au 6 novembre

SON & LUMIERE
CHATEAU ROYAL DE BLOIS

Chaque soir, dès la tombée de la nuit, devenez le témoin d'une expérience époustouflante !
Sur les 4 façades de la cour, projections d'images vidéo monumentales et effets spéciaux immersifs s’emparent de l’architecture grandiose des lieux, métamorphosent le château et lui donnent vie.

Office de Tourisme de Blois-Chambord
23 place du château
41000 Blois
02 54 90 41 41
www.bloischambord.com


45 - Loiret

Du 9 au 24 octobre

CONCOURS PHOTOS
"AUTOMNE"  

L’automne est une saison extraordinaire à l’Arboretum des Grandes Bruyères. Les tableaux paysagers prennent des couleurs flamboyantes et les ambiances vous transportent en Chine et au Canada. Le rouge, l’orange et le jaune se déclinent en mille nuances éclatantes. Immergez-vous dans ces paysages, photographiez-les et tentez de gagner des cadeaux ! Ouvert à tous, petits et grands, amateurs et professionnels.

Arboretum des Grandes Bruyères
45450 Ingrannes
02 38 57 28 24
www.arboretumdesgrandesbruyeres.fr


Les 17 et 24 octobre

VISITES GUIDÉES - Arboretum des Grandes Bruyères
"DIMANCHE D'AUTOMNE"  

Visites guidées à 15h Certains arbres ont leurs plus beaux atours à l’automne. Ils revêtent leurs manteaux aux couleurs flamboyantes et créent entre eux des paysages exceptionnels. Au delà encore de la beauté, chacun a son histoire et ses petits secrets. Venez les découvrir et vous émerveiller ! Adulte 15 € / 6-12 ans 5 € / Gratuit jusqu'à 5 ans.

Arboretum des Grandes Bruyères
45450 Ingrannes
02 38 57 28 24
www.arboretumdesgrandesbruyeres.fr


50 - Manche

Jusqu'au 1er novembre

EXPOSITION
"RIVAGES"

Photographe et aventurière, Amélie Blondiaux a parcouru à l'automne 2020 l'intégralité du GR 223 pour capter les nombreuses facettes du littoral de la Manche et promouvoir la mobilité douce dans le département.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


Jusqu'au 2 janvier 2022

EXPOSITION
"LE PEUPLE DES DUNES, DES GAULOIS SOUS LA PLAGE"

Menée en partenariat avec l’INRAP. Dans cette exposition visant à valoriser le site archéologique gaulois découvert sous la plage d’Urville-Nacqueville, c’est une véritable immersion dans la vie quotidienne de nos ancêtres, à la fois navigateurs et commerçants, qui vous sont proposée.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


71 - Saône et Loire

Jusqu'au 7 novembre

EXPOSITION
"LA VIE SECRÈTE DU SOL"

Quand on sait que les organismes vivants du sol représentent environ ¼ des espèces animales connues et le rôle joué par ces organismes dans l’équilibre et la richesse des sols on comprend mieux l’importance de bien les connaitre pour mieux les protéger.
L’exposition « La vie secrète du sol », conçue et réalisée par le Centre Eden, lève le voile sur ce monde mystérieux, les mécanismes complexes et les interactions entre les organismes.

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


Jusqu'au 31 décembre

EXPOSITION
"LES COULEURS DU CHAROLAIS-BRIONNAIS"

Ils sont nés ici, y ont grandi ; ils y résident pour la plupart ou y séjournent durant les vacances…leur point commun ? Ils l’ont tous dans la tête et dans le cœur ! Le Charolais-Brionnais sera mis à l’honneur à travers 130 photographies des membres du groupe Facebook « Les Couleurs du Charolais-Brionnais ».

La Maison du Charolais
43 Route de Mâcon, RCEA N79 sortie 12
71120 Charolles
03 85 88 04 00
www.maison-charolais.com


74 - Haute-Savoie

Du 23 octobre au 6 novembre

ACRO AVENTURES TALLOIRES
"CHASSE AU TRÉSOR D’HALLOWEEN"

Partez à la chasse au trésor. Une activité familiale accessible à tous ! "Hervé l’Araignée" de 3 à 7 ans et "Le Fantôme des Dents de Lanfon" de 8 à 13 ans.

Acro'Aventures Talloires
Route de Planfait
74290 Talloires
06 07 56 90 58
www.talloires.acro-aventures.com

Lieux:

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