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Huile de palme : le mirage de l'or rouge
Actualités

Huile de palme : le mirage de l'or rouge

C’est un combat perdu d’avance. Face à l’orang-outan, la pelleteuse fonce comme une machine de guerre. Vrombissements de moteur lourd, crachats de fumée noire et poisseuse, coups de Klaxon, voix qui s’agacent. Partout, les arbres tombent. Soudain, le bras articulé se rapproche, menace de faire chuter l’animal juché sur un tronc. Celui-ci frappe d’un geste désespéré l’énorme mâchoire d’acier qui dévore sa forêt. En vain. Il perd l’équilibre, se recroqueville à terre, parvient à se réfugier dans un entremêlement de racines.

Cette lutte pathétique se déroule sur l’île de Bornéo. Les images, filmées par l’organisation britannique International Animal Rescue, ont fait le tour du Web l’été dernier. Depuis, le primate aurait rejoint d’autres rescapés, réduits à vivre dans une réserve. Pendant ce temps, la destruction massive de leur habitat naturel continue pour céder la place aux plantations de palmiers à huile.

A l’origine, pourtant, l’éléis de Guinée s’épanouit en Afrique tropicale, du Sénégal à l’Angola. Ce palmier, qui peut atteindre près de 20 mètres de hauteur, produit toutes les deux semaines un bouquet de fruits généreux à la pulpe gorgée d’une huile rouge. Depuis cinq mille ans, elle est un ingrédient essentiel de la cuisine africaine. Dans les années 1970, les palmiers à huile sont introduits en Malaisie pour diversifier l’activité agricole qui, jusqu’alors, reposait sur l’hévéa. C’est le début du massacre à la tronçonneuse. Cultivé sur les pentes des collines aménagées en terrasses, le palmier grignote la forêt tropicale. Son équation économique est imbattable. La plante prodigieuse produit 4 tonnes d’huile par hectare, contre 0,5 tonne pour le soja et 0,6 tonne pour le colza, et revient 20% moins cher. L’or rouge est devenu l’huile la plus consommée au monde. Sa culture s’étend au Congo, Nigeria, Côte d’Ivoire, Gabon, remportant ainsi –après le soja et le cacao– la palme de la déforestation.

Raffinée pour l'industrie agroalimentaire, elle devient explosive en acides gras saturés, alimentant la bedaine des Occidentaux

Extraite à froid, l’huile de palme est riche en bêtacarotène, qui évite à des millions d’habitants d’Afrique et d’Asie la carence en vitamine A. Mais, raffinée pour l’industrie agroalimentaire et consommée à haute dose, elle devient explosive en acides gras saturés, alimentant la bedaine des Occidentaux. La traquer dans les rayons des supermarchés relève du parcours du combattant. Elle est partout : dans les pâtes à tartiner, les chips, les gâteaux, les plats préparés et les laits infantiles pour son goût neutre, sa consistance qui fond dans la bouche mais pas dans la main. Les «consommacteurs» ont commencé à la chasser des goûters. Alors les industriels se sont réunis avec le WWF, des producteurs et des négociants, afin de garantir une huile «propre», respectueuse de l’environnement et des droits humains. La certification RSPO (Round Table on Sustainable Palm Oil), définie en 2007, estampille désormais 19% de la production mondiale et regroupe 169 sociétés françaises. Et patatras ! Les images désastreuses, les témoignages accablants ont dénoncé l’«écran de fumée» du label. Témoin, le rapport de Greenpeace, publié en septembre 2018. L’ONG analyse les pratiques de 25 producteurs locaux qui fournissent 12 marques et qui se déclarent «responsables» : ils seraient à l’origine de la destruction de plus de 130 000 hectares de forêt depuis fin 2015, essentiellement en Papouasie indonésienne. La RSPO a donc revu sa copie et durci ses critères.

Alors, faut-il bannir définitivement l’huile de palme? Non, selon Arnaud Gauffier, chargé du programme agriculture durable au WWF. «Cela reviendrait à contraindre les marques d’opter pour le colza ou le soja, soit jusqu’à huit fois plus de surface pour parvenir au même tonnage.» Face aux pays beaucoup moins regardants sur les modes de production, comme l’Inde et la Chine, il pense qu’il faut cultiver des palmeraies sur des terres déjà dégradées plutôt que de déboiser. Le groupe Nestlé, qui achète 400 000 tonnes d’huile de palme par an, a décidé de tracer ses fournisseurs. Aux audits sur le terrain, réalisés avec l’ONG The Forest Trust, s’ajoute une surveillance par satellite et radar. «Ce service, baptisé Starling, a été mis en place grâce aux technologies d’Airbus et de SarVision», décrit Jean-Manuel Bluet, directeur du développement durable de Nestlé France. «Cette surveillance régulière des zones de plantation nous a permis de retirer une dizaine de fournisseurs de notre chaîne d’approvisionnement. Produire une huile zéro déforestation est possible, c’est notre objectif d’ici à 2020.» Mais à condition d’en finir avec les biocarburants de première génération, les «agrocarburants» qui carburent, entre autres, à l’huile de palme. Car la forêt, non seulement nous la mangeons mais nous la brûlons dans nos voitures. «En 2016, 75% des 900 000 tonnes d’huile de palme importées en France [7e importateur mondial] ont été incorporées dans le diesel», explique Sylvain Angerand, président de l’association Canopée forêts vivantes. Ce choix a été fait au début des années 2000 pour diminuer la dépendance au pétrole, alors que l’utilisation de l’huile de palme était encore marginale. Tout va changer avec une invention finlandaise, l’hydrotraitement (HVO), qui la fluidifie et l’empêche de prendre la consistance de la mayonnaise par temps froid. Résultat : la France consomme désormais 3 millions de tonnes par an de biodiesel, qui n’a rien de bio. On plante pour rouler… et continuer de s’étouffer. Anéantie, la forêt tropicale ne joue plus son rôle d’absorbeur de gaz à effet de serre. Pire : sa destruction entraîne la libération de grandes quantités de CO2 stockées dans les arbres et les tourbières. Dans un rapport en 2016, l’ONG Transport & environnement alertait déjà : «Le biodiesel issu de l’huile végétale vierge entraîne des émissions de carbone environ 80% plus élevées que le diesel fossile qu’il remplace. Le biodiesel à base de soja et d’huile de palme est même deux et trois fois plus nocif.»

"Il faudra déboiser de nouvelles surfaces pour répondre à la demande mondiale croissante en huile de palme alimentaire"

En France, Total reconvertit en bioraffinerie son site de la Mède, dans les Bouches-du-Rhône. Objectif : la production de 500 000 tonnes de biodisesel par an, à partir d’huiles végétales et issues du recyclage (graisses animales, huiles alimentaires usagées). Et d’huile de palme brute. «Trois cent mille tonnes au maximum, promet le pétrolier. Et uniquement avec des huiles répondant à un label de certification durable.» Ce qui fait voir rouge les cultivateurs de colza français –qui espéraient trouver un débouché dans la filière biodiesel– et les défenseurs de l’environnement. «Il faudra déboiser de nouvelles surfaces pour répondre à la demande mondiale croissante en huile de palme alimentaire», déplore Sylvain Angerand.

«Exclure les biocarburants à fort impact Casi [Changement d’affectation des sols indirects] peut permettre d’éviter le pire à très court terme», écrit Alain Karsenty, chercheur au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), dans une tribune diffusée le 23 avril 2018 sur le site d’«Alternatives économiques». Et de prévenir : «Si la législation ne change pas, ce sont 45 000 kilomètres carrés de forêt qui disparaîtront d’ici à 2030 rien qu’en Asie du Sud-Est. Et si d’autres secteurs, notamment le transport aérien, se lancent, nous n’avons aucune chance d’enrayer la déforestation au niveau mondial.» En juin 2018, le Parlement européen, la Commission et les Etats membres adoptaient un compromis : le plafonnement puis l’élimination, d’ici à 2030, des biocarburants à haut risque pour le climat et l’environnement. Le 13 mars, la Commission classait les biocarburants à l’huile de palme dans la catégorie des produits non durables.

La France, elle, patauge. Le 20 décembre 2018, contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée nationale a voté la fin de l’avantage fiscal lié au biodiesel à base d’huile de palme, qui fera augmenter son prix de 30 à 40%. Une mesure qui, selon Patrick Pouyanné, P-DG de Total, remettrait en cause la rentabilité du site de la Mède. Nouveau coup de théâtre, jeudi : les députés ont adopté un amendement reculant la date à partir de laquelle l'huile de palme ne sera plus considérée comme un biocarburant de 2020... à 2026. Une victoire pour le géant pétrolier.

Pendant ce temps, Chanee, un Français installé en Indonésie depuis vingt ans, continue à se faire régulièrement menacer de mort. Avec son association, Kalaweit, il a pu mettre à l’abri 640 hectares de forêt, patiemment rachetés. Son nouveau défi* : sanctuariser 1500 hectares de forêt coincés entre des plantations de palmiers et des exploitations minières à Bornéo, où se sont réfugiés des orangs-outans, des ours malais, des panthères, des cerfs sambars. Mais, à long terme, que restera-t-il si nous ne stoppons pas notre surconsommation? Des microbulles de biodiversité aux frontières desquelles se presseront de nouveaux prédateurs, les touristes avides de nature vierge. Voilà ce que nous léguerons à nos enfants.


Source : Paris Match / Anne-Cécile Beaudoin
Crédit : Agency/Sipa USA/SIPA

Sur une plantation de palmiers à Java, en Indonésie, en septembre dernier.

Huile de palme : le mirage de l'or rouge Actualités

Huile de palme : le mirage de l'or rouge

C’est un combat perdu d’avance. Face à l’orang-outan, la pelleteuse fonce comme une machine de guerre. Vrombissements de moteur lourd, crachats de fumée noire et poisseuse, coups de Klaxon, voix qui s’agacent. Partout, les arbres tombent. Soudain, le bras articulé se rapproche, menace de faire chuter l’animal juché sur un tronc. Celui-ci frappe d’un geste désespéré l’énorme mâchoire d’acier qui dévore sa forêt. En vain. Il perd l’équilibre, se recroqueville à terre, parvient à se réfugier dans un entremêlement de racines.

Cette lutte pathétique se déroule sur l’île de Bornéo. Les images, filmées par l’organisation britannique International Animal Rescue, ont fait le tour du Web l’été dernier. Depuis, le primate aurait rejoint d’autres rescapés, réduits à vivre dans une réserve. Pendant ce temps, la destruction massive de leur habitat naturel continue pour céder la place aux plantations de palmiers à huile.

A l’origine, pourtant, l’éléis de Guinée s’épanouit en Afrique tropicale, du Sénégal à l’Angola. Ce palmier, qui peut atteindre près de 20 mètres de hauteur, produit toutes les deux semaines un bouquet de fruits généreux à la pulpe gorgée d’une huile rouge. Depuis cinq mille ans, elle est un ingrédient essentiel de la cuisine africaine. Dans les années 1970, les palmiers à huile sont introduits en Malaisie pour diversifier l’activité agricole qui, jusqu’alors, reposait sur l’hévéa. C’est le début du massacre à la tronçonneuse. Cultivé sur les pentes des collines aménagées en terrasses, le palmier grignote la forêt tropicale. Son équation économique est imbattable. La plante prodigieuse produit 4 tonnes d’huile par hectare, contre 0,5 tonne pour le soja et 0,6 tonne pour le colza, et revient 20% moins cher. L’or rouge est devenu l’huile la plus consommée au monde. Sa culture s’étend au Congo, Nigeria, Côte d’Ivoire, Gabon, remportant ainsi –après le soja et le cacao– la palme de la déforestation.

Raffinée pour l'industrie agroalimentaire, elle devient explosive en acides gras saturés, alimentant la bedaine des Occidentaux

Extraite à froid, l’huile de palme est riche en bêtacarotène, qui évite à des millions d’habitants d’Afrique et d’Asie la carence en vitamine A. Mais, raffinée pour l’industrie agroalimentaire et consommée à haute dose, elle devient explosive en acides gras saturés, alimentant la bedaine des Occidentaux. La traquer dans les rayons des supermarchés relève du parcours du combattant. Elle est partout : dans les pâtes à tartiner, les chips, les gâteaux, les plats préparés et les laits infantiles pour son goût neutre, sa consistance qui fond dans la bouche mais pas dans la main. Les «consommacteurs» ont commencé à la chasser des goûters. Alors les industriels se sont réunis avec le WWF, des producteurs et des négociants, afin de garantir une huile «propre», respectueuse de l’environnement et des droits humains. La certification RSPO (Round Table on Sustainable Palm Oil), définie en 2007, estampille désormais 19% de la production mondiale et regroupe 169 sociétés françaises. Et patatras ! Les images désastreuses, les témoignages accablants ont dénoncé l’«écran de fumée» du label. Témoin, le rapport de Greenpeace, publié en septembre 2018. L’ONG analyse les pratiques de 25 producteurs locaux qui fournissent 12 marques et qui se déclarent «responsables» : ils seraient à l’origine de la destruction de plus de 130 000 hectares de forêt depuis fin 2015, essentiellement en Papouasie indonésienne. La RSPO a donc revu sa copie et durci ses critères.

Alors, faut-il bannir définitivement l’huile de palme? Non, selon Arnaud Gauffier, chargé du programme agriculture durable au WWF. «Cela reviendrait à contraindre les marques d’opter pour le colza ou le soja, soit jusqu’à huit fois plus de surface pour parvenir au même tonnage.» Face aux pays beaucoup moins regardants sur les modes de production, comme l’Inde et la Chine, il pense qu’il faut cultiver des palmeraies sur des terres déjà dégradées plutôt que de déboiser. Le groupe Nestlé, qui achète 400 000 tonnes d’huile de palme par an, a décidé de tracer ses fournisseurs. Aux audits sur le terrain, réalisés avec l’ONG The Forest Trust, s’ajoute une surveillance par satellite et radar. «Ce service, baptisé Starling, a été mis en place grâce aux technologies d’Airbus et de SarVision», décrit Jean-Manuel Bluet, directeur du développement durable de Nestlé France. «Cette surveillance régulière des zones de plantation nous a permis de retirer une dizaine de fournisseurs de notre chaîne d’approvisionnement. Produire une huile zéro déforestation est possible, c’est notre objectif d’ici à 2020.» Mais à condition d’en finir avec les biocarburants de première génération, les «agrocarburants» qui carburent, entre autres, à l’huile de palme. Car la forêt, non seulement nous la mangeons mais nous la brûlons dans nos voitures. «En 2016, 75% des 900 000 tonnes d’huile de palme importées en France [7e importateur mondial] ont été incorporées dans le diesel», explique Sylvain Angerand, président de l’association Canopée forêts vivantes. Ce choix a été fait au début des années 2000 pour diminuer la dépendance au pétrole, alors que l’utilisation de l’huile de palme était encore marginale. Tout va changer avec une invention finlandaise, l’hydrotraitement (HVO), qui la fluidifie et l’empêche de prendre la consistance de la mayonnaise par temps froid. Résultat : la France consomme désormais 3 millions de tonnes par an de biodiesel, qui n’a rien de bio. On plante pour rouler… et continuer de s’étouffer. Anéantie, la forêt tropicale ne joue plus son rôle d’absorbeur de gaz à effet de serre. Pire : sa destruction entraîne la libération de grandes quantités de CO2 stockées dans les arbres et les tourbières. Dans un rapport en 2016, l’ONG Transport & environnement alertait déjà : «Le biodiesel issu de l’huile végétale vierge entraîne des émissions de carbone environ 80% plus élevées que le diesel fossile qu’il remplace. Le biodiesel à base de soja et d’huile de palme est même deux et trois fois plus nocif.»

"Il faudra déboiser de nouvelles surfaces pour répondre à la demande mondiale croissante en huile de palme alimentaire"

En France, Total reconvertit en bioraffinerie son site de la Mède, dans les Bouches-du-Rhône. Objectif : la production de 500 000 tonnes de biodisesel par an, à partir d’huiles végétales et issues du recyclage (graisses animales, huiles alimentaires usagées). Et d’huile de palme brute. «Trois cent mille tonnes au maximum, promet le pétrolier. Et uniquement avec des huiles répondant à un label de certification durable.» Ce qui fait voir rouge les cultivateurs de colza français –qui espéraient trouver un débouché dans la filière biodiesel– et les défenseurs de l’environnement. «Il faudra déboiser de nouvelles surfaces pour répondre à la demande mondiale croissante en huile de palme alimentaire», déplore Sylvain Angerand.

«Exclure les biocarburants à fort impact Casi [Changement d’affectation des sols indirects] peut permettre d’éviter le pire à très court terme», écrit Alain Karsenty, chercheur au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), dans une tribune diffusée le 23 avril 2018 sur le site d’«Alternatives économiques». Et de prévenir : «Si la législation ne change pas, ce sont 45 000 kilomètres carrés de forêt qui disparaîtront d’ici à 2030 rien qu’en Asie du Sud-Est. Et si d’autres secteurs, notamment le transport aérien, se lancent, nous n’avons aucune chance d’enrayer la déforestation au niveau mondial.» En juin 2018, le Parlement européen, la Commission et les Etats membres adoptaient un compromis : le plafonnement puis l’élimination, d’ici à 2030, des biocarburants à haut risque pour le climat et l’environnement. Le 13 mars, la Commission classait les biocarburants à l’huile de palme dans la catégorie des produits non durables.

La France, elle, patauge. Le 20 décembre 2018, contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée nationale a voté la fin de l’avantage fiscal lié au biodiesel à base d’huile de palme, qui fera augmenter son prix de 30 à 40%. Une mesure qui, selon Patrick Pouyanné, P-DG de Total, remettrait en cause la rentabilité du site de la Mède. Nouveau coup de théâtre, jeudi : les députés ont adopté un amendement reculant la date à partir de laquelle l'huile de palme ne sera plus considérée comme un biocarburant de 2020... à 2026. Une victoire pour le géant pétrolier.

Pendant ce temps, Chanee, un Français installé en Indonésie depuis vingt ans, continue à se faire régulièrement menacer de mort. Avec son association, Kalaweit, il a pu mettre à l’abri 640 hectares de forêt, patiemment rachetés. Son nouveau défi* : sanctuariser 1500 hectares de forêt coincés entre des plantations de palmiers et des exploitations minières à Bornéo, où se sont réfugiés des orangs-outans, des ours malais, des panthères, des cerfs sambars. Mais, à long terme, que restera-t-il si nous ne stoppons pas notre surconsommation? Des microbulles de biodiversité aux frontières desquelles se presseront de nouveaux prédateurs, les touristes avides de nature vierge. Voilà ce que nous léguerons à nos enfants.


Source : Paris Match / Anne-Cécile Beaudoin
Crédit : Agency/Sipa USA/SIPA

Sur une plantation de palmiers à Java, en Indonésie, en septembre dernier.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

09 - Ariège

Le 15 février

FABRIQUE TA FLÈCHE ET TON PROPULSEUR !
    
Au coin du feu, vous vous transformerez en chasseur préhistorique ! Vous fabriquerezune flèche et un propulseur en bois avec les moyens disponibles au néolithique… Le tout se terminera par un bon goûter de chez nous !
Le samedi 15 février 2020 de 14h à 17h30. Sur inscription. 8,50 €/adulte – 7 €/enfant.

Au Pays des Traces
Ferme de Miguet
09190 Saint-Lizier    
05 61 66 47 98
www.paysdestraces.fr


Le 22 février

BALLADE EN RAQUETTE
À LA DÉCOUVERTE DES TRACES DANS LA NEIGE...

Venez découvrir la neige autrement. Vous apprendrez à lire la neige, à fabriquer un abri, à allumer un feu dans la neige ou interpréter des traces sur la neige...(Pique-nique tiré du sac).
Le samedi 22 février de 10h à 17h30. Sur inscription. 30 €/adulte & 25 €/enfant à partir de 12 ans. Location de raquettes : 5 €/personne.

Au Pays des Traces
Ferme de Miguet
09190 Saint-Lizier    
05 61 66 47 98
www.paysdestraces.fr


22 - Côtes d'Armor

Le 22 décembre

SEANCES AU PLANETARIUM DE BRETAGNE

A l'occasion du solstice, le Planétarium de Bretagne vous invite pour deux séances au tarif spécial de 4 €.  A 15h00 : "Les astres et les Marées". A 16h00 : "Le phénomène des saisons".

Planétarium de Bretagne
Parc du Radôme
22560 Pleumeur-Bodou
02 96 15 80 30
www.planetarium-bretagne.fr


Du 15 décembre au 15 mars 2020

EXPOSITION
"FRONDAISONS"
La fabrique d’un maquis de l’Argoat

Le pôle de l'Étang-Neuf présente l'oeuvre de Sophie Zénon, "Frondaisons", la fabrique de l'image d'un maquis de l'Argoat, une exposition de photographies et de vidéos.

Pôle de l'Étang-Neuf
22480 Saint-Connan
02 96 47 17 66
www.etangneufbretagne.com


25 - Doubs

Jusqu'au 5 janvier 2020

EXPOSITION
« LE MONDE DE JULES VERNE »

L’exposition présente le créateur et poète, évoque ses voyages extraordinaires d’un nouveau genre littéraire puis explore sa quête de l’ailleurs.
Gravures, affiches de cinéma, maquettes, dessins de reconstitutions des machines de Jules Verne, carte géante représentant les itinéraires des personnages…rythment le parcours de l’exposition.

Saline royale
Grande Rue
25610 Arc et Senans
www.salineroyale.com


Du 15 février au 3 mai 2020

EXPOSITION
« GEORGES FESSY ET LA PHOTOGRAPHIE »

Exposition en coproduction avec le Familistère de Guise. Georges Fessy et la photographie est une rétrospective présentée à travers plus d’une centaine de photographies qui traduit la diversité d’une vie de photographe : paysages, portraits, natures mortes, objets d’art, vues d’architectures.

Saline royale
Grande Rue
25610 Arc et Senans
www.salineroyale.com


30 - Gard

Jusqu'au 8 mars 2020

EXPOSITION
« FEU », l’expo brûlante de la rentrée au Pont du Gard

FEU conçue par Universcience qui propose d’explorer la thématique de la maîtrise du feu par l’humain. Accessible dès 9 ans, cette exposition rassemble des installations audiovisuelles, des dispositifs multimédia et des expériences interactives ainsi que de nombreux objets visant à enrichir la connaissance des visiteurs et à déconstruire les idées reçues.

Site du Pont du Gard
La Bégude
400 route du Pont du Gard
30210 Vers-Pont-du-Gard
04 66 37 50 99
www.pontdugard.fr


34 - Hérault

Jusqu'au 23 février 2020

EXPOSITION
Ensor, Magritte, Alechinsky...

L'exposition invite à un cheminement sensible sur les sentiers de l'art Belge à travers une sélection de chefsd’oeuvre des collections du Musée d'Ixelles (Bruxelles).

Musée de Lodève
square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


37 - Indre-et-Loire

Les 7 et 14 décembre

CHATEAU ROYAL D'AMBOISE
CONCERTS

Samedi 7 décembre 2019 : concert avec l’Ensemble Les Salanganes de Tours, à 15h30. Inclus dans le droit d’entrée.
Samedi 14 décembre 2019 : Concert de chants de Noël avec la Chorale La cantilène, à 16h. Inclus dans le droit d’entrée.

Château royal d’Amboise
Montée de l’Emir Abd el Kader
37400 Amboise
02 47 57 00 98
www.chateau-amboise.com


Du 23 décembre au 5 janvier

CHATEAU ROYAL D'AMBOISE
"VISITE SPÉCIALE NOËL"

Tous les jours à 15h30, les petits visiteurs vont notamment pouvoir découvrir les traditions de Noël à travers les siècles dans le logis spécialement décoré (crèche napolitaine, sapins et exposition de jouets anciens.).
Visite commentée en français par un guide conférencier. Réservée aux enfants de 7 à 12 ans accompagnés de leur famille. Inclus dans le droit d’entrée au château. Durée : 1 heure.

Château royal d’Amboise
Montée de l’Emir Abd el Kader
37400 Amboise
02 47 57 00 98
www.chateau-amboise.com


39 - Jura

Du 20 janvier au 2 avril

ATELIERS
"L’ŒIL ET LA MAIN"

Le Musée de la Lunette organise  une visite de l’exposition temporaire « Les lunettes en voient de toutes les couleurs ». Les enfants découvriront l’utilisation de la couleur en lunetterie, ses principes et surtout son design inspirant ! Ils participeront par la suite à un atelier artistique animé par l’une de nos artistes plasticiennes. Cet atelier est à destination des scolaires, de la maternelle au collège.

Musée de la Lunette
Place Jean Jaurès
39400 Morez - Hauts de Bienne
03 84 33 39 30
www.musee-lunette.fr


50 - Manche

Jusqu'au 5 janvier 2020

EXPOSITION
"DÉTOURS EN COTENTIN"

Il y a sept ans, la famille du photographe Gustave Bazire (1893-1941) découvre 1 400 plaques de verre. Aujourd'hui, le Cotentin expose les vues de l'artiste.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


63 - Puy-de-Dôme

Janvier et février

"CLASSE NEIGE A PETITS PRIX"

Au Centre des Volcans propose un passeport Évasion Glacée à petits prix pour les derniers créneaux disponibles en janvier et février 2020.Venez découvrir les volcans sous la neige...

Au Centre des Volcans
Rue du Frère Genestier
63230 Pontgibaud
04 73 68 18 18 / 06 21 30 79 36
www.au-centre-des-volcans.fr


De janvier à mars

SEJOURS SCOLAIRES
"LES 4 ÉLÉMENTS" et "L'AUVERGNE DES NEIGES"

Des tarifs imbattables sur les séjours scolaires pour les mois de janvier, février et mars 2020 ! Séjours à réserver rapidement.

.Au Centre des Volcans
Rue du Frère Genestier
63230 Pontgibaud
04 73 68 18 18 / 06 21 30 79 36
www.au-centre-des-volcans.fr


78 - Yvelines

Du 11 au 24 décembre

ATELIERS CREATIFS
"HOLI'FARM'DAYS"

Les mercredis 11 et 18, et les lundi 23 et mardi 24 décembre, la Ferme de Grignon propose des ateliers créatifs, figurines de Noël pour les 3 à 8 ans. Durée de 1h à 1h30. Tarif : 5,50 € par enfant. 1 adulte accompagnateur gratuit. Réservation obligatoire.

Ferme de Grignon
Route de la Ferme
78850 Thiverval-Grignon
01 30 54 37 34
www.fermedegrignon.fr

Lieux:

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