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Grande Barrière de corail : scientifiques et militants en appellent à l’Unesco
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Grande Barrière de corail : scientifiques et militants en appellent à l’Unesco

La Grande Barrière de corail se porte très mal. Quelques scientifiques et militants sont venus d’Australie jusqu’à Paris pour lancer cet appel en guise de piqûre de rappel à destination des membres de l’Unesco, l’Organisation des nations unies pour la science, l’éducation et la culture. Si le rapport publié vendredi 10 mars leur est d’abord destiné, c’est que ce joyau de la nature est classé, par leurs soins, au Patrimoine mondial de l’humanité depuis 1981.

A travers eux, les membres de l’ONG EarthJustice accompagnés du cabinet d’avocat Environmental Justice Australia espèrent pouvoir être entendus du gouvernement de Camberra. Il est urgent que celui-ci agisse en faveur de la protection du plus vaste récif corallien au monde. Long de 2 600 kilomètres, celui-ci borde la côte nord-est du pays dans l’Etat du Queensland.

Tourisme et charbon, le paradoxe du Queensland

Déjà en mauvais état, la Grande Barrière est menacée par le développement des énergies fossiles, auquel les autorités australiennes n’ont pas renoncé. Les auteurs du rapport dénoncent les feux verts donnés à l’exploitation de nouvelles mines de charbon, en particulier le « méga-projet » du groupe indien Adani à Carmichael.

Les émissions de gaz à effet de serre qui émaneront de cette mine pouraient s’élever à 79 millions de tonnes par an, soit plus que la ville de New York. Et il est prévu de réaliser des infrastructures supplémentaires pour exporter le minerai : l’extension d’un port en particulier menace directement l’écosystème marin.

« La Grande Barrière de corail devrait figurer sur la liste du patrimoine naturel mondial en danger ! lance Noni Austin, avocate pour l’environnement et coordinatrice de projets pour Earthjustice. L’Unesco a le pouvoir et la responsabilité d’agir, elle devrait user de son influence sur les gouvernements pour les inciter à respecter leurs engagements, assure-t-elle. Cette institution internationale a défini des critères qui devraient conduire au déclassement. Dans notre rapport précédent de 2015, nous avons montré que la Grande barrière en remplit cinq. »

Ce risque aurait pu l’inciter à changer d’attitude vis-à-vis du récif. Pour un pays développé comme l’Australie en effet, perdre le prestigieux label de l’Unesco constituerait un affront. Or, à la surprise générale, en mai 2016, la Grande Barrière ne figurait pas sur la liste des sites classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité actuellement menacés.

93 % des coraux ont blanchi

La question du changement climatique ne semble pas avoir plus d’impact sur la politique de l’Australie, bien qu’elle se soit - modestement - engagée dans l’Accord de Paris à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Le pays base toujours son économie sur les énergies fossiles. Même l’attrait touristique de la Grande Barrière ne semble pas faire le poids face au charbon. Cette merveille naturelle fascine pourtant : elle reçoit la visite de près de 2 millions de touristes par an, ce qui génère environ 3,5 milliards d’euros de revenus.

« En mars 2016, 93 % des coraux du récif ont blanchi et 22 % sont morts, témoigne David Karoly, de l’université de Melbourne, expert des questions climatiques. C’est le pire épisode de blanchissement jamais observé ». Les responsables de ce désastre sont connus : activités anthropiques polluantes, réchauffement de l’eau et acidification des océans.

Les colonies de polypes - ces petits animaux marins sédentaires qui constituent le récif corallien - sont très sensibles à la température de l’eau. Lors de coups de chauds, comme celui dû à El Nino en 2016, ils expulsent les algues qui vivent dans leurs tissus. Or cette symbiose est vitale. Sans les algues, les polypes sont incapables de produire les squelettes osseux qui forment le récif. Seule leur carcasse blanche persiste alors.

A l’est de l’Australie, c’est tout l’écosystème marin qui est gravement menacé. Les 1 500 espèces de poissons qui évoluent en symbiose avec les 400 espèces de coraux de la Grande Barrière seraient inévitablement affectées par l’extinction du récif. « Cela représente une perte inestimable de biodiversité » souligne le chercheur.

La dégradation de la Grande Barrière illustre de façon spectaculaire la catastrophe qui touche en fait une grande majorité des récifs coralliens autour du globe. David Karoly prévient que cette situation critique pourrait entraîner leur disparition massive d’ici 2050. Il glisse cependant une note d’espoir : un réchauffement climatique limité à 1,5°C maximum permettrait peut-être aux coraux de retrouver leur vitalité. « Mais cette résilience, affirme-t-il, ne pourrait opérer que sur un très long terme, sur des centaines d’années. Au regard des décisions politiques, la situation risque d’empirer tout autour du globe avant de s’améliorer ». Peut-être.


Source : Le Monde
Crédit : GREAT BARRIER REEF, AUSTRALIE

La Grande Barrière de corail est menacée par le réchauffement climatique.

Grande Barrière de corail : scientifiques et militants en appellent à l’Unesco Actualités

Grande Barrière de corail : scientifiques et militants en appellent à l’Unesco

La Grande Barrière de corail se porte très mal. Quelques scientifiques et militants sont venus d’Australie jusqu’à Paris pour lancer cet appel en guise de piqûre de rappel à destination des membres de l’Unesco, l’Organisation des nations unies pour la science, l’éducation et la culture. Si le rapport publié vendredi 10 mars leur est d’abord destiné, c’est que ce joyau de la nature est classé, par leurs soins, au Patrimoine mondial de l’humanité depuis 1981.

A travers eux, les membres de l’ONG EarthJustice accompagnés du cabinet d’avocat Environmental Justice Australia espèrent pouvoir être entendus du gouvernement de Camberra. Il est urgent que celui-ci agisse en faveur de la protection du plus vaste récif corallien au monde. Long de 2 600 kilomètres, celui-ci borde la côte nord-est du pays dans l’Etat du Queensland.

Tourisme et charbon, le paradoxe du Queensland

Déjà en mauvais état, la Grande Barrière est menacée par le développement des énergies fossiles, auquel les autorités australiennes n’ont pas renoncé. Les auteurs du rapport dénoncent les feux verts donnés à l’exploitation de nouvelles mines de charbon, en particulier le « méga-projet » du groupe indien Adani à Carmichael.

Les émissions de gaz à effet de serre qui émaneront de cette mine pouraient s’élever à 79 millions de tonnes par an, soit plus que la ville de New York. Et il est prévu de réaliser des infrastructures supplémentaires pour exporter le minerai : l’extension d’un port en particulier menace directement l’écosystème marin.

« La Grande Barrière de corail devrait figurer sur la liste du patrimoine naturel mondial en danger ! lance Noni Austin, avocate pour l’environnement et coordinatrice de projets pour Earthjustice. L’Unesco a le pouvoir et la responsabilité d’agir, elle devrait user de son influence sur les gouvernements pour les inciter à respecter leurs engagements, assure-t-elle. Cette institution internationale a défini des critères qui devraient conduire au déclassement. Dans notre rapport précédent de 2015, nous avons montré que la Grande barrière en remplit cinq. »

Ce risque aurait pu l’inciter à changer d’attitude vis-à-vis du récif. Pour un pays développé comme l’Australie en effet, perdre le prestigieux label de l’Unesco constituerait un affront. Or, à la surprise générale, en mai 2016, la Grande Barrière ne figurait pas sur la liste des sites classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité actuellement menacés.

93 % des coraux ont blanchi

La question du changement climatique ne semble pas avoir plus d’impact sur la politique de l’Australie, bien qu’elle se soit - modestement - engagée dans l’Accord de Paris à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Le pays base toujours son économie sur les énergies fossiles. Même l’attrait touristique de la Grande Barrière ne semble pas faire le poids face au charbon. Cette merveille naturelle fascine pourtant : elle reçoit la visite de près de 2 millions de touristes par an, ce qui génère environ 3,5 milliards d’euros de revenus.

« En mars 2016, 93 % des coraux du récif ont blanchi et 22 % sont morts, témoigne David Karoly, de l’université de Melbourne, expert des questions climatiques. C’est le pire épisode de blanchissement jamais observé ». Les responsables de ce désastre sont connus : activités anthropiques polluantes, réchauffement de l’eau et acidification des océans.

Les colonies de polypes - ces petits animaux marins sédentaires qui constituent le récif corallien - sont très sensibles à la température de l’eau. Lors de coups de chauds, comme celui dû à El Nino en 2016, ils expulsent les algues qui vivent dans leurs tissus. Or cette symbiose est vitale. Sans les algues, les polypes sont incapables de produire les squelettes osseux qui forment le récif. Seule leur carcasse blanche persiste alors.

A l’est de l’Australie, c’est tout l’écosystème marin qui est gravement menacé. Les 1 500 espèces de poissons qui évoluent en symbiose avec les 400 espèces de coraux de la Grande Barrière seraient inévitablement affectées par l’extinction du récif. « Cela représente une perte inestimable de biodiversité » souligne le chercheur.

La dégradation de la Grande Barrière illustre de façon spectaculaire la catastrophe qui touche en fait une grande majorité des récifs coralliens autour du globe. David Karoly prévient que cette situation critique pourrait entraîner leur disparition massive d’ici 2050. Il glisse cependant une note d’espoir : un réchauffement climatique limité à 1,5°C maximum permettrait peut-être aux coraux de retrouver leur vitalité. « Mais cette résilience, affirme-t-il, ne pourrait opérer que sur un très long terme, sur des centaines d’années. Au regard des décisions politiques, la situation risque d’empirer tout autour du globe avant de s’améliorer ». Peut-être.


Source : Le Monde
Crédit : GREAT BARRIER REEF, AUSTRALIE

La Grande Barrière de corail est menacée par le réchauffement climatique.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

25 - Doubs

Jusqu'au 9 janvier 2022

EXPOSITION
"DESTINS DE CIRQUE"

Cette exposition présente les destins des femmes et hommes du cirque entre ombres et lumières. Costumes, affiches, instruments de musique, gravures originales, films … évoquent l’art du cirque du XVIIIe siècle à nos jours.
Les fabuleux dessins aquarellés des sœurs Vesque, les planches uniques du grand costumier Gérard Vicaire éclairent ces destins de cirque.

Saline royale
Grande rue
25610 ARC-ET-SENANS
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


34 - Hérault

Du 25 septembre 2021 au 27 mars 2022

EXPOSITION
"JEAN-FRANCIS AUBURTIN, UN ÂGE D'OR"

Jean-Francis Auburtin (1866-1930) s’inscrit dans la longue procession des peintres sur le motif : Delacroix, Courbet, Boudin, Jongkind, Monet...
En une centaine d'œuvres, le Musée de Lodève propose une rétrospective de ce peintre à redécouvrir.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


41 - Loir et Cher

Jusqu'au 6 novembre

SON & LUMIERE
CHATEAU ROYAL DE BLOIS

Chaque soir, dès la tombée de la nuit, devenez le témoin d'une expérience époustouflante !
Sur les 4 façades de la cour, projections d'images vidéo monumentales et effets spéciaux immersifs s’emparent de l’architecture grandiose des lieux, métamorphosent le château et lui donnent vie.

Office de Tourisme de Blois-Chambord
23 place du château
41000 Blois
02 54 90 41 41
www.bloischambord.com


45 - Loiret

Du 9 au 24 octobre

CONCOURS PHOTOS
"AUTOMNE"  

L’automne est une saison extraordinaire à l’Arboretum des Grandes Bruyères. Les tableaux paysagers prennent des couleurs flamboyantes et les ambiances vous transportent en Chine et au Canada. Le rouge, l’orange et le jaune se déclinent en mille nuances éclatantes. Immergez-vous dans ces paysages, photographiez-les et tentez de gagner des cadeaux ! Ouvert à tous, petits et grands, amateurs et professionnels.

Arboretum des Grandes Bruyères
45450 Ingrannes
02 38 57 28 24
www.arboretumdesgrandesbruyeres.fr


Les 17 et 24 octobre

VISITES GUIDÉES - Arboretum des Grandes Bruyères
"DIMANCHE D'AUTOMNE"  

Visites guidées à 15h Certains arbres ont leurs plus beaux atours à l’automne. Ils revêtent leurs manteaux aux couleurs flamboyantes et créent entre eux des paysages exceptionnels. Au delà encore de la beauté, chacun a son histoire et ses petits secrets. Venez les découvrir et vous émerveiller ! Adulte 15 € / 6-12 ans 5 € / Gratuit jusqu'à 5 ans.

Arboretum des Grandes Bruyères
45450 Ingrannes
02 38 57 28 24
www.arboretumdesgrandesbruyeres.fr


50 - Manche

Jusqu'au 1er novembre

EXPOSITION
"RIVAGES"

Photographe et aventurière, Amélie Blondiaux a parcouru à l'automne 2020 l'intégralité du GR 223 pour capter les nombreuses facettes du littoral de la Manche et promouvoir la mobilité douce dans le département.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


Jusqu'au 2 janvier 2022

EXPOSITION
"LE PEUPLE DES DUNES, DES GAULOIS SOUS LA PLAGE"

Menée en partenariat avec l’INRAP. Dans cette exposition visant à valoriser le site archéologique gaulois découvert sous la plage d’Urville-Nacqueville, c’est une véritable immersion dans la vie quotidienne de nos ancêtres, à la fois navigateurs et commerçants, qui vous sont proposée.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


71 - Saône et Loire

Jusqu'au 7 novembre

EXPOSITION
"LA VIE SECRÈTE DU SOL"

Quand on sait que les organismes vivants du sol représentent environ ¼ des espèces animales connues et le rôle joué par ces organismes dans l’équilibre et la richesse des sols on comprend mieux l’importance de bien les connaitre pour mieux les protéger.
L’exposition « La vie secrète du sol », conçue et réalisée par le Centre Eden, lève le voile sur ce monde mystérieux, les mécanismes complexes et les interactions entre les organismes.

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


Jusqu'au 31 décembre

EXPOSITION
"LES COULEURS DU CHAROLAIS-BRIONNAIS"

Ils sont nés ici, y ont grandi ; ils y résident pour la plupart ou y séjournent durant les vacances…leur point commun ? Ils l’ont tous dans la tête et dans le cœur ! Le Charolais-Brionnais sera mis à l’honneur à travers 130 photographies des membres du groupe Facebook « Les Couleurs du Charolais-Brionnais ».

La Maison du Charolais
43 Route de Mâcon, RCEA N79 sortie 12
71120 Charolles
03 85 88 04 00
www.maison-charolais.com


74 - Haute-Savoie

Du 23 octobre au 6 novembre

ACRO AVENTURES TALLOIRES
"CHASSE AU TRÉSOR D’HALLOWEEN"

Partez à la chasse au trésor. Une activité familiale accessible à tous ! "Hervé l’Araignée" de 3 à 7 ans et "Le Fantôme des Dents de Lanfon" de 8 à 13 ans.

Acro'Aventures Talloires
Route de Planfait
74290 Talloires
06 07 56 90 58
www.talloires.acro-aventures.com

Lieux:

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