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Glace combustible : extraction record pour une énergie à risque
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Glace combustible : extraction record pour une énergie à risque

Au terme d'un travail soutenu de vingt ans de recherche, la Chine a annoncé une extraction expérimentale record d’hydrates de méthane. Débutée le 10 mai, l'expérience s’est achevée le 9 juillet. En 60 jours, plus de 235 000 mètres cubes de ce gaz naturel ont été extraits d’un puits sous-marin situé à 1266 mètres de profondeur en mer de Chine méridionale. La production journalière a atteint jusqu’à 98 000 mètres cubes, selon les autorités géologiques nationales.

Des hydrates de méthane en abondance

L’hydrate de méthane, ou clathrate, a l’apparence et la consistance de la glace. Mais il s’agit en fait de molécules gazeuses d’origine animale ou végétale, piégées dans une « cage » de molécules d’eau congelée. Les clathrates ne sont pas rares. On en retrouve un peu partout sur la planète, notamment dans les sédiments, sous les fonds océaniques, sur les talus continentaux, ou sur terre, sous le permafrost des régions arctiques.

À forte pression et à basse température, les hydrates de méthane sont stables. Mais ils peuvent facilement s’enflammer dès que ces conditions sont bouleversées, d’où leur surnom de « glace combustible ». Leur extraction est de ce fait extrêmement complexe et la maîtriser est essentielle pour l'exploiter. Car c'est une ressource énergétique de valeur : un mètre cube d’hydrates de méthane peut libérer jusqu’à 164 m3 de méthane.

De surcroît, les réserves mondiales sont gigantesques : l’énergie contenue dans les gisements d’hydrates de méthane représenterait plus du double de toutes les réserves planétaires de gaz naturel, de pétrole et de charbon réunis !

La Chine à la pointe des recherches

Pour l’heure, moins d’une centaine de gisements sont identifiés ou supposés. Un des plus importants se situe dans le golfe du Mexique, aux États-Unis. Reste à établir une évaluation précise des réserves exploitables à travers le monde : un inventaire difficile à réaliser et sujet à controverses. Au Japon, l'accident nucléaire de Fukushima a ravivé l’intérêt pour cette source d’énergie potentielle. Dès 2013, le pays a mené avec succès une première campagne d’extraction. La Chine, les États-Unis, le Canada, l’Inde et la Corée du Sud lui ont rapidement emboité le pas.

Désormais, la Chine est à la pointe de la recherche. Les experts chinois considèrent les hydrates de méthane comme la meilleure alternative au pétrole et au gaz naturel. En outre, les hydrates extraits lors des essais sont d’une grande pureté, avec une teneur en méthane estimée à 99,5 %. La Chine compte bien accélérer les forages : d'autres tests sont programmés pour étudier ces méthodes d’extraction basées sur la dépressurisation. Une exploitation commerciale serait envisageable vers 2030, estime le gouvernement chinois.

Une exploitation mal maîtrisée

Restent plusieurs défis techniques à lever avant toute exploitation commerciale. Le méthane est un gaz à effet de serre 28 à 30 fois plus puissant que le dioxyde de carbone (potentiel de réchauffement global à 100 ans). Vu l'énormité des volumes concernés, des extractions mal maîtrisées, libérant beaucoup de gaz, pourraient donc accroître le réchauffement climatique. À son tour, le réchauffement planétaire peut déstabiliser les gisements d'hydrates de gaz, provoquant ainsi un relâchement additionnel de méthane qui aggraverait l’effet de serre. Maintenir la stabilité des gisements constitue donc une contrainte essentielle. Enfin, les risques géologiques doivent être bien cernés : l’exploitation pourrait être à l’origine de glissements de terrain sous-marins sur le talus continental et causer ainsi des tsunamis.
 

Source : Universcience
Crédit : USGS

L’hydrate de gaz est parfois appelé «glace qui brûle» ou combustible, car les hydrates rejettent suffisamment de méthane pour qu’une flamme s’en dégage.

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Glace combustible : extraction record pour une énergie à risque

Au terme d'un travail soutenu de vingt ans de recherche, la Chine a annoncé une extraction expérimentale record d’hydrates de méthane. Débutée le 10 mai, l'expérience s’est achevée le 9 juillet. En 60 jours, plus de 235 000 mètres cubes de ce gaz naturel ont été extraits d’un puits sous-marin situé à 1266 mètres de profondeur en mer de Chine méridionale. La production journalière a atteint jusqu’à 98 000 mètres cubes, selon les autorités géologiques nationales.

Des hydrates de méthane en abondance

L’hydrate de méthane, ou clathrate, a l’apparence et la consistance de la glace. Mais il s’agit en fait de molécules gazeuses d’origine animale ou végétale, piégées dans une « cage » de molécules d’eau congelée. Les clathrates ne sont pas rares. On en retrouve un peu partout sur la planète, notamment dans les sédiments, sous les fonds océaniques, sur les talus continentaux, ou sur terre, sous le permafrost des régions arctiques.

À forte pression et à basse température, les hydrates de méthane sont stables. Mais ils peuvent facilement s’enflammer dès que ces conditions sont bouleversées, d’où leur surnom de « glace combustible ». Leur extraction est de ce fait extrêmement complexe et la maîtriser est essentielle pour l'exploiter. Car c'est une ressource énergétique de valeur : un mètre cube d’hydrates de méthane peut libérer jusqu’à 164 m3 de méthane.

De surcroît, les réserves mondiales sont gigantesques : l’énergie contenue dans les gisements d’hydrates de méthane représenterait plus du double de toutes les réserves planétaires de gaz naturel, de pétrole et de charbon réunis !

La Chine à la pointe des recherches

Pour l’heure, moins d’une centaine de gisements sont identifiés ou supposés. Un des plus importants se situe dans le golfe du Mexique, aux États-Unis. Reste à établir une évaluation précise des réserves exploitables à travers le monde : un inventaire difficile à réaliser et sujet à controverses. Au Japon, l'accident nucléaire de Fukushima a ravivé l’intérêt pour cette source d’énergie potentielle. Dès 2013, le pays a mené avec succès une première campagne d’extraction. La Chine, les États-Unis, le Canada, l’Inde et la Corée du Sud lui ont rapidement emboité le pas.

Désormais, la Chine est à la pointe de la recherche. Les experts chinois considèrent les hydrates de méthane comme la meilleure alternative au pétrole et au gaz naturel. En outre, les hydrates extraits lors des essais sont d’une grande pureté, avec une teneur en méthane estimée à 99,5 %. La Chine compte bien accélérer les forages : d'autres tests sont programmés pour étudier ces méthodes d’extraction basées sur la dépressurisation. Une exploitation commerciale serait envisageable vers 2030, estime le gouvernement chinois.

Une exploitation mal maîtrisée

Restent plusieurs défis techniques à lever avant toute exploitation commerciale. Le méthane est un gaz à effet de serre 28 à 30 fois plus puissant que le dioxyde de carbone (potentiel de réchauffement global à 100 ans). Vu l'énormité des volumes concernés, des extractions mal maîtrisées, libérant beaucoup de gaz, pourraient donc accroître le réchauffement climatique. À son tour, le réchauffement planétaire peut déstabiliser les gisements d'hydrates de gaz, provoquant ainsi un relâchement additionnel de méthane qui aggraverait l’effet de serre. Maintenir la stabilité des gisements constitue donc une contrainte essentielle. Enfin, les risques géologiques doivent être bien cernés : l’exploitation pourrait être à l’origine de glissements de terrain sous-marins sur le talus continental et causer ainsi des tsunamis.
 

Source : Universcience
Crédit : USGS

L’hydrate de gaz est parfois appelé «glace qui brûle» ou combustible, car les hydrates rejettent suffisamment de méthane pour qu’une flamme s’en dégage.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

21 - COTES-D'OR

Du 8 avril 2017 au 7 janvier 2018
"SAUVAGES"

Lynx boréal, Ours brun, Loup gris, Renard roux et Loutre d'Europe.
Cette nouvelle exposition propose une mise en scène originale adaptée à un public familial. De nombreuses illustrations, schémas, spécimens naturalisés, pièces archéologiques et ostéologiques, témoignages d’experts… apportent des éléments objectifs, de façon claire et synthétique sur ces cinq Mammifères Carnivores. Le visiteur pourra ainsi, en toute connaissance de cause, avoir un avis éclairé sur la place qu’il serait prêt à leur laisser.

Jardin des sciences
Avenue Albert 1er & 14 rue Jehan de Marville (Parc de l’Arquebuse)
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


30 - GARD

14 avril au 1er mai
"VENEZ VOLER DANS LA GROTTE DE LA SALAMANDRE"

Vivez une expérience extraordinaire : voler en ballon dans une énorme caverne… Embarquer dans l’’Aéroplume, un ballon plus léger que l’’air, mu par la force humaine.

Grotte de la Salamandre
30430 Méjannes le Clap
04 66 600 600
www.grottedelasalamandre.com


40 - LANDES

Du 15 avril au 26 novembre

"L'ART DES CHASSEURS PRÉHISTORIQUES"

A travers cette exposition, la Maison de la Dame propose de découvrir toutes les facettes de l'art des chasseurs préhistoriques.

La Maison de la Dame de Brassempouy
404 rue du Musée
40330 Brassempouy
05 58 89 21 73
www.prehistoire-brassempouy.fr


70 - HAUTE-SAONE

Du 29 septembre au 22 décembre
"LA SÉGRÉGATION ET LA GLOIRE, LES SOLDATS NOIRS-AMÉRICAINS AU CŒUR DE LA GRANDE GUERRE"

Cette exposition traite de l’engagement des noirs-américains dans la 1ère guerre mondiale. Ces derniers bien que libérés de l’esclavage en 1865 subissaient alors des discriminations économiques et sociales auxquelles s’ajoutaient dans les états du Sud des Etats-Unis, la ségrégation raciale.

Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme
24 Grande Rue
70290 Champagney
03 84 23 25 45
www.maisondelanegritude.fr


74 - HAUTE-SAVOIE

Jusqu'au 31 décembre 2018
EXPOSITION TEMPORAIRE
"Sibérie centrale et orientale"

Muséum des Papillons
et Insectes du Château de Faverges

293 chemin de la Vie Plaine
74210 Faverges
07 78 41 33 51
www.museum-faverges.com


81 - TARN

Du 1er décembre au 31 janvier 2018
FESTIVAL DES LANTERNES
Féérie des lumières d'Asie

Chaque soir à la tombée de la nuit, la féérie des lanternes chinoises illumine le site classé du parc Foucaud.
Autour du château, sous les arbres millénaires ornés de lumière, dans les bassins et pièces d'eau, vingt tableaux se succèdent entre pagodes, temples asiatiques, animaux fantastiques, nénuphars et autres pandas.

Parc de Foucaud
Avenue Dom Vaysette
81600 Gaillac
https://festivaldeslanternes-gaillac.fr

Lieux:

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