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Des embryons in vitro de rhinocéros pour sauver l'espèce
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Des embryons in vitro de rhinocéros pour sauver l'espèce

Les bébés éprouvettes pourraient bien sauver les rhinocéros blancs du Nord. Des chercheurs ont réussi à créer des embryons hybrides in vitro, grâce à des procédures de procréation assistée inédites chez des rhinocéros. La "première étape essentielle pour sauver cette sous-espèce quasi éteinte" a été franchie, explique l'équipe internationale de chercheurs dans un article publié mercredi par la revue Nature Communications.

Il y a urgence pour cette sous-espèce quasi éteinte du pachyderme. Le dernier mâle rhinocéros blanc du Nord, Sudan, est mort en mars dernier à l'âge de 45 ans dans la réserve kényane d'Ol Pejeta. Sa fille et sa petite-fille, Najin et Fatu, sont les dernières représentantes de cette sous-espèce africaine décimée par le braconnage.

Sept embryons

Pour parvenir à ce résultat, les scientifiques ont prélevé dans des zoos européens plus de 80 ovocytes sur des femelles rhinocéros blancs du Sud, sous-espèce dont il reste quelque 20 000 individus sauvages dans le sud de l'Afrique. Une tâche compliquée pour laquelle les chercheurs ont dû inventer et développer ces deux dernières années une technique et un ustensile de deux mètres de long pour prélever les ovocytes sur ces pachydermes à l'anatomie particulière.

Les ovules ont ensuite été fécondés en laboratoire, certaines par du sperme congelé de rhinocéros blancs du Nord et d'autres par celui de son cousin du Sud, grâce au laboratoire italien Avantea spécialiste de la reproduction de chevaux et de bovins. Résultat: sept embryons, dont trois (un Sud-Sud et deux Sud-Nord) ont été congelés.

"Un an pour réussir une implantation"

"Notre but est d'avoir d'ici trois ans la naissance du premier petit rhinocéros blanc du Nord", assure Thomas Hildebrandt, de l'Institut Leibniz de recherche zoologique et animale de Berlin. "En prenant en compte les 16 mois de grossesse, nous avons un peu plus d'un an pour réussir une implantation" sur une mère porteuse rhinocéros blanc du Sud.  

Le temps est compté. Si Najin et Fatu ne sont pas en mesure de mener une grossesse, les descendantes de Sudan sont les seules à "pouvoir apprendre la vie sociale à un rhinocéros blanc du Nord", souligne l'expert en reproduction animale.

Mais pour l'instant, les embryons créés permettraient au mieux la naissance d'un hybride. Alors pour faire naître un petit rhinocéros blanc du Nord "pur", les chercheurs souhaitent recueillir les ovocytes des deux femelles du Kenya. "Nous espérons pouvoir le faire d'ici la fin de l'année", indique Jan Stejskal, du zoo tchèque de Dvur Kralove. Najin et Fatu sont nées en 1989 et 2000 dans ce parc qui avait tenté en vain des inséminations artificielles, avant de les envoyer au Kenya dans l'espoir, déçu, d'une reproduction naturelle.  

Une population viable ?

En parallèle, au cas où les ovocytes de Najin et Fatu ne puissent être prélevés, et pour assurer une diversité génétique des futurs petits, d'autres expériences sont en cours pour tenter de produire des gamètes (ovocytes et sperme) de rhinocéros blancs du Nord grâce à des cellules souches pluripotentes induites, qui ont le potentiel de se transformer en n'importe quelle cellule.

Mais "il reste improbable qu'une population viable de rhinocéros blancs du Nord soit restaurée", tempèrent Terri Roth et William Swanson, du centre de recherche du zoo de Cincinnati, qui n'ont pas participé à l'étude. "Des résultats impressionnants dans une boite de Pétri ne se traduisent pas facilement en un troupeau de petits en bonne santé", ajoutent-ils.

Les auteurs de l'étude répondent déjà aux voix qui s'élèveront contre les sommes dépensées dans ces biotechnologies. Pour Jan Stejskal, le combat doit se mener sur tous les fronts: "conservation sur le terrain, lutte contre la demande (de cornes) en Asie et soutien à la science". Avec l'espoir, un jour, de voir les rhinocéros blancs du Nord "de nouveau à l'état sauvage".


Source : Pour la science
Crédit : afp.com/Tony KARUMBA

Najin, une des deux dernières femelles rhinocéros blancs du Nord, le 5 décembre 2016 avec un de ses gardiens de la réserve d'Ol Pejeta.

Des embryons in vitro de rhinocéros pour sauver l'espèce Actualités

Des embryons in vitro de rhinocéros pour sauver l'espèce

Les bébés éprouvettes pourraient bien sauver les rhinocéros blancs du Nord. Des chercheurs ont réussi à créer des embryons hybrides in vitro, grâce à des procédures de procréation assistée inédites chez des rhinocéros. La "première étape essentielle pour sauver cette sous-espèce quasi éteinte" a été franchie, explique l'équipe internationale de chercheurs dans un article publié mercredi par la revue Nature Communications.

Il y a urgence pour cette sous-espèce quasi éteinte du pachyderme. Le dernier mâle rhinocéros blanc du Nord, Sudan, est mort en mars dernier à l'âge de 45 ans dans la réserve kényane d'Ol Pejeta. Sa fille et sa petite-fille, Najin et Fatu, sont les dernières représentantes de cette sous-espèce africaine décimée par le braconnage.

Sept embryons

Pour parvenir à ce résultat, les scientifiques ont prélevé dans des zoos européens plus de 80 ovocytes sur des femelles rhinocéros blancs du Sud, sous-espèce dont il reste quelque 20 000 individus sauvages dans le sud de l'Afrique. Une tâche compliquée pour laquelle les chercheurs ont dû inventer et développer ces deux dernières années une technique et un ustensile de deux mètres de long pour prélever les ovocytes sur ces pachydermes à l'anatomie particulière.

Les ovules ont ensuite été fécondés en laboratoire, certaines par du sperme congelé de rhinocéros blancs du Nord et d'autres par celui de son cousin du Sud, grâce au laboratoire italien Avantea spécialiste de la reproduction de chevaux et de bovins. Résultat: sept embryons, dont trois (un Sud-Sud et deux Sud-Nord) ont été congelés.

"Un an pour réussir une implantation"

"Notre but est d'avoir d'ici trois ans la naissance du premier petit rhinocéros blanc du Nord", assure Thomas Hildebrandt, de l'Institut Leibniz de recherche zoologique et animale de Berlin. "En prenant en compte les 16 mois de grossesse, nous avons un peu plus d'un an pour réussir une implantation" sur une mère porteuse rhinocéros blanc du Sud.  

Le temps est compté. Si Najin et Fatu ne sont pas en mesure de mener une grossesse, les descendantes de Sudan sont les seules à "pouvoir apprendre la vie sociale à un rhinocéros blanc du Nord", souligne l'expert en reproduction animale.

Mais pour l'instant, les embryons créés permettraient au mieux la naissance d'un hybride. Alors pour faire naître un petit rhinocéros blanc du Nord "pur", les chercheurs souhaitent recueillir les ovocytes des deux femelles du Kenya. "Nous espérons pouvoir le faire d'ici la fin de l'année", indique Jan Stejskal, du zoo tchèque de Dvur Kralove. Najin et Fatu sont nées en 1989 et 2000 dans ce parc qui avait tenté en vain des inséminations artificielles, avant de les envoyer au Kenya dans l'espoir, déçu, d'une reproduction naturelle.  

Une population viable ?

En parallèle, au cas où les ovocytes de Najin et Fatu ne puissent être prélevés, et pour assurer une diversité génétique des futurs petits, d'autres expériences sont en cours pour tenter de produire des gamètes (ovocytes et sperme) de rhinocéros blancs du Nord grâce à des cellules souches pluripotentes induites, qui ont le potentiel de se transformer en n'importe quelle cellule.

Mais "il reste improbable qu'une population viable de rhinocéros blancs du Nord soit restaurée", tempèrent Terri Roth et William Swanson, du centre de recherche du zoo de Cincinnati, qui n'ont pas participé à l'étude. "Des résultats impressionnants dans une boite de Pétri ne se traduisent pas facilement en un troupeau de petits en bonne santé", ajoutent-ils.

Les auteurs de l'étude répondent déjà aux voix qui s'élèveront contre les sommes dépensées dans ces biotechnologies. Pour Jan Stejskal, le combat doit se mener sur tous les fronts: "conservation sur le terrain, lutte contre la demande (de cornes) en Asie et soutien à la science". Avec l'espoir, un jour, de voir les rhinocéros blancs du Nord "de nouveau à l'état sauvage".


Source : Pour la science
Crédit : afp.com/Tony KARUMBA

Najin, une des deux dernières femelles rhinocéros blancs du Nord, le 5 décembre 2016 avec un de ses gardiens de la réserve d'Ol Pejeta.

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

07 - Adèche

Du 1er mai au 15 novembre
Exposition "ENTRE TERRE ET EAU"

Crises sociales et environnementales dans le Delta du Danube en Roumanie, à la fin du Néolithique. A près de 2 000 km de l'Ardèche, comment se passe la fin de la Préhistoire au bord du fleuve et de la Mer Noire ? Une exposition franco-roumaine inédite, interactive et immersive, à découvrir à la Cité de la Préhistoire !

Grand Site de l’Aven d’Orgnac
Place Robert de Joly
07150 Orgnac–L’Aven
04 75 38 65 10
www.orgnac.com


14 - Calvados

Jusqu’au 29 février 2020
Exposition
"LES REQUINS ! 430 MILLIONS D’ANNÉES D’ÉVOLUTION"

Découvrez la grande diversité des requins, allant d’espèces de petites tailles, jusqu’aux poissons géants dont les dents sont plus grandes qu’une main humaine.
Cette exposition évoque également le grand danger auquel ils sont confrontés : l’Homme. Venez découvrir de nouvelles espèces et apprendre en vous amusant grâce à une fresque digitale.

Paléospace
Avenue Jean Moulin
14640 Villers-sur-Mer
02 31 81 77 60
www.paleospace-villers.fr


21 - Côte d'Or

Jusqu’au 6 janvier 2019
Exposition "GRAINES"

Elles sont partout… Du petit-déjeuner au coucher, dans nos vêtements, dans notre alimentation, dans nos parcs et jardins… sans même y penser elles font partie de notre quotidien et sont un pilier de la biodiversité végétale.
Cette nouvelle exposition, très ludique, propose à tous les visiteurs de découvrir une grande variété de graines d’ici et d’ailleurs et de s’interroger sur leurs enjeux dans un contexte de changement climatique et sociétal.

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


Jusqu’au 31 mars 2019

Exposition de plein air
"IMPACTS ! HOMME-NATURE"

Venez découvrir les relations homme-nature au plus près du vivant !
De l’évolution du comportement animal à celui du climat et des milieux naturels, les chercheurs de Bourgogne et de Franche-Comté tentent de comprendre le rôle de l’Homme dans ces changements. Traversez ville, campagne et forêt et voyagez jusqu’aux pôles pour observer ces recherches in vivo !

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


25 - Doubs

Du 23 novembre 2018 au 22 avril 2019
Exposition « FROID »

Véritable plongée dans l’univers du froid, l’exposition met en scène les multiples facettes du froid et plonge le visiteur dans des univers différents :
vie quotidienne, milieux extrêmes, biologie, physique, chimie, recherche, technologie, science-fiction... et l’invite à expérimenter.

Saline royale
Grande rue
25610 Arc-et-Senans
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


41 - Loir et Cher

Jusqu'au 31 décembre
LES JARDINS DE CHAMBORD

Le château a retrouvé en 2017 ses jardins à la française du XVIIIe siècle avec six hectares et demi au pied de la façade nord du château : plus de 600 arbres, 800 arbustes, 200 rosiers, 15 250 plantes...

Office de Tourisme de Blois-Chambord
23 place du château
41000 Blois
02 54 90 41 41
www.bloischambord.com


61 - Orne

Du 13 octobre au 23 décembre
Exposition : "LES HAIES", Joël Auxenfans

Ecomusée du Perche
Prieuré de Sainte-Gauburge
61130 Saint-Cyr-la-Rosiere
02 33 73 48 06
www.ecomuseeduperche.fr


76 - Seine Maritime

Du 15 septembre au 15 décembre
Exposition "L’abbé Pierre photographe, un regard sur le monde"

L'exposition présente soixante-dix photographies inédites prises par l’abbé Pierre lui-même dans de nombreux pays. Elles témoignent de la vitalité des personnes pauvres dans le monde et dévoilent le regard lucide et plein d’amour.

Centre abbé Pierre - Emmaüs
Route d'Emmaüs
76690 Esteville
02 35 23 87 76
www.centre-abbe-pierre-emmaus.org

Lieux:

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