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Découverte d'une émanation massive de méthane depuis le fond marin
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Découverte d'une émanation massive de méthane depuis le fond marin

Il y a peu, des scientifiques découvraient l’existence d’une fuite de méthane (CH4) active à proximité des côtes antarctiques. C’était la première fois qu’un tel phénomène était officiellement observé dans cette région du monde. Dans une nouvelle étude publiée par la revue Nature climate change, des chercheurs de l’Université de Linnaeus (Suède) ont désormais rapporté un fait encore plus troublant.

En effet, ils ont constaté la présence d’un déstockage massif de méthane depuis le plancher océanique en direction de l’océan au sud-ouest de l’Atlantique. Plus précisément, à proximité des côtes brésiliennes. En cause, la déstabilisation d’hydrates de méthane situés au niveau du talus continental. Ces hydrates – ou clathrates – sont des formations solides analogues à de la glace et qui emprisonnent des molécules de CH4. Aussi, on ne les trouve que là où la température océanique est assez basse et la pression hydrostatique assez forte.

« On estime qu’il y a plus de carbone organique sous forme de méthane dans les hydrates que dans tous les combustibles fossiles réunis » souligne Marcelo Ketzer, auteur principal du papier. « L’émanation de méthane pourrait conduire à une boucle de rétroaction dans laquelle le réchauffement des océans fait fondre les hydrates, entraînant le rejet de méthane depuis le fond de l’océan dans l’eau. Plus il fait chaud, plus de méthane s’échappe… ». Un processus qui risque de s’emballer d’autant plus franchement que le climat s’est modifié.

Méthane : une oxydation plus faible qu’attendu

Ces résultats ont été obtenus grâce à l’analyse détaillée de plusieurs carottes sédimentaires prélevées entre 2011 et 2014. C’est la première fois qu’un tel processus est rapporté dans l’hémisphère sud. Quant à l’hémisphère nord, des situations analogues sont connues pour exister près des eaux peu profondes du bassin arctique. « Nous continuons maintenant à travailler avec ces données et résultats afin d’obtenir une meilleure compréhension de la quantité de méthane présente dans la région étudiée et de la quantité qui pourrait être rejetée par la dissociation des hydrates de gaz dans l’océan à l’avenir » ajoute le scientifique.

Un des points importants mis en exergue par cette découverte est le suivant. Une fraction notable du méthane qui s’échappe du lit sédimentaire n’est pas oxydé par des micro-organismes méthanotrophes. Et ce, contrairement à ce que l’on pouvait penser jusqu’à présent. Autrement dit, ce gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2 diffuserait vers l’intérieur de l’océan plus facilement que prévu. Néanmoins, les observations montrent que, pour l’instant, ces bulles de méthane se dissolvent dans l’eau avant de pouvoir atteindre l’atmosphère.

La dissociation des hydrates et les fuites de méthane associées dans nos océans sont un processus de long terme qui peut durer plusieurs siècles. Elles peuvent conduire à une amplification significative du changement climatique et à des modifications dans la chimie des océans – par exemple sous forme d’une acidification supplémentaire » explique Marcelo Ketzer. Le méthane oxydé est en effet transformé en CO2. Dissous dans l’eau, ce dernier forme de l’acide carbonique qui diminue le pH des océans – et donc augmente leur acidité.


Source : Nature
Crédit : Capture vidéo / Oregon State University

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Découverte d'une émanation massive de méthane depuis le fond marin

Il y a peu, des scientifiques découvraient l’existence d’une fuite de méthane (CH4) active à proximité des côtes antarctiques. C’était la première fois qu’un tel phénomène était officiellement observé dans cette région du monde. Dans une nouvelle étude publiée par la revue Nature climate change, des chercheurs de l’Université de Linnaeus (Suède) ont désormais rapporté un fait encore plus troublant.

En effet, ils ont constaté la présence d’un déstockage massif de méthane depuis le plancher océanique en direction de l’océan au sud-ouest de l’Atlantique. Plus précisément, à proximité des côtes brésiliennes. En cause, la déstabilisation d’hydrates de méthane situés au niveau du talus continental. Ces hydrates – ou clathrates – sont des formations solides analogues à de la glace et qui emprisonnent des molécules de CH4. Aussi, on ne les trouve que là où la température océanique est assez basse et la pression hydrostatique assez forte.

« On estime qu’il y a plus de carbone organique sous forme de méthane dans les hydrates que dans tous les combustibles fossiles réunis » souligne Marcelo Ketzer, auteur principal du papier. « L’émanation de méthane pourrait conduire à une boucle de rétroaction dans laquelle le réchauffement des océans fait fondre les hydrates, entraînant le rejet de méthane depuis le fond de l’océan dans l’eau. Plus il fait chaud, plus de méthane s’échappe… ». Un processus qui risque de s’emballer d’autant plus franchement que le climat s’est modifié.

Méthane : une oxydation plus faible qu’attendu

Ces résultats ont été obtenus grâce à l’analyse détaillée de plusieurs carottes sédimentaires prélevées entre 2011 et 2014. C’est la première fois qu’un tel processus est rapporté dans l’hémisphère sud. Quant à l’hémisphère nord, des situations analogues sont connues pour exister près des eaux peu profondes du bassin arctique. « Nous continuons maintenant à travailler avec ces données et résultats afin d’obtenir une meilleure compréhension de la quantité de méthane présente dans la région étudiée et de la quantité qui pourrait être rejetée par la dissociation des hydrates de gaz dans l’océan à l’avenir » ajoute le scientifique.

Un des points importants mis en exergue par cette découverte est le suivant. Une fraction notable du méthane qui s’échappe du lit sédimentaire n’est pas oxydé par des micro-organismes méthanotrophes. Et ce, contrairement à ce que l’on pouvait penser jusqu’à présent. Autrement dit, ce gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2 diffuserait vers l’intérieur de l’océan plus facilement que prévu. Néanmoins, les observations montrent que, pour l’instant, ces bulles de méthane se dissolvent dans l’eau avant de pouvoir atteindre l’atmosphère.

La dissociation des hydrates et les fuites de méthane associées dans nos océans sont un processus de long terme qui peut durer plusieurs siècles. Elles peuvent conduire à une amplification significative du changement climatique et à des modifications dans la chimie des océans – par exemple sous forme d’une acidification supplémentaire » explique Marcelo Ketzer. Le méthane oxydé est en effet transformé en CO2. Dissous dans l’eau, ce dernier forme de l’acide carbonique qui diminue le pH des océans – et donc augmente leur acidité.


Source : Nature
Crédit : Capture vidéo / Oregon State University

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

04 - Alpes de Haute Provence

Du 5 juin 2020 au 15 décembre

VISITE LUDIQUE
SALAGON, PARC & JARDINS

Une nouveauté pour les familles : un jeu de la cocotte pour explorer les jardins et découvrir les secrets du monument de Salagon de façon ludique !

Musée de Salagon
04300 Mane
04 92 75 70 50
www.musee-de-salagon.com


Du 5 juin au 15 décembre

COURSE D'ORIENTATION
MUSÉE DE PRÉHISTOIRE DES GORGES DU VERDON

Une course d’orientation familiale pour découvrir le village préhistorique. A l'aide du dépliant disponible gratuitement à l'accueil du Musée, participez à cette course d’orientation ludique et instructive qui vous conduira tout droit vers le village préhistorique reconstitué.

Musée de Préhistoire des Gorges du Verdon
Route de Montmeyan
04500 Quinson
04 92 74 09 59
www.museeprehistoire.com


13 - Bouches du Rhône

Du 7 au 15 janvier 2021

BALADES EN MER
CONGRÈS MONDIAL DE LA NATURE DE L’UICN

Lors de ce rendez vous, des balades en mer à bord de l'Hélios, la seule vedette à passagers hybride de la compagnie Marseillaise ICARD MARITME, seront organisées par : Le parc National de la Côte Bleue : 10 juin - Le conservatoire du littoral : 11 & 16 juin - Le parc National des Calanques : 15 & 20 juin.

1 quai Marcel Pagnol
13007 Marseille
04 91 330 329
www.iucncongress2020


21 - Côte d'Or

Jusqu'au 2 janvier 2022

EXPOSITION
"AU COEUR DES SAISONS"

Et si on prenait le temps de regarder passer les saisons, de vivre à leur rythme, de redécouvrir le plaisir d'observer la Nature et ses changements.
Cette nouvelle exposition, conçue et réalisée par le Jardin des sciences et Biodiversité, vous plonge « Au coeur des saisons », de façon ludique et accessible à tous les publics, en famille comme entre amis…

Jardin des sciences & biodiversité
Jardin de l’Arquebuse
14 rue Jehan de Marville & 1 avenue Albert 1er
21000 DIJON
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


34 - Hérault

Du 26 septembre au 28 février 2021

EXPOSITION
"DERNIERS IMPRESSIONNISTES"

Des paysages maritimes de la Bretagne aux plaisirs des plages de la Belle Époque, des paysages urbains ou champêtres aux portraits virtuoses, partez sur les pas des peintres intimistes ayant tous respiré le parfum de l’impressionnisme.
Riche de 70 peintures et d’une trentaine de dessins ou lithographies, l’exposition qui fait étape à Lodève est la première en France à rendre à ce courant l’importance qui lui revient.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr

Lieux:

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