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Comment les moaïs de l'île de Pâques ont été coiffés
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Comment les moaïs de l'île de Pâques ont été coiffés

Comment peut-on poser des chapeaux de pierre de 13 tonnes sur des statues de 10 mètres de hauteur ? Voilà la question à laquelle Sean Hixon, de l’université d’État de Pennsylvanie, et ses collègues ont tenté de répondre en étudiant les mystérieuses coiffes de pierre rouge, les pukaos, qui ornent certains moaïs, les célèbres statues géantes de l’île de Pâques.

D’après le témoignage de James Cook, l’explorateur britannique du xviiie siècle, les pukaos, composés de roche volcanique poreuse, étaient transportés sous forme de gros cylindres depuis la carrière de Puna Pau jusqu’au différents sites de moaïs tout autour de l’île. En effet, c’est dans la carrière de Puna Pau que Cook retrouva plusieurs morceaux de roche taillés en cylindres, ainsi qu’un autre à quelques centaines de mètres, visiblement abandonné en cours de route. Ce transport représente déjà un exploit quand on sait que le plus large des pukaos mesure plus de 2 mètres de diamètre, pèse presque 12 tonnes et a été déplacé sur plus de 12 kilomètres !

Une fois arrivés près des moaïs, les cylindres étaient taillés pour leur donner leur forme de chapeau, comme en témoignent les débris de scorie rouge trouvés aux alentours et la taille modeste des coiffes comparée à celle des blocs cylindriques retrouvés dans la carrière.

Cependant, si la façon dont les pujaos furent montés sur les moaïs restait obscure. En se fondant sur ce que les chercheurs savent du transport des statues géantes, Sean Hixon et ses collègues ont proposé un nouveau scénario.

Lors de la taille d’un moaï, un excès de roche à l’arrière de la base était préservé de sorte à donner une inclinaison vers l’avant d’environ 15° à la statue. Cette position inclinée aidait les Pascuans à hisser les pukaos en haut des géants de pierre : en utilisant les débris de roche provenant de la taille des statues, les habitants de l’île fabriquaient de grandes rampes allant jusqu’au sommet du crâne des moaïs, cette rampe étant plus courte et petite grâce à l’inclinaison des statues.

Une technique de roulage à la corde

Pour faire rouler les cylindres rouges jusqu’au sommet, les Pascuans utilisaient, selon les observations effectuées sur les pukaos, une technique astucieuse : on attache le milieu d’une longue corde en haut de la rampe, puis les deux extrémités sont ensuite passées sous l’objet, puis ramenées vers le haut par dessus. En tirant sur les extrémités de la corde, l’objet roule ainsi vers le sommet. Les chercheurs ont calculé que 15 personnes, voire moins, pouvaient hisser de la sorte un pukao le long d’une rampe de 45 mètres avec une inclinaison de 12°.

Des indentations trouvées sous la base des pukaos nous indiquent qu’ils n’étaient pas poussés sur les moaïs, mais bien roulés, sans quoi les indentations auraient été détruites par les frottements. Ces indentations empêchaient la coiffe, une fois en place, de glisser le temps que les bâtisseurs taillent la base du moaï afin de le remettre droit.

Nous avons donc une idée plus précise de la façon dont les pukaos étaient montés sur les moaïs, mais certains points restent obscurs. Notamment, comment et avec quels matériaux les cordes étaient-elles fabriquées ?


Source : Pour la science
Crédit : Sean Hixon

Les fameux moaïs de l’île de Pâques portaient des chapeaux pesant plusieurs tonnes. Comment les Pascuans parvenaient-ils à hisser un bloc de roche aussi massif au sommet des statues ?

Comment les moaïs de l'île de Pâques ont été coiffés Actualités

Comment les moaïs de l'île de Pâques ont été coiffés

Comment peut-on poser des chapeaux de pierre de 13 tonnes sur des statues de 10 mètres de hauteur ? Voilà la question à laquelle Sean Hixon, de l’université d’État de Pennsylvanie, et ses collègues ont tenté de répondre en étudiant les mystérieuses coiffes de pierre rouge, les pukaos, qui ornent certains moaïs, les célèbres statues géantes de l’île de Pâques.

D’après le témoignage de James Cook, l’explorateur britannique du xviiie siècle, les pukaos, composés de roche volcanique poreuse, étaient transportés sous forme de gros cylindres depuis la carrière de Puna Pau jusqu’au différents sites de moaïs tout autour de l’île. En effet, c’est dans la carrière de Puna Pau que Cook retrouva plusieurs morceaux de roche taillés en cylindres, ainsi qu’un autre à quelques centaines de mètres, visiblement abandonné en cours de route. Ce transport représente déjà un exploit quand on sait que le plus large des pukaos mesure plus de 2 mètres de diamètre, pèse presque 12 tonnes et a été déplacé sur plus de 12 kilomètres !

Une fois arrivés près des moaïs, les cylindres étaient taillés pour leur donner leur forme de chapeau, comme en témoignent les débris de scorie rouge trouvés aux alentours et la taille modeste des coiffes comparée à celle des blocs cylindriques retrouvés dans la carrière.

Cependant, si la façon dont les pujaos furent montés sur les moaïs restait obscure. En se fondant sur ce que les chercheurs savent du transport des statues géantes, Sean Hixon et ses collègues ont proposé un nouveau scénario.

Lors de la taille d’un moaï, un excès de roche à l’arrière de la base était préservé de sorte à donner une inclinaison vers l’avant d’environ 15° à la statue. Cette position inclinée aidait les Pascuans à hisser les pukaos en haut des géants de pierre : en utilisant les débris de roche provenant de la taille des statues, les habitants de l’île fabriquaient de grandes rampes allant jusqu’au sommet du crâne des moaïs, cette rampe étant plus courte et petite grâce à l’inclinaison des statues.

Une technique de roulage à la corde

Pour faire rouler les cylindres rouges jusqu’au sommet, les Pascuans utilisaient, selon les observations effectuées sur les pukaos, une technique astucieuse : on attache le milieu d’une longue corde en haut de la rampe, puis les deux extrémités sont ensuite passées sous l’objet, puis ramenées vers le haut par dessus. En tirant sur les extrémités de la corde, l’objet roule ainsi vers le sommet. Les chercheurs ont calculé que 15 personnes, voire moins, pouvaient hisser de la sorte un pukao le long d’une rampe de 45 mètres avec une inclinaison de 12°.

Des indentations trouvées sous la base des pukaos nous indiquent qu’ils n’étaient pas poussés sur les moaïs, mais bien roulés, sans quoi les indentations auraient été détruites par les frottements. Ces indentations empêchaient la coiffe, une fois en place, de glisser le temps que les bâtisseurs taillent la base du moaï afin de le remettre droit.

Nous avons donc une idée plus précise de la façon dont les pukaos étaient montés sur les moaïs, mais certains points restent obscurs. Notamment, comment et avec quels matériaux les cordes étaient-elles fabriquées ?


Source : Pour la science
Crédit : Sean Hixon

Les fameux moaïs de l’île de Pâques portaient des chapeaux pesant plusieurs tonnes. Comment les Pascuans parvenaient-ils à hisser un bloc de roche aussi massif au sommet des statues ?

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

07 - Adèche

Du 1er mai au 15 novembre
Exposition "ENTRE TERRE ET EAU"

Crises sociales et environnementales dans le Delta du Danube en Roumanie, à la fin du Néolithique. A près de 2 000 km de l'Ardèche, comment se passe la fin de la Préhistoire au bord du fleuve et de la Mer Noire ? Une exposition franco-roumaine inédite, interactive et immersive, à découvrir à la Cité de la Préhistoire !

Grand Site de l’Aven d’Orgnac
Place Robert de Joly
07150 Orgnac–L’Aven
04 75 38 65 10
www.orgnac.com


14 - Calvados

Jusqu’au 29 février 2020
Exposition
"LES REQUINS ! 430 MILLIONS D’ANNÉES D’ÉVOLUTION"

Découvrez la grande diversité des requins, allant d’espèces de petites tailles, jusqu’aux poissons géants dont les dents sont plus grandes qu’une main humaine.
Cette exposition évoque également le grand danger auquel ils sont confrontés : l’Homme. Venez découvrir de nouvelles espèces et apprendre en vous amusant grâce à une fresque digitale.

Paléospace
Avenue Jean Moulin
14640 Villers-sur-Mer
02 31 81 77 60
www.paleospace-villers.fr


21 - Côte d'Or

Jusqu’au 6 janvier 2019
Exposition "GRAINES"

Elles sont partout… Du petit-déjeuner au coucher, dans nos vêtements, dans notre alimentation, dans nos parcs et jardins… sans même y penser elles font partie de notre quotidien et sont un pilier de la biodiversité végétale.
Cette nouvelle exposition, très ludique, propose à tous les visiteurs de découvrir une grande variété de graines d’ici et d’ailleurs et de s’interroger sur leurs enjeux dans un contexte de changement climatique et sociétal.

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


Jusqu’au 31 mars 2019

Exposition de plein air
"IMPACTS ! HOMME-NATURE"

Venez découvrir les relations homme-nature au plus près du vivant !
De l’évolution du comportement animal à celui du climat et des milieux naturels, les chercheurs de Bourgogne et de Franche-Comté tentent de comprendre le rôle de l’Homme dans ces changements. Traversez ville, campagne et forêt et voyagez jusqu’aux pôles pour observer ces recherches in vivo !

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


25 - Doubs

Du 23 novembre 2018 au 22 avril 2019
Exposition « FROID »

Véritable plongée dans l’univers du froid, l’exposition met en scène les multiples facettes du froid et plonge le visiteur dans des univers différents :
vie quotidienne, milieux extrêmes, biologie, physique, chimie, recherche, technologie, science-fiction... et l’invite à expérimenter.

Saline royale
Grande rue
25610 Arc-et-Senans
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


41 - Loir et Cher

Jusqu'au 31 décembre
LES JARDINS DE CHAMBORD

Le château a retrouvé en 2017 ses jardins à la française du XVIIIe siècle avec six hectares et demi au pied de la façade nord du château : plus de 600 arbres, 800 arbustes, 200 rosiers, 15 250 plantes...

Office de Tourisme de Blois-Chambord
23 place du château
41000 Blois
02 54 90 41 41
www.bloischambord.com


61 - Orne

Du 13 octobre au 23 décembre
Exposition : "LES HAIES", Joël Auxenfans

Ecomusée du Perche
Prieuré de Sainte-Gauburge
61130 Saint-Cyr-la-Rosiere
02 33 73 48 06
www.ecomuseeduperche.fr


76 - Seine Maritime

Du 15 septembre au 15 décembre
Exposition "L’abbé Pierre photographe, un regard sur le monde"

L'exposition présente soixante-dix photographies inédites prises par l’abbé Pierre lui-même dans de nombreux pays. Elles témoignent de la vitalité des personnes pauvres dans le monde et dévoilent le regard lucide et plein d’amour.

Centre abbé Pierre - Emmaüs
Route d'Emmaüs
76690 Esteville
02 35 23 87 76
www.centre-abbe-pierre-emmaus.org

Lieux:

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