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Climat : les sombres scénarios des experts français
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Climat : les sombres scénarios des experts français

Aucun doute : les activités humaines et l'utilisation de combustibles fossiles réchauffent le climat. Mais difficile d'affirmer si nous devrons supporter 1, 3 ou 6°C de plus d'ici 2100. Les paramètres atmosphériques et bio-géophysiques sont multiples et influent les uns sur les autres. Surtout, nos propres choix de société demeurent une inconnue de poids. Que se passera-t-il ? Parmi "les futurs physiquement plausibles", selon le mot de la coprésidente du groupe 1 du GIEC Valérie Masson Delmotte, le pire des cas envisagés, bien que peu probable, pourrait voir le mercure grimper de 7°C de plus qu'en 1850 d'ici 80 ans, tandis que le scénario le plus optimiste a désormais de la peine à contenir le réchauffement en dessous des 2°C. Entre ces deux hypothèses extrêmes, les autres scénarios aboutissent chaque fois bien au-dessus des objectifs affichés dans l'accord de Paris. Charriant avec eux leur lot de désastres.  

Simuler le système terrestre

C'est ce que montrent les simulations effectuées à partir des nouveaux modèles français construits par l'Institut Pierre Simon de Laplace (IPSL) et le Centre National de Recherches Météorologiques (CNRM). Cet exercice international viendra informer le prochain rapport du GIEC en 2021 et devra être complété par les modélisations d'une vingtaine d'autres centres de recherches à travers le monde.

En moulinant les dynamiques du carbone dans l'atmosphère, ses interactions avec les océans et les sols, l'impact des aérosols et l'utilisation des terres, ces modèles numériques simulent l'ensemble du système terrestre. Ils permettent de calculer les évolutions des températures en fonction de l'augmentation des quantités de dioxyde de carbone présentes dans l'atmosphère. Preuve de la solidité de la méthode, ces modèles reproduisent fidèlement l'évolution des températures du globe dans le passé.  

Première mauvaise nouvelle : ces nouveaux modèles, plus dynamiques et plus réalistes que les précédents, sont globalement plus sensibles à l'augmentation du dioxyde de carbone. En clair, pour la même quantité de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, les dizaines de simulations réalisées montrent qu'il fera plus chaud que ce que nous pensions. Un résultat que les climatologues expliquent encore mal.

Un scénario avec une hausse de 7°C est peu probable

"Il est possible que d'ici 2100, les températures soient un peu plus élevées que ce que nous avions prévu, mais si l'on se concentre sur les scénarios les moins émissifs, nos résultats sont assez similaires aux précédents" tempère le chercheur au CNRM David Salas y Mélia. Certes, le pire des scénarios établis atteint 7°C à la fin du siècle, soit 2°C de plus que les précédentes estimations, mais il est considéré comme peu probable par la communauté scientifique. "Il se passe quelque chose du côté des politiques climatiques, donc nous ne sommes plus tout à fait sur cette trajectoire" explique ainsi la climatologue Pascale Braconnot Pour suivre ce scénario du pire "il faudrait presque faire un effort pour utiliser le plus d'énergies fossiles possible".

Mais même sans jouer à se faire peur, ces nouvelles simulations ne sont pas rassurantes. Si nous continuons comme aujourd'hui, le mercure pourrait tout de même grimper de 2 à 4°C par rapport à notre climat actuel. Pire, parmi les différents scénarios envisagés, tous voient leur température augmenter jusqu'en 2040 au minimum, et "un seul est compatible avec l'accord de Paris, puisqu'il dépasse de peu les 1,5°C" alerte le chercheur du CNRM Roland Séférian. Qualifié de "développement durable", ce scénario doux impliquerait un effort d'atténuation très important et une coopération internationale pour atteindre la neutralité carbone d'ici à 2060, ainsi que le captage d'au moins 10 milliards de tonnes de carbone par an. Tous les autres scénarios envisagés par les modèles français dépassent la barre des deux degrés. Des résultats qui montrent qu'il "n'est pas encore impossible du point de vue des lois physiques" de respecter l'accord de Paris, mais que "la partie semble mal engagée" conclut le chercheur.

Définir la société de demain

Ces résultats provisoires devront être confrontés à l'ensemble des autres modèles climatiques développés pour les besoins du prochain rapport du GIEC afin de gagner en robustesse. D'autant que certains semblent laisser la porte ouverte au maintien des températures en-dessous d'un degré et demi. De plus, l'une des nouveautés de ces modèles climatiques est de prendre en compte des données socio-économiques afin de représenter différentes sociétés futures potentielles en fonction de leurs richesses, de leur niveau de coopération ou encore de leur dépendance aux énergies fossiles. Une méthode qui permet aux climatologues de construire "des archétypes qui ne prédisent pas la manière dont le futur va se dérouler" indique Roland Séférian. Mais qui permettent de comprendre combien chaque degré compte et que l'amplitude du réchauffement sera largement déterminée par nos choix dans les années à venir.  


Source : L'Express
Crédit : Jahz Gonzalez / Unsplash

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Climat : les sombres scénarios des experts français

Aucun doute : les activités humaines et l'utilisation de combustibles fossiles réchauffent le climat. Mais difficile d'affirmer si nous devrons supporter 1, 3 ou 6°C de plus d'ici 2100. Les paramètres atmosphériques et bio-géophysiques sont multiples et influent les uns sur les autres. Surtout, nos propres choix de société demeurent une inconnue de poids. Que se passera-t-il ? Parmi "les futurs physiquement plausibles", selon le mot de la coprésidente du groupe 1 du GIEC Valérie Masson Delmotte, le pire des cas envisagés, bien que peu probable, pourrait voir le mercure grimper de 7°C de plus qu'en 1850 d'ici 80 ans, tandis que le scénario le plus optimiste a désormais de la peine à contenir le réchauffement en dessous des 2°C. Entre ces deux hypothèses extrêmes, les autres scénarios aboutissent chaque fois bien au-dessus des objectifs affichés dans l'accord de Paris. Charriant avec eux leur lot de désastres.  

Simuler le système terrestre

C'est ce que montrent les simulations effectuées à partir des nouveaux modèles français construits par l'Institut Pierre Simon de Laplace (IPSL) et le Centre National de Recherches Météorologiques (CNRM). Cet exercice international viendra informer le prochain rapport du GIEC en 2021 et devra être complété par les modélisations d'une vingtaine d'autres centres de recherches à travers le monde.

En moulinant les dynamiques du carbone dans l'atmosphère, ses interactions avec les océans et les sols, l'impact des aérosols et l'utilisation des terres, ces modèles numériques simulent l'ensemble du système terrestre. Ils permettent de calculer les évolutions des températures en fonction de l'augmentation des quantités de dioxyde de carbone présentes dans l'atmosphère. Preuve de la solidité de la méthode, ces modèles reproduisent fidèlement l'évolution des températures du globe dans le passé.  

Première mauvaise nouvelle : ces nouveaux modèles, plus dynamiques et plus réalistes que les précédents, sont globalement plus sensibles à l'augmentation du dioxyde de carbone. En clair, pour la même quantité de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, les dizaines de simulations réalisées montrent qu'il fera plus chaud que ce que nous pensions. Un résultat que les climatologues expliquent encore mal.

Un scénario avec une hausse de 7°C est peu probable

"Il est possible que d'ici 2100, les températures soient un peu plus élevées que ce que nous avions prévu, mais si l'on se concentre sur les scénarios les moins émissifs, nos résultats sont assez similaires aux précédents" tempère le chercheur au CNRM David Salas y Mélia. Certes, le pire des scénarios établis atteint 7°C à la fin du siècle, soit 2°C de plus que les précédentes estimations, mais il est considéré comme peu probable par la communauté scientifique. "Il se passe quelque chose du côté des politiques climatiques, donc nous ne sommes plus tout à fait sur cette trajectoire" explique ainsi la climatologue Pascale Braconnot Pour suivre ce scénario du pire "il faudrait presque faire un effort pour utiliser le plus d'énergies fossiles possible".

Mais même sans jouer à se faire peur, ces nouvelles simulations ne sont pas rassurantes. Si nous continuons comme aujourd'hui, le mercure pourrait tout de même grimper de 2 à 4°C par rapport à notre climat actuel. Pire, parmi les différents scénarios envisagés, tous voient leur température augmenter jusqu'en 2040 au minimum, et "un seul est compatible avec l'accord de Paris, puisqu'il dépasse de peu les 1,5°C" alerte le chercheur du CNRM Roland Séférian. Qualifié de "développement durable", ce scénario doux impliquerait un effort d'atténuation très important et une coopération internationale pour atteindre la neutralité carbone d'ici à 2060, ainsi que le captage d'au moins 10 milliards de tonnes de carbone par an. Tous les autres scénarios envisagés par les modèles français dépassent la barre des deux degrés. Des résultats qui montrent qu'il "n'est pas encore impossible du point de vue des lois physiques" de respecter l'accord de Paris, mais que "la partie semble mal engagée" conclut le chercheur.

Définir la société de demain

Ces résultats provisoires devront être confrontés à l'ensemble des autres modèles climatiques développés pour les besoins du prochain rapport du GIEC afin de gagner en robustesse. D'autant que certains semblent laisser la porte ouverte au maintien des températures en-dessous d'un degré et demi. De plus, l'une des nouveautés de ces modèles climatiques est de prendre en compte des données socio-économiques afin de représenter différentes sociétés futures potentielles en fonction de leurs richesses, de leur niveau de coopération ou encore de leur dépendance aux énergies fossiles. Une méthode qui permet aux climatologues de construire "des archétypes qui ne prédisent pas la manière dont le futur va se dérouler" indique Roland Séférian. Mais qui permettent de comprendre combien chaque degré compte et que l'amplitude du réchauffement sera largement déterminée par nos choix dans les années à venir.  


Source : L'Express
Crédit : Jahz Gonzalez / Unsplash

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

01 - Ain

Du 30  août au 13 septembre

CONCERTS
"LES MUSICALES DU PARC DES OISEAUX"

Des artistes engagés en faveur de la protection de l’environnement et des musiciens de légende viendront fêter les 50 ans du Parc des Oiseaux.
Paul Personne - Zazie - Paolo Comte - Daniel Guichard - Vitaa & Slimane - The Dire Straits Expérience - Ibrahim Maalouf - Maxime Le Forestier - Yannick Noah - Louis Bertignac - Gauvin Sers - La Rue Ketanou.

Parc des Oiseaux
01330 Villars Les Dombes
04 74 98 05 54
www.parcdesoiseaux.com


13 - Bouches du Rhône

Du 11 au 19 juin

BALADES EN MER
CONGRÈS MONDIAL DE LA NATURE DE L’UICN

Lors de ce rendez vous, des balades en mer à bord de l'Hélios, la seule vedette à passagers hybride de la compagnie Marseillaise ICARD MARITME, seront organisées par : Le parc National de la Côte Bleue : 10 juin - Le conservatoire du littoral : 11 & 16 juin - Le parc National des Calanques : 15 & 20 juin.

1 quai Marcel Pagnol
13007 Marseille
04 91 330 329
www.iucncongress2020


25 - Doubs

Du 15 février au 3 mai 2020

EXPOSITION
"GEORGES FESSY ET LA PHOTOGRAPHIE"

Exposition en coproduction avec le Familistère de Guise. Georges Fessy et la photographie est une rétrospective présentée à travers plus d’une centaine de photographies qui traduit la diversité d’une vie de photographe : paysages, portraits, natures mortes, objets d’art, vues d’architectures.

Saline royale
Grande Rue
25610 Arc et Senans
www.salineroyale.com


34 - Hérault

Du 4 avril au 23 août

EXPOSITION
"ÉRIC BOURRET. TERRES"

Les photographies d’Eric Bourret font un écho troublant aux collections géologiques et archéologiques du Musée de Lodève : elles rappellent à la fois les strates successives laissées par le temps et l’éphémère temporalité de l’homme.

Musée de Lodève
Square George Auric
34700 Lodève
04 67 88 86 10
www.museedelodeve.fr


50 - Manche

Du 8 février au 24 mai

EXPOSITION DE PHOTOGRAPHIES
"LA HAGUE : A L’EPREUVE DU TEMPS"

De vallées encaissées en roches mystérieuses, du littoral déchiqueté aux champs quadrillés de murets, le regard d’Antoine Soubigou s’est posé sur une Hague intemporelle et tourmentée.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


Du 4 avril au 1er novembre

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE
"VIE SAUVAGE EN COTENTIN"

Une exposition pour les curieux de nature mais aussi pour les amateurs de belles images... L’association "Regards" basée à Cormelles-le-Royal dans le Calvados rassemble des photographes naturalistes, passionnés d’image et de nature.

Manoir du Tourp
Omonville-la-Rogue
50440 La Hague  
02 33 01 85 89
www.letourp.com


59 - Nord

Jusqu’au 26 avril

EXPOSITION
"VIRAL, DU MICROBE AU FOU RIRE, TOUT S’ATTRAPE !"

Quel est le point commun entre une bactérie, une émotion, une rumeur, une vidéo et un bâillement ? La contagion bien sûr ! Plus qu’une exposition, Viral est une expérience pédagogique, amusante et contagieuse !
Pour tout public à partir de 7 ans.

Forum départemental des Sciences
1 place de l’Hôtel de ville
59650 Villeneuve d’Ascq
03 59 73 96 00
www.forumdepartementaldessciences.fr


62 - Pas-de-Calais

Avril

ATELIERS
J DUBOIS HORTICULTEUR

♦Atelier "le compost" : réalisez votre compost simplement. Le 20 avril de 18h à 20h.
♦Atelier "réaliser un abri à insectes" : on lève le voile sur les insectes qui peuplent nos jardins. Le 22 avril de 14h30 à 16h45.
♦Printemps des possibles - Festival nature, environnement et ESS : nature, local, partage, coopératif. Les 25 et 26 avril.

J Dubois Horticulteur
244 rue de l’Université
62400 Béthune
03 21 57 59 01
www.j-dubois.fr


Du 12 au 24 avril

ANIMATION
"VIENS FABRIQUER TA COURONNE DE ROI OU REINE"

Dans le cadre de la visite, les enfants pourront fabriquer leur propre couronne avant de se costumer et de se mettre dans la peau d’un Roi ou d’une Reine de 1520 !

La Tour de l’Horloge
Rue du Château
62340 Guînes
03 21 19 59 00
www.tour-horloge-guines.com


71 - Saône et Loire

► Du 4 avril au 1er novembre

EXPOSITION
"BÊTISE ET BALIVERNES, IDÉES REÇUES SUR LA NATURE"

« les chauves-souris s'accrochent dans les cheveux » ; « les grenouilles sont vertes et les crapauds marron » ; « les moustiques préfèrent les peaux sucrées… », autant d’idées reçues et de fausses informations qui ont souvent la vie dure ! Une scénographie originale et les illustrations humoristiques de Roland Garrigue raviront aussi bien les petits que les grands !

Centre EDEN
26 rue de l’Eglise
71290 Cuisery
03 85 27 08 00
www.centre-eden71.fr


76 - Seine maritime

Les 25 et 26 avril

SALON INTERNATIONAL DE LA LAINE

Accueillant plus de 40 exposants internationaux, ce salon est une première en Normandie. Fils, patrons, kits, échanges, de quoi mettre en valeur le travail artisanal, explorer les savoir-faire.

Château de Miromesnil
76550 Tourville-sur-Arques
02 35 85 02 80
www.chateaumiromesnil.com

Lieux:

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