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Agriculture durable : la leçon chinoise
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Agriculture durable : la leçon chinoise

Depuis 30 ans, la Chine réussit à nourrir plus d'un milliard d’habitants. Malheureusement, cela est passé par l’utilisation massive d’engrais : plus de 300 kilogrammes d’azote par hectare et par an, soit quatre fois la moyenne mondiale. Fusuo Zhang, de l’université chinoise d’agriculture, à Pékin, et ses collègues ont coordonné un vaste projet visant à déterminer des solutions pour produire autant, voire plus, et augmenter le revenu des producteurs, tout en réduisant l’usage des produits azotés. Ils ont mis en place des protocoles d’une ampleur considérable entre 2005 et 2015. L’objectif était d’évaluer l’efficacité d’une campagne nationale de partage de pratiques agronomiques validées scientifiquement auprès de 21 millions de petits producteurs de riz, de maïs et de blé. Les résultats montrent que cette approche a permis d’augmenter les rendements de 11% et de diminuer l’usage des engrais de 15 à 18% en moyenne. Pour les producteurs, cela a représenté un gain de 12,2 milliards de dollars sur 10 ans.

Les chercheurs ont d’abord recensé les pratiques dans 13 123 exploitations afin de déterminer les conditions de culture optimales selon différentes caractéristiques, comme la zone géographique, les conditions d’ensoleillement ou la pluviométrie. Les variations de rendements en fonction des types de semences utilisés, de la période des semis, de la densité de ceux-ci, de l’usage d’engrais et de l’irrigation ont également été analysées. « Aucun de ces conseils n’est innovant en soi mais ce qui est intéressant, c’est que leur effet sur la productivité et sur l’environnement a été quantifié », précise Bertille Thareau, sociologue, responsable de la chaire Mutations agricoles de l’ESA d’Angers.

Quelque 1000 scientifiques, 65 000 fonctionnaires agricoles et 14 000 représentants conseils de l’agro-fourniture ont travaillé ensemble pour organiser plus de 14 000 ateliers, 21 000 démonstrations sur site et distribuer 337 000 prospectus. « Là encore, les techniques à l’œuvre sont classiques en sociologie de l’innovation, avec par exemple l’appui sur des agriculteurs "leaders du changement", mais la force de ce travail est de démontrer la nécessité de la mise en place de réseaux », insiste Bertille Thareau.

Les résultats obtenus ne sont pas transposables en France, où la productivité stagne depuis 20 ans. Des mesures simples et standardisées comme celles promues dans l'étude chinoise seraient en effet insuffisantes ; le niveau de connaissance des agriculteurs français étant déjà bien plus élevé. Les conseils techniques devraient être bien plus fins et personnalisés. « Là où ce travail peut nous interpeller, c’est sur cette capacité à chiffrer l’impact des mesures à adopter : les nouveaux référentiels ont du mal à atteindre une telle précision en France, or c’est ce qui convainc en premier lieu les agriculteurs de changer leurs pratiques », rappelle la spécialiste.

La plus grande leçon de l’étude ? Le transfert de connaissance et de technologies existantes pourrait déjà considérablement changer la donne, notamment dans les pays du Sud, alors que la production agricole devra doubler entre 2005 et 2050 pour répondre à la demande et que 2,5 milliards de petits agriculteurs cultivent encore 60 % des terres arables mondiales.


Source : Pour la science
Crédit : Shutterstock.com/Alex Kourotchkin

Comment développer une agriculture durable en Chine, par exemple dans les rizières de la région du Yunnan ?

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Agriculture durable : la leçon chinoise

Depuis 30 ans, la Chine réussit à nourrir plus d'un milliard d’habitants. Malheureusement, cela est passé par l’utilisation massive d’engrais : plus de 300 kilogrammes d’azote par hectare et par an, soit quatre fois la moyenne mondiale. Fusuo Zhang, de l’université chinoise d’agriculture, à Pékin, et ses collègues ont coordonné un vaste projet visant à déterminer des solutions pour produire autant, voire plus, et augmenter le revenu des producteurs, tout en réduisant l’usage des produits azotés. Ils ont mis en place des protocoles d’une ampleur considérable entre 2005 et 2015. L’objectif était d’évaluer l’efficacité d’une campagne nationale de partage de pratiques agronomiques validées scientifiquement auprès de 21 millions de petits producteurs de riz, de maïs et de blé. Les résultats montrent que cette approche a permis d’augmenter les rendements de 11% et de diminuer l’usage des engrais de 15 à 18% en moyenne. Pour les producteurs, cela a représenté un gain de 12,2 milliards de dollars sur 10 ans.

Les chercheurs ont d’abord recensé les pratiques dans 13 123 exploitations afin de déterminer les conditions de culture optimales selon différentes caractéristiques, comme la zone géographique, les conditions d’ensoleillement ou la pluviométrie. Les variations de rendements en fonction des types de semences utilisés, de la période des semis, de la densité de ceux-ci, de l’usage d’engrais et de l’irrigation ont également été analysées. « Aucun de ces conseils n’est innovant en soi mais ce qui est intéressant, c’est que leur effet sur la productivité et sur l’environnement a été quantifié », précise Bertille Thareau, sociologue, responsable de la chaire Mutations agricoles de l’ESA d’Angers.

Quelque 1000 scientifiques, 65 000 fonctionnaires agricoles et 14 000 représentants conseils de l’agro-fourniture ont travaillé ensemble pour organiser plus de 14 000 ateliers, 21 000 démonstrations sur site et distribuer 337 000 prospectus. « Là encore, les techniques à l’œuvre sont classiques en sociologie de l’innovation, avec par exemple l’appui sur des agriculteurs "leaders du changement", mais la force de ce travail est de démontrer la nécessité de la mise en place de réseaux », insiste Bertille Thareau.

Les résultats obtenus ne sont pas transposables en France, où la productivité stagne depuis 20 ans. Des mesures simples et standardisées comme celles promues dans l'étude chinoise seraient en effet insuffisantes ; le niveau de connaissance des agriculteurs français étant déjà bien plus élevé. Les conseils techniques devraient être bien plus fins et personnalisés. « Là où ce travail peut nous interpeller, c’est sur cette capacité à chiffrer l’impact des mesures à adopter : les nouveaux référentiels ont du mal à atteindre une telle précision en France, or c’est ce qui convainc en premier lieu les agriculteurs de changer leurs pratiques », rappelle la spécialiste.

La plus grande leçon de l’étude ? Le transfert de connaissance et de technologies existantes pourrait déjà considérablement changer la donne, notamment dans les pays du Sud, alors que la production agricole devra doubler entre 2005 et 2050 pour répondre à la demande et que 2,5 milliards de petits agriculteurs cultivent encore 60 % des terres arables mondiales.


Source : Pour la science
Crédit : Shutterstock.com/Alex Kourotchkin

Comment développer une agriculture durable en Chine, par exemple dans les rizières de la région du Yunnan ?

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

07 - Adèche

Du 1er mai au 15 novembre
Exposition "ENTRE TERRE ET EAU"

Crises sociales et environnementales dans le Delta du Danube en Roumanie, à la fin du Néolithique. A près de 2 000 km de l'Ardèche, comment se passe la fin de la Préhistoire au bord du fleuve et de la Mer Noire ? Une exposition franco-roumaine inédite, interactive et immersive, à découvrir à la Cité de la Préhistoire !

Grand Site de l’Aven d’Orgnac
Place Robert de Joly
07150 Orgnac–L’Aven
04 75 38 65 10
www.orgnac.com


14 - Calvados

Jusqu’au 29 février 2020
Exposition
"LES REQUINS ! 430 MILLIONS D’ANNÉES D’ÉVOLUTION"

Découvrez la grande diversité des requins, allant d’espèces de petites tailles, jusqu’aux poissons géants dont les dents sont plus grandes qu’une main humaine.
Cette exposition évoque également le grand danger auquel ils sont confrontés : l’Homme. Venez découvrir de nouvelles espèces et apprendre en vous amusant grâce à une fresque digitale.

Paléospace
Avenue Jean Moulin
14640 Villers-sur-Mer
02 31 81 77 60
www.paleospace-villers.fr


21 - Côte d'Or

Jusqu’au 6 janvier 2019
Exposition "GRAINES"

Elles sont partout… Du petit-déjeuner au coucher, dans nos vêtements, dans notre alimentation, dans nos parcs et jardins… sans même y penser elles font partie de notre quotidien et sont un pilier de la biodiversité végétale.
Cette nouvelle exposition, très ludique, propose à tous les visiteurs de découvrir une grande variété de graines d’ici et d’ailleurs et de s’interroger sur leurs enjeux dans un contexte de changement climatique et sociétal.

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


Jusqu’au 31 mars 2019

Exposition de plein air
"IMPACTS ! HOMME-NATURE"

Venez découvrir les relations homme-nature au plus près du vivant !
De l’évolution du comportement animal à celui du climat et des milieux naturels, les chercheurs de Bourgogne et de Franche-Comté tentent de comprendre le rôle de l’Homme dans ces changements. Traversez ville, campagne et forêt et voyagez jusqu’aux pôles pour observer ces recherches in vivo !

Le Jardin des sciences
Parc de l’Arquebuse
21000 Dijon
03 80 48 82 00
www.dijon.fr


25 - Doubs

Du 23 novembre 2018 au 22 avril 2019
Exposition « FROID »

Véritable plongée dans l’univers du froid, l’exposition met en scène les multiples facettes du froid et plonge le visiteur dans des univers différents :
vie quotidienne, milieux extrêmes, biologie, physique, chimie, recherche, technologie, science-fiction... et l’invite à expérimenter.

Saline royale
Grande rue
25610 Arc-et-Senans
03 81 54 45 45
www.salineroyale.com


41 - Loir et Cher

Jusqu'au 31 décembre
LES JARDINS DE CHAMBORD

Le château a retrouvé en 2017 ses jardins à la française du XVIIIe siècle avec six hectares et demi au pied de la façade nord du château : plus de 600 arbres, 800 arbustes, 200 rosiers, 15 250 plantes...

Office de Tourisme de Blois-Chambord
23 place du château
41000 Blois
02 54 90 41 41
www.bloischambord.com


61 - Orne

Du 13 octobre au 23 décembre
Exposition : "LES HAIES", Joël Auxenfans

Ecomusée du Perche
Prieuré de Sainte-Gauburge
61130 Saint-Cyr-la-Rosiere
02 33 73 48 06
www.ecomuseeduperche.fr


76 - Seine Maritime

Du 15 septembre au 15 décembre
Exposition "L’abbé Pierre photographe, un regard sur le monde"

L'exposition présente soixante-dix photographies inédites prises par l’abbé Pierre lui-même dans de nombreux pays. Elles témoignent de la vitalité des personnes pauvres dans le monde et dévoilent le regard lucide et plein d’amour.

Centre abbé Pierre - Emmaüs
Route d'Emmaüs
76690 Esteville
02 35 23 87 76
www.centre-abbe-pierre-emmaus.org

Lieux:

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